HISTOIRE D’UNE TENTATION

HISTOIRE D’UNE NON CONVERSION

25 février 2014.
Si le 24 décembre 2013 et si le 30 décembre 2013 j’ai cru à une conversion,  je crois aujourd’hui que je me suis lourdement trompée. J’ai été sincère quand j’en ai parlé.
Cela m’aura rendue heureuse pendant un mois tout au plus (un peu plus quand même, malgré des hauts et des bas par moments) : ce que je désirais n’avait pas d’autre fondement que de vouloir comprendre ce que vivaient les autres. Il y a beaucoup trop de révolte aujourd’hui pour continuer dans cette voie-là.
Le ciel est vide ! Depuis septembre je me serais battue seule pour finalement me rendre compte que tout cela n’était qu’un leurre. Désormais il n’y aura plus rien et c’est mieux ainsi. Je continuerais comme avant sans me poser de question mais qu’on ne vienne plus me parler de rien. Faire semblant est peut-être la meilleure solution même si cela et hypocrite : je ne cracherais sur ceux qui ont tenté de m’aider ni sur l’Eglise j’y travaille. Personne n’a besoin de savoir : de toute façon cela ne servirait à rien. Et qui voudrait comprendre ?
Il suffirait de reprendre ce que je pensais courant décembre : comment vivre au mieux sans Dieu ? C’est peut-être la seule question qui puisse avoir du sens aujourd’hui ? Je ne peux pas abandonner ma famille surtout Sonia, Ludivine et Fabrice. Je peux encore peut-être aider Fabrice, encore ce n’est pas sûr !
J’abandonne une aventure qui aurait pu être belle peut-être. Mais elle se fera sans moi ; pourquoi continuer à vivre quelque chose dont je ne me sens pas capable pour aller jusqu’au bout ? Je ne peux pas aller plus loin…. Alors quand bien même je le voudrais pourtant encore ! Ce soir je déserte le combat.
Nuit du 25 au 26 février 2014
Malgré cette résolution c’était toujours le combat entre la certitude de ce que je savais être vrai mais que je refusais de toutes mes forces : ne rien céder ! Tel était mon objectif ! Ne plus rien céder cette fois. Il a fallu que je me le répète une bonne partie de la nuit… Finalement tout a changé petit à petit : pourquoi je me suis mise à dire que je voulais « revenir » ? Comme si QUELQU’UN avait été plus fort que mes pensées. C’est en me rappelant l’Evangile de l’Enfant prodigue que j’ai voulu encore une fois renoncé à tout largué ! Mais je me disais que ce pardon n’était pas pour moi, que cette parabole était trop belle pour moi : je ne le méritais et c’était donc impossible. Une impossibilité qui m’excluait de tout car plus rien n’était possible : ne parlons pas de recevoir des sacrements ni même d’entrer dans une église : je n’y aurais pas droit ! Pourquoi cette phrase de Saint Jean : « Même si ton cœur te condamne Dieu est plus grand que ton cœur ! » (I Jean, 3, 20).
Ensuite le calme après la tempête. Mais là je n’ai vraiment envie que cela recommence … même si je ne sais pas comment faire éviter de tomber dans ce piège. Une fois ça va, deux fois ça lasse, trois fois ça casse…. ! Et il y a peut-être moyen de ne retomber dans les mêmes erreurs.

Claude-Marie Tricoire

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