PELERINAGE EN TERRE SAINTE (17-28 août 2015)

PELERINAGE EN TERRE SAINTE (17-28 août 2015)
Qu’est ce faire un pèlerinage en Terre Sainte ?
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est répondre à un appel comme pour Abraham : « Pars ! Quitte ton pays et va vers la terre que je te montrerai ! »
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est lire la Bible avec ses pieds : marcher sur les pas des Hébreux à travers un désert de pierres, entendre leurs cris quand ils regrettaient la terre d’esclavage en Eypte.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est entendre la vox des prophètes qui reprochent au peuple d’Israël son infidélité, c’est entendre la voix du Baptiste qui appelle à la conversion.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est entendre les pierres nous raconter l’épopée du Peuple Elu : de l’Egypte à la Terre promise, de l’exil de Babylone au retour à Sion. Les pierres disent l’histoire fabuleuse de ce petit peuple, son histoire tumultueuse mais aussi dramatique jusqu’à la ruine du Temple (en 70) et la chute de Massada (en 132).
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est Béthléem qui fait mémoire du mystère de l’Incarnation depuis le « Fiat » de Marie ; c’est Nazareth et la vie cachée de Jésus au milieu des siens.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est Capharnaüm avec la maison de Pierre et la synagogue qui nous fait entendre Jésus prêcher, c’est le lac de Tibériade et la pêche miraculeuse, c’est toute la Galilée qui redit le message de Celui qui a parcouru cette région avec ses disciples. C’est la multiplication des pains et le Mont Tabor où Il se révèle dans sa gloire.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est monter à Jérusalem là où Jésus a enseigné dans le Temple, c’est Jésus chassant les marchands du Temple, c’est Jésus pleurant sur Jérusalem car « la Lumière est venue dans le monde et les siens ne l’ont pas reçu » (Jean 1), c’est l’entrée triomphale au milieu d’une foule en liesse.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est aller de Gethsémani à la prison de Caïphe, du Palais d’Hérode jusqu’au Palais de Ponce Pilate et marcher dans les ruelles de la Via Dolorasa de station en station jusqu’au Calvaire pour la mort sur la Croix puis au tombeau.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est attendre dans la Chambre Haute avec les disciples et Marie de Magdala jusqu’au matin de Pâques.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est se sentir chez soi, retrouver ses racines profondes, c’est savoir que nous sommes de la lignée d’Abraham, enfants de la même promesse comme le dit si bien le Psaume 87
Elle est fondée sur les montagnes saintes.
Le Seigneur aime les portes de Sion
Plus que toutes les demeures de Jacob.
Pour ta gloire on parle de toi,
Ville de Dieu!
« Je cite l’Égypte et Babylone
Entre ce lles qui me connaissent. »
Voyez Tyr, la Philistie, l’Éthiopie:
Chacune est née là-bas.
Mais on appelle Sion: « Ma mère! »
Car en elle tout homme est né.
C’est lui, le Très-Haut, qui la maintient.
Au registre des peuples, le Seigneur écrit:
« Chacun est né là-bas. »
Tous ensemble ils dansent, et ils chantent :
« En toi, toutes nos sources! »
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est l’histoire de la première communauté des chrétiens après la Résurrection, la conquête par l’Islam, l’histoire de la chrétienté qui se dévoile dans les basiliques et les églises depuis Constantin jusqu’aux avec les Croisades.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est entendre encore les prières du peuple juif aux Mur des Lamentations, entendre la voix des muezzin qui appelle les musulmans à la prière, c’est entendre les cloches des églises qui disent que le Christ est encore présent.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est revenir pour partir de nouveau avec cette parole au fond du coeur: « Allez de toutes les nations faites des disciples ! »
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est aussi se rendre compte que les pleurs de Jésus sur sa ville sont toujours d’actualité : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes et vous ne l’avez pas voulu » (Matthieu, 22, 38). Car est voir que au-delà des murs de béton qui séparent Juifs, chrétiens et musulmans les murs dans coeurs sont, ô combien, plus perceptibles.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est savoir que Dieu a tenu sa promesse, qu’Il tient encore aujourd’hui sa Promesse : « Je ferai de toi une grande nation ! ». Du Peuple Elu est né un peuple qui s’étend jusqu’aux confins de la terre.
Faire un pèlerinage en Terre Sainte c’est beau parce que c’est tout cela à la fois ; alors l’Espérance même si elle semble vacillée ne peut pas s’éteindre : après la nuit il y a toujours l’aube d’un matin de Pâques qui se lève, après le silence il y a toujours le souffle de l’Esprit.

SEPTEMBRE 2015
Claude-MARIE T.TERRES SAINTE

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s