LA VERITE SUR L’AFFAIRE HARRY QUEBERT DE JOËL DICKER

La vérité sur l’affaire Harry Quebert
Joël Dicker,
Paris, Éditions de Fallois/L’Âge d’homme, 670 p.

L’écrivain genevois a séduit le jury composé de centaines de lycéens français avec La Vérité sur l’affaire Harry Quebert pour le Prix Goncourt des lycéens un roman complexe au souffle américain. Il avait déjà été choisi pour le Grand Prix de l’Académie française
C’est une consécration pour ce Genevois, attaché parlementaire, et qui à ses débuts a eu des difficultés à se faire publier. Dicker a en effet d’abord écrit quatre romans, – non publiés -avant que les éditions de Fallois n’éditent en janvier 2012 Les Derniers jours de nos pères.
L’éditeur raconte sa découverte : quand Bernard de Fallois reçoit le manuscrit de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, c’est le coup de foudre : «J’étais en vacances et Joël ne m’avait pas dit vouloir sortir un deuxième roman. J’ai lu le manuscrit d’une traite, et suis rentré à Paris. J’ai bouleversé mon programme : le livre était excellent, il n’y avait quasiment rien à changer en dehors de quelques helvétismes, et je l’ai publié dans la foulée»
Le succès va suivre : la presse et le public seront séduits par ce roman fleuve de près de 660 pages qui entraîne le lecteur dans une affaire policière aux multiples rebondissements. Si le suspense dure jusqu’à la dernière page il y a aussi une véritable qualité d’écriture qui fait le bonheur du lecteur

Souffle romanesque
Ce roman à l’américaine, La Vérité sur l’affaire Harry Quebert raconte l’histoire d’un écrivain, Marcus Goldman, auteur d’un best-seller mais en panne d’inspiration. Or son ancien professeur et ami, le romancier Harry Quebert, se trouve impliqué dans une affaire de crime qui remonte à plus de trente ans. Le corps de Nola Kellergan, une adolescente de 15 ans à l’époque, vient d’être retrouvé dans le jardin de la maison de Quebert à Aurora, un petit village du New Hampshire. Arrêté, emprisonné, Quebert, suspecté de meurtre, va ainsi devenir le sujet de son prochain livre.
Cela donne un roman complexe où la vérité n’est jamais là où elle semble être. Car derrière un masque de respectabilité on découvre peu à peu un monde où chacun des acteurs du livre ment, où chacun cache bien des secrets enfouis.

C’est aussi une image de l’Amérique que l’on découvre : les enquêtes policières sont médiatisées à outrance, la presse fait et défait les réputations, le monde de l’édition est un marché comme un autre. Marcus Goldman va faire éclater la vérité sans jamais se renier.
Ce roman est aussi l’image de l’Européen fasciné par l’Amérique, fasciné par sa richesse et aussi par sa littérature. Sans quitter la Suisse l’auteur nous fait voyager à travers le pays à la recherche de Nola, une « Lolita » des temps modernes.

Ce roman est bien plus qu’un simple roman policier : à l’intrigue vient s’ajouter une histoire d’amour impossible, la recherche de l’inspiration du héros pour écrire un second livre et une charge violente contre le monde de l’édition qui ne cherche qu’à « fabriquer » des best-sellers.
dicker

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