Saint Luc, l’évangéliste de la « tendresse de Dieu »

luciconographe

SAINT LUC

EVANGILE DE LUC. ACTES DES APÔTRES.

 

 « Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole.

«  C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus». (Lc 1, 1-4).

 

L’EVANGELISTE DE LA TENDRESSE DE DIEU.

Fondée sur des documents remontant au moins au IIè siècle, la tradition la plus ancienne rapporte que Luc, l’auteur de l Evangile, est d’origine païenne, Syrien d’Antioche (actuelle Turquie) et médecin. Bien qu’il ne signe pas lui-même son œuvre, le Nouveau Testament évoque sa figure à plusieurs reprises (Col. 4, 14 ; 2 Tm ; Phm 24….), comme celle d’un proche collaborateur de Paul ; ils se sont certainement rencontrés à Antioche en 43, et sont partis ensemble en Grèce en 50, où Luc a entendu le célèbre discours devant l’Aéropage (Ac 17, 16-34). Luc accompagne ainsi l’apôtre Paul dans la plupart de ses voyages missionnaires tout autour du bassin méditerranéen, après la mort de Jésus.

Le texte appelé Prologue-antimarcionite (vers 160-180) qui figure en tête de certains manuscrits de Luc, signale en outre que Luc « serit le Seigneur sans défaillance, ne se maria pas, n’eut pas d’enfants, et mourut en Béotie, rempli de l’Esprit Saint, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans ».  Issu des premiers milieux païens convertis au christianisme, Luc possède une bonne culture scientifique et littéraire ; il connait l’Ancien Testament juif mais surtout la littérature grecque classique. Son origine païenne le rend cependant peu intéressé par les questions spécifiquement juives : l’hébreu c’est pour lui « leur langue » (Ac 1, 19). Pour la plupart des exégètes actuels, l’attribution de Luc n’est pas douteuse : n’étant ni apôtre choisi par Jésus, ni témoin oculaire de la venue du Messie, il n’avait aucun titre pour être imaginé comme rédacteur d’un quelconque livre canonique. Une tradition antique, quoique plus tardive, affirme par ailleurs que Luc fut le confident  de la Vierge Marie, la mère de Jésus, dont il transcrit le témoignage et dont il aurait peint les premiers portraits, le plus célèbre étant conservé encore de nos jours en la Basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome.

Les plus anciennes représentations picturales de Luc le montrent écrivant son évangile. Son attribut symbolique est le taureau, l’animal des sacrifices au Temple, car son œuvre commence par l’évocation du prêtre Zacharie officiant au Temple de Jérusalem

Luc écrit son évangile dans les années 80 à 85 (même si certains critiques le placent aujourd’hui plus tôt, vers 65-70) ; en tout cas, l’auteur a connu le siège et la ruine de Jérusalem par les armées de Titus en l’année 70 (Lc 19, 43-44) ; 21, 20.24). Le lieu de rédaction de son évangile et des Actes des Apôtre dont il est l’auteur est incertain : hors de Palestine, peut-être à Antioche ou à Ephèse (en Turquie), plus probablement en Grèce, du côté de Corinthe, dans un  contexte de grand désarroi social local, qui avait favorisé la prédication apostolique de Paul.. L’œuvre de Luc est particulièrement marquée par une attention à la miséricorde de Dieu. D’après Dante, il est  l’évangéliste de la « tendresse de Dieu ».

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