Marie, mère de Dieu, mère de l’Eglise

 28379604_10213876181091251_4257579773059737334_n

MARIE, MERE DE DIEU, MERE DE l’EGLISE

 

Le pape François instaure une fête de Sainte Marie Mère de l’Église pour le lundi de Pentecôte

Par un décret publié par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le Souverain pontife a décidé l’inscription au calendrier romain de la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise, a annoncé le Bureau de presse du Saint-Siège le 3 mars 2018. Cette décision a pour objectif de développer la « vraie piété mariale ».

À partir de cette année, tous les diocèses et les paroisses célébreront tous les ans la fête de « la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise », le lundi de la Pentecôte. Cette célébration officielle souligne une caractéristique de la Vierge Marie, qui est à la fois mère du Christ et de l’Eglise.

Déjà présente dans la foi chrétienne des premiers siècles, avec saint Augustin et saint Léon le Grand, puis reprise par les auteurs spirituels et les papes, cette qualification de la Vierge Marie comme Mère de l’Eglise avait été établie officiellement par Paul VI en 1964, à la fin du concile Vatican II. Dès lors, certains pays, comme la Pologne ou l’Argentine, avaient inséré cette célébration dans leur calendrier local. Ainsi que dans certains lieux comme la basilique Saint-Pierre, où Paul VI avait annoncé sa décision. 

Désormais étendue à l’Eglise universelle comme une fête d’obligation – une mémoire – cette célébration comprendra des lectures propres, notamment celle de l’Evangile selon saint Jean où le Christ en croix affirme à Marie et Jean : « Femme, voici ton fils », « Fils, voici ta mère » (Jn 19, 25-34). Dorénavant, tous les calendriers et les livres liturgiques devront donc faire apparaître cette mémoire pour la célébration de la messe et la liturgie des heures. La lecture du bréviaire comprend le texte de la proclamation de Paul VI. 

 

Mystère de la Croix

Le Souverain pontife, affirme ce décret, espère que cette mémoire favorisera « la croissance du sens maternel de l’Église » et une « vraie piété mariale ». Cette célébration, explique aussi le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation, aidera à « nous rappeler que la vie chrétienne, pour croître, doit être ancrée au mystère de la Croix, à l’oblation du Christ dans le banquet eucharistique et à la Vierge offrante, Mère du Rédempteur et de tous les rachetés ».

Le décret a été signé le 11 février 2018, fête de Notre-Dame de Lourdes. Les textes liturgiques, ainsi que leurs traductions approuvées par les conférences épiscopales, seront publiés après la confirmation du dicastère.

 

Comprendre la nouvelle fête de Marie, Mère de l’Église

 

– Sur décision du pape François, une nouvelle mémoire liturgique vient honorer la Vierge le lundi de Pentecôte. Explications.

La Croix, l’hostie et la Vierge

« Le vœu est que cette célébration rappelle que, si nous voulons grandir et être remplis de l’amour de Dieu, il faut planter notre vie sur trois grandes réalités – la Croix, l’hostie et la Vierge. Trois mystères pour structurer, féconder, sanctifier notre vie intérieure et nous conduire vers Jésus. » (Cardinal Robert Sarah).

Notre-Dame du Suprême Pardon, Reine des Anges, Mère de l’Eucharistie… Les siècles de piété ont honoré la Vierge Marie de centaines de titres. Tirés de l’Écriture, de la Tradition ou de lieux d’apparitions, ces vocables expriment la belle majesté de celle que toutes les générations diront bienheureuse. Le 11 février dernier, Rome est venu inscrire l’un de ces titres dans le calendrier liturgique. La «mémoire obligatoire de la bienheureuse Vierge Marie, mère de l’Église» se célébrera désormais dans le monde entier le lundi de Pentecôte.

Un décret du pape François, signé par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, l’a solennellement annoncé. Son préfet, le cardinal Robert Sarah, y voit un « progrès réalisé dans la vénération liturgique réservée à la Vierge Marie, suite à une meilleure compréhension de sa présence dans le mystère du Christ et de l’Église». Désireux de veiller à «la croissance du sens maternel de l’Église», le pape François désire ainsi, selon ses mots, favoriser une «vraie piété mariale».

 

POUR COMPRENDRE CETTE FETE

Que signifie cette nouvelle fête mariale ? Elle ne traduit pas, strico sensu, une avancée théologique. «Désigner Marie ainsi n’est pas une nouveauté, mais l’Église découvre peu à peu ce que Dieu lui a donné par la Vierge», médite le Père Horacio Brito, vice-recteur du sanctuaire de Lourdes. En Argentine, son pays natal, cette fête existait déjà, comme en Pologne. «L’assemblée des évêques argentins l’a adoptée dès la réforme liturgique, vers 1970», explique ce concitoyen du pape. Une messe votive «de sancta Maria Ecclesiæ Matre» existe aussi depuis 1975 dans le missel romain. Un peu plus tard, ce titre a été rajouté dans les Litanies de Lorette.

Pour le Père Corrado Maggioni, professeur de mariologie liturgique et sous-secrétaire de la Congrégation pour le culte divin, cette nouveauté manifeste pourtant une « compréhension renouvelée que l’Église a de Marie dans l’économie du salut, à la lumière de la constitution Lumen Gentium du concile Vatican II». C’est une «maturation du lien qui unit tout baptisé et l’Église tout entière à la Mère du Seigneur», a-t-il confié à Avvenire, le quotidien de la Conférence épiscopale italienne.

Ce chapitre de Lumen gentium, dédié à la Vierge Marie, constitue une référence clé. Le 21 novembre 1964, Paul VI s’apprête à promulguer cette constitution quand il proclame officiellement Marie comme «Mère de l’Église, c’est-à-dire Mère de tout le peuple de Dieu, aussi bien des fidèles que des pasteurs». Il reprend cette affirmation en 1968 dans son « Credo du peuple de Dieu » :  «Nous croyons que la très sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, Mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.»

«Mère de l’Église» depuis le IXe siècle

Où trouver les prémices de cette affirmation ? Saint Augustin et saint Léon le Grand, deux pères de l’Église, en entrevoient les contours. Le premier dit que Marie est « la mère des membres du Christ». « Toute la communauté des fidèles a été engendrée avec le Christ dans la Nativité», écrit le second. «Cette communauté des fidèles n’est autre que l’Église qui naît du sein de Marie quand naît sa tête, le Christ», explique Mgr Dominique Le Tourneau, auteur du Dictionnaire encyclopédique de Marie. Il cite aussi saint Hilaire de Poitiers qui, au IVe siècle, «souligne le lien entre la naissance du Christ de la Vierge Marie et la genèse spirituelle des chrétiens» : « L’Église a son origine à Bethléem, car elle a commencé à exister dans le Christ» (Tractatus super Psalmos).

Pour saint Ambroise l’Église naît de façon mystique du sein de la Vierge quand elle donne naissance au Verbe incarné. « L’on dit avec raison que [Marie] était mariée et était vierge, car elle était la figure de l’Église, qui est immaculée, mais mariée. La Vierge nous a conçus spirituellement, et la Vierge nous a mis au monde sans gémissement» (De institutione virginis).

Le premier à utiliser précisément le titre de « Mère de l’Église », estime le prélat, semble être un certain Bérengaud de Ferrières, moine bénédictin du IXe siècle.

À leur suite, les papes ont pris la parole. «L’Église catholique, instruite par le magistère de l’Esprit Saint, a toujours professé la plus haute dévotion envers Marie, en tant que Mère très aimante, qui a été laissée en héritage par la voix même de Jésus, son époux moribond», écrit Benoît XIV dans sa bulle Gloriosæ Dominæ, en 1748. Puis Léon XIII (1878-1903) déclare qu’«elle s’est montrée véritablement Mère de l’Église et a été vraiment maîtresse et reine des Apôtres». En 2009, Benoît XVI mentionne lui-même ce titre.

Reste à comprendre pourquoi le lundi de Pentecôte a été choisi. «Le choix de ce jour a des racines bibliques, explique le Père Corrado Maggioni dans AvvenireLes Actes des Apôtres racontent que la Mère de Jésus est présente dans le Cénacle, en prière avec les Apôtres dans l’attente de la venue de l’Esprit Saint. L’Église de la Pentecôte, animée de l’esprit du Ressuscité, avance dans le temps sous la conduite maternelle prévenante de la Vierge. »

Cette présence de Marie au Cénacle «témoigne bien du plan de Dieu de lui attribuer un rôle décisif dans la conduite et la sanctification de l’Église», renchérit Mgr Dominique Le Tourneau. Les paroles de Jésus qui, sur la croix, donne Marie comme mère à l’apôtre Jean, résonnent également. «La Mère en effet, qui était près de la croix (Jn 19, 25), accepta le testament d’amour de son Fils et accueillit tous les hommes, personnifiés par le disciple bien-aimé, comme les enfants qui doivent renaître à la vie divine, devenant ainsi la tendre mère de l’Église que le Christ a générée sur la croix, quand Il rendait l’Esprit», écrit le décret qui instaure la fête.

À Rome, une mosaïque veille sur la place Saint-Pierre depuis 1981. Posée sur une façade du Palais apostolique, une Vierge à l’Enfant habille de son manteau bleu le titre de « Mater Ecclesiae », « Mère de l’Église ». Six mois après son attentat, Jean Paul II l’avait fait placer en action de grâce, sûr de la protection maternelle de Marie. Quelques décennies plus tard, le pape François a choisi pour notre temps cette même «guide prévoyante». 

 

Qu’est-ce qu’une mémoire obligatoire ?

Le pape n’a pas instauré une nouvelle fête mariale, mais une mémoire. On appelle « mémoire » le degré de célébration liturgique qui vient après la solennité (comme l’Assomption) et la fête (comme la Visitation). La mémoire peut être facultative ou obligatoire. « Marie, Mère de l’Église » est une mémoire obligatoire : en cas de coïncidence dans le calendrier avec une autre mémoire d’un saint ou d’un bienheureux, c’est elle qui prévaut.

Les textes de ce jour ont été publiés en annexes du décret : il s’agit de Genèse 3, 9-15.20, Actes des Apôtres 1, 12-14 et Jean 19, 25-34. Une future édition de l’Ordo lectionum Missae indiquera que ces lectures sont propres, c’est-à-dire qu’elles doivent être adoptées à la place des lectures du jour.

  

Mère de l’Eglise sera fêtée le lundi de Pentecôte !

Conformément à la volonté du Pape, la mémoire de Marie Mère de l’Église est désormais obligatoire pour toute l’Église de rite romain, le lundi après la Pentecôte. La Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements publie ce samedi 3 mars un décret en ce sens, signé le 11 février 2018, date du cent-soixantième anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes.

Ce décret institue la mémoire obligatoire de Marie Mère de l’Eglise pour toute l’Eglise universelle. Depuis plusieurs années déjà, dans certains pays et certains Ordres et Communautés religieuses, on célébrait déjà, le lundi de Pentecôte, la mémoire de Marie Mère de l’Eglise. Une messe votive existe déjà à ce titre dans le Missel Romain. Le pape Jean-Paul II avait déjà permis d’invoquer Marie Mère de l’Eglise dans la litanie ! A partir de cette année, c’est donc toute l’Eglise Catholique qui célébrera la messe du lundi de Pentecôte en l’honneur de Marie, Mère de l’Eglise.

Pourquoi Marie est-elle la Mère de l’Eglise ? Cela a des fondements bibliques. Dans les Actes des Apôtres, Marie avec les Apôtres au Cénacle (Ac 1,13-14), sont en prière, en attendant la venue du Saint Esprit qui marque la naissance de l’Eglise. Célébrer Marie Mère de l’Eglise le lundi de Pentecôte, – reprise du temps ordinaire dans la liturgie-, signifie que l’Eglise, née du Saint Esprit en présence de Marie, est aussi conduite et accompagnée dans l’histoire par sa présence maternelle. Cette nouveauté liturgique introduite par le pape François souligne le lien étroit entre chaque baptisé, l’Eglise entière et la Mère du Seigneur. Accueillir la maternité ecclésiale de Marie est un acte d’obéissance du Seigneur Jésus lui-même qui, sur la croix, a demandé à chaque disciple d’accueillir Marie comme Mère, en s’adressant au disciple bien-aimé qui nous représente : « Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » (Jn19, 26-27) ;

Le Concile Vatican II souligne la place de la Bienheureuse Vierge Marie dans le Mystère du Christ et de l’Eglise. Le concile affirme en effet que la Vierge Marie « se trouve aussi, comme descendante d’Adam, réunie à l’ensemble de l’humanité qui a besoin de salut ; bien mieux, elle est vraiment « Mère des membres « du Christ »… ayant coopéré par sa charité à la naissance à la naissance dans l’Eglise des fidèles qui sont les membres de ce Chef » (LG53). L’Eglise étant le Corps du Christ dont chaque baptisé est membre, Marie étant la Mère du Christ, est par conséquence, Mère de tous les membres du Corps du Christ, Mère de tous les disciples qui forment l’Eglise. Le pape Paul VI, dans son discours de conclusion de la III session du Concile Vatican II le 21 novembre 1964 invoquait Marie en disant : « O Vierge Marie, Mère très auguste de l’Eglise, nous te recommandons toute l’Eglise et le concile œcuménique !  ».

Nous savons tous l’attachement du pape François à Marie dont il nous rappelle qu’elle est notre Mère, et en tant que mère, n’abandonne jamais ses enfants et ne rougit jamais de leurs fautes ! En ce lundi de Pentecôte, célébrons dans la foi l’eucharistie en l’honneur de Marie, Mère de l’Eglise, Mère de tous les disciples. Elle nous enfante, nous conduit et nous accompagne pour devenir chaque jour une Eglise des disciples bien-aimés, plus proche de Jésus, à l’exemple du Disciple bien-aimé qui lui fut confié par Jésus sur la croix comme fils, et à qui elle fut confiée comme Mère. Marie, Mère de l’Eglise, priez pour nous !

 

Quelle est la place de Marie dans l’Eglise ?

Le Nouveau Testament parle peu de Marie. Néanmoins, nous avons assez d’indications pour la connaître, découvrir son attitude profonde de disciple de Jésus, son fils, Fils de Dieu. C’est là le meilleur d’elle-même qui transparaît et éclaire notre foi de Chrétiens (…)

Elle reconnaît en son fils le Messie, l’envoyé de Dieu. En mère et en disciple, Marie se tient au pied de la croix. Malgré la condamnation de Jésus par les hommes, sa confiance demeure.

 Marie, mère de l’Eglise

Jean, l’évangéliste relate une des dernières paroles de Jésus : « Femme, voici ton fils ». Jésus confie l’apôtre Jean à sa mère. Puis Jésus confie Marie à son disciple : « Voici ta mère » (Jean 19, 25-27) Par la suite, Marie sera désignée comme mère des Chrétiens, de tous ceux qui reconnaissent le Messie de Dieu sous les traits du crucifié et proclament sa Résurrection . Au jour de Pentecôte, on retrouve Marie présente au milieu des disciples. Depuis son « oui » de départ, Marie a toujours fait preuve de persévérance dans la foi. Au cours des siècles, les Catholiques ont toujours vu en Marie le disciple par excellence. En elle, se manifeste tout ce que Dieu peut réaliser en un être humain accueillant la sainteté de Dieu.

 

Mère de Dieu, Vierge, Immaculée

Selon la tradition de l’Église, Marie, témoin de l’amour de Dieu peut recevoir plusieurs titres :

– « Mère de Dieu » (Concile d’Ephèse en 431). En Jésus, l’Église reconnaît le Dieu fait homme, c’est une affirmation essentielle de la foi chrétienne. Parce qu’elle est mère de Jésus, marie peut être appelée mère de Dieu.
– « Vierge ». En fait, il s’agit moins de dire quelque chose sur Marie, que sur Jésus. Il est le Messie, né non d’une volonté d’homme, mais donné par Dieu à l’humanité, gratuitement, de manière totalement inédite. Jésus vient d’ailleurs, il est dit : « conçu par l’Esprit Saint».
– « Immaculée ». Dès sa naissance, Marie est orientée selon l’amour de Dieu, elle est prête à l’avènement du Christ venu pour le salut de tous les hommes.

L’Assomption de Marie signifie qu’en vivant pleinement de l’Esprit Saint, elle accède totalement, par la grâce particulière de son fils, au monde nouveau et définitif de la Résurrection Marie nous précède sur le chemin des sauvés en Jésus Christ. (…)
Marie loue le Seigneur Dieu pour ce qui se produit par elle : la venue du Messie. Elle exprime la reconnaissance de tous les hommes à l’égard de Dieu car son amour transforme le monde selon sa promesse. Invoquer Marie, c’est faire appel à sa proximité avec Jésus, à son intercession auprès de Dieu. Depuis des générations, les catholiques confient à Marie leurs soucis, leurs préoccupations pour le monde, leur désir d’avancer dans la foi. Certains font mémoire des événements de la vie du Christ en égrenant le chapelet et en récitant le « Je vous salue Marie ». Tout ce qui se passe dans les lieux de pèlerinage est de cet ordre-là. Marie nous précède sur le chemin. Avant nous, elle a vécu son « pèlerinage de foi ».

 

Source : Matins d’Evangile, , parcours catéchuménal pour adultes, Service national de la catéchèse et du catécuménat

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s