Les Tours de France de 1914 et 1939

TOURS DE FRANCE 1914 ET 1939.

 

Tour de France 1914

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La 12e édition du Tour de France s’est déroulée du 28 juin au 26 juillet 1914 sur 15 étapes pour 5411 km.

Généralités

Le départ du Tour a lieu à Saint-Clou; l’arrivée finale se juge au Parc des Princes. Pour la deuxième fois, le sens de rotation est inversé : on part vers l’ouest pour revenir vers Paris par l’est.

À noter que la date du départ, le dimanche 28 juin 1914, coïncide avec l’attentat de Sarajevo contre l’archiduc François-Ferdinand.

Ce Tour est marqué par la présence du plus grand nombre de vainqueurs au cours de son histoire. Onze vainqueurs du Tour de France sont au départ : Louis Trousselier (1905), Lucien Petit-Breton (1907 et 1908), François Faber (1909), Octave Lapize (1910), Gustave Garrigou (1911), Odile Defraye (1912), Philippe Thys (1913, 1914 et 1920), Firmin Lambot (1919 et 1922), Léon Scieur (1921), Henri Pélissier (1923) et Lucien Buysse (1926).

L’équipe Peugeot dirigée par le directeur sportif Alphonse Baugé survole cette édition en enlevant 11 des 15 étapes et en plaçant trois de ses coureurs sur le podium final de l’épreuve.

Dominateur, le Belge Phylippe Thys   écope d’une pénalité de 30 minutes pour un changement de roue non autorisé sur l’étape Longwy-Dunkerque. Son coéquipier français Henri Pélissier revient alors à moins de deux minutes au classement général. Coéquipiers, Pélissier et Thys se disputent la victoire finale à la régulière. Le Français enlève bien l’ultime étape, mais c’est Thys (4e de la dernière étape, dans le même temps que Pélissier) qui enlève cette édition du Tour.

Moyenne du vainqueur : 27,028 km/h.

La course achevée, nombre de coureurs rejoignent l’armée car la mobilisation générale est proclamée

 

Tour de France 1939

 

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Le 33e Tour de France a eu lieu du 10 juillet au 30 juillet sur 18 étapes pour 4 224 km. Il a été remporté par le coureur belge Sylvère Maes, dont c’est la deuxième victoire. Il devance au classement général le Français René Vietto, porteur du maillot jaune pendant onze jours. Maes s’impose également au Grand Prix de la montagne. Cette édition voit le retour des équipes régionales. À cause de la Seconde Guerre mondiale, le Tour de France n’a ensuite plus lieu avant 1947.

 

Parcours

Le Tour de France 1939 s’inscrit dans la période de 1905 à 1951, durant laquelle le parcours de la course réalise un « chemin de ronde », collant aux frontières de l’Hexagone.

La course commence à Paris et dans sa banlieue, comme touts les ans jusqu’en 1950, à l’exception de 19262. Le départ est donné au Vésinet après un défilé dans les rues de Paris depuis le siège de L’Auto, rue du Faubourg Montmartre. Le parc des Princes accueille l’arrivée du Tour de 1903 à 1967.

 

Participation

De 1930 à 1961, le Tour de France est disputé par équipes nationales. Six équipes nationales de huit coureurs participent à cette édition : Belgique, Suisse, Luxembourg, Pays-Bas, France et Belgique B. L’édition 1939 subit particulièrement les effets du contexte international. L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne sont ainsi absentes au départ de Paris.

Pour pallier l’absence de ces équipes, Henri Desgrange relance les équipes régionales, déjà présentes en 1928 et 1929. Quatre équipes de huit coureurs sont sélectionnées : Nord-Est-Île-de-France, Ouest, Sud-Ouest et Sud-Est. L’équipe Nord-Est-Île-de-France a pour tête d’affiche, à sa demande, Maurice Archambaud, qui a refusé l’équipe de France. René Vietto est présent au sein de l’équipe Sud-Est. L’équipe Ouest comprend notamment René Le Grevès et Pierre Cloarec.

La Belgique apparaît favorite de cette édition, avec ses deux anciens vainqueurs Romain Maes et Sylvain Maes. L’équipe de France semble au contraire faible. Aucun de ses anciens lauréats du Tour n’est présent. Roger Lapébie, vainqueur en 1937, s’est fracturé le genou à l’arrivée de Bordeaux-Paris et Georges Speicher « s’abstient de participer »

Jean-Marie Goasmat, Pierre Cogan et André Bramard, qui effectuent leurs services militaires, n’obtiennent pas de permissions pour disputer l’épreuve.

 

Bilan de la course

En l’absence des Italiens, la presse estime que les Belges n’ont pas de rivaux9. Pourtant, les coureurs français vont assurer une concurrence tout au long des 18 étapes. René Vietto prend le maillot jaune à Lorient et le conserve jusqu’à Briançon, quelques jours avant l’arrivée à Paris. C’est finalement le Belge Sylvère Maes qui remporte l’épreuve et le Grand Prix de la montagne.

En instaurant pour la première fois des équipes régionales, Henri Desgrange augmente la popularité de son épreuve, les spectateurs étant particulièrement sensibles aux performances des « locaux ».

Source : Wikipédia

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