Moyens pour soigner les maladies de l’âme

Moyens pour soigner les maladies de l’âme 

Claude Acquaviva ; traduction de Yves Chiron

Perpignan, Artège Editions, 2018. 168 pages.

FIC140707HAB40

 

Présentation de l’éditeur

Quelles sont les maladies pouvant affecter l’âme ? Comment les soigner ? C’est à ces questions simples mais récurrentes que répondait le père Claudio Acquaviva, supérieur général de la Compagnie de Jésus. Ce petit manuel, publié pour la première fois en 1600, était donné aux jeunes jésuites à la fin de leur noviciat. Il devint rapidement un classique pour les religieux comme pour les laïcs, traduit dans de nombreuses langues.

Le pape François, dans un discours célèbre à la Curie, en décembre 2014, a mis en garde contre les 15 « maladies » qui peuvent affecter les clercs. Deux ans plus tard, il offrira à tous les cardinaux et au personnel de la Curie, le petit livre d’Acquaviva.

Avec un grand sens de la psychologie et dans un esprit surnaturel, sont examinés les défauts et faiblesses qui peuvent affecter les âmes (la mélancolie, les scrupules, la recherche des honneurs, l’attrait pour les biens matériels, etc.) et les moyens d’y remédier.

Traduction et présentation par Yves Chiron.

Biographie de l’auteur

Claudio Acquaviva, né le 14 septembre 1543 à Atri, dans la province de Teramo (Abruzzes) et décédé le 31 janvier 1615 à Rome, fut le cinquième Supérieur général de la Compagnie de Jésus qu’il dirigea jusqu’à sa mort.

 

Claudio Acquaviva

 CAcquaviva

Claudio Acquaviva, né le 14septembre 1542 à Atri (province de Teramo, Abruzzes) et décédé le 31 janvier 1615 à Rome. Prêtre jésuite italien, élu en 1581 à 38 ans, le cinquième Supérieur général de la Compagnie de Jésus qu’il dirigea jusqu’à sa mort, il fut le premier supérieur général italien. Pendant son mandat, les effectifs de la Compagnie passèrent de 5 000 à 13 000.

Claudio Acquaviva est à l’origine du Ratio atque institutio studiorum dit le Ratio Studiorum, une somme pédagogique qui est fruit d’une vaste consultation (1586) faite dans tous les collèges jésuites de l’époque et qui devint le manuel de la pédagogie jésuite pour plusieurs siècles.

Formation et entrée chez les Jésuites

Claudio Acquaviva est le plus jeune fils d’un noble du royaume de Naples, Giovanni Antonio Donato Acquaviva d’Aragona, duc d’Atri. Après ses humanités (Latin, Grec et Hébreu) et des études de mathématiques, il étudia la jurisprudence à Pérouse. Il fut ensuite nommé par le Pape Pie IV comme Chamberlan papal.

En contact avec François Borgia et Juan de Polanco il entendit parler de la Compagnie de Jésus. Il fut particulièrement impressionné par le dévouement des premiers compagnons pendant la peste de 1566  et décida de rejoindre l’Ordre en1567. Avec la bénédiction de Pie V  il demanda au Supérieur général, François Borgia, d’être admis au noviciat. Après avoir terminé ses études, il se vit rapidement conférer d’importantes responsabilités, ses talents d’administrateur le distinguant pour les plus hautes fonctions. Il devint Provincial de Naples puis de Rome ; durant son mandat, il se porta volontaire pour la Mission jésuite en Angleterre   qui fut créée avec Robert Persons au printemps 1580.

 

Supérieur général

La quatrième Congrégation générale

À la mort d’Everard Mercurian le 1er août 1580, la quatrième Congrégation générale fut convoquée pour le 7 février 1581. Acquaviva fut élu, au jeune âge de trente-sept ans, à la grande surprise de Grégoire XIII. Mais le sens extraordinaire de gouvernance qu’il montra -en particulier quand son commandement fut mis en cause – la vitalité apostolique des jésuites comme la croissance régulière de leur nombre pendant son long mandat de 24 ans, justifièrent abondamment le vote des électeurs.

 Ses réalisations de Général

Dans sa première lettre Sur la croissance heureuse de la Compagnie du 25 juillet 1581, il traitait des qualifications nécessaires pour les supérieurs, et édictait que le gouvernement ne devrait pas être inspiré par les maximes de la sagesse humaine mais par celles de la prudence surnaturelle (fortiter in re, suaviter in modo).

La Ve (1593) et la VIe (1608) Congrégations furent imposées à Acquaviva, la première par le pape Clément VIII et la seconde par la Congrégation des Procureurs : deux cas très rares de Congrégations générales   non convoquées directement par un Supérieur général. C’est que les méthodes de travail et le gouvernement même d’Acquaviva étaient gravement mis en cause par un groupe de jésuites espagnols soutenus par Philippe II

Cependant, son ouverture d’esprit et sa réelle humilité lui acquirent les délégués qui le lavèrent de tout soupçon et renouvelèrent la confiance de la Compagnie en son mode de gouvernement.

Une tâche plus difficile était de garder de bons rapports avec le pape Sixte V, qui était plutôt hostile à la Compagnie. Avec un grand sens diplomatique et une réelle vision, Acquaviva réussit à jouer le roi contre le pape, et Sixte contre Philippe. Il réduisit au silence Juan de Mariana,  dont l’ouverture à la doctrine sur le tyrannicide avait soulevé une grande indignation en France   et ailleurs en Europe. Il semble aussi avoir désapprouvé l’action des jésuites français en faveur de la Ligue, et fut ainsi capable d’assurer un solide avantage en faveur d’Henri IV.

Durant son mandat, les missions jésuites  furent établies au Paraguay, et il encouragea les missions partout en Europe.

Le Ratio Studiorum

La promulgation du Ratio atque institutio studiorum en 1586 lui incombe, synthétisant des années d’expérience dans le champ éducatif et les organisant dans un ‘système jésuite d’éducation. Mais les Dominicains le dénoncèrent à l’Inquisition et il fut condamné en Espagne et à Rome, en raison d’opinions questionnant les doctrines thomistes sur la présence physique divine et la prédestination. Les chapitres incriminés furent retirés de l’édition de 1591. Dans la féroce discussion qui surgit entre théologiens jésuites et dominicains au sujet de la grâce, Acquaviva réussit, sous les papes Clément VIII et Paul V à sauver son parti d’une condamnation qui semblait inéluctable.

Claudio Acquaviva mourut à Rome en 1615, laissant la Compagnie avec 13 000 membres dans 550 maisons et 15 provinces. L’influence considérable qu’exercèrent les jésuites, dans leur âge d’or, tint largement à la vision politique à long terme d’Acquaviva, qui fut certainement l’un des plus grands Supérieurs généraux de l’Ordre.

 

 

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