Marie-Noël : correspondance

J’ai souvent de la peine avec Dieu : Correspondance – Suivie de « Ténèbres »

Marie-Noël ; sous la direction de Xavier Galmiche

Paris, Le Cerf, 2017. 406 pages.

41CIabezhXL._SX320_BO1,204,203,200_

 

« Ah ! Monsieur l’Abbé, quelle peine je me serai donnée pour sauver ma foi, pour excuser Dieu du Mal du monde ! Grâce à Vous qui m’avez libérée, je suis allée jusqu’au fond de ma nuit sans avoir peur et là j’ai trouvé, je ne sais comment, un petit chemin de bonne femme qui m’attendait pour me ramener sur la grand’route de Dieu ». (Marie Noël, 28 mars 1928).

Cette correspondance rassemble d’un côté la poétesse, Marie Noël (1883-1967), qui, à travers toute son œuvre  et dans la diversité des genres littéraires, aura surtout exprimé la peine d’une âme troublée par le tragique de l’existence humaine et par le spectacle d’une Création traversée par « Bien et Mal ensemble ». De l’autre, Arthur Mugnier, plus connu sous le nom d’abbé Mugnier (1853-1944), qui se voua « au culte des âmes et des lettres » (Paul Valéry) et qui fut le confesseur du tout-Paris. D’une Guerre mondiale à l’autre, ces quelque 200 lettres commentent vingt-cinq ans de vie culturelle, dans le style d’une tradition de correspondance dont la verve passe aussi par l’humour. Elles forment un document majeur sur la spiritualité et la trajectoire littéraire d’une femme écrivain redevenue source d’inspiration de nombreux lecteurs, et pour laquelle la conférence des évêques de France ont sollicité en février 2017 l’ouverture d’une cause de béatification.

Marie NOËL : poèmes, oeuvres et biographie

Marie_noel_2

 

Marie NOËL (1883-1967)

Sa biographie

 

Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget, est une poétesse et écrivain française, née le 16 février 1883 à Auxerre, décédée le 23 décembre 1967. Elle est officier de la Légion d’honneur.

Elle est née dans une famille très cultivée et peu religieuse. Elle resta célibataire et s’éloigna très peu de sa ville natale. Sa vie ne fut pas si lisse pour autant : un amour de jeunesse déçu (et l’attente d’un grand amour qui ne viendra jamais), la mort de son jeune frère un lendemain de Noël (d’où son pseudonyme), les crises de sa foi… tout cela sous-tend une poésie aux airs de chanson traditionnelle. À sa mort, elle lègue son œuvre à la « Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne ». Cette société savante (fondée en 1847) gère et étudie son œuvre à travers de nombreuses publications.

Femme passionnée et tourmentée, elle n’est souvent connue que pour ses œuvres de « chanson traditionnelle », au détriment de ses écrits plus sombres, dont la valeur littéraire et la portée émotive sont pourtant bien plus fortes. Citons à titre d’exemple le poème pour l’enfant mort, véritable « hurlement » (titre d’un autre de ses poèmes) d’une mère écartelée entre sa souffrance quasi animale et sa foi en Dieu, appelant à l’acceptation (Marie Noël était profondément catholique). Le déchirement entre foi et désespoir, qui culmine dans un cri blasphématoire aussitôt repenti, est ici particulièrement poignant.

Elle fut une grande amie de Léon Noël (1888-1987), homme politique français, Ambassadeur de France, Président du Conseil Constitutionnel (sans lien de parenté).

Elle a obtenu en 1962 le Grand Prix de poésie de l’Académie française.

 

Source : Wikipédia 

Ses œuvres

Recueil : ‘Chants de la Merci’

Poèmes de lait

Recueil : ‘Chants des Quatre-Temps’

Chant d’enfant

Recueil : ‘Chants des temps irréels’

Source

Recueil : ‘Chants d’arrière-saison’

Chant de la pauvresse

Chant du chevalier

Crépuscule

La mort et ses mains tristes

L’Ïle

Recueil : ‘Chants et Psaumes d’automne’

Chant au borde de la rivière

Chant dans la vent

Chant d’une nuit d’été

Chèvre-feuille

M’en allant par la bruyère

Recueil : ‘Les Chansons et les Heures’

Chanson

Chant de Noël

Chant de nourrice

Chant de Pâques

Chant de rouge-gorge

Les chansons que je fais, qu’est-ce qui les a faites ?

Mon bien-aimé s’en fut chercher l’amour

Petite chanson

Prière du pète

Ronde

Berceuse de la Mère-Dieu

Chant de la Source

Danse

Sans repos

 

Biographie de l’abbé Arthur Mugnier (1853-1944)

 

l-abbe-munier-un-chroniqueur-mondain-en-soutane,M415685

Arthur Mugnier, plus connu sous le nom d’abbé Mugnier (1853 – 1er mars 1944), est un prêtre catholique célèbre pour avoir participé pendant très longtemps à la vie mondaine et littéraire parisienne. Il est l’auteur d’un Journal, tenu de 1879 à 1939, dans lequel il évoque ses rencontres avec les écrivains de son temps, parmi lesquels Huysmans, dont il relate la « conversion ».

Après des études au Petit Séminaire de Nogent-le-Rotrou, Arthur Mugnier poursuivit sa formation à Paris, au séminaire de Saint-Sulpice.

Une fois ordonné prêtre, Arthur Mugnier devint le directeur spirituel du Tout-Paris intellectuel et mondain pendant plusieurs dizaines d’années. Admiré par Proust, Morand ou Valéry, celui qu’on surnommait le « confesseur du Tout-Paris », ou encore le « confesseur des duchesses », ramena Huysmans, parmi d’autres, à la foi catholique. Il était aussi un fervent lecteur de Chateaubriand et se déclarait nostalgique de l’Ancien Régime, tout en étant partisan de la messe en français. Connu pour son allure de curé de campagne, avec sa soutane élimée et ses souliers à bout carré, célèbre pour ses bons mots et ses répliques à l’emporte-pièce, il écrivit un Journal qui couvre une période de 60 ans. 

Source : Wikipédia

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s