Le Pape Paul VI (1897-1978)

 

Paul VI : la biographie

par Xeio Toscani, Florence Leroy, Sylvie Garoche, Angelo Mafzis

Paris, Salvator, 2015. 400 pages.

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Présentation du livre

Qui était Paul VI (1897-1978), ce pape oublié que François a béatifié en 2014 ? Cette biographie permet de redécouvrir la personnalité, la pensée et l’oeuvre innovatrice de ce pape (1963-1978) qui fit entrer l’Église catholique dans l’ère moderne. Puisant leurs sources dans les archives de l’Institut Paul VI à Brescia, ses auteurs – quatre historiens – relatent sous un jour nouveau la jeunesse, la formation, la carrière diplomatique, l’épiscopat milanais et le pontificat de Giovanni Battista Montini. Paul VI y apparaît moins tourmenté et indécis qu’on ne l’a prétendu. Cet intellectuel raffiné et réservé, d’apparence fragile, était gouverné par trois passions : le Christ, l’Église et l’Homme. 

L’édition française de cette biographie, parue en Italie en 2014, est augmentée d’une riche partie iconographique, d’annexes présentant des textes des papes Benoît XVI et François, et une évocation du voyage de Paul VI en Terre sainte (1964), à l’origine du premier scoop papal de l’histoire. 

Ce monument biographique fera référence, comme l’a suggéré le pape François, qui en offrit un exemplaire, en octobre 2014, aux évêques du Synode romain sur la famille.

 

Biographie de l’auteur

Xenio Toscani, né en 1931, est professeur émérite de l’Université Catholique du Sacré-C ur à Pavie. Il est membre du conseil scientifique de l’Institut Paul VI à Brescia. Il a dirigé la réalisation de cette biographie à laquelle ont contribué quatre autres auteurs parmi les meilleurs spécialistes de l’histoire de l’Église catholique contemporaine.

 

 

Bienheureux Paul VI

Pape (262ème) de 1963 à 1978 (✝ 1978)

Giovanni Battista Enrico Antonio Maria Montini: né le 26 Septembre 1897 en Lombardie, ordonné Prêtre le 29 Mai 1920, Archevêque de Milan en 1954, créé Cardinal en 1958, élu Pape le 21 Juin 1963 à la mort de Saint Jean XXII, mort le 6 Août 1978 à Castel Gandolfo (Jour de la Fête de la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui fut un Dimanche cette année là).

Homme intellectuellement brillant, d’une grande profondeur spirituelle, humble, réservé et doux, d’une grande courtoisie, il est l’un des Papes qui ont le plus voyagé et le premier à être allé sur les cinq continents.
Il a mené à bien le Concile Vatican II, commencé par Jean XXIII; sa conclusion du Concile Vatican II a laissé sa marque dans l’histoire de l’Église.

 

Qui était Paul VI ?

Elu Pape sans surprise pour succéder à Jean XXIII qui venait d’ouvrir le Concile Vatican II, il donna au Concile et à toute l’Église une impulsion nouvelle.
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Giovanni Battista Montini fut le 262e Pape de l’Église Catholique romaine. Il règne sous le nom de Paul VI du 21 Juin 1963 au 6 Août 1978.
Né à Concensio, près de Brescia le 26 Septembre 1897, il fait partie de la grande bourgeoisie italienne.
Après des études brillantes chez les Jésuites, il entre au séminaire et poursuit ses études malgré une santé fragile.
Ordonné Prêtre en 1920, il rejoint Rome pour étudier à la Grégorienne et à la Sapienza.

Dès 1921 il fait ses premiers pas au Vatican où il fait une carrière ecclésiastique brillante et rapide.
Montini se lie d’amitié avec les grandes personnalités intellectuelles du temps : Jean Guitton, Maurice Zundel, Jacques Maritain…
Par ailleurs il affiche des positions anti-fascistes au moment de la signature des accords du Latran.
Au moment de la guerre, Montini condamne nazisme et fascisme et protège les Juifs et les réfugiés.
Après-guerre, il fait preuve d’audace en politique intérieure italienne comme au niveau de l’Église.
Pie XII, classique, l’éloigne de Rome en le faisant Archevêque de Milan.

A la mort de Pie XII, Jean XXIII est élu Pape. Il crée aussitôt Montini Cardinal et ouvre le Concile Vatican II.
C’est donc sans surprise qu’il est élu Pape le 21 Juin 1963. Il donne à l’assemblée quatre priorités qui définissent tout le sens de son pontificat : définir la nature de l’Église et le rôle des Évêques, rénover l’Église, favoriser l’unité des Chrétiens par l’échange et le Pardon, enfin relancer le dialogue avec le monde contemporain.

Pendant et après le Concile, Paul VI multiplie des voyages à grande portée symbolique et pastorale.
Il se rend en pèlerinage à Jérusalem où il rencontre de nombreuses personnalités dont le patriarche Athénagoras qu’il verra à plusieurs reprises.

Aux États-Unis, il prononce à l’ONU son fameux « plus jamais la guerre ». En Amérique latine, il encourage l’Église à prendre position en faveur des plus pauvres. Son encyclique Populorum progressio paraît à ce moment.

Enfin, dans le domaine interreligieux, Paul VI noue des contacts avec des responsables comme le Dalai Lama et d’autres personnalités du monde Bouddhiste et Musulman.

Dans deux domaines cependant, il garde une ligne intransigeante. Celui du célibat des Prêtres et celui de la régulation des naissances avec l’encyclique Humanae vitae (1968).
En 1969 il se rend au Conseil œcuménique des Églises, en Suisse.
Enfin il écrit l’exhortation apostolique « evangelii nuntiandi » qui annonce déjà le style propre de Jean-Paul II. Il s’éteint à l’âge de 80 ans, le 6 Août 1978.

 

Quelques enseignements du Pape Paul VI :

 

« Le Christ est au centre des destinées du monde…

 « Si nous savons qui il est, nous saurons ce que nous sommes et reconnaîtrons profondément le sens de notre vie

 « Le Christ doit être célébré par nous tous pour ce qu’il est :la vie, la vérité, la vie ! »

Homélie du 15 mars 1964.

« Cette institution bien connue et mystérieuse qui s’appelle l’Église est un océan. Oui, un océan de Desseins Divins, de Miséricordes Divines, de Vérités et de Grâces qui rendent la vie vivante; un océan d’Espérances qu’aucune épreuve ne peut abattre; un océan d’histoire, d’histoire humaine qui, comme toute chose humaine, est pleine de grandeurs et de misères, mais pénétrée d’un ressort intime de vie surhumaine qui la rend toujours renaissante et invaincue ».
Discours du 13 Janvier 1966 à la noblesse romaine.

« La sainteté pour les laïcs, dira-t-on, est ce possible?
Peut-être cette sainteté sera-t-elle réservée à quelques-uns, les fidèles très pieux, très zélés, très bons.
Eh bien non, la sainteté est proposée à tous, grands et petits, hommes et femmes; elle est proposée comme une chose possible et même comme un devoir.

LA SAINTETE, ELLE EST POUR TOUS!…

Vous avez été baptisés? Oui, et alors vous êtes Chrétiens. Un chrétien doit-il être un bon Chrétien ou un mauvais Chrétien?
Bien sûr, il doit être un bon Chrétien. Un bon chrétien jusqu’ à quel âge, jusqu’ à dix ans?
Non, toujours.

Même lorsqu’ il devient jeune homme…qu’il prend un travail, qu’il se marie? Oui, c’est bien clair;
UN CHRETIEN DOIT TOUJOURS ÊTRE UN BON CHRETIEN.

Peut-il être infidèle?
Non, on l’appelle « fidèle ».
Peut-il être médiocre, insignifiant, vulgaire?
Non, un Chrétien doit être parfait, sincère, courageux, bon, vraiment bon ».
Audience générale du 16 Mars 1966.

« Pour comprendre l’Église nous devons tout rapporter au Christ…
L’Église est en continuelle construction dans le temps…Il faut… se rappeler qui est le véritable architecte, le véritable constructeur.
Cette action perpétuelle, Jésus se l’attribue à Lui-même : « J’édifierai ».
Nous devons réfléchir sur cette position unique du Christ dans l’Église et dans le monde.

Il est le Chef parce qu’Il est le Principe : dans l’Église, dans l’humanité rachetée et à racheter, il n’est rien qui ne se réfère à Lui et ne provienne de Lui.
L’Incarnation porte la nature humaine à son degré le plus élevé; dans le Christ, l’homme se réalise selon une expression suprême :
FORMA DEI, « IMAGE DE DIEU ». (2 Corinthiens 4, 4).

C’ est pourquoi Le Christ est le prototype, le modèle, l’exemple de toute perfection humaine.
Il est de plus le Rédempteur, et donc l’Unique Médiateur -primordial et suffisant- entre Dieu et l’homme; Il est l’ Auteur de la Grâce, personne ne se sauve sans Lui; tous, nous dépendons de Sa plénitude (Saint Jean 1, 16)…
Notre pensée, notre piété doivent être orientées vers Le Christ; et, en un certain sens (c’ est-à-dire dans le sens où Il est reconnu comme le Premier, l’Unique, Celui qui est au-dessus de tout, qui est nécessaire, universel), vers Lui seul ».
Audience générale du 23 Novembre 1966.

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