Le Psaume 70

PSAUME 70

18

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge : garde-moi d’être humilié pour toujours.

Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m’accueille, toujours accessible ; * tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c’est toi !

Mon Dieu, libère-moi des mains de l’impie, des prises du fourbe et du violent.

 Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse.

Toi, mon soutien dès avant ma naissance, + tu m’as choisi dès le ventre de ma mère ; tu seras ma louange toujours !

Pour beaucoup, je fus comme un prodige ; tu as été mon secours et ma force.

Je n’avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur.

Ne me rejette pas maintenant que j’ai vieilli ; * alors que décline ma vigueur, ne m’abandonne pas.

Mes ennemis parlent contre moi, ils me surveillent et se concertent.

Ils disent : « Dieu l’abandonne ! Traquez-le, empoignez-le, il n’a pas de défenseur ! »

Dieu, ne sois pas loin de moi ; mon Dieu, viens vite à mon secours !

Qu’ils soient humiliés, anéantis, ceux qui se dressent contre moi ; * qu’ils soient couverts de honte et d’infamie, ceux qui veulent mon malheur !

Et moi qui ne cesse d’espérer, j’ajoute encore à ta louange.

Ma bouche annonce tout le jour + tes actes de justice et de salut ; (je n’en connais pas le nombre).

Je revivrai les exploits du Seigneur en rappelant que ta justice est la seule.

Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse, jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

Aux jours de la vieillesse et des cheveux blancs, ne m’abandonne pas, ô mon Dieu ; et je dirai aux hommes de ce temps ta puissance, à tous ceux qui viendront, tes exploits.

Si haute est ta justice, mon Dieu, + toi qui as fait de grandes choses : Dieu, qui donc est comme toi ?

Toi qui m’as fait voir tant de maux et de détresses, tu me feras vivre à nouveau, à nouveau tu me tireras des abîmes de la terre, *

tu m’élèveras et me grandiras, tu reviendras me consoler.

Et moi, je te rendrai grâce sur la harpe pour ta vérité, ô mon Dieu ! * Je jouerai pour toi de ma cithare, Saint d’Israël !

Joie sur mes lèvres qui chantent pour toi, et dans mon âme que tu as rachetée !

Alors, tout au long du jour, ma langue redira ta justice ; * c’est la honte, c’est l’infamie pour ceux qui veulent mon malheur.

 

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