Le Psaume 108

PSAUME 108

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Dieu de ma louange, sors de ton silence !

La bouche de l’impie, la bouche du fourbe, s’ouvrent contre moi : * ils parlent de moi pour dire des mensonges ;

 ils me cernent de propos haineux, ils m’attaquent sans raison.

Pour prix de mon amitié, ils m’accusent, moi qui ne suis que prière.

Ils me rendent le mal pour le bien, ils paient mon amitié de leur haine.

 « Chargeons un impie de l’attaquer : qu’un accusateur se tienne à sa droite.

 A son procès, qu’on le déclare impie, que sa prière soit comptée comme une faute.

 « Que les jours de sa vie soient écourtés, qu’un autre prenne sa charge.

Que ses fils deviennent orphelins, que sa femme soit veuve.

 « Qu’ils soient errants, vagabonds, ses fils, qu’ils mendient, expulsés de leurs ruines.

Qu’un usurier saisisse tout son bien, que d’autres s’emparent du fruit de son travail.

 « Que nul ne lui reste fidèle, que nul n’ait pitié de ses orphelins.

Que soit retranchée sa descendance, que son nom s’efface avec ses enfants.

 « Qu’on rappelle au Seigneur les fautes de ses pères, que les péchés de sa mère ne soient pas effacés.

Que le Seigneur garde cela devant ses yeux, et retranche de la terre leur mémoire ! »

Ainsi, celui qui m’accuse oublie d’être fidèle : * il persécute un pauvre, un malheureux, un homme blessé à mort.

Puisqu’il aime la malédiction, qu’elle entre en lui ; * il refuse la bénédiction, qu’elle s’éloigne de lui !

 Il a revêtu comme un manteau la malédiction, * qu’elle entre en lui comme de l’eau, comme de l’huile dans ses os !

Qu’elle soit l’étoffe qui l’habille, la ceinture qui ne le quitte plus !

C’est ainsi que le Seigneur paiera mes accusateurs, ceux qui profèrent le mal contre moi.

Mais toi, Seigneur Dieu, agis pour moi à cause de ton nom. * Ton amour est fidèle : délivre-moi.

Vois, je suis pauvre et malheureux ; au fond de moi, mon coeur est blessé.

Je m’en vais comme le jour qui décline, comme l’insecte qu’on chasse.

J’ai tant jeûné que mes genoux se dérobent, je suis amaigri, décharné.

Et moi, on me tourne en dérision, ceux qui me voient hochent la tête.

Aide-moi, Seigneur mon Dieu : sauve-moi par ton amour !

Ils connaîtront que là est ta main, que toi, Seigneur, tu agis.

Ils maudissent, toi, tu bénis, * ils se sont dressés, ils sont humiliés : ton serviteur est dans la joie.

Qu’ils soient couverts d’infamie, mes accusateurs, et revêtus du manteau de la honte !

A pleine voix, je rendrai grâce au Seigneur, je le louerai parmi la multitude,

car il se tient à la droite du pauvre pour le sauver de ceux qui le condamnent.

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