Film Another day of life

 

7b1455d5b731308d690d44241812f320-e1528907814240-908x445Film Another day of life

Raul de la Fuente

Damian Nenow

Janvier 2019.

Film espagnol, allemand, belge, polonais hongrois.

Rester pour témoigner, à quel prix ?

Animation de Raul de la Fuente et Demain Nenow – 86 min – 2019

Cinéma Mazarin AIX-EN-PCE ● 8 février ● 20h30

Aventure humaine d’un journaliste, engouffré dans l’entité monstrueuse de la guerre civile angolaise. Film proposé par Amnesty International. Débat avec Isabelle Staes, ex-reporter de guerre et directrice de France 3 – Provence et Bruno Canivenc, Amnesty International. Animé par Jean-Claude Escaffit, journaliste.

 

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Varsovie, 1975. Ryszard Kapuscinski (43 ans) est un brillant journaliste, chevronné et idéaliste. C’est un fervent défenseur des causes perdues et des révolutions. À l’agence de presse polonaise, il convainc ses supérieurs de l’envoyer en Angola. Le pays bascule dans une guerre civile sanglante à l’aube de son indépendance. Kapuscinski s’embarque alors dans un voyage suicidaire au cœur du conflit. Il assiste une fois de plus à la dure réalité de la guerre et se découvre un sentiment d’impuissance. L’Angola le changera à jamais : parti journaliste de Pologne, il en revient écrivain.

 http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=230942.html

 

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Angola, 1975. Une guerre civile sanglante éclate à la veille de l’indépendance du pays. Le reporter polonais Ryszard Kapuściński, idéaliste et fervent défenseur des causes perdues et des révolutions, se rend au cœur du conflit et prend conscience du pouvoir et de l’ambiguïté de son rôle de journaliste.

Dans les mois qui ont précédé́ la déclaration d’indépendance (11 novembre 1975), différentes factions du mouvement angolais de libération étaient engagées dans un combat prolongé qui déciderait de celle qui aurait le pouvoir dans la république en devenir. Après des négociations, Kapuściński décide de se rendre sur la ligne de front, risquant sa vie pour être le premier journaliste au monde à rendre compte quotidiennement du déroulement du conflit, travaillant sous pression, dans la terreur et la solitude. Se déplacer dans la zone de conflit ressemble à la roulette russe : prononcer un mot de travers à un point de contrôle et c’est la fin. Mais le conflit angolais ne fut pas simplement pour Kapuściński une guerre de plus à couvrir car il a très vite pris visage humain : le visage de la farouche combattante Carlotta et celui du Comandante Farrusco, deux rencontres qu’il fait pendant ses voyages sur la ligne de front. Dans cette histoire, la politique internationale et les batailles par procuration dans lesquelles l’Angola ne pèse pas lourd, sont inextricablement liées aux destins et aux histoires des gens ordinaires, devenus des héros sur les lignes de front des guérillas.
Mélange d’animation et de prises de vues réelles, Another Day of Life entremêle récit de l’intime et Histoire. Adapté du livre éponyme de Ryszard Kapuściński, célèbre journaliste porté aux nues par Gabriel García Márquez et par Salman Rushdie, le film retrace son expérience cauchemardesque de la guerre civile angolaise en 1975.

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Biographie des réalisateurs(rices)

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Raul de la Fuente

Né en 1974 à Pampelune, en Espagne, Raúl de la Fuente réalise en 2013 Minerita, Goya du meilleur court métrage documentaire en 2014, recommandé par le Ministère de la Culture espagnol dans la lutte pour l’égalité des genres, et “short-listé” dans la course aux Oscar en 2015. Il est à l’origine du projet de long métrage Another day of life qu’il a produit au sein de la société Kanaki Films qu’il a fondée et qu’il dirige.

Damian Nenow

Né en 1983 à Bydgoszcz, en Pologne, Damian Nenow est diplômé de la Lodz Film School. Son film d’étudiant The Aim (2005) a été primé sur sa qualité artistique lors du Festival international du film d’animation « ReAnimacja » de Lodz. Les suivants, The Great Escape (2006), City of Ruins (2010) et Paths of Hate (film de fins d’études 2011) sont sélectionnés dans de nombreux festivals. Il travaille chez Platige Image Film Studio en tant que réalisateur, auteur, monteur dans la technique 3D.

 

https://www.cinema-histoire-pessac.com/festival/films/another-day-life

 

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Ryszard Kapuscinski, reporter polonais, se retrouve en 1975, en pleine guerre civile en Angola. Tentant de rejoindre un front plus que jamais mouvant, il se retrouve pris entre les différentes factions, découvre l’étendue des massacres de civils, ainsi que le rôle des différents alliés…

 

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Un percutant documentaire animé, sur le rôle ambiguë des journalistes en temps de guerre

Centré sur un reporter polonais décédé en 2007 (Ryszard Kapuscinski), « Another day of life » mêle animation à base de motion capture et documentaire (des interviews de certains des protagonistes du conflit encore vivants, quelques images ou photos d’archives de ceux qui ne sont plus…). Poignant, ce long métrage, présenté en séance spéciale au Festival de Cannes et en séance événement au Festival d’Annecy 2018, constitue un témoignage indispensable sur la guerre civile en Angola et la manière dont les journalistes de guerre peuvent parfois participer à l’écriture l’histoire avec un grand H.

Ici, la technique utilisée permet à la fois une immersion totale du spectateur aux côtés des reporters, à l’image de la première fusillade en plein désert, impressionnante de virtuosité, qui positionne le regard au raz du sol à la manière d’un observateur pris lui même entre les tirs. Efficace, l’animation permet aussi de rendre plus supportable les massacres ignobles de colonnes d’exilés, et de fournir au passage quelques visions cauchemardesques distancées d’une terre soumise à des bombardements, se disloquant sous les pieds des hommes. Alors que l’ensemble du métrage beigne dans des couleurs ternies, comme plombées par le soleil et la chaleur ambiante, ces passages prennent tout à coup des teintes rougeâtres, dépeignant ainsi l’enfer qui entoure les protagonistes.

Au delà d’une tentative de description de la fascination exercée par l’Afrique sur les occidentaux (l’ambiance des « musseques », bidonvilles de Luanda, la capitale…) et de la nécessité pour les journalistes d’être au plus près des combats, la force de ce travail documentaire est de retracer la progressive dimension internationale du conflit, impliquant CIA (USA), combattants Cubains et potentiellement armée d’Afrique du Sud. Mettant au centre du récit la notion de « confusion », aux multiples sens, le film retrace quelques trois semaines ayant mené à une coûteuse indépendance, engendrant ensuite 17 ans de guerre civile. Un récit bouleversant sous forme de multiples rencontres et de puissantes visions d’une terre éventrée, porteur à la fois d’une troublant et lucide discours sur « la naissance du tiers monde » et d’un point de vue sur le rôle et l’implication des journalistes. Indispensable.

 

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Un témoignage historique, saisissant et sans concession, qui use d’une animation soignée pour affirmer les affres d’une guerre terrible en Angola.

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L’argument : Varsovie, 1975. Ryszard Kapuscinski (43 ans) est un brillant journaliste, chevronné et idéaliste, fervent défenseur des causes perdues et des révolutions. À l’agence de presse polonaise, il convainc ses supérieurs de l’envoyer en Angola. Le pays bascule dans une guerre civile sanglante à l’aube de son indépendance. Kapuscinski s’embarque alors dans un voyage suicidaire au cœur du conflit. Il assiste une fois de plus à la dure réalité de la guerre et se découvre un sentiment d’impuissance. L’Angola le changera à jamais : parti journaliste de Pologne, il en revient écrivain.

Notre avis Depuis quelques années, le cinéma d’animation, quand il n’est pas réservé à un public enfantin ou adolescent, cultive une nouvelle forme d’expression qui alterne des images réelles, filmées à la façon d’un documentaire, et animées qui montrent une représentation fictionnelle de la guerre. On pense notamment au succès fondateur de Valse avec Bachir, ou aux récents Chris the Swiss qui retraçait la recherche d’un cousin tué pendant le conflit serbo-croate et Samouni Road, récit du massacre d’une famille rurale sur la bande de Gaza. Dans le tout animé, on pense forcément également à Persépolis, au succès tonitruant, que l’on avait découvert à Cannes.
Les deux réalisateurs d’Another day of life adoptent la même démarche sous un angle géopolitique différent dans la mesure où ils tentent de reconstituer l’entrée en guerre de l’Angola, sous couvert des rivalités entre le bloc soviétique et les Etats-Unis. Le récit d’un journaliste polonais, Ryszard Kapuscinski, parti en Angola pour chroniquer un nouveau massacre africain, sert de fil conducteur à cette tragédie annoncée dont naturellement les victimes principales seront les populations les plus pauvres.

 Le personnage principal de cette histoire s’engage dans une quête journalistique des plus dangereuses, dans le but de mettre à jour l’instrumentalisation de Cuba et des Etats-Unis sur les groupes politiques qui se battent pour obtenir le pouvoir local en Angola. Le film est particulièrement bien documenté et a le mérite de révéler au grand public une page de l’histoire africaine souvent méconnue. On découvre avec effroi les tentatives d’annexion du territoire angolais par l’Afrique du Sud, et surtout la violence quasi animale qui s’abat sur les populations.
Au-delà du témoignage historique sur une guerre qui ne s’est jamais vraiment achevée, sur un territoire regorgeant de diamants, le film déploie une réflexion profonde sur l’éthique du journalisme. Un reporter doit-il tout dire de ce qu’il constate sur le terrain, au risque d’accentuer un bouleversement mondial ? Ou doit-il travestir la réalité, quitte à conforter l’ignorance de l’Occident sur les enjeux géopolitiques véritables ? Telle sont les grandes interrogations des réalisateurs qui n’envisagent pas de laisser le spectateur dans son confort.

 L’animation, très colorée, rend compte d’un soin singulier pour donner chair à la réalité monstrueuse du conflit. Elle aide à supporter l’horreur graphique et l’atmosphère de chaos total qui règne. Le spectateur est emporté dans cette course haletante et spectaculaire, avec le sentiment que la mort peut survenir à tout moment. Elle est jalonnée par des personnages forts, comme une jeune révolutionnaire, très belle, qui sauve le protagoniste central de la mort ; son pouvoir de séduction fascine. Il faut avoir le cœur accroché car ces personnages sont en permanence sur le fil du rasoir, risquant à chaque instant d’être criblés de balles, venues de nulle part.

 Dans son urgence, Another Day of Life constitue un long-métrage nécessaire pour appréhender les origines d’un conflit perpétué pendant près de trente ans et dont on continue à ressentir les remous à notre époque contemporaine. A l’heure où le nombre de demandeurs d’asile africains explose en Europe, ce pamphlet est à envisager dans son évocation des douleurs des victimes de guerre dans des termes humains qui porte à la réflexion. Après tout, les véritables responsables ne sont-ils pas les puissants de notre monde ?

 

https://www.avoir-alire.com/another-day-of-life-la-critique-du-film

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Angola : Vingt-cinq ans de guerre civile

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Fin du XVe siècle

Début de la présence portugaise en Angola.

1961

Déclenchement de la lutte armée contre le colonialisme portugais.

1974

« Révolution des œillets » à Lisbonne. Le Portugal renonce à son empire colonial.

13 janvier 1975

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L’accord signé sous le patronage de Lisbonne entre les trois mouvements de libération que sont le Front national de libération de l’Angola (FLNA) et l’Union nationale Pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), Soutenus par l’Afrique du Sud et les Etats-Unis, et le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), aidé par l’URSS, n’a Pas de suite. Début de la guerre civile.

Automne 1975

L’Afrique du Sud envahit le sud de l’Angola pour soutenir l’offensive de Unita contre le MPLA, lui-même appuyé par Un corps expéditionnaire cubain. Le 11 novembre, le MPLA proclame, à Luanda, l’indépendance de l’Angola.

Juillet 1985

Le Congrès américain abroge amendement Clark, qui interdisait, depuis 1976, toute aide militaire à l’Unita.

22 décembre 1988

L’Angola et Cuba signent à New York un accord qui prévoit un retrait échelonné et complet des troupes cubaines.

31 mai 1991

  1. septembre 1992
  2. Jonas Savimbi (Unita) et le Résident angolais Jose Eduardo Dos Santos signent à Bicesse un accord de paix qui met fin à la guerre civile et prévoit la tenue d’élections libres en septembre 1992. Les Nations unies Soient des observateurs.

29-30 septembre 1992

Elections législatives et Résidentielle. Victoire du MPLA contestée par M. Savimbi, qui relance la guerre civile.

15 septembre 1993

La résolution 864 du Conseil de sécurité de l’ONU condamne l’Unita, qu’elle rend responsable de la reprise des combats.

20 novembre 1994

Signature à Lusaka d’un nouvel accord de paix entre le gouvernement angolais et l’Unita, en l’absence de M. Savimbi.

Août 1996

  1. Savimbi refuse «catégoriquement » l’un des deux postes de vice-président proposé par le gouvernement de Luanda.

11 avril 1997

Reportée à deux reprises depuis décembre 1996, la formation du gouvernement d’unité et de réconciliation nationale (GURN) devient enfin effective.

30 octobre 1997

Le Conseil de sécurité de l’ONU vote à l’unanimité des sanctions contre l’Unita, qui refuse de démobiliser ses unités.

Décembre 1998

Reprise de la guerre entre le pouvoir angolais et l’Unita.

20 mars 1999

Le gouvernement angolais s’oppose fermement au maintien de la mission d’observation des Nations unies (Monua).

26 mai 1999

Un porte-parole de l’ONU indique que les 300 000 personnes déplacées depuis la reprise des combats au mois de novembre portaient le total des déplacés à 1,6 million.

27 août 1999

Des centaines de personnes ont été tuées lors de combats non loin d’Uige, dans le nord de l’ancienne colonie portugaise, et quelque cinq mille déplacées.

5 octobre 1999

Le groupe sud-africain De Beers, premier producteur et négociant mondial de diamants, décrète un embargo total sur les achats de diamants d’Angola. Le Conseil supérieur du diamant d’Anvers (Belgique) a également assuré respecter cet embargo.

 

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https://www.monde-diplomatique.fr/mav/49/A/55567

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Dans le cadre des Rencontres cinématographiques  des Droits de l’Homme

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