Les noces de Cana

Noces de Cana Méditation sur évangile 

traduction donnée par sœur Jeanne d’Arc, o.p (1911-1993), dominicaine : http://2beaujeu.free.fr/Cana.htm

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Giotto di Bondone, Les noces de Cana, fresque dans la chapelle de l’Arena, 1304-1306

Sœur Jeanne d’Arc- Traduction de l’évangile selon saint Jean, chapitre 2 :

1 Le troisième jour, il y a une noce à Cana en Galilée et la mère de Jésus est là. 2 Jésus aussi est invité, et ses disciples, à la noce. 3 Comme le vin manque, la mère de Jésus lui dit « Ils n’ont plus de vin » 4 Jésus lui répond : 3 « Qu’est-ce de moi à toi, femme ? Mon heure n’est pas encore venue». 5 Sa mère dit aux serviteurs : « Quoi qu’il vous dise, faites ! »  6 Il y avait là des jarres de pierre, six, posées pour la purification des Juifs, contenant chacune deux ou trois mesures. 7 Jésus leur dit : « Remplissez les jarres d’eau ».  Et ils les remplissent jusqu’en haut. 8 Il leur dit : « Puisez maintenant et portez au maître du festin » Ils portent. 9 Le maître du festin goûte l’eau devenue vin. Il ne sait d’où cela vient, mais les serviteurs le savent, eux qui ont puisé l’eau. 10 Le maître du festin appelle l’époux et lui dit »  « Tout homme d’abord sert le bon vin et, quand ils sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent ! » 11 Tel est le commencement des signes que fait Jésus à Cana en Galilée, et il manifeste sa gloire, et ses disciples croient en lui.

Sœur Jeanne d’Arc- Traduction de l’évangile selon saint Jean, chapitre 1, verset :

26 Jean leur répond en disant : « Moi, je baptise en eau. Au milieu de vous se tient qui vous ne connaissez pas ».: 27 « Il vient derrière moi, lui, dont je ne suis pas digne de délier son cordon de chaussure ». 28 Cela arrive à Béthanie au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.

Le geste de délier la courroie de la sandale n’est pas d’abord un geste d’humilité. C’est un geste d’alliance. Par exemple :  » C’était autrefois la coutume en Israël, en cas de rachat et d’héritage, pour valider toute affaire : l’un ôtait sa sandale et la donnait à l’autre. Telle était en Israël la manière de témoigner. Celui qui avait droit de rachat -sur Ruth, en vertu de la priorité parentale, prévue par la loi du lévirat- dit donc à Booz : « Fais l’acquisition pour toi-même », et il retira sa sandale » (Ruth 4, 7-8). (web des Jésuites)

Ruth 4. 7 Autrefois en Israël, quand des gens achetaient des biens ou échangeaient un droit de propriété, l’une des personnes ôtait sa sandale et la donnait à l’autre pour conclure le marché. Ce geste prouvait que l’affaire était réglée.8 C’est pourquoi, au moment où l’homme disait à Booz d’acheter le champ, il ôta sa sandale et la lui donna . 10 Booz :  » … En même temps, je prends pour femme Ruth la Moabite, la veuve de Malon. De cette façon, la propriété restera dans la famille du mort et il aura des descendants pour perpétuer son nom parmi ses concitoyens et dans les affaires de sa localité. Vous en êtes également témoins.  » 11 Les anciens et tous ceux qui étaient présents répondirent :  » Oui, nous en sommes témoins. Que le Seigneur bénisse la femme qui entre dans ta maison ; qu’elle soit semblable à Rachel et à Léa qui ont donné naissance au peuple d’Israël ! Que ta richesse soit grande dans le clan d’Éfrata et ton nom célèbre dans tout Bethléem ! 12 Que le Seigneur t’accorde de nombreux enfants par cette jeune femme et qu’ainsi ta famille soit semblable à celle de Pérès , le fils de Juda et de Tamar ! « 

Homélie de saint Grégoire :  » Il était de coutume chez les anciens que si quelqu’un refusait d’épouser une jeune fille qui lui était promise, il dénouât la sandale de celui à qui il revenait d’être son époux par droit de parenté. Or le Christ ne s’est-il pas manifesté parmi les hommes comme l’Epoux de la sainte Eglise? Et n’est-ce pas de lui que Jean affirme : « Celui qui a l’épouse est l’époux. » (Jn 3, 29). Mais parce que les hommes ont pensé que Jean était le Christ – ce que Jean lui-même nie – il se déclare avec raison indigne de dénouer la courroie de sa chaussure. C’est comme s’il disait clairement : « Je ne peux pas mettre à nu les pieds de notre Rédempteur, puisque je ne m’arroge pas à tort le nom d’époux. » »

Mariage, dans la bible :

Jg 14 2 A son retour, il en parla à ses parents :  » A Timna, leur dit-il, j’ai remarqué une jeune fille philistine et je désire que vous la demandiez en mariage pour moi.  » Jg 14 3 Ses parents lui répliquèrent :  » Ne trouves-tu pas de jeune fille dans ton clan ou dans notre peuple, pour que tu ailles en choisir une chez ces Philistins incirconcis ?  » Mais Samson dit à son père :  » C’est celle-là qui me plaît, demande-la en mariage pour moi.  » Jg 14 10 Le père de Samson se rendit chez la jeune fille ; Samson y offrit un festin de mariage comme les jeunes gens ont l’habitude de le faire.

Est 2 18 Ensuite il organisa un festin d’une semaine, il y invita tous ses amis et tous les personnages haut placés, et célébra son mariage avec Esther. A cette occasion il accorda une dispense d’impôt aux sujets de son empire.

Ct 3 11  » Ah, filles de la capitale, venez donc voir le roi Salomon ! Il porte la couronne de mariage que lui a remise sa mère en ce jour où il est tout à la joie. « 

Os 2 21 Israël, c’est pour toujours que je t’obtiendrai en mariage. Pour t’obtenir je paierai le prix : la loyauté et la justice, l’amour et la tendresse.

Es 62 5 Oui, comme un jeune homme épouse une jeune fille, ainsi Celui qui te rebâtit sera un mari pour toi. De même aussi qu’une fiancée fait la joie de son fiancé, tu feras la joie de ton Dieu.

Mt 22 2  » Voici à quoi ressemble le Royaume des cieux : Un roi organisa un repas pour le mariage de son fils.

Lc 12 36 Soyez comme des serviteurs qui attendent leur maître au moment où il va revenir d’un mariage, afin de lui ouvrir la porte dès qu’il arrivera et frappera.

Lc 14 8  » Lorsque quelqu’un t’invite à un repas de mariage, ne va pas t’asseoir à la meilleure place. Il se pourrait en effet que quelqu’un de plus important que toi ait été invité.

2Co 11 2 Je suis jaloux à votre sujet, d’une jalousie qui vient de Dieu : je vous ai promis en mariage à un seul époux, le Christ, et je désire vous présenter à lui comme une vierge pure.

 

Époux, épouse, épousailles, dans la bible :

Ex 4 25 Aussitôt Séfora prit un caillou tranchant, coupa le prépuce de son fils et en toucha le sexe de Moïse, en lui disant : « Ainsi tu es pour moi un époux de sang. »

Ex 4 26 Alors le Seigneur s’éloigna de Moïse. Séfora avait dit « époux de sang » à cause de la circoncision.

Es 54 5 Car tu vas avoir pour époux celui qui t’a créée, celui qui a pour nom « Le Seigneur de l’univers ». C’est l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Israël qui te libère, celui-là même qu’on nomme « Le Dieu de toute la terre ».

Es 62 4 On ne t’appellera plus « la ville abandonnée », on ne nommera plus ton pays « la terre dévastée ». On t’appellera au contraire « Plaisir du Seigneur », et l’on nommera ta terre « la bien mariée ». Car tu seras vraiment le plaisir du Seigneur, et ta terre aura un époux.

Ap 19 7 Réjouissons-nous et soyons heureux, rendons-lui gloire ! Car le moment des noces de l’Agneau est arrivé, et son épouse s’est préparée.

Ap 21 2 Et je vis la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, qui descendait du ciel, envoyée par Dieu, prête comme une épouse qui s’est faite belle pour aller à la rencontre de son mari.

Ap 21 9 L’un des sept anges qui tenaient les sept coupes pleines des sept derniers fléaux vint me dire :  » Viens et je te montrerai la mariée, l’épouse de l’Agneau. « 

 

Sœur Jeanne d’Arc, traduction de l’évangile de saint Marc, chapitre 2, verset :

18 Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient.

Ils viennent et lui disent :

 » Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnent.

Et tes disciples ne jeûnent pas ! Pourquoi ? « 

19 Jésus leur dit :  » Les compagnons d’épousailles peuvent-ils,

pendant que l’Époux est avec eux, jeûner ?

Tout le temps qu’ils ont l’époux avec eux, ils ne peuvent jeûner.

20 Mais viendront des jours où leur sera enlevé l’époux.

Alors ils jeûneront en ce jour-là.

21 Nul ne coud un ajout d’étoffe non foulée à un vêtement vieux :

sinon la pièce tire sur lui, le neuf sur le vieux, et la déchirure devient pire…

22 Nul ne met vin nouveau en outres vieilles.

Sinon, le vin crèvera les outres.

Et le vin se perd, les outres aussi.

Mais :  » vin nouveau en outres neuves. « 

23 Or, le sabbat, il passe à travers les emblavures.

Ses disciples commencent, chemin faisant, à cueillir les épis.

24 Et les pharisiens lui disent :  » Vois : pourquoi font-ils, le sabbat, ce qui n’est pas permis ?. « 

25 Il leur dit :  » vous n’avez jamais lu ce qu’a fait David ? Il était dans le besoin, il avait faim, lui et les autres avec lui ;

26 comment il est entré dans la maison de Dieu au temps d’Abiathar le grand prêtre, il a mangé les pains de la Face qu’il n’est permis de manger qu’aux prêtres. Il en a même donné à ceux qui étaient avec lui. « 

27 Il leur dit :  » Le sabbat est pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat.

28 Ainsi est Seigneur le Fils de l’homme, même du sabbat. « 

Sœur Jeanne d’Arc, traduction de l’évangile de saint Jean, chapitre 2, verset :

11 Tel est le commencement des signes que fait Jésus, à Cana en Galilée,
et il manifeste sa gloire,
et ses disciples croient en lui.

Notes / Cana :

01 Le troisième jour : Sœur Jeanne d’Arc : Une tradition populaire dans le judaïsme voulait que les noces aient lieu de préférence le troisième jour, par ce que ce jour-là Dieu avait dit deux fois que  » cela était bon  » : une pour le mari, une pour la femme …

Mazal tov, « bonne chance ». (Mazal = bonne fortune) Les Juifs, quant à eux, justifiaient ce choix en soulignant le fait que dans le récit de la Création, l’œuvre du troisième jour se voit qualifiée à deux reprises par l’expression ki tov, « c’était bien ».

En Alsace, le mardi demeura ainsi le jour faste, aussi bien pour les mariages que pour l’ouverture d’un nouveau magasin, jusqu’au début du 20ème siècle. Le site du Judaïsme d’Alsace et de Lorraine © A . S . I . J . A .

Une noce : Sœur Jeanne d’Arc : Les prophètes avaient annoncé :  » ton époux sera ton créateur « , Is 54, 5. L’alliance avait déjà commencé à réaliser ces noces de Dieu avec son peuple. Mais c’est avec Jésus dans le mystère de l’Incarnation que se réalisent pleinement les épousailles de Dieu avec l’homme. Et le Christ apporte le vin le meilleur pour la fête messianique définitive.

Is 54, 05 Ton époux, c’est ton Créateur,  » Seigneur de l’univers  » est son nom. Ton Rédempteur, c’est le Dieu Saint d’Israël, il se nomme  » Dieu de toute la terre « .

Cana : Sœur Jeanne d’Arc- Un village quelque part entre Nazareth, Capharnaüm et Tibériade. Plusieurs localisations possibles.

Marie-Nicole Boiteau :  » acquérir  » en hébreu phonétique.  » craignent  » Sagesse.

Sœur Jeanne d’Arc-  » Qu’est-ce de moi à toi ?  » :  » Qu’est-ce qui se passe entre moi et toi ? « 

Jésus a reconnu dans l’initiative de Marie le signe que sa mission doit commencer.

-femme : le mot a ici une note de sacralité et de respect. Jésus l’emploie peut-être par allusion à la Genèse : comme la femme a incité l’homme au péché, c’est la femme qui incite le nouvel Adam à commencer l’œuvre de salut. A partir de ce tournant décisif Jésus prend une distance vis-à-vis de sa mère charnelle, et elle deviendra la mère de l’humanité (19,27) et bientôt couronnée d’étoiles (Ap 12, 1). Jean 19, 27 Puis il dit au disciple :  » Voici ta mère.  » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Ap 12, 01 Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.

Il est intéressant de noter que Jésus se rend à Cana le troisième jour après la promesse faite à Nathanaël, (ce Juif à qui on ne la fait pas :  » de Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? « ). Jésus lui avait dit qu’il verrait de grandes choses. Quand on parle de troisième jour dans la Bible, comme par exemple lors de l’Alliance sinaïtique, ou mieux lors de la résurrection de Jésus, on évoque l’ouverture d’une ère nouvelle, le commencement des temps derniers et définitifs, le début de la manifestation de la gloire de Dieu. De même qu’au Sinaï, Dieu manifesta sa gloire en donnant la Loi le troisième jour, de même, à Cana, le troisième jour, Jésus manifeste sa gloire en donnant un vin meilleur, symbole de la Bonne Nouvelle.

J’observe que ce vin provient de l’eau qui servait à la purification des Juifs. L’eau devenue vin, c’est la purification qui n’est plus liée à l’observance de la Loi mosaïque mais à l’Evangile du Christ, à sa Parole dont le vin est l’image. Un message d’une telle nouveauté, que Jésus dira un jour :  » A vin nouveau, outres neuves « . Avec quelle profusion donne-t-il ce vin ! La grâce est surabondante. La joie et le bonheur en Dieu sont au-delà de toute mesure. Dieu comble absolument. Le premier vin servi par l’époux venant à manquer, – par eux-mêmes, les hommes sont incapables de parvenir au bonheur en plénitude -, c’est le véritable Epoux qu’est Jésus, qui offre le vin nouveau et qui l’offre avec surabondance comme don ultime. On ne peut lire l’évangile qu’à la lumière de ce troisième jour, celui de la Résurrection de Jésus, qui ouvre l’accès au Royaume où le Seigneur boira avec nous le vin nouveau de la joie éternelle.
Monseigneur Philippe Brizard, Protonotaire apostolique, Directeur général de l’Œuvre d’Orient, au mariage du prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme, et de Mademoiselle Philomena de Tornos en la Cathédrale de Senlis le 2 mai 2009.

Sœur Jeanne d’Arc, note sur le verset 6 : « deux ou trois mesures » : au total quelques 600 litres ! Quantité considérable, la fête messianique doit durer jusqu’à la fin des temps.

Bossuet (Oeuvres choisies, histoire des variations): …car on peut bien dire avec l’Eglise que le pain devient le Corps, au même sens que saint Jean a dit, que l’eau fut faite vin aux noces de Cana en Galilée, c’est-à-dire par changement de l’un en l’autre : on peut dire pareillement, que ce qui est pain en apparence, est en effet le Corps de Notre-Seigneur

Sœur Jeanne d’Arc a fait partie du comité de révision de la Bible de Jérusalem, elle est à l’origine d’une Concordance du Nouveau Testament et a donné une traduction des Évangiles.

Paul VI à soeur Jeanne d’Arc en 1975 : » Votre Concordance : c’est mon livre de chevet « .
La traduction des Evangiles est couronnée par l’Académie française.

Autres ouvrages remarquables et faciles d’accès :

« Un coeur qui écoute » (DDB),
« Chemins à travers la bible » (DDB).
Et aussi : « Les évangiles les quatre » (DDB).

Et pour mieux nous faire connaître Sœur Jeanne d’Arc, sa soeur Monique de Causans a publié : « Sœur Jeanne d’Arc, ma soeur », dont nous citons page 369 :  »

Les hommes de paix.

Heureux les pacifiants. Heureux ceux qui donnent la paix. Heureux les hommes d’où émane la paix.

Heureux qui comme Noé au sortir du déluge a su étendre la main pour que vienne s’y poser la colombe au rameau d’olivier.

Heureux qui comme Jésus au jour de son baptème a accueilli la colombe venant vers lui, sur un souffle de paix.

Heureux les foyers de paix et d’amour, ils recréent un peu de paradis perdu où l’humanité blessée retrouve le goût de la paix oubliée.

Heureux les hommes d’accueil et de pardon, de courage et de justice, de force et de douceur par qui la paix advient au monde. »

Les noces de Cana, Michele Damaskinos, Venise, Sagrestia della Chiesa della Salute

1457

Venez du fond des temps, paroles et musique originales : Robert .J. Stamps – Adaptation française A. Bandelier. Carnet de chants : « Il est vivant ! » page 202

Venez du fond des temps, du bout du monde,
Cœurs transpercés par la soif et la faim,
Ouvrez la porte de la joie profonde :

Dieu a mis son corps entre nos mains. (bis)

Ce soir de l’eau se change en vin de noce,
Sur la montagne on multiplie le pain,
La vigne en fleur nous donne un fruit précoce :

Dieu a mis son corps entre nos mains. (bis)

Parole accomplissant les Ecritures,
Mots d’un amour qui n’aura pas de fin,
Le verbe se fait chair et nourriture :

Dieu a mis son corps entre nos mains. (bis)

Marie nous donne Dieu comme une enfance,
La multitude est le fruit de son sein,
Voici l’Epouse et la nouvelle alliance :

Dieu a mis son corps entre nos mains. (bis)

Mais, diras-tu, à quoi bon le répandre dans les épines, sur la pierre ou sur le chemin ? S’il s’agissait d’une semence et d’une terre materielles, cela n’aurait pas de sens ; mais lorsqu’il s’agit des âmes et de la Parole, la chose est tout à fait digne d’éloges. On reprocherait avec raison à un cultivateur d’agir ainsi ; la pierre ne peut pas devenir de la terre, le chemin ne peut pas ne pas être un chemin et les épines ne pas être des épines. Mais dans le domaine spirituel il n’en va pas de même : la pierre peut devenir une terre fertile, le chemin ne plus être foulé par les passants et devenir un champ fécond, les épines peuvent être arrachées et permettre au grain de fructifier librement. Si cela n’était pas possible, le semeur n’aurait pas répandu son grain comme il l’a fait.
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Eglise Homélies sur saint Matthieu, n°44 ; PG 57, 467 (trad. Orval)

Source : pour la méditation du jour à EAQ « l’évangile au quotidien » et à la revue Magnificat.

 

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