EVANGILE SELON SAINT MARC, LA FORCE DE L'ESPERANCE, LIVRE DE BEN SIRAC LE SAGE, MEDITATIONS, PSAUME 36

La force de l’espérance

L’ESPERANCE AU COEUR  DE LA NUIT

 

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  « Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve ;    fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité » (Ben Sira le Sage (1, 1).

 Les textes de ce jour semblent faits pour les temps que l’Eglise vit en ce moment. Pour tous ceux qui sont de l’Eglise et dans l’Eglise c’est un temps d’épreuve si l’on a suivi les derniers évènements : le film Grâce à Dieu, la sortie du livre Sodoma de Frédéric Martel ainsi que la rencontre à Rome autour du pape François de tous les évêques présidents des Conférences épiscopales des églises du monde entier sur le sujet de la pédophilie. Mais pourquoi revenir sur un tel sujet qui à priori ne concernerait que les victimes, que les prêtres mis en cause et que les évêques ? Parce que ce sujet d’une manière ou d’une autre concerne toute l’Eglise, tous les baptisés ! Il concerne tout le peuple des baptisés parce qu’il peut y avoir un sentiment de colère, de profond désarroi et une envie d’aller voir ailleurs et de laisser les responsables se débrouiller entre eux ! Mais cela serait trop facile et trop simple, ce serait trop facile de vouloir rester dans membre de cette Eglise quand tout va bien et d’aller voir ailleurs, quand vient le temps de l’épreuve, quand vient le temps du doute quand le navire semble sombrer et que la tentation est grande de fuir pour ne pas affronter la tempête !

Mais on ne quitte pas sa famille comme cela : et l’Eglise, qu’on le veuille ou non est une famille ; il est certain qu’un jour où l’autre on y entré volontairement et par choix et les premiers pas ont été lumineux,  puis comme dans toute famille l’on s’aperçoit que tout n’est pas aussi simple ! Comme dans toute famille humaine, comme dans toute institution tous les membres ne sont pas parfaits loin de là : il y a ceux qui prennent le bon chemin et ceux qui prennent des chemins de traverse et se perdent ! Dans l’église-institution il y aura des saints, ceux qui essaient tant bien que mal de ne pas s’égarer et les autres Mais est-ce une raison de s’en aller et de ne plus aimer cette famille là dès lors qu’elle nous déçoit ? Ne serait-pas au contraire le moment de tout faire pour y ramener la paix et de soutenir les membres défaillants ? Si dimanche soir certains attendaient un miracle de cette rencontre des évêques à Rome, certes la déception a été grande : la miracle d’une solution (ou de solutions) immédiate n’a pas eu lieu ! Mais au moins une graine a été semée ; alors laissons lui le temps de germer et de grandir ; laissons faire le temps faire son œuvre comme fait le cultivateur dans son champ qui attend patiemment le temps de la moisson

 Comme il serait tentant aussi de faire comme les disciples de l’Evangile de ce jour (Mc 9, 30-37), comme il serait  tentant de faire comme les disciples qui discutent de leurs petites affaires quand Jésus leur annonce qu’il devra mourir dans quelques temps ! Les disciples ne comprennent et sans doute de veulent-ils pas comprendre car la réalité est trop dure à affronter ! Mais il en de même pour nous : face aux épreuves qui secouent l’Eglise on peut être tenté de détourner  le regard,  de discuter entre nous de nos petites affaires, de nos soucis du jour ! Et si l’annonce de la Passion est pénible il faut se rappeler cette question de Jésus aux disciples quand tous le quittent : « Vous aussi allez-vous m’abandonner ? » et la réponse de Pierre : « A qui irons-nous Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle ! ». C’est la question qui est posée et la réponse qui nous est demandée de faire ! Où irons-nous si nous désertons par simple dépit ?

   « Quiconque accueille en mon nom enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. ».

 Dans quelques jours, alors l’Eglise va entrer dans le temps du Carême, il y aura l’accueil de ceux qui seront baptisés durant la nuit pascale. L’appel décisif c’est non, seulement l’Evêque qui appelle les catéchumènes mais c’est aussi l’Eglise qui appelle et qui accueille, c’est tout le peuple des baptisés qui appelle et accueille ces catéchumènes. Les accueillir c’est aussi les accompagner jusqu’au baptême pendant ce temps de Carême mais aussi bien au-delà de ce jour quand viendront les jours où ce qui leur paraissait merveilleux se révèlera dans une réalité beaucoup moins idéale que le rêve !.

Accueillir aujourd’hui ce n’est pas simplement ceux qui vont entrer dans l’Eglise au jour de leur baptême c’est aussi accueillir ce qui se vit aujourd’hui dans l’Eglise ; c’est ne pas laisser les évêques et ou les prêtres seuls devant les problèmes ou les épreuves que traversent l’Eglise d’aujourd’hui (mais souvenons-nous aussi que des crises il y en a eu dans l’histoire de l’église si nous prenons le temps d’y regarder de plus près !) c’est aussi vouloir aussi se sentir concerné –  et se rappeler ce que disait récemment Mgr Pontier : « Il s’agit d’un péché collectif » et se sentir solidaire du silence de ceux qui n’ont rien dit ou rien fait par peur, par lâcheté aussi peut—être. Accueillir c’est aussi, chacun à sa place et chacun selon ses charisme, être solidaires des prêtres qui restés fidèles à leur engagement mais aussi des évêques qui auront des décisions à prendre.

 Pour s’en convaincre totalement il faut empoigner la Bible à bras-le corps et se rappeler l’histoire du peuple Hébreu : après la joie de la délivrance de l’esclavage l’épreuve du désert, après le retour de l’exil de Babylone les combats pour survivre et ainsi de suite. Et toujours après la chute, le relèvement, après la défaite la victoire ! Dans les Evangiles  donc : les récits de la Passion ne ne montrent-ils la victoire de la Vie sur toutes les forces du Mal ? Et l’histoire de l’Eglise est aussi traversée de crises, de périodes sombres et de périodes lumineuses …. Car après l’hiver il y a toujours un printemps !

 

« Sois sans crainte, petit troupeau : votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume ». (Lc 12, 32).

« Celui qui a mis sa confiance dans le Seigneur, a-t-il été déçu ? Celui qui a persévéré dans la crainte du Seigneur, a-t-il été abandonné ? Celui qui l’a invoqué, a-t-il été méprisé ?    Car le Seigneur est tendre et miséricordieux, il pardonne les péchés, et il sauve au moment de la détresse » (Si 2, 11).

Ne désertons pas les combats qui viennent et ne tombons pas dans la désespérance ! Ne nous laissons pas volez l’Espérance  ! Ne nous laissons volez la Joie de l’Evangile !

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