CHJRISTIANISME, EGLISE CATHOLIQUE, PELERINAGE, PROVENCE, SAINTES-MARIES-DE-LA-MER

Santuaire des Saintes-Marie-de-la-Mer

Sanctuaire des  Saintes-Maries-de-la-Mer

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Historique

LE PREMIER SANCTUAIRE

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Une église primitive de dimensions modestes est construite autour du puits avant le VI°. Conservée à l’intérieur de l’église forteresse, elle est démolie lors des fouilles ordonnées par le roi René en 1448.

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Dans son testament de 542, saint Césaire, évêque d’Arles, mentionne une église dédiée à Notre Dame du Radeau. De dimensions modestes – on parle d’environ 15 mètres – elle était fermée devant par une grille de fer  et sur les trois autres cotés par une muraille de pierre de taille. Elle occupait la partie centrale de la nef actuelle, touchant le chœur. On l’avait construite autour du puits que l’on peut toujours voir de nos jours car la tradition disait que les Saintes avaient élevé là un autel à la Sainte Vierge, le premier sur la terre des Gaules, et avaient vécu près de ce puits.

Au moment de l’édification du premier sanctuaire, le pays jouissait d’un temps de paix : on ne le fortifia donc pas. A partir du IX°, les incursions des sarrasins venus de la mer entrainent la construction d’une église forteresse qui englobe l’église primitive. Celle-ci gênait la circulation : pour aller de la nef au cœur, il fallait passer par des couloirs entre les murs des deux églises ! On la conserva cependant car on pensait qu’elle renfermait le corps des Saintes et parce que c’est là que les pèlerins les priaient et déposaient des couronnes. En 1448, le roi René ordonna les fouilles pour retrouver les corps des Saintes. On les retrouve ! Les reliques, placées dans les châsses sont élevées à la chapelle haute. Le premier sanctuaire est alors démoli.

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LES SAINTES

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Les Saintes

PARENTES DE LA VIERGE ET MÈRES DES APÔTRES

Qui sont les Saintes ? Comment sont-elles arrivées ici ?

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Nos Saintes, Marie-Salomé et Marie-Jacobé, nous sont connues par l’Evangile (Mt 27/56; Jn 19,25; Mc 15,40; 16,1, etc…).

Marie-Salomé est la mère de Jacques le Majeur, vénéré à Compostelle, et de Jean l’évangéliste.

Marie-Jacobée est la mère de plusieurs apôtres dont Jacques le Mineur et José.

Proches parentes de Jésus, elles le suivent jusqu’au pied de la Croix avec d’autres femmes dont Marie-Madeleine. Venues au tombeau le dimanche de Pâques avec des parfums pour embaumer le corps du Christ, elles sont les premiers témoins de la Résurrection.

Lors de la persécution des chrétiens dans les années 45, elles sont chassées de Palestine.

La tradition les dit poussées à la mer, sur une barque sans voile ni rame, promises à une mort certaine, avec Marie-Madeleine, Marthe, Lazare, Maximin, et d’autres disciples.

Elles parviennent en Camargue où commence l’évangélisation de la Gaule.

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Dans l’Évangile de Saint Matthieu : Mt 27/50 – 28/10

Or Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.
Et voilà que le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas ; la terre trembla, les rochers se fendirent,
les tombeaux s’ouvrirent et de nombreux corps de saints trépassés ressuscitèrent :
ils sortirent des tombeaux après sa résurrection, entrèrent dans la Ville sainte et se firent voir à bien des gens.
Quant au centurion et aux hommes qui avec lui gardaient Jésus, à la vue du séisme et de ce qui se passait, ils furent saisis d’une grande frayeur et dirent : « Vraiment celui-ci était fils de Dieu ! »
27/55-56 : Il y avait là de nombreuses femmes qui regardaient à distance, celles-là même qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée et le servaient,entre autres Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
Le soir venu, il vint un homme riche d’Arimathie, du nom de Joseph, qui s’était fait, lui aussi, disciple de Jésus.
Il alla trouver Pilate et réclama le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remît.
Joseph prit donc le corps, le roula dans un linceul propre.
et le mit dans le tombeau neuf qu’il s’était fait tailler dans le roc ; puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla.
27/61 : Or il y avait là Marie de Magdala et l’autre Marie, assises en face du sépulcre.

28/1 : Après le jour du sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent visiter le sépulcre.
Et voilà qu’il se fit un grand tremblement de terre : l’Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre, sur laquelle il s’assit

Il avait l’aspect de l’éclair, et sa robe était blanche comme neige.
A sa vue, les gardes tressaillirent d’effroi et devinrent comme morts.
28/5-10 : Mais l’ange prit la parole et dit aux femmes : « Ne craignez point, vous : je sais bien que vous cherchez Jésus, le Crucifié.
Il n’est pas ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir le lieu où il gisait,et vite allez dire à ses disciples : Il est ressuscité d’entre les morts, et voilà qu’il vous précède en Galilée; c’est là que vous le verrez. Voilà, je vous l’ai dit. »
Quittant vite le tombeau, tout émues et pleines de joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre :
 » Je vous salue « , dit-il. Et elles de s’approcher et d’étreindre ses pieds en se prosternant devant lui.
Alors Jésus leur dit : « Ne craignez point ; allez annoncer à mes frères qu’ils doivent partir pour la Galilée, et là ils me verront. »

 Dans l’Évangile de Saint Marc : Mc 15/37-16/6.

Jésus, jetant un grand cri, expira.
Et le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas.
Voyant qu’il avait ainsi expiré, le centurion, qui se tenait en face de lui, s’écria : « Vraiment cet homme était fils de Dieu ! »

15/40-41 : Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le petit et de Joset, et Salomé,qui le suivaient et le servaient lorsqu’il était en Galilée ; beaucoup d’autres encore qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
Déjà le soir était venu et comme c’était la Préparation, c’est-à-dire la veille du sabbat,

Joseph d’Arimathie, membre notable du Conseil, qui attendait lui aussi le Royaume de Dieu, s’en vint hardiment trouver Pilate et réclama le corps de Jésus.
Pilate s’étonna qu’il fût déjà mort et, ayant fait appeler le centurion, il lui demanda s’il était mort depuis longtemps.
Informé par le centurion, il octroya le corps à Joseph.
Celui-ci, ayant acheté un linceul, descendit Jésus, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans une tombe qui avait été taillée dans le roc ; puis il roula une pierre à l’entrée du tombeau.
15/47 : Or, Marie de Magdala et Marie, mère de Joset, regardaient où on l’avait mis.


16/1-6 : Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller oindre le corps.

Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil s’étant levé.
Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre hors de la porte du tombeau ? »

Et ayant levé les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée de côté : or elle était fort grande.
Étant entrées dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d’une robe blanche, et elles furent saisies de stupeur.
Mais il leur dit :  » Ne vous effrayez pas. C’est Jésus le Nazarénien que vous cherchez, le Crucifié : il est ressuscité, il n’est pas ici. Voici le lieu où on l’avait mis

 Dans l’Évangile de Saint Jean : Jn 19/25-27.

Jn 19/25 : Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.
Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple :  » Voici ta mère.  » Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui.

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Le message des Saintes

PRÉSENTATION DU PÈRE JEAN-RÉMY FALCIOLA

Novembre 2016

Au moment où je viens de faire mes premiers pas en Terre de Camargue et plus précisément à la Paroisse Sanctuaire des Saintes Maries de la Mer je souhaitais à vous Saintois, pèlerins ou personnes de passage vous adresser ces quelques mots ayant été nommé prêtre desservant en étroite collaboration avec P. Michel DESPLANCHES, Vicaire Général du Diocèse d’Aix et Arles et qui en sera l’Administrateur.

Mon nom P. FALCIOLA est très chantant…marquant mes origines familiales de la région des lacs du nord de l’Italie mais aussi ardéchois du sud, mon prénom Jean-Rémy a un petit accent provençal ayant vécu quelques années dans la région de Nîmes, Avignon et Carpentras.

Mes passions ont d’abord été liées au théâtre puis sans transition au monde financier de la banque mais sans éteindre en moi ma passion pour le Christ et l’Evangile dès ma petite enfance pour la concrétiser en devenant prêtre diocésain. Mon ministère dans le Diocèse de Lyon d’où je suis natif a été très varié et m’a toujours apporté de grandes joies, en paroisse, dans des services diocésains, dans des Mouvements de Jeunes le MEJ, les Scouts puis comme Recteur du Sanctuaire de ND de Fourvère et Curé de la Cathédrale St Jean.

Mais assez parlé de moi… sinon vous saurez tout de moi alors que je souhaite d’abord vous connaître, vous découvrir pour me révéler progressivement le « Mystère spirituel » de ce haut lieu de la foi qu’est l’Eglise des Saintes.

C’est le bout du monde m’avait-on dit…pourtant en peu de jours, ayant vécu déjà des moments de grande profondeur spirituelle j’ai pris conscience que se trouvaient là à mes pieds la vague déferlante qui avait ancré le commencement de l’évangélisation de notre pays à ses origines chrétiennes.

Quelle joie de penser et de croire que le « bout du monde » est à l’origine de la merveilleuse Annonce de la Bonne Nouvelle : « Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité… »

Ici nous touchons du doigt grâce aux Saintes Femmes Marie Jacobé, Marie Salomé et Sainte Sara notre proximité au Christ dans l’ordinaire de notre vie.

Combien sont bénies ces rives de la mer qui ont accueilli le message des premiers témoins de la Foi. En débarquant en Terre de Camargue « les Saintes Maries » ont permis que le noble fleuve Rhône unisse ses deux bras pour faire remonter à contre courant jusqu’à Lyon (Lugdunum) et au-delà le souffle puissant de l’Evangile qui nous a offert le plus des cadeaux : la Miséricorde de Dieu.

Chers(es) Amis(es) ne cessons pas d’en rendre grâce chaque jour….   

Père Jean-Rémy 

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Sara

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Sainte Sara, humble servante ?
Patronne des gens du voyage, sainte Sara reste une énigme. L’histoire a conservé plusieurs traditions qui évoquent cette figure non attestée par l’Evangile. On raconte ce qu’elle a vécu de façon symbolique, comme bien des récits bibliques.

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Qui donc est sainte Sara ? La question revient sans cesse, très naturellement. D’autant plus que jusqu’à nos jours personne ne peut donner de réponse historique et scientifique définitive. Nos anciens prêtres, Père Morel et Causse, pour ne citer qu’eux, ont régulièrement répondu à cette question, se référant au mot de Mgr de Provenchères, ancien Archevêque d’Aix et Arles, qui disait : « Le culte de Sara est immémorial, c’est pourquoi je le maintiens sous sa forme traditionnelle ». Nous reproduisons ici un article du Père Causse paru dans LA ROULOTTE, journal de l’aumônerie des Gitans, en avril 1999 : « Quant à SARA, la légende chrétienne nous la présente comme l’humble servante, la familière, qui pleure sur la grève le départ de ses maîtresses Jacobé et Salomé, que la fureur des Juifs a jetées avec d’autres dans cette « barque sans rame ni voile ». Révoltée, Sara veut partager le sort des condamnées, quel qu’il soit. Alors, Salomé lui jette son manteau sur lequel elle marche à travers les flots et vient prendre place auprès de ses amies.
Tout autre est le récit de la tradition camarguaise. Pas plus qu’elle n’est servante, Sara n’est du voyage.

Une prêtresse ?
Comme la tige de lotus sacré, Sara, issue de race noble, monte des profondeurs mystérieuses s’épanouir au soleil. Reine autochtone de sa tribu, elle campe dans les forêts de pins parasols qui ombragent le territoire. Sylves et marécages, boeufs et chevaux sauvages font de ce pays une source d’abondance incomparable. Longtemps avant le Christ, cette population nomade avait en Camargue son port d’attache, sa vie, son temple. Sara ne serait-elle pas une de ses prêtresses? A l’arrivée des Saintes, Sara les accueillit, se convertit à leur prédication et reçut le baptême ainsi que sa tribu. Selon d’autres versions, il s’agirait de Sara l’Egyptienne, abbesse d’un grand couvent de Libye et fêtée par l’Eglise le 13 juillet. Ou bien encore, d’une Sara qui figurait dans un groupe de martyrs persans avec deux Maries et une Marthe et dont les reliques seraient parvenues jusqu’en Gaule. Enfin, la lettre apocryphe des Apôtres remontant incontestablement au II° siècle, nous présente une Sara découvrant, avec Marthe et Marie le tombeau vide et partant annoncer aux apôtres la Résurrection du Christ.

Honorée le 24 mai
La première version de Sara se trouve dans un texte de Vincent Philippon, baïle (ou préposé) du viguier du comté de Provence, rédigé vers 1521: « La légende des Saintes Maries » et dont le manuscrit est à la bibliothèque d’Arles. On l’y voit quêtant à travers la Camargue pour subvenir aux besoins de la petite communauté chrétienne. En vérité, nul ne sait qui est Sainte Sara, ni comment son culte s’instaura aux Saintes Maries de la Mer. Ce qui est certain, c’est que la dévotion à Sara commença dans cette église bien avant que les Gitans la fassent leur. Toutes les versions concordent en tout cas à montrer que Sara aimait nos Saintes, qu’elle a cru en leur parole, en leur témoignage sur la Résurrection du Christ. Nous ne pouvons mieux faire que de lui ressembler, et d’aimer nous aussi Marie-Salomé et Marie-Jacobé comme elle les a aimées. Sainte Sara est à jamais associée dans notre prière aux Saintes Femmes de l’Évangile. Nous l’acclamerons donc avec ferveur lors du pèlerinage du 24 Mai qui lui est particulièrement consacré : « Vive Sainte Sara ! »

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http://www.sanctuaire-des-saintesmaries.fr/le-sanctuaire-au-quotidien.html

 

 

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