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Les plus belles années d’une vie de Claude Lelouch

Les plus belles années d’une vie

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Date de sortie 22 mai 2019 (1h 30min)

De Claude Lelouch

Avec Jean-Louis Trintignant, Anouk Aimée, Marianne Denicourt plus

Genres Comédie dramatique, Romance

Nationalité Français

 

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SYNOPSIS ET DÉTAILS

Le film présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2019

Ils se sont connus voilà bien longtemps. Un homme et une femme, dont l’histoire d’amour fulgurante, inattendue, saisie dans une parenthèse devenue mythique, aura révolutionné notre façon de voir l’amour.
Aujourd’hui, l’ancien pilote de course se perd un peu sur les chemins de sa mémoire. Pour l’aider, son fils va retrouver celle que son père n’a pas su garder mais qu’il évoque sans cesse. Anne va revoir Jean-Louis et reprendre leur histoire où ils l’avaient laissée

 

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Cannes 2019: Les Plus Belles Années d’une vie, un hymne à l’amour

Critique 

Cinquante ans après Un homme et une femme, Palme d’or 1966 et deux Oscars, le cinéaste reprend les mêmes acteurs pour tourner un film sur leurs retrouvailles.

Loin d’être une œuvre funèbre, cet hymne à la vie et à l’amour, émouvant et gai, est irradié par la malice de Jean-Louis Trintignant et la beauté lumineuse d’Anouk Aimée.

 

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C’était un pari fou, une gageure unique dans l’histoire du cinéma. Reprendre et prolonger Un homme et une femme, cinquante ans après, avec les mêmes acteurs. Pour ce film mythique, qui remporta la Palme d’or en 1966 et deux Oscars, le jeune cinéaste de 28 ans avait tout misé. Un demi-siècle plus tard, encore abasourdi par l’ovation à Cannes, puis emporté par le triomphe mondial de cette belle histoire d’amour qui le lança dans la carrière, il ose rejouer aux dés ce qui assura sa gloire.

En 1986, il avait déjà essayé avec Un homme et une femme, vingt ans déjà, mais le résultat était décevant. En 2019, il dispose de ses quatre acteurs de l’époque : Anouk Aimée, Jean-Louis Trintignant, et les deux enfants de 1966, Souad Amidou et Antoine Sire. Les voilà de nouveau réunis.

Ainsi roule Claude Lelouch, à l’image de son court-métrage C’était un rendez-vous, sa folle traversée de Paris, à six heures du matin, en 1976, au volant d’un bolide, grillant dix-huit feux rouges – « Le film dont je suis le plus fier et celui dont j’ai le plus honte », avoue-t-il –, qu’il insère dans Les Plus Belles Années d’une vie. Il fonce, pied au plancher. Advienne que pourra. Et il s’en sort toujours.

Jean-Louis et Anne

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Ancien coureur automobile, Jean-Louis Duroc végète, affaibli, perdant la boule, dans une maison de retraite cossue, le Domaine de l’orgueil. Son seul souvenir durable et constant demeure celui d’une femme qu’il a aimée, quittée, sans l’avoir revue. Il pense qu’elle était la femme de sa vie et le répète souvent à son fils, Antoine, qui se met en quête de cette Anne rêvée.

Ancienne scripte, elle tient une boutique d’antiquités en Normandie. Touchée, poussée par sa fille et sa petite-fille, elle accepte d’aller voir ce vieil homme, toujours présent dans son cœur. Depuis leur rencontre dans le pensionnat où ils rendaient visite à leurs enfants, un dimanche d’escapade sur la plage, et une nuit inoubliable à Deauville.

Jean-Louis la prend pour une nouvelle pensionnaire. Il est troublé de retrouver chez cette inconnue le même geste que celui de cette femme, Anne, sa façon de relever ses cheveux, son sourire, son regard qu’il n’a pas oublié. Il se souvient, par instants, de son numéro de téléphone, Montmartre 1540, par lequel lui était parvenu, au soir de l’arrivée du rallye de Monte-Carlo, le fameux télégramme : « Je vous aime. »

Le miracle de Cannes

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Autant le dire sans barguigner. Claude Lelouch a réussi son pari. Loin d’un remake crépusculaire, sombre, lugubre, sur la vieillesse et la maladie, il offre une œuvre lumineuse, un hymne à la vie, émouvant et gai, plein de fantaisie et d’émotion, irradié par la malice, l’humour distancié de Jean-Louis Trintignant et la beauté lumineuse d’Anouk Aimée. Leur interprétation, par touches, fait oublier la faiblesse des dialogues, la légèreté artificielle de certaines situations.

Le premier gros plan sur Jean-Louis Trintignant a valeur d’épreuve et de manifeste. Claude Lelouch le fixe très, très longuement. Et sur ce visage d’homme vieux et diminué passe une gamme de sensations et de sentiments qu’interprète l’acteur, a minima, sans effet, qui ouvre le bal d’une composition stupéfiante.

L’acteur utilise les trous de mémoire de son personnage comme un chat s’amuse avec une balle. Face à lui, Anouk Aimée resplendit d’attentions, de délicatesse, de tendres prévenances qui conduisent au pardon. Elle reforme le couple qui les hante l’un et l’autre. Une douce complicité les réunit. Ensemble, à jamais.

Claude Lelouch, roi du recyclage et de l’auto-citation, intègre, par moments, des scènes d’Un homme et une femme. Effet garanti. La magie de ce film opère toujours. Son noir et blanc, la voix et la jeunesse des deux acteurs, leur sensualité, l’élan irrésistible de leur étreinte sur le quai de Saint-Lazare quand tout paraissait perdu entre eux.

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. Le « miracle » de Cannes, de nouveau, cinquante ans après…

« Son cinéma est de plus en plus serein »

Jean-Ollé Laprune

Historien du cinéma, coauteur du livre Claude Lelouch, mode d’emploi

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« Dans le grand œuvre de Claude Lelouch, ses 49 films, bientôt 50 à la fin de l’année, ce retour à Un homme et une femme vient compléter un dispositif très cohérent. Ses films se prolongent et se répondent, avec des personnages et des situations que l’on retrouve. Comme l’apologie de la brève rencontre, le constat du bonheur qui ne dure pas, les ruptures. Mais aussi l’éloge de la durée dans le temps qui irrigue Les Plus Belles Années d’une vie. Son cinéma est de plus en plus serein. »

 

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https://www.la-croix.com/Culture/Cinema/Cannes-2019-Belles-Annees-dune-vie-sont-tant-aimes-2019-05-21-1201023413

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