Femmes mystiques au XXè siècle : un ouvrage de François Marxer

Au péril de la nuit : femmes mystiques du XXè siècle

François Marxer,

Paris, les Éditions du Cerf, mai 2017

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Présentation de l’éditeur

Ce sont des femmes qui inaugurent notre modernité spirituelle en ces temps où s’est évanouie la certitude des fondements. Ce sont elles qui nous disent la Nuit. Thérèse de l’Enfant-Jésus y abandonne tous ses repères pour ne garder qu’une assurance, celle de mourir d’amour, autrement dit d’être avec Jésus à jamais. Courage d’une expérience qui vibre bientôt du don de poésie qu’a reçu Marie Noël. Suivent des philosophes, Simone Weil et Edith Stein, une visionnaire, Adrienne von Speyr, faisant écho à la rumeur des camps dont une Etty Hillesum vit l’inconsolable détresse. Plus près de nous, l’infatigable Mère Teresa de Calcutta, harassée de charité, taraudée du silence de son Dieu, et, dans le vertige destructeur de la maladie, la dominicaine Marie de la Trinité. C’est l’histoire secrète du siècle où d’aucuns auront cru voir l’éclipse du divin que retrace ici, en mettant ses pas dans ceux de ces témoins inspirés, François Marxer. Un bréviaire de spiritualité au féminin. Prêtre du diocèse de Nancy et de Toul, François Marxer est professeur d’histoire de la spiritualité et de théologie spirituelle au Centre Sèvres – Facultés jésuites de Paris. Il a participé à la nouvelle édition de l’Histoire littéraire du sentiment religieux de l’abbé Bremond et a contribué à l’élaboration du Dictionnaire des femmes mystiques.

Biographie de l’auteur

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Prêtre du diocèse de Nancy et de Toul, François Marxer est professeur d’histoire de la spiritualité et de théologie spirituelle au Centre Sèvres ― Facultés jésuites de Paris. Il a participé à la nouvelle édition de l’Histoire littéraire du sentiment religieux de l’abbé Bremond et a contribué à l’élaboration du Dictionnaire des femmes mystiques.

 

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8 femmes mystiques confrontées au doute

Alors que cette année les évêques de France ouvrent la procédure de béatification de la poétesse Marie Noël, le père François Marxer, expert de l’histoire de la spiritualité, signe un ouvrage majeur retraçant les expériences personnelles des plus grandes femmes mystiques du XXe siècle.

Dans ce bréviaire de spiritualité féminine le prêtre et historien François Marxer dresse le portrait de huit femmes mystiques confrontées au péril de la nuit, qui dans leurs expériences diverses ont toutes été amenées à « rencontrer Dieu ». À côté des quatre religieuses : la philosophe Édith Stein, l’infatigable Mère Teresa, la dominicaine Marie de la Trinité, et la championne de l’amour Thérèse de Lisieux [ndlr : figure de la fin du XIXe siècle], figurent quatre laïques, toutes aussi singulières par leurs destins très spéciaux : Simone Weil, restée au seuil du baptême, Etty Hillesum et Adrienne von Speyr, confrontées aux camps nazis, et la poète Marie Noël. Dans une époque qui refuse toute forme d’obscurité par peur du silence, ces femmes délivrent des puissantes leçons spirituelles pour découvrir ce « Dieu caché » que seule la nuit obscure peut révéler.

Les femmes entretiennent une relation particulière avec Dieu, car elles partagent avec Lui la puissance d’engendrer les vivants. Malgré les spécificités des parcours spirituels de chacune de ces femmes, l’auteur souligne le lien fort qui les unit : toutes ont connu le « danger de la nuit » et ont expérimenté dans leur chair, et dans leur foi, la souffrance qui conduit vers Dieu. « Ce qui caractérise la mystique chrétienne, à la différence d’autres traditions spirituelles, c’est qu’elle est une mystique du désir, impliquant la chair, car le Christ s’est incarné », précise le père François Marxer, qui est aussi professeur de théologie spirituelle au Centre Sèvres à Paris.

Ténèbres de l’incroyance et nuit de la foi

Le fait de célébrer « la nuit » dans l’époque actuelle implique une part de défi. Les ténèbres évoquent les troubles liés au péché, cet aveuglement volontaire dont l’âme est responsable et s’en trouve tourmentée dans la nuit obscure des grandes mystiques. La « divine Ténèbre » en revanche est l’obscurité salutaire, le sceau du dépouillement permettant à Simone Weil de descendre en elle-même et de faire coïncider la joie et le malheur à travers une exploration bienfaisante de son âme. Il y a donc, certes, la nuit heureuse de la visite, chantée par la fiancée dans le Cantique des Cantiques : « J’étais endormi mais mon cœur veillait » (Ct 5,2). Mais il y a aussi la nuit désolée qui survient quand le bien-aimé disparaît, entraînant ainsi l’âme dans un désert spirituel profond : on connaît le combat que mène Mère Teresa contre cette « absence de Dieu » et qui crie : « Mon cœur est tellement vide… la perte et le vide de la foi, de l’amour, de la confiance ». Et c’est par le Christ qu’elle accepte cette nuit de souffrance longue de 50 ans : « La situation physique de mes pauvres abandonnés dans les rues, indésirables, mal aimés, délaissés est l’image exacte de ma propre vie spirituelle, de mon amour pour Jésus, et cependant cette terrible douleur ne m’a jamais fait désirer qu’il en soit autrement ».

À l’école des femmes mystiques

L’auteur invite le lecteur à comprendre la connaissance de Dieu à travers le cheminement personnel de ces mystiques et non pas comme une théologie conceptuelle et désincarnée. Toutes les femmes mentionnées ici ont été saisies par les griffes de cette nuit infernale. Mais il y a aussi, mystérieusement mélangée dans cette obscurité, la nuit théophanique, qui ouvre sur l’expérience de la Présence donnée pour consoler la détresse et pour répondre à l’immense désir de l’Absolu.

Tout en rapprochant des destins hors du commun, le père Marxer n’insiste pas sur l’aspect exceptionnel et spectaculaire que peut revêtir une expérience mystique. Les récits intimes de ces femmes révèlent en effet une grande spiritualité du quotidien, ainsi que l’humilité de leur cœur et de leur intelligence. Une Thérèse de Lisieux ou une Marie Noël sont des exemples de la plus grande simplicité, de la vie quotidienne la plus commune, combinée à l’audace spirituelle et à la confiance dans le Créateur.

Plus qu’une initiation à la spiritualité féminine chrétienne, cet ouvrage rappelle à tout chrétien de vivre sa foi non pas en héraut présomptueux d’une vérité absolue mais plutôt en témoin du mystère de la vie et de la grâce sans se décourager du clair-obscur de la vie humaine.

CHRISTUS N°257Janvier 2018

 

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Il faut d’abord nommer ces huit visages dont les photographies quadrillent la couverture du volume. Tous ne sont pas catholiques, ni connus du grand public chrétien : Edith Stein, Marie de la Trinité, Adrienne von Speyr, Simone Weil, Teresa de Calcutta, Marie Noël, Etty Hillesum et Thérèse de Lisieux. De brèves notices biographiques, en fin de volume, fournissent l’information indispensable au lecteur qui ne serait pas familier de ces femmes, ni de leurs écrits.

Car ce que scrute ici le spécialiste de la mystique moderne, responsable avec Audrey Fella du dictionnaire Les femmes mystiques(Robert Laffont, « Bouquins », 2013), ce n’est pas tant la « spiritualité » propre à chacune d’elles, ni le détail de leur itinéraire, que l’expérience, commune à toutes, mais différemment vécue, de ce que la tradition appelle « la nuit ».

Depuis la rencontre inaugurale de Moïse avec Dieu au sommet du Sinaï, en effet, il semble que l’expérience de Dieu soit indissociable d’une forme de ténèbre. Ténèbre transitoire ou indépassable ? « Nuit obscure » ou « ténèbre lumineuse » ? Obscurité par défaut ou par excès de lumière ? Multiples sont, dans la tradition chrétienne, pour ne parler que d’elle, les variantes de ces passages par le non-voir, le non-savoir, le non-sentir, le non-vouloir auxquels doit consentir l’âme enamourée ou en quête de l’objet de son désir.

Chacune des femmes ici passées en revue a eu sa manière à elle d’affronter cette expérience de frustration radicale, préalable à la rencontre de Dieu ou coextensive à elle. L’auteur excelle à suggérer ce que l’épreuve peut devoir à la conjoncture historique, au milieu de naissance, aux accidents de la vie, aux pressions d’un entourage, aux particularités d’un tempérament, sans prétendre pour autant résoudre l’énigme que présente chaque destinée ni classifier chaque forme de nuit au sein d’une symptomatologie générale.

Dieu est d’abord quelqu’un que l’on subit, que l’on « souffre », au double sens du verbe latin pati, qui a donné aussi bien « passion » que « passivité ». Il vient à l’homme tel qu’il est. Si celui-ci l’accepte, il le reçoit et le perçoit à travers le prisme de sa personnalité, à nulle autre seconde. Une vocation contrariée, dans le cas de Marie de la Trinité ; d’extraordinaires dons de « voyance théologique », chez Adrienne, dont Hans Urs von Balthasar s’est fait le scribe fasciné ; la conjoncture créée par la Shoah, pour Simone Weil, Edith Stein et Etty Hillesum : autant de circonstances qui vont qualifier différemment l’épreuve de Dieu et celle de la nuit.

L’auteur ne craint pas de convoquer les ressources de sa vaste culture historique, littéraire et musicale autant que théologique et philosophique pour faire valoir ce que chaque expérience a de particulier en même temps que de commun avec les autres, au risque de submerger parfois le lecteur sous le chatoiement des rapprochements, des allusions et des références.

Il est trop subtil et sensible à la diversité des expériences pour proposer une théorie ou une théologie de la nuit. Car ce que l’épreuve de la nuit met à mal précisément, ce sont toutes les tentatives de dogmatisation ou de qualification métaphysique de l’expérience dans sa radicalité. Il souligne bien cependant, comme l’avait fait Maurice Bellet à propos de Thérèse de Lisieux, la différence entre la nuit des « anciens », celle dont parle Jean de la Croix par exemple, et la nuit qu’évoquent les « modernes », Thérèse de Lisieux ou Marie de la Trinité par exemple. La nuit, chez celles-ci, n’obscurcit pas seulement le chemin, mais c’est « Dieu » lui-même qui s’abîme dans la ténèbre, qui semble s’absenter définitivement. Qu’y a-t-il, au fond du fond, « Dieu » ou « le néant », comme a pu être tentée de le croire Thérèse de Lisieux ? La nuit semble être devenue athée. La Shoah est passée par là.

On peut dès lors, à la suite de Maurice Blanchot, appeler « autre nuit » celle qu’expérimente l’homme moderne : pas seulement la nuit à laquelle exposent le consumérisme ou le burn-out, mais la nuit du « désastre », comme dit Blanchot, nuit désertée par les astres, nuit du désenchantement radical, nuit définitivement privée d’étoiles, de sens. Nuit absolument opaque, impensable, irrécupérable.

À cette « autre nuit », qui ne débouche sur rien, la « coda » sur laquelle s’achève le livre oppose la nuit du mystère. S’il n’est plus possible de parler de Dieu comme de l’Infini ou de l’Absolu encore pensables par les philosophes, si Dieu échappe définitivement à la métaphysique, il ne peut plus dès lors être reconnu que comme Dieu caché, Dieu « furtif » (selon Jean-Louis Chrétien). Corrélativement, face à la violence et à la douleur subies par autrui, « l’active passivité » de l’agapè fait sortir de soi et des stériles ressassements. La conscience de n’être rien, à peine un grain de sable, n’empêche pas une Etty Hillesum, une Thérèse de Lisieux, une Teresa ou une Marie Noël d’entrer dans le grand mouvement de compassion dans lequel s’inscrit l’Incarnation. C’est le faire qui compte, plus que le goûter – un faire paradoxal, dépouillé de toute recherche de mérite ou d’efficacité, un « désœuvrement ».

On aura compris qu’au-delà des subtiles distinctions des docteurs de la vie mystique, c’est la question de Dieu et celle de la foi – la foi comme nuit – qui se trouve posée à nouveaux frais.

 «Nous nous éloignons infiniment de ce que nous désirons.» Ce mot de Thérèse d’Avila, François Mauriac l’appliquait volontiers à la politique, et qui s’intéresse à cette dernière sait à quel point il est souvent – dramatiquement – juste… Mais ce mot a été écrit par une mystique à propos de la mystique. François Marxer ne le cite pas dans son livre sur les femmes mystiques au xxe siècle, mais il définirait sans doute adéquatement une part de leur expérience, qui ne consiste pas à combler désespérément l’écart et la tension qui croissent entre l’idéal et le réel de la foi, mais à les vivre et à les assumer jusqu’au bout, «au péril de la nuit» intérieure qu’ils entraînent inexorablement. Ces femmes (Thérèse de Lisieux, Marie Noël, Simone Weil, Edith Stein, Etty Hillesum, Mère Teresa, Adrienne von Speyr, Marie de la Trinité) sont inégalement connues dans le monde chrétien et le monde tout court. Pour éclairer leurs expériences de nuit spirituelle, F. Marxer consacre à chacune un long chapitre. Ce sont moins des études sur elles que des entrées personnelles, empathiques, dans ­l’expérience spirituelle de ces femmes, conservée dans des écrits divers, sous l’égide de leur rapport à la nuit, à toutes les nuits – paisibles ou tragiques, de repos ou de désespoir, les claires et les opaques, les brèves et celles qui ne finissent pas, les traversées d’éclairs ou les définitivement sombres, les nuits d’obscurité lumineuse et celles de la mort. On peut discuter le choix de l’auteur de ­s’impliquer lui-même, y compris dans la forme très «sensible» et recherchée de son écriture, mais incontestablement il réussit, mieux que bien des lectures historiques et critiques des phénomènes mystiques, à faire sentir au profane ce que signifie chacun de ces parcours spirituels, marqués dans la chair, et les tourments de l’esprit, différents en chacune – aussi parce que leurs biographies sont extraordinairement différentes. Beaucoup de lecteurs les découvriront sans doute, avec leur vie tourmentée et parfois tragique, de même que leurs écrits étonnants. Même quand ce sont des religieuses, ce qu’elles vivent est tout sauf banal. Par un paradoxe considérable, la plus lumineuse ou la plus solaire est probablement Etty Hillesum, sa liberté et sa joie communicative pour dire la bonté de la vie alors même qu’elle a l’intuition du génocide en cours et de sa propre destruction proche (à Auschwitz). Étonnantes encore et toujours : Simone Weil, elle aussi juive, quand elle est lue à travers le prisme de la mystique qui la rend proche du christianisme et du Christ lui-même sans en être, ou Edith Stein, philosophe de haut vol, disciple de Husserl convertie et devenue religieuse avant d’être assassinée à Auschwitz. Quant aux chrétiennes, on est si habitué à la célébration de la «présence» dans ­l’expérience spirituelle qu’on s’étonne de la force d’expression, poétique ou littéraire, que produit l’«absence», le passage par une nuit parfois sans fond et sans fin, quand les ténèbres de la foi deviennent sentiment de dislocation, de dévastation intérieures, et que la Croix devient lueur d’une sortie possible des ténèbres ou sentiment d’échec définitif. Même si on aimerait l’interroger ici ou là, F. Marxer domine son sujet. Il a surtout un mérite essentiel : sortir la mystique ou le « mysticisme » (comme on dit souvent) des images pieuses, désincarnées, vaporeuses qui l’accompagnent aujourd’hui – pour la restituer comme ce qu’elle est : une expérience exceptionnelle des limites, en lien avec cette altérité absolue qu’on nomme « Dieu ».

 

https://esprit.presse.fr/actualite-des-livres/jean-louis-schlegel/au-peril-de-la-nuit-femmes-mystiques-du-xxe-siecle-de-francois-marxer-41790

 

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BREVES BIOGRAPHIES DES HUIT FEMMES CITEES PAR L’AUTEUR DANS CET OUVRAGE

EDITH STEIN

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Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Breslau , le 12/10/1891
Mort(e) à : Auschwitz , le 9/08/1942

Edith Stein, en religion sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix, née le 12 octobre 1891 à Breslau, dans l’Empire allemand, déportée le 2 août 1942, internée au camp d’Auschwitz, dans le territoire polonais occupé par l’Allemagne nazie où elle fut mise à mort le 9 août 1942, est une philosophe et théologienne allemande d’origine juive devenue religieuse carmélite.
Elle a été canonisée par le pape Jean-Paul II le 11 octobre 1998. Elle est depuis la sainte patronne de l’Europe, des Juifs convertis et des JMJ.

Née dans une famille juive, elle passe par une phase d’athéisme. Étudiante en philosophie, elle est la première femme à présenter une thèse dans cette discipline en Allemagne, puis continue sa carrière en tant que collaboratrice du philosophe allemand Edmund Husserl, le fondateur de la phénoménologie.
Une longue évolution intellectuelle et spirituelle la conduit au catholicisme auquel elle se convertit en 1922 et reçoit le baptême. Elle enseigne alors et donne des conférences en Allemagne, développant une théologie de la femme, ainsi qu’une analyse de la philosophie de Thomas d’Aquin et de la phénoménologie.
Interdite d’enseignement par le régime national-socialiste, elle décide d’entrer au Carmel, où elle devient religieuse sous le nom de Sœur « Thérèse-Bénédicte de la Croix ». Arrêtée par la SS, elle est déportée et meurt « pour son peuple » à Auschwitz.

Source : divers + Wikipédia

 

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Marie de la Trinité

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Marie de la Trinité (Lyon 3 juillet 1903– 21 novembre 1980) est une religieuse dominicaine française dont la spiritualité a influencé Hans Urs von Balthasar.

Paule de Mulatier, de son nom d’état civil, naît à Lyon en 1903 dans une famille d’industriels. Elle discerne tôt sa vocation religieuse et a le désir d’entrer au carmel, mais en 1930, elle entre, sur le conseil de son directeur spirituel, le père Jean-Marie Périer, op, chez les Dominicaines missionnaires des campagnes, sous le nom de « Marie de la Trinité », petite congrégation naissante d’une dizaine de religieuses. Elle y fait sa profession en 1932, devient maîtresse des novices en 1933 et la congrégation prend alors une ampleur rapide. Avec l’aide du père Antonin Motte, op, elle se consacre plus à l’oraison dans les années 1940, lorsque la congrégation s’est affermie. Elle écrit trente-cinq carnets spirituels entre 1942 et 1946 et bénéficie de plusieurs grâces mystiques. Cependant elle éprouve une dépression après 1944 qui lui vaudra plusieurs traitements, dont quatre ans de psychanalyse sous la direction de Jacques Lacan.

Après cette crise, elle entreprend en 1956 une formation de psychothérapeute avec l’appui de Mgr Feltin et de Lacan, et travaille à l’hôpital Vaugirard (Paris) dans les services de médecine psychosomatique, tout en participant aux axes forts de la vie de sa communauté. Elle rejoint ensuite sa communauté à Flavigny, soignant la fondatrice jusqu’à la fin, en menant de plus en plus une vie de solitude et de méditation, ayant choisi de rester seule dans son ermitage de Flavigny, lorsque la communauté déménage en région parisienne en 1970.

Ses écrits sont publiés après sa mort, grâce à une collaboratrice fidèle de la congrégation.

Sœur Marie de la Trinité, issue d’une famille cultivée, connaissait l’anglais, l’allemand et l’italien, et bien sûr le latin. Elle apprit le grec du Nouveau Testament et l’hébreu biblique. Elle apprit également le droit canonique et le chant grégorien. Elle publia un guide de lecture biblique paru à 56 000 exemplaires.

 

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Adrienne von Speyr

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Nationalité : Suisse
Né(e) à : La Chaux-de-Fonds , le 20/09/1902
Mort(e) à : Bâle , le 17/09/1967
Biographie :

Adrienne von Speyr, née le 20 septembre 1902 à La Chaux-de-Fonds et morte le 17 septembre 1967 à Bâle, est un médecin suisse, auteur de plus d’une soixantaine de livres sur la spiritualité et la théologie.
Seconde fille d’une famille protestante de quatre enfants, Adrienne von Speyr était très pieuse, du fait de sa proximité avec sa mère et sa grand-mère. Elle se marie en 1927 avec Emile Dürr, un historien veuf, père de deux jeunes enfants. Il meurt en 1934. Entre-temps elle est devenue la première femme suisse à devenir médecin, l’aboutissement d’études entamées avant son mariage. En 1936, elle se remarie avec Werner Kaegi. Aucun enfant ne naît de ces deux unions.
Elle se convertit à la foi catholique après sa rencontre avec le théologien Hans Urs von Balthasar, qui demeura son confesseur tout au long de sa vie, et le confident auquel elle dicta la majeure partie de ses ouvrages. Elle reçut le baptême le jour de la Toussaint 1940. Avec le théologien, elle fonde l’Institut Saint-Jean, un institut séculier chargé de réinterpréter et de transmettre l’enseignement de saint Jean chez les Jésuites. En 1954, la maladie la terrassant, elle cesse son activité médicale, et meurt en 1967.

Mystique catholique, stigmatisée à partir de 1942, elle décrit dans ses ouvrages de nombreuses visions de la Trinité, de la Vierge Marie et des saints.

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Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

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Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, plus connue sous le nom Sainte Thérèse de Lisieux (Alençon, 2 janvier 1873 – Lisieux, 30 septembre 1897) est une sœur carmélite morte de la tuberculose en 1897 à l’âge de 24 ans. Laissant une relation littéraire de ses expériences mystiques, elle est canonisée en 1925, puis proclamée sainte patronne secondaire de la France et Docteur de l’Église.

Thérèse Martin naît au 12 rue Saint-Blaise à Alençon, le 2 janvier 1873.

Son père, Louis Martin (°1823 – †1894), est horloger et sa mère, Zélie-Marie Guérin (°1831 – †1877), dentellière du point d’Alençon. Tous les deux, de la plus grande piété, font partie de la bourgeoisie aisée d’Alençon. Louis aurait voulu devenir chanoine dans la congrégation des chanoines réguliers du Grand Saint-Bernard (Valais – Suisse), mais son ignorance du latin l’en empêcha. Zélie-Marie avait voulu entrer au couvent, mais on lui avait répondu qu’elle n’avait pas la vocation. Aussi s’était-elle promise, si elle se mariait, de donner si possible tous ses enfants à l’Église.

Louis et Zélie-Marie se rencontrent en 1858 et se marient le 13 juillet, tout en ayant décidé de vivre comme frère et sœur  dans une continence perpétuelle. Leur confesseur les en ayant dissuadés, ils ont neuf enfants, mais seules cinq filles parviennent à l’âge adulte. Thérèse est la plus jeune ; c’est elle qui devient en religion « Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face ». Ses quatre sœurs  deviennent également toutes religieuses :

► Marie, née le 22/02/1860, morte le 19/01/1940, carmélite (sœur Marie du Sacré-Cœur ) à Lisieux.

► Pauline, née le 7/09/1861, morte le 28/07/1951, carmélite (Mère Agnès de Jésus) à Lisieux.

► Léonie, née le 3/06/1863, morte le 16/06/1941, visitandine (sœur  Françoise-Thérèse) à Caen.

► Céline, née le 28/04/1869, morte le 25/02/1959, carmélite (sœur  Geneviève de la Sainte-Face) à Lisieux.

À quatre ans, Thérèse perd sa mère emportée par un cancer du sein. La famille s’installe alors à Lisieux pour se rapprocher du frère de Zélie, le pharmacien Isidore Guérin. Son éducation est l’œuvre, en grande partie, des bénédictines de Lisieux. Après l’entrée de sa sœur  aînée dans les ordres, Thérèse tombe gravement malade. Elle passe près de la mort mais est sauvée, selon elle, par l’apparition de la Vierge qui vient lui sourire.

À l’âge de quinze ans, elle devient enfin carmélite, après avoir vainement essayé plus tôt d’obtenir une dérogation de Léon XIII qu’elle avait sollicitée directement lors d’un voyage familial à Rome.

Six ans plus tard, en 1896, elle est atteinte de la tuberculose. A la même époque, elle souffre de déréliction (nuit de la foi) qu’elle traversa « en se jetant dans l’Amour ».

Elle meurt de la tuberculose à Lisieux le 30 septembre 1897 à 24 ans, laissant une autobiographie, L’Histoire d’une âme, que sa supérieure « mère Agnès » lui avait demandé de rédiger. Elle y explique ce qu’elle appelle la « petite voie », une petite voie, selon elle, toute droite pour aller à Dieu, faite d’humilité et d’absolue confiance dans Sa Miséricorde, un chemin praticable par tous.

À sa mort, elle est quasi inconnue. Ses obsèques sont célébrées en présence d’une petite trentaine de personnes. Très vite pourtant, sa tombe devient un lieu de pèlerinage.

Lors de l’introduction de sa cause en béatification, le 10 juin 1914, la supérieure de son monastère exprime d’abord sa surprise. Néanmoins, elle est béatifiée le 29 avril 1923 et canonisée le 17 mai 1925 par Pie XI qui l’appelle l’étoile de son pontificat. Son rayonnement s’accroît si rapidement qu’il faut trouver une solution à l’accueil des pèlerins : on édifie à cet effet l’immense basilique Sainte-Thérèse de Lisieux à partir de 1929.

Thérèse est proclamée sainte patronne secondaire de la France en 1944 par Pie XII.

Le 19 octobre 1997, Thérèse, patronne des Missions, est proclamée docteur de l’Église par Jean-Paul II. Dans sa lettre apostolique Divini amoris scientia, il explique :

« Dans les écrits de Thérèse de Lisieux, sans doute ne trouvons-nous pas, comme chez d’autres docteurs, une présentation scientifiquement organisée des choses de Dieu, mais nous pouvons y découvrir un témoignage éclairé de la foi qui, en accueillant d’un amour confiant la condescendance miséricordieuse de Dieu et le salut dans le Christ, révèle le mystère et la sainteté de l’Église. »

Les parents de sainte Thérèse ont été déclarés « vénérables » par Jean-Paul II le 26 mars 1994. D’ailleurs, Thérèse disait d’eux qu’elle avait eu des parents « plus dignes du Ciel que de la terre » le procés pour leur béatification est en cours, au dernière nouvelle, la guérison soudaine d’un bébé « est inexplicable ».

Avant même sa canonisation (1925), furent construits les premiers monuments dédiés à la petite Thérèse.

En 1923, le P. Daniel Brottier qui vient d’être nommé Directeur de l’oeuvre des Orphelins Apprentis d’Auteuil, décide la construction d’une chapelle dédiée à la « Bienheureuse Thérèse de l’Enfant Jésus ». Le Bienheureux Daniel Brottier est convaincu d’avoir été protégé par elle pendant la Grande Guerre et qu’elle l’a gardée pour qu’il s’occupe de ses enfants d’Auteuil. Sa conviction est renforcée quand il apprend que Thérèse priait déjà pour les enfants d’Auteuil avant sa mort. Elle sera la « petite maman des enfants d’Auteuil ». La chapelle sera terminée en un temps record et la messe y sera célébrée dès 1925. C’est le premier sanctuaire en France créé et dédié à sainte Thérèse. Aujourd’hui encore, au sein de la Fondation d’Auteuil (40 rue de Jean de la Fontaine, Paris XVIe) elle abrite des reliques de Sainte Thérèse et est ouverte toute l’année au public.

A peu près dans le même temps, le collège Saint-François-de-Sales d’Alençon entreprend la construction d’une chapelle en l’honneur de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Cette chapelle se trouve toujours au sein de l’ensemble scolaire Saint-François de Sales à Alençon, la ville natale de Thérèse.

La chapelle de Logelbach (Haut-Rhin), construite en 1855 comme chapelle privée par la famille Herzog, fut dédiée en 1925 à sainte Thérèse de Lisieux ; de style néogothique, elle est une réplique de la Sainte-Chapelle de Paris et contient une relique de la sainte, encastrée dans le tabernacle. En grès rose des Vosges, la construction est pourvue de clochetons, de gargouilles, de vitraux de Munich et de boiseries.

Antoine Herzog, fondateur des usines, fut à l’initiative de la construction de l’édifice. L’inauguration eut lieu en 1865. L’église fut réservée aux propriétaires jusqu’au 19 mars 1893, date d’ouverture au public.

À Toulon la chapelle Sainte-Thérèse fut construite en 1938, elle est ouverte tous les jours au public (Adoration une fois par mois) rue Jules César.

À Metz, l’église de la « nouvelle ville » en forme de livre ouvert pour rassembler entre ses pages tous les croyants lui est dédiée. Commencée en 1934, elle ne sera terminée qu’après la guerre.

Source : fr.wikipedia.org

 

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Simone Weil :

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Simone Weil est née le 3 février 1909 à Paris (France). Elle est morte le 24 août 1943 à Ashford (Angleterre).

Simone Weil est une philosophe française née à Paris le 3 février 1909. Issue d’une famille de confession juive, mais de parents agnostiques, elle décroche son baccalauréat de philosophie au lycée Victor-Duruy, où elle suit entre autres les cours du philosophe René le Senne. Elle entre alors au lycée Henri-IV, où son professeur, Alain, devient son maître à penser. Elle y fait également connaissance de la jeune Simone de Beauvoir, d’un an son aînée. Elle intègre par la suite l’École normale supérieure en 1928 et décroche son agrégation trois ans plus tard.

Devenue enseignante en province, Simone Weil se lie aux combats sociaux de l’entre-deux-guerres et devient une figure du mouvement syndicaliste en rejoignant le piquet de grève de l’hiver 1931-1932 puis de 1936. Elle abandonne même quelque temps sa carrière dans l’enseignement pour devenir ouvrière à la chaîne chez Alstom ou Renault. Consciente également du désordre mondial qui se profile, elle s’engage pendant la guerre d’Espagne contre le coup d’État du général Franco et se rend dès 1932 en Allemagne pour constater la montée du nazisme.

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Mère Térésa :

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Religieuse indienne d’origine yougoslave, Mère Térésa est née le 26 août 1910 à Skopje (République de Macédoine). Elle est morte le 5 septembre 1997 à Calcutta (Inde).

Mère Teresa est née Agnès (Anjezë) Gonxha Bojaxhiu, le 26 août 1910 à Skopje, l’actuelle capitale de la République de Macédoine. Issue d’une famille albanaise, Agnès reçoit par sa naissance la nationalité ottomane puis, en 1948, la nationalité indienne. Celle qui incarne l’altruisme et la bonté est décédée à Calcutta, le 5 septembre 1997. Le pape Jean-Paul II béatifie Mère Teresa le 19 octobre 2003. Elle est canonisée par le Pape François en 2016.

En 1928, à l’âge de 18 ans, la jeune fille rejoint l’ordre missionnaire des sœurs  de Notre-Dame de Lorette en Irlande. L’année suivante, elle part en Inde pour accomplir sa formation religieuse. Le 25 mai 1931, la jeune sœur prend le nom de Mary-Teresa. Enseignante puis directrice d’école à Calcutta, sœur Mary-Teresa quitte les sœurs de Notre-Dame de Lorette, le 16 août 1948, afin d’être au plus près des miséreux. Elle n’a alors pour seul bien que son sari blanc à liserés bleus.

Rapidement suivie par d’autres femmes, Mère Teresa fonde, deux ans plus tard, la congrégation religieuse catholique « les missionnaires de la Charité ». Les sœurs y consacrent leur vie aux déshérités, partageant leur temps entre soins médicaux, enseignements et prise en charge des mourants. En effet, puisque les services hospitaliers refusent les mourants dépourvus de famille, Mère Teresa fonde le mouroir de Kaligat. Sans l’aide du Vatican, « les missionnaires de la Charité » font voeu de pauvreté, et étendent leur action aux soins des lépreux.

Figure planétaire, le 17 octobre 1979, Mère Teresa reçoit le prix Nobel de la paix. Celle qui incarne le dévouement et le don de soi meurt d’une tumeur à l’estomac, le 5 septembre 1997. Mère Teresa reçoit des obsèques nationales célébrées dans le stade de Calcutta.

MÈRE TÉRÉSA : DATES CLÉS

10 décembre 1979 : Mère Thérésa prix Nobel de la paix

Le prix Nobel de la paix est décerné à Mère Thérésa pour son action en faveur des déshérités en Inde. D’origine albanaise, Agnes Gonxha Bojaxhiu a consacré sa vie aux pauvres. Son ordre est entièrement voué aux victimes de la misère et de la maladie.

5 septembre 1997 : Mère Teresa s’éteint à Calcutta

Mère Teresa meurt dans son couvent de Calcutta, à l’âge de 87 ans. D’origine albanaise, le prix Nobel de la paix 1979 avait découvert l’Inde à l’âge de 18 ans. Fondatrice de l’ordre des Missionnaires de la Charité en 1950, elle a voué sa vie aux déshérités de Calcutta et d’autres villes de l’Inde. Elle avait notamment créé plus de 50 écoles et 200 centres d’accueil, orphelinats, cliniques mobiles, etc.

 

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Marie Noël

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Nationalité : France
Né(e) à : Auxerre , le 16/02/1883
Mort(e) à : Auxerre , le 23/12/1967

Marie Noël, de son vrai nom Marie Rouget, est une poétesse et écrivain française, née le 16 février 1883 à Auxerre, décédée le 23 décembre 1967. Elle est officier de la Légion d’honneur.

Elle est née dans une famille très cultivée et peu religieuse. Elle resta célibataire et s’éloigna très peu de sa ville natale. Sa vie ne fut pas si lisse pour autant : un amour de jeunesse déçu (et l’attente d’un grand amour qui ne viendra jamais), la mort de son jeune frère un lendemain de Noël (d’où son pseudonyme), les crises de sa foi… tout cela sous-tend une poésie aux airs de chanson traditionnelle. À sa mort, elle lègue son œuvre à la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne. Cette société savante (fondée en 1847) gère et étudie son œuvre à travers de nombreuses publications.
Femme passionnée et tourmentée, elle n’est souvent connue que pour ses œuvres de « chanson traditionnelle », au détriment de ses écrits plus sombres, dont la valeur littéraire et la portée émotive sont pourtant bien plus fortes. Citons à titre d’exemple le poème pour l’enfant mort, véritable « hurlement » (titre d’un autre de ses poèmes) d’une mère écartelée entre sa souffrance quasi animale et sa foi en Dieu, appelant à l’acceptation (Marie Noël était profondément catholique). Le déchirement entre foi et désespoir, qui culmine dans un cri blasphématoire aussitôt repenti, est ici particulièrement poignant.
Elle fut une grande amie de Léon Noël (1888-1987), homme politique français, Ambassadeur de France, Président du Conseil Constitutionnel (sans lien de parenté).
Elle a obtenu en 1962 le Grand Prix de poésie de l’Académie française.

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Etty Hillesum

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Nationalité : Pays-Bas
Né(e) à : Middelbourg, Zélande , le 15/01/1914
Mort(e) à : Auschwitz, Pologne , le 30/11/1943

Etty Hillesum est une jeune femme juive connue pour avoir, pendant la Seconde Guerre mondiale, tenu son journal intime (1941-1942) et écrit des lettres (1942-1943) depuis le camp de transit de Westerbork.
Esther, surnommée Etty, était la fille de Louis Hillesum, docteur ès lettres classiques, proviseur du lycée de Deventer, et de Rebecca Bernstein, émigrante originaire de Russie, dont elle avait fui les pogroms, arrivée aux Pays-Bas en 1907.

Etty Hillesum, jeune femme âgée de 27 ans en 1941, au début de son Journal, vivait à Amsterdam, où elle a obtenu une maîtrise de droit en 1939. Elle commença alors des études de russe, que la guerre et l’occupation vont bientôt interrompre, tandis qu’Etty commence à tenir un journal intime, dans lequel elle relate la spirale inexorable des restrictions des droits et des persécutions qui amènent en masse les juifs néerlandais vers les camps de transit, puis vers la mort en déportation.

Etty avait deux frères, Jaap (interne en médecine au moment de sa déportation) et Mischa (pianiste dont les dons exceptionnels firent un moment espérer à la famille Hillesum qu’il échapperait au sort des Juifs). Mischa et les parents d’Etty succomberont comme cette dernière à Auschwitz en 1943. Jaap ne survivra pas à l’évacuation de Bergen-Belsen en 1945.

Source : Wikipédia

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