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Le grand rétable du Parlement d’Aix : l’Assomption de Marie

Le grand retable du Parlement d’Aix

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Dans  l’église du Saint-Esprit demeure le grand rétable du Parlement d’Aix, peint entre 1521 et 1525 pour sa chapelle par un anonyme (qui pourrait être selon une étude de Jean Boyer Manuele Genovese dit Lomellini)  et peut-être Henri Guigues ; à l’Annonciation du revers des volets succède l’Assomption, sous laquelle les douze membres du Parlement font figure d’apôtres

 

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Le retable du parlement, église du Saint-Esprit à Aix. Le retable du Parlement (*), appelé aussi triptyque de l’Assomption (anonyme, vers 1520) représente des scènes de la vie de la Vierge. Sur le volet de gauche, Assomption et Pentecôte. Sur le volet de droite, l’Adoration des Bergers et l’Adoration des Mages. Au revers des volets, les figures de l’Annonciation. Au centre les 12 apôtres devant le tombeau vide de la Vierge qui domine la scène depuis le ciel, entourée par les anges.

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L’appellation de « Retable du Parlement » est justifiée d’abord parce que l’œuvre se trouvait préalablement dans la chapelle du Parlement de Provence dans l’ancien Palais Comtal détruit après la Révolution. Ensuite parce que l’historique du tableau nous apprend que les apôtres autour du tombeau vide de la Vierge sont en fait les portraits des 12 parlementaires et de leur président à la date du tableau soit vers 1520.

Vêtu de rouge au centre du tableau, celui qui fut président de 1509 à 1529, Gervais de Beaumont. A gauche du panneau, les 4 conseillers clercs A droite les sept laïcs Certains parmi les plus âgés pourraient être des membres nommés lors de la création de l’institution.

Mais le détail le plus insolite du retable est le huitième laïc, manifestement rajouté à la hâte et par un autre pinceau que celui du peintre d’origine (le troisième en partant de la droite). Blême et pratiquement caché par ses collègues, Jean Maynier, baron d’Oppède (1495-1558), aurait rejoint le Parlement en 1522 alors que pour d’obscures raisons le nombre de conseillers était passé de 11 à 12.

Le même baron d’Oppède dirigea en 1545 l’expédition contre les Vaudois du Luberon au cours de laquelle 3000 d’entre eux furent exécutés.

(*) Le Parlement de Provence (ou Parlement d’Aix) fut créé en 1501 par Louis XII à la suite du rattachement de la Provence au royaume de France en 1487.

Jean Boyer. La peinture et la gravure à Aix-en-Provence aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles (1530-1790). Préface de François-Georges Pariset. Paris et New York, Gazette des Beaux-Arts, 1971. In-4°, 188 pages, 146 illustrations. ( Extrait de La Gazette des Beaux-Arts, t. LXXVIII.)

Henri Guigues

“C’est l’abbé Requi qui cite pour la première fois, en 1904, la seule œuvre de Guigonis connue à ce jour et qui nous donne les rares renseignements recueillis sur cet artiste. Aucune autre œuvre, depuis cette date, n’a été retrouvée, aucun autre document nouveau ne nous permet de nous faire une idée plus claire de la vie de cet artiste « genevois » fixé en Avignon en ce début de XVIè siècle. Originaire du diocèse de Genève, sans qu’il soit certain qu’il fût de Genève même, Henri Guigonis s’est probablement fixé à Avignon vers la fin du premier quart du XVIè siècle, comme nous le prouvent quelques dates tardives signalées par des actes. Le 18 juin 1531, il fut témoin du testament de son collaborateur et ami Philippe Garcin. Il meurt vers la fin de 1532 ou au début de 1533. Sa veuve, née Catherine Vignon, se remarie avec Simon de Mailly le 25 septembre 1533. Ce sont les seules dates précises que nous puissions fixer. D’autres documents, fort heureusement, nous parlent de Guigonis ou plus exactement de ses œuvres. Quelques prix faits, quelques contrats nous donnent des points de repère et nous citent des ouvrages qui sont restés inconnus jusqu’à ce jour et que l’on retrouvera une fois peut-être dans quelque église d’Avignon ou de Provence”.

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LE RETABLE DE HENRI GUIGONIS par Pierre Bouffard

 

 

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