ART BAROQUE, ART RELIGIEUX, EGLISE - CHAPELLE, EGLISE CATHOLIQUE, LES RETABLES, RETABLE

Les retables

Retable

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Retable de la cathédrale Sainte-Marie de Tolède.

Le retable (du latin retro tabula altaris : en arrière d’autel) est une construction verticale qui porte des décors sculptés et/ou peints en arrière de la table d’autel d’un édifice religieux (église, chapelle). L’étymologie du mot français est la même que le catalan retaule ou l’espagnol retablo, alors que les termes italiens sont pala d’altare, et dossale, plus génériques.

Orné de représentations historiées ou figurées, le retable peut être en différents matériaux (métal, ivoire, bois, émail, pierre) et ses décors sont souvent dorés. Il a l’avantage sur l’antependium de l’autel d’être largement visible. Il est fréquent qu’un retable se compose de plusieurs volets, deux pour un diptyque, trois pour un triptyque voire davantage pour un polyptyque.

Le retablier est un sculpteur ou un architecte qui réalise des retables. Il s’associe les compétences de nombreux artisans-artistes (sculpteurs, peintres, doreur, polychromeur, huchier) pour les réaliser.

 

Historique

Revers en grisailles des volets du triptyque du buisson ardent fermé, cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence.

Saint-Sauveur-triptyque-fermé

La table d’autel est le symbole du Christ, et dans la liturgie chrétienne primitive il est interdit d’y poser quoi que ce soit. Puis vers la fin du ixe siècle, d’abord en France semble-t-il, est pris l’habitude de disposer de nombreux autels latéraux et d’y placer les reliques des saints, bientôt suivies par d’autres objets liturgiques. Cette pratique est confirmée par l’Admonitio synodalis, texte pontifical qui préconise de ne garder sur l’autel que les urnes des saints (capsae), l’évangéliaire et la pyxide. À l’origine, le retable est ainsi un simple rebord situé à l’arrière de l’autel où sont posés ces objets

À la fin du xie siècle, le retable devient un véritable écran de pierre ou de bois sculpté, cette paroi surélevée et historiée n’étant plus seulement placée derrière les autels latéraux. Avec la réforme grégorienne et la nouvelle pratique du mystère de l’eucharistie, le maître-autel est en effet placé au fond de l’abside et le prêtre célèbre face à lui, dos aux fidèles. Peu à peu, les parois représentant les fêtes liturgiques que l’on place derrière se transforment en grands retables mobiles (posés lors de certaines cérémonies) ou fixes (pour les autels adossés à un mur). À partir du xive siècle, le développement de la peinture sur panneau propose diverses formules d’agencement, triptyques ou polyptyques, accompagnés ou non d’une prédelle et d’un couronnement. Ces tableaux d’autel servent à honorer essentiellement la vierge Marie, mais aussi les deux ordres principaux, franciscains et dominicains. L’un des premiers retables qui comporte cette structure classique (couronnement, prédelle et tableau principal) est le Maestà peint par Duccio di Buoninsegn pour la cathédrale de Sienne au début du xive siècle.

Le revers des volets est alors fréquemment peint en grisaille, couleur apparentée aux périodes liturgiques de pénitence pendant lesquelles les retables restent fermés. Ce n’est que pendant certaines époques de l’année liturgique – les cycles des grandes fêtes religieuses et les jours de fête du patron d’une église ou de celui d’une guilde ou corporation qui possède un autel – que les retables restent ouverts ; l’éclat de l’or et de la polychromie contribuent à accentuer la signification de la commémoration ou de la fête liturgique.

Simple et peu élevé jusqu’au début du xve siècle, le retable prend progressivement des dimensions considérables et devient le plus souvent fixe. L’âge d’or du retable est la Contre-Réforme : le tabernacle contenant les hosties consacrées est placé au milieu du maître-autel à la fin du xvie siècle et le retable baroque qui peut se déployer jusqu’à la voûte supplante l’autel. Servant à mettre en valeur le Saint-Sacrement et le tabernacle, le retable témoigne alors de la théâtralisation du culte et du goût pour l’ostentation, le décor exubérant. Se met en place à cette époque la typologie qui s’est maintenue jusqu’au xixe siècle : retables proprement architecturaux, retables-lambris, retables-tabernacles.

Au xviiie et xixe siècles, beaucoup de retables disparaissent, faute de restauration, certains de leurs éléments étant réemployés. Les retables forment aujourd’hui souvent des ensembles hétérogènes, conséquence de leur histoire mouvementée : il n’est pas rare qu’ils soient déplacés ou que les statues originales aient disparu et soient remplacées par d’autres.

 

Composition d’un retable

Retable à tourelles du maître-autel de l’église Saint-Germain de Pleyben : la prédelle est constituée de deux gradins, le centre de la huche est occupé par un tabernacle polygonal à trois étages, les ailes comportent le médaillon de la Vierge et du Christ et la corniche est couronnée de deblustrases, clochetons, lanternons et frontosnns. 

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Le retable simple est composé de trois parties principales : la caisse ou huche qui détermine la forme de l’ensemble, les volets peints qui s’y adaptent, et la prédelle peinte ou sculptée, parfois munie de volets peints sur laquelle il repose. Les piliers de bois qui entourent ou séparent les panneaux sont appelés pilastres, ceux qui enserrent le retable sont les contreforts. Le retable est structuré en compartiments horizontaux (les registres) et verticaux (les travées). La plupart des retables s’inscrivent dans une tendance au compartimentage de la huche, le plus souvent tripartite (triptyque) L’encadrement architectural est souvent réalisé avec des colonnes ou des volutes et un entablement à l’antique (entablement droit ou cintré, parfois pourvu de décrochements, de ruptures de ligne, de ressauts). Le retable architecturé comporte un ou plusieurs corps (avec généralement un corps central unique ou tripartite).

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Retable tripartite avec superciel surmonté d’une petite galerie ajourée.

La retable est souvent percé de niches abritant des bustes ou statues de saints. La plus importante est la niche d’exposition du tabernacle central. Le retable peut être paré d’un superciel, encorbellement qui protège la peinture et la sculpture de la poussière et d’éventuelles chutes de gravats. Les panneaux et piliers sont souvent ornés de guirlandes ou chutes de feuillage ou de fruits, d’arabesques, de volutes, de rinceaux, d’anges thuriféraires. Sa partie supérieure est surmontée le plus souvent par un entablement et un couronnement orné d’éléments décoratifs (fronton, console, tourelle, lanternon, clocheton, gâble, pinacle, pyramidionpot à feugloire)

 

Caisse ou huche

Depuis le xive siècle, l’intérieur de la huche et de la face correspondante des volets est partagé en compartiments verticaux comportant des reliefs sculptés qui sont couronnés par des décors architectoniques finement taillés. Le revers des volets ou portes est pourvu de panneaux peints. Jugeant que la manipulation des volets était trop lourde, leurs sculptures intérieures furent de plus en plus souvent remplacées par des peintures.

Les retables de commande de la fin de l’époque gothique sont pourvus d’une double paire de portes ; l’intérieur de la première est occupé par des reliefs sculptés tandis que l’extérieur forme, avec l’intérieur des secondes portes, un polyptyque peint que l’on peut également fermer.

La caisse d’un retable est toujours de forme rectangulaire. Depuis la fin du xiiie siècle, la travée centrale est surélevée. L’encadrement profilé de la huche évolue cependant vers l’accolade. Le contour des volets fermés épouse étroitement celui de la partie antérieure de la caisse.

La caisse peut être équipée d’éléments de protection : portes parfois confondues avec les volets fermants, courtines, gardes-poussières (moulures en plus forte saillie).

 Volets

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Retable d’Issenheim à quatre volets à double face, susceptible de deux ouvertures.

Les volets sont les panneaux latéraux du polyptyque reliés au panneau central ou aux autres volets. Ces volets peuvent être fixes (volets non fermants) ou mobiles (volets fermants articulés par des charnières) . Dans ce dernier cas, ils sont obligatoirement deux fois moins larges que la huche de manière à se refermer sur elle. Les volets ferment le retable en fonction du calendrier liturgique et offrent à la vue leur revers11.

Lorsque disparaissent les retables à volets, au XVIe siècle, le terme de pala, au féminin, sert à désigner le tableau à panneau unique, et qui peut ou non présenter plusieurs compositions dont une majeure.

 

Prédelle

La prédelle est la partie inférieure du retable, développée horizontalement, qui sert de support aux panneaux principaux. Cette frise qui constitue une sorte de gradin intermédiaire posé sur la table d’autel, est peinte ou sculptée. Elle peut être composée d’une seule planche en longueur, ou de plusieurs panneaux (le plus souvent trois) correspondant au découpage de la composition ou du récit iconographique qui illustre sous forme narrative ou allégorique des épisodes bibliques. La prédelle servait parfois de socle au retable, ce qui permettait de fermer ses volets sans ôter les objets posés sur l’autel. Ce gradin isole également les panneaux principaux supérieurs des risques présentés par les flammes des cierges sur la table d’autel.

Description de retables

Retable en forme de triptyque. La caisse est ornée d’un tableau peint, les volets latéraux bordés de rinceaux abritent des statues de saints dans des niches à coquilles.

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Retable avec la caisse centrale à décor sculpté et deux volets à décor peint. La huche est divisée en trois champs par des colonnettes à pinacles, reliées par des gâbles à rinceaux ajourés

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Retable architecturé constitué de deux corps latéraux à double étage et d’un corps central en bois composé du tabernacle, de volets flanqués d’ailerons en volute et couronné d’un dais d’exposition. 

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Fabrication

Au xve siècle l’exécution d’un retable était une entreprise qui engageait diverses personnes. En premier lieu, le huchier qui confectionne la caisse et l’ébéniste qui réalise la menuiserie décorative ; ensuite, l’imagier taille les reliefs d’après un modèle livré par un peintre ; suivent le polychromeur et le doreur qui étoffe le tout ; ils sont payés davantage que le sculpteur ou le peintre parce qu’ils travaillent la coûteuse feuille d’or ; finalement le peintre livre les panneaux peints des volets.

Au début du xviie siècle, naît un nouvel élément de décor intérieur d’église : le retable de tuffeau et de marbre qui fera la renommée des architectes lavallois dans tout l’ouest de la France.

 

Retables célèbres

Retables exposés à la Galerie nationale hongroise (Budapest).

Gand : retable de l’Agneau Mystique des frères Van Eyck.

Bretagne (Ergué-Gabéric, 29) : Chapelle Notre-Dame de Kerdévot, retable anversois.

Colmar : musée Unterlinden (ancien couvent des Dominicains ), Retable d’Issenheim de Matthias Grünewald et Nicolas de Haguenau.

Vérone : basilique San Zeno Retable de San Zeno Maestà della Vergine d’Andrea Mantegna, placé sur le maître-autel.

Cracovie : basilique Sainte-Marie de Cracovie, retable de Veit Stoss.

Beaune : Hospices de Beaunepolyptyque du Jugement Dernier du peintre flamand Rogier van der Weyden.

Dortmund : « Le miracle doré de Dortmund » (1521) retable anversois de Jan Gilliz Wrage, peintures Adriaen van Overbeck.

Liège : Collégiale Saint-Denis de Liège, retable de la Passion et de la Vie de saint Denis de Paris.

Retables en France

Classés par département.

Aube

Retable de Pont-sur-Seine, bordé de colonnes torses garnies de pampres, le soubassement de l’autel contenant un reliquaire.

Retable de la chapelle de l’Assomption de l’église de Pont-sur-Seine

Bouches du Rhône

Retable du maître-autel – la lignée de Saint-Anne ou passage de l’Ancien au Nouveau Testament (1523) – église Notre-Dame de Nazareth (Saint-Nicolas) à Marignane – Louise de Savoie donateur

Retable du buisson ardent, Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence

Côtes d’Armor

Retable latéral de l’église Notre-Dame de Bulat à Bulat-Pestivien

Retable du maître-autel et retable du rosaire de l’église paroissiale de Cavan (XVII°)

Trois retables de la chapelle Notre-Dame-du-Tertre et retable du maître-autel de l’église Saint Magloire à Châtelaudren (XVII° & XVIII°)

Retables de la Basilique Saint Sauveur à Dinan (xviiie et xixe)

Deux retables de l’église de La Ferrière (xviie)

Retable de l’église de Gommenec’h

Retable du maître-autel et retable sud du Saint-Esprit et des fidèles trépassés de l’église Saint Jean, retable du maître-autel et retable sud de l’église Saint Martin à Lamballe (xviie et xviiie)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église de Laniscat (école lavalloise – XVII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église Saint-Loup de Lanloup

Retable du rosaire et un autre retable latéral de l’église Saint-jean du Baly (xviiie) et retables de l’église de Brélévenez de Lannion (école lavalloise – xviie)

Retable de la chapelle Notre-Dame du Guiaudet de Lanrivain

Retable du maître-autel et retable latéral de l’église paroissiale de Lantic (xviie et xviiie)

Retable du maître-autel de l’église Saint-Nicolas de Loudéac (xviiie)

Retable de l’église de Louannec (XVII°)

Retable du maître-autel, retable-lambris latéral à Saint Anne et retable latéral de Saint Mathurin de l’église Saint-Mathurin de Moncontour-de-Bretagne

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église paroissiale de La Motte (XVIII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de la chapelle Saint-Suzanne de Mûr-de-Bretagne

Retable à pavillons du maître-autel de l’église Saint Jacques et Saint Guirec et retable de la chapelle Notre Dame de la Clarté de Perros-Guirec

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de la chapelle du Saint Esprit de Plédéliac (XVIII°)

Retable de la chapelle Saint Lubin de Plémet (XVIII°)

Retable du rosaire de l’église paroissiale de Ploubezre (XVII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église paroissiale de Plouër-sur-Rance

Retable de la chapelle de Kermaria an Iskuit de Plouha

Retable de la chapelle Notre Dame du Yaudet de Ploulec’h (XVII°)

Retable du maître-autel de l’église Saint Sylvestre de Plouzélambre

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église de Prat (XVIII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église Saint Catherine de La Roche-Derrien (XVII°)

Retables de la Collégiale Notre Dame du Roncier de Rostrenen (XVIII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église Notre-Dame de Runan (XVIII°)

Retable de la chapelle de l’Annonciation de la Cathédrale Saint Étienne de Saint-Brieuc (XVIII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église paroissiale de Saint-Caradec(XVIII°)

Retable du maître-autel de l’église de Saint-Gilles-les-Bois

Retable du maître-autel et trois retables latéraux de l’église de Saint-Juvat

Retable de l’église de Saint-Maden

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église de Saint-Martin-des-Prés (XVII°)

Retable-lambris de l’église Saint Méloir de Saint-Méloir-des-Bois (XVIII°)

Retable du maître-autel de la chapelle Saint Anne du Port de Saint-Quay-Portrieux (XVIII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église paroissiale de Saint-Samson-sur-Rance

Retable du maître-autel et deux retables latéraux dont un du rosaire de l’église paroissiale de Squiffiec

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église de Tréveneuc

Deux retables latéraux de l’église paroissiale et retable de la chapelle de Bonne Nouvelle d’Uzel (XVIII°)

Finistère

Ille et Vilaine

Le retable du maître-autel de l’église Saint-Pierre de Piré-sur-Seiche, représentatif de l’école lavalloise.

L’Ille-et-Vilaine conserve de nombreux retables de l’école lavalloise, essentiellement situés dans la zone toilière couvrant la région vitréenne et le sud du pays fougerais. D’autres styles de retables sont également présents (Louis XIIILouis XVLouis XVI, baroque).

Retable du maître-autel de l’église Saint-Martin d’Acigné

Retable du maître-autel et retable latéral de l’église paroissiale d’Amanlis

Retable-tabernacle au-dessus du maître-autel de l’église Saint-André à Antrain œuvre de Le Bezot menuisier d’Antrain en 1753 (xviiie)

Retable du maître-autel et deux petits retables de l’entrée du cœur (1704) de l’église Notre-dame d’Arbrissel (XVII°), œuvre de l’angevin Barauderie

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église Saint-Pierre d’Availles-sur-Seiche, œuvres de Tugal Caris

Retable du maître-autel de l’église Saint-Marse (ou Mars) de Bais (1678)

Retable du maître-autel (xviie) de l’église Saint-Médard de Billé, œuvre de Jean Martinet et deux retables latéraux (1764 et 1766) œuvres de Thory, menuisier de Fougères.

Retable du maître-autel œuvre du lavallois Jean-François Huguet établi à Rennes en 1686 et deux retables latéraux de l’église de Boistrudan

Retable du maître-autel et deux retables latéraux en marbre, tuffeau et bois de l’église Notre-Dame de Brie, œuvres de Pierre Corbineauen 1638 et Gilles Corbineau son fils en 1653

Retable de la collégiale Sainte-Madeleine de Champeaux (XVII°)et son baldaquin du (XVI°)

Retable du maître-autel, œuvre de Jean et Michel Langlois et deux retables des croisillons Nord (1647), et Sud (1658), œuvre des angevins Jean Simonneau et Pierre Robin de l’église de Coësmes

Retable du maître-autel d’influence lavalloise et retable du rosaire de l’église Saint-Mélaine de Cornillé (XVII°)

Retable du maître-autel, œuvre de pierre Corbineau en 1937 et deux retables latéraux (1682) de l’église de Domalain

Retable du maître-autel, œuvre de jean Langlois en 1657 et deux petits retables latéraux, œuvres de François Langlois en 1699 de l’église Saint-Pierre de Dompierre-du-Chemin

Retable du maître-autel, œuvre de Michel Langlois et deux petits retables latéraux, celui de gauche étant une œuvre de Pierre Corbineau entre 1637 et 1640 de l’église de Drouges

Ensemble de Retable et boiseries parmi les plus beaux de Bretagne, œuvres du sculpteur de Fougères La Fontaine et Antoine Violard retable du maître-autelet œuvres de La Fontaine et thory et deux petits retables latéraux, œuvre du lavallois Thomas Thory entre 1760 et 1762. Retables de pierre de la chapelle Notre-Dame et de la chapelle de la confrérie des tanneurs de l’église Saint-Sulpice de Fougères (xviiie)

Retable du maître-autel et 4 retables latéraux de l’église Saint-Sulpice de Gennes-sur-Seiche, œuvres de François II Houdault en 1676

Retable du maître-autel de l’église Saint-Martin de Javené

Retable latéraux de l’église Saint-lézin de La Chapelle-Janson (xviiie)

Retable du maître-autel , œuvre de François II Houdault en 1667 et deux retables latéraux 1771-1775 de l’église de La Gouesnière

retables lavallois, œuvre de François Langlois (1686-87) de l’église Saint-Jean-Baptiste de La Selle-en-Luitré

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église des Iffs (xviiie)

Retable tabernacle, doré en 1699-1700 par le sculpteur Pierre Aubrée et deux retables latéraux œuvre de Jean et Michel Langlois pour le retable nord en 1653 et François Langlois en 1671 pour le retable de Notre-Dame-de-Pitié de l’église Saint-jean-Baptiste de Louvigné-de-Bais. Retable monumental de la chapelle de Saint-Job de Louvigné-de-Bais en 1671

Retable du maître-autel (xviie) et deux retables latéraux dont un du Rosaire de l’église de Mont-Dol

Ensemble de retables de style Louis XVI de l’église Montgermont

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église Saint-Martin de Moulins, œuvres de Jean et Michel Langlois

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de style Louis XIII de l’église Saint-Martin de Moutiers

Retable du maître-autel de l’église Saint-Martin de Noyal-sur-Seiche, œuvre lavalloise qui paraît être de François Langlois

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’ancienne église abbatiale de Paimpont (XVII°)

Retable du maître-autel, œuvre de Pierre Corbineau et du sculpteur du Mans Pierre Biardeau en 1632 et deux retables latéraux de Saint-Jean et du Rosaire en 1637 par Pierre Corbineau de l’église Saint-Pierre de Piré-sur-Seiche. Retable de la chapelle du cimetière de Piré-sur-Seiche œuvre probable de François II Houdault en 1684

Retable du maître-autel et deux retables identiques du chœur (1642) et deux autres retables dont un du Rosaire (1652) de l’église Saint-Crépin et Saint-Crépinien de Rannée

Grand retable de pierre et marbre de l’ancienne abbatiale Saint-Sauveur de Redon (1634-1636) œuvre lavalloise de Tugal Caris, l’une des plus belles de Bretagne et deux retables latéraux de Tugal Caris vraisemblablement

Retable du maître-autel œuvre du frère Charles Turnel 1653-1658 et deux retables latéraux œuvre de François II Houdault 1672-1674 de l’église Toussaints de Rennes,

Retable flamand (xve) de la cathédrale Saint-Pierre de Rennes

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église de Saint-Léger-des-Prés

Retable du maître-autel (1642) de style baroque campagnard de l’église de Saint-Melaine

Retable du maître-autel (1674) œuvre de René Soudier et deux retables latéraux (XVII°) de l’église de Saint-Pern

Retable-tabernacle de style Louis XV de l’église de Saint-Sauveur-des-Landes

Retable du maître-autel (1664) œuvre des Angevins Jean Simonneau et Pierre Robin et deux retables latéraux de l’église de Sainte-Colombe

Grand retable en pierre blanche et marbre (1652) œuvre de Pierre Corbineau et deux retables latéraux (XVII°) de l’église de Torcé

Retable-tabernacle de l’église Saint-Martin de Tremblay (xviiie)

Retable du maître-autel œuvre du lavallois François II Houdault et deux retables latéraux (xviie) de l’église paroissiale de Vergéal

Grand retable du chevet et deux autres retables dont un du Rosaire de l’église Saint-Pierre de Visseiche

Cinq retable latéraux (xviie) de l’ancienne collégiale Notre-Dame de Vitréœuvres lavalloises

Retable-lambris de la chapelle du Château des Rochers habité un temps par la Marquise de Sévigné.

(XVIII°)

Jura

Retable de Baume-les-Messieurs

Retable de Baume-les-Messieurs de l’église abbatiale, œuvre anversoise du xvie siècle

Retable de l’église de Champagnole par Pierre-Étienne Monnot, xviie siècle .

Maine et Loire

une école de retable angevin a pris le relais de l’école des retables lavallois à la fin du xviie siècle. Le conseil général en a publié un inventaire en 2005. Sont cités:

Angers, chapelle de la barre (1659) Pierre Biardeau

Angers, chapelle du couvent des ursulines (1651) dans le style de Pierre Corbineau de l’école de Retable lavallois

Antoigné, église Saint Martin (1757) seul le doreur est connu François Corbelet

Bessé, église Saint-Gervais-Saint-Protais

Bocé, église Saint-Martin-de-Vertou (1668)

La Chapelle-Rousselin, église Saint-Jacques (4ème quart xviiie siècle Denis Gledu

La Chapelle-sur-Oudon, église Saint-Martin (1768-1781) Sébastien-Johann Leysner

Le Coudray-Macouard, église Saint-Aubin

Fontevraud, initialement dans l’abbaye actuellement dans l’église Saint-Michel (1621) Gervais Delabarre

Fougeré, église Saint-Étienne (1642)

Jarzé, chapelle Montplacé

Pontigné, église Saint-Denis (1708)

Pouancé, église Saint-Aubin (1ère moitié xviiie siècle)

Saint-Philbert-en-Mauges, église Saint-Philbert

Saumur, église Notre-Dame-des-Ardilliers (1665-1673) Pierre Biardeau puis Antoine Charpentier

Sorges, église Saint-Maurice 3ème quart xviiie siècle

Thorigné-d’Anjou, église Saint-Martin (1769)

Vern-d’Anjou, chapelle privée (1770)

Mayenne

Quatre retables renaissances (xve siècle) sont répertoriés en Mayenne, le plus ancien en calcaire peint (1401) représentant une scène de crucifixion dans l’église Notre-Dame de Saulges, une autre crucifixion monolithe peinte à l’église de Saint-Berthevin-la-Tannière et deux retables à dais, un sculpté dans le tuffeau à l’église Saint-Sixte de La Chapelle-Rainsouin, un en bois peint exposé au musée du château de Mayenne.

Retables renaissances

Retable de la crucifixion (1401) Saulges.

Retable à dais en bois Mayenne (musée).

Retable de la basilique Notre-Dame d’Avesnières à Laval.

La Mayenne a connu une production intense de retables baroques au xviie siècle, à l’époque de l’école lavalloise. Beaucoup de ces retables sont encore visibles dans les églises du département, mais l’œuvre des artisans lavallois est aussi visible dans des régions voisines, notamment la Bretagne. L’école lavalloise a périclité à la fin du xviie siècle, cédant la place aux artistes angevins. Elle a néanmoins connu un bref renouveau au milieu du xixe siècle; 219 ensembles figurent dans la base palissy

Les plus importants sont :

Trois retables dans l’église paroissiale d’Ampoigné.

Huit retables dans l’église paroissiale d’Argentré.

Trois retables dans l’église de Beaumont-Pied-de-Bœuf.

Deux retables à Bonchamp-lès-Laval.

Trois retables à Brécé.

Cinq retables à Brée.

Deux retables à Châtres-la-Forêt.

Trois retables à La Chapelle-Rainsouin.

Les retables de l’église des Cordeliers de Laval.

Les retables de la cathédrale de la Sainte-Trinité de Laval.

Trois retables à Livet.

Trois retables à Montourtier.

Deux retables à Saint-Christophe-du-Luat.

Deux retables à Soulgé-sur-Ouette.

Meurthe-et-Moselle

Retable de Philippe de Gueldre

Retable de Philippe de Gueldre (école flamande – XVI°) Église Saint-Laurent de Pont-à-Mousson

Retable de la chapelle Saint-Fiacre de Rigny-Saint-Martin, conservé en l’Église des Cordeliers de Nancy (XVI°)

Meuse

Retable du Calvaire à Marville (XVI°)

Retable de la chapelle Saint-Hilaire à Marville (XV° & XVII°)

Retable de la nativité de Milly-sur-Bradon (XVII°)

Retable de Mognéville (gothique lorrain – XVI°)

Retable de Mont-devant-Sassey (XIII°)

Retable de la Cène à Sepvigny (XVI°)

Moselle

Retable de la crucifixion à Vry (XIV°)

Nord

Arques-la-Bataille, église Notre-Dame-de-l’Assomption

Arnèke, église Saint-Martin

Bambecque, église Saint-Omer

Bollezeele, église Saint-Wandrille

Borre, église Saint-Jean-Baptiste.

CasselCollégiale Notre-Dame de la Crypte

Crochte, église Saint-Georges

HazebrouckÉglise Saint-Éloi d’Hazebrouck

Hazebrouck, Collège Saint-Jacques

Herzeele, église Notre-Dame-de-l’Assomption

Hondschoote, église Saint-Vaast

Houtkerque, église Saint-Antoine

Killem, église Saint-Michel

Pitgam, église Saint-Folquin

Quaëdypre, église Saint-Omer

Rexpoëde, église Saint-Omer

Rubrouck, église Saint-Sylvestre

Steenbecque, église Saint-Pierre

Terdeghem, église Saint-Martin

Volckerinckhove, église Saint-Folquin

Warhem, église Notre-Dame-de-l’Assomption

Wemaers-Cappel, église Saint-Martin

West-Cappel, église Saint-Martin

Wormhout, église saint Martin

Haut-Rhin

Retable d’Issenheim, au musée Unterlinden à Colmar

Vosges

Retable de l’adoration des mages à Autreville (Vosges) (XVIII°)

Retable de la chapelle du Calvaire à Rambervillers (XVII°)

Retable des douze apôtres de l’église de Parey à Saint-Ouen-lès-Parey (XV°)

Retables de Flandres, du Brabant et du Hainaut

Au cours de la seconde moitié du xve siècle, le retable évolue vers une forme de décor d’autel de plus en plus demandée et commanditée, ce qui incite la collaboration entre maîtres de centre de production différents. La difficulté d’attribuer un retable à un auteur spécifique explique le regroupement des œuvres sur la base de critères stylistiques (ateliers malinois, bruxellois, anversois) Le Hainaut développera des retables en pierre comme on peut en découvrir à Nivelles, Mons.

La ville Anversoise développera des retables presque standardisés de par ses facilités d’exportation. A Malines ils seront inspirés par la thématique de la vierge Marie.

Bruxelles aura cette singularité des retables uniques et si particuliers comme le retable de Saluce que l’on peut découvrir à la maison du Roi et qui démontre le savoir faire de la sculpture brabançonne. Les retables brabançons, qu’ils soient Anversois, Malinois ou Bruxellois se retrouvent dans bon nombre d’églises du Royaume de Belgique ( Ham sur Heure en possède un remarquable).

Retable de l’Agneau mystique par van Eyck

Retable flamand du Brabant (xvie)

Retable flamand du début du xvie siècle(église Saint-Germain-l’Auxerrois de Paris)

 

Bibliographie

Jacques Salbert, Ateliers de retabliers Lavallois aux xviie et xviiie siècles : Études historiques et artistiquesPresses universitaires de Rennes, 1976

Yannick Pelletier, Les retables bretons, Rennes, ed. Ouest-France, 1984, 184 p. 

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