AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), HOMME POLITIQUE FRANÇAIS, HONORE-GABRIEL RIQUETI DE MIRABEAU (1749-1791), MARIE-MAGUERITE-EMILIE DE COVET DE MARIGNANE(1752-1800), MIRABEAU (comte de ; 1749-1791), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), SAINT-ESPRIT (paroisse ; Aix-en-Provence), SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence), UN PAROISSIEN INATENDU AU SAINT-ESPRIT

Un paroissien inatendu au Saint-Esprit

 

Mirabeau-la Bourrasque se marie à Saint-Esprit…

ça promet !

Riqueti_mirabeau_honore_gabriel_1749_1791_01.png

 

Le mariage de la Bourrasque

Mais l’église voit surtout se dérouler un grand moment, en ce jour de 23 juin 1772 : le mariage de Mirabeau ! Le comte de Mirabeau Gabriel-Honoré de Riquetti, 23 ans, se marie avec la demoiselle Marie-Marguerite-Emilie de Covet de Marignane, 19 ans !

La jeune fille est une riche héritière, courtisée par tout ce qui se fait de plus noble dans le pays. Mais elle a dit oui à celui qu’on surnomme monsieur de la Bourrasque, Mirabeau ! Incompréhensible… Emilie, si jolie, lui si moche ! Un visage à faire peur, ravagé par la petite vérole, une gueule effrayante qu’il décrit lui-même comme une « hure »… En plus, le monsieur a des mauvaises manières et il n’a pas un sou en poche.

Mais qu’est-ce qui a traversé la tête de leur fille pour aller s’amouracher d’un homme pareil, ont dû penser, effrayés, les parents d’Emilie en découvrant le carrosse de Mirabeau arrêté devant chez eux toute une nuit ? Là, ça suffit : on crie au scandale, il faut marier les deux jeunes gens. Chose faite en 1772 ! Mais les parents d’Emilie coupent les ponts et ne leur versent plus un kopeck.

ob_e6aae8_emilie-de-marignane.jpg

Tant pis ! Notre Bourrasque multiplie les dettes chez tous les commerçants d’Aix… Ce qui lui vaudra un emprisonnement au château d’If plus un divorce, en 1783. 6 ans plus tard, Mirabeau se fait élire aux Etats-Généraux…

 

https://fr.anecdotrip.com/anecdote/mirabeau-la-bourrasque-se-marie-a-saint-esprit-ca-promet-par-vinaigrette

 

 

Biographie de Mirabeau

Riqueti_mirabeau_honore_gabriel_1749_1791_Lacauchie.png

Ecrivain, journaliste et homme politiquerévolutionnaire
1749-1791    

Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, plus connu sous de nom de Mirabeau, est né dans le château de Bignon-Mirabeau dans le Loiret. Souffrant de malformations physiques (un pied tordu, deux grandes dents et une énorme tête) et défiguré à l’âge de trois ans par la petite vérole, il compense sa laideur impressionnante par une remarquable intelligence et vivacité d’esprit.
Mirabeau étudie le droit à l’université d’Aix-en-Provence. Il mène une vie de débauche et a des relations très difficiles avec son père. Pour le soustraire à ses dettes ce dernier le fait enfermer plusieurs fois au fort de Vincennes. Après un exil au château de Joux (Jura), il s’enfuit en Hollande avec Sophie de Ruffey, épouse du marquis de Monnier. Condamné à mort par contumace, il est extradé en France et emprisonné pendant trois ans dans le fort de Vincennes où il écrit « Lettres à Sophie » et rencontre le marquis de Sade qui y est enfermé à cette époque.

Libéré en 1780, Mirabeau essaie de vivre en écrivant et publiant des textes politiques et notamment un Essai sur les lettres de cachet et les prisons d’État (1782). En 1786, Talleyrand lui obtient une mission secrète à Berlin, où il reste pendant six mois pour le compte du Contrôleur général des finances, Charles Alexandre de Calonne.

A la veille de la Révolution, rejeté par la noblesse, Mirabeau est nommé au Tiers-état d’Aix-en-Provence en 1789 puis à l’Assemblée nationale dont il devient l’un des plus illustres orateurs grâce à son éloquence hors du commun.

Il est l’auteur de la célèbre phrase prononcée pendant les États généraux, lors de la séance royale du 23 juin 1789 :
« Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple, et qu’on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes. »

Photo_Mirabeau-Honore_Gabriel_Riqueti-comte_de_001.jpg

Mirabeau participe à la rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Avec Condorcet, La Fayette et l’Abbé Sieyès, il fait partie de la Société des amis des Noirs qui défend l’abolition de la traite des Noirs et la fin progressive de l’esclavage. Voulant réconcilier le roi et l’Assemblée nationale, il se montre favorable à une monarchie constitutionnelle forte pour laquelle il défend sans succès le véto absolu, tout en continuant à défendre le peuple. Il contribue à la nationalisation des biens du clergé.

Mirabeau meurt brusquement, usé par le travail et les excès, le 2 avril 1791 à l’âge de 42 ans. Sa mort est perçue comme un deuil national et son corps est amené en grande pompe au Panthéon. En 1792, on découvre par sa correspondance qu’il s’était rallié secrètement au roi Louis XVI qu’il informait et conseillait en échange d’argent pour payer ses dettes. Il est accusé de trahison et sorti du Panthéon en 1794.

StatueMirabeau001bis.jpg

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s