ANTOINE EMERY (1810-1883), CHARLES-BIENVENU DE MIOLLIS (1759-1843), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, ESPRIT TOTIER (149?-1563?), FAMILLE PAZERY-THORAME, JOACHIM-JEAN-XAVIER D'ISOARD (1766-1839), JOSEPH-BAMTHAZAR DE CABANES DE VIENS (1646-1697), JOSEPH-FRANÇOIS CADENET DE CHARLEVAL (1710-1759), LOUIS-NICOLAS DE FELIX D'OLLIERES, COMTE DU MUY (1711-1775), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), PIERRE-FRANÇOIS DE RBOUL DE LAMBERT (1704-1791), SEXTUS-ALEXANDRE-FRANÇOIS DE MIOLLIS (1759-1828)

Personnalités célèbres de la Paroisse du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

Personnalités liés à l’histoire de la Paroisse du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

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Esprit Rottier

Esprit Rottier (14..? – 1563 ?) est un dominicain né sur cette paroisse. Il fut un exellent linguite qui publia de son vivant de nombreux ouvrages.

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Mitre Gastinel

Mitre Gastinel(li) , né en Provence et mort vers novembre 1440, est un prélat français du xve siècle. On ne sait pas beaucoup de son épiscopat comme évêque de Sisteron.

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Jean-Baptiste de Vaccon

Jean-Baptiste-Antoine de Vaccon (né à Aix-en-Provence le 24 décembre 1689, mort à Apt le 11 décembre 1751), ecclésiastique, fut évêque d’Apt de 1723 à 1751.

Biographie

Jean-Baptiste-Antoine de Vaccon est le fils d’Antoine de Vaccon, conseiller à la Cour des Comptes et de Catherine de Foresta de Coulongue, il est de ce fait le neveu de son prédécesseur Joseph-Ignace de Foresta. Prêtre dans le diocèse d’Aix-en-Provence, il devient le vicaire général de son oncle qui résigne le siège épiscopal en sa faveur. Il est nommé évêque d’Apt en 1723 et consacré en octobre 1724 par l’évêque de Vence.

Il participe au « Concile d’Embrun » en 1727, soutient l’immunité ecclésiastique et fait effectuer une mission dans son diocèse par le père Brydaine en 1741. En 1738 il y établit les frères des écoles chrétiennes. Il supprime l’abbaye Sainte-Catherine, attribue ses bâtiments à l’Hôtel-Dieu et répartit ses biens entre les Ursulines et les Visitandines. Il meurt à Apt le 7 décembre 1751.

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Jean Balthazar de Cabanes de Viens

Jean-Balthazar de Cabanes de Viens (né vers 1646 à Aix-en-Provence, mort à Tournai le 9 mai 1697) est un ecclésiastique français qui fut vicaire général de l’évêque de Riez, évêque désigné de Grasse et finalement évêque de Vence de 1686 à sa mort en 1697.

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Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert (né à Aix-en-Provence le 9 février 1704 et mort à Saint-Paul-Trois-Châteaux le 13 mars 1791) est un ecclésiastique qui fut le dernier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux de 1743 à 1791.

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Louis Nicolas Victor de Félix d’Ollières

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Louis Nicolas Victor de Félix d’Ollières, comte du Muy, comte de Grignan, né à Aix-en-Provence le 23 septembre 1711 et mort à Versailles le 10 octobre 1775, est un militaire et homme d’État français.

Biographie

Issu d’une famille originaire de Provence, établie au château de la Reynarde près de Marseille, il est le second fils de Jean-Baptiste Félix, marquis du Muy, et le frère cadet de Joseph-Gabriel-Tancrède Félix, lieutenant général ; la mort du père, en 1759, donne lieu à un procès entre les deux frères ; Louis Nicolas Victor, alors chevalier de Malteest appelé le chevalier du Muy.

Pendant la guerre de Sept Ans, en Allemagne, il fait la connaissance de Marie Antoinette von Blanckart , chanoinesse de Neuss, qu’il épousera en 1774. Il commande l’armée française en Westphalie   mais subit une sévère défaite à la bataille de Warburg le 31 juillet 1760. Il est nommé membre de l’Ordre du Saint-Esprit en 1764.

Ancien menin du dauphin Louis et membre du parti dévot, il lui était resté si attaché qu’il demanda à être enterré à ses pieds en la cathédrale Saint-Étienne de Sens. Ce trait était bien fait pour plaire à Louis XVI ; aussi Maurepas le fait-il nommer secrétaire d’État à la Guerre le 5 juin 1774. Il est élevé à la dignité de maréchal de France le 24 mars 1775 mais meurt peu de temps après des suites d’une opération de la pierre.

Son oraison funèbre est prononcée dans l’église de l’Hôtel royal des Invalides, le 24 avril 1776, par Jean-Baptiste-Charles-Marie de Beauvais, évêque de Senez .

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Joachim-Jean-Xavier d’Isoard

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Joachim-Jean-Xavier d’Isoard, né le 23 octobre 1766 à Aix-en-Provence, et mort le 7 octobre 1839 à Paris, est un cardinal français de l’Église catholique romaine.

Biographie

D’Isoard étudie au séminaire d’Aix et se refuge pendant la Révolution française à Vérone. Il retourne à Aix-en-Provence après la chute de Robespierre. En 1803 il est nommé auditeur à la Rote romaine pour la France et y est élu doyen. Il est chargé d’affaires pour la France auprès du Saint-Siège, après le retour de Napoléon en 1815. Il est nommé baron par le roi Louis XVIII en 1823.

Le pape Léon XII le créé cardinal lors du consistoire du 25 juin 1827. Il est élu archevêque d’Auch en 1828. D’Isoard participe au conclave de 1829, lors duquel Pie VIII est élu pape et à celui de 1830-1831 qui voit l’élection de Grégoire XVI. Le roi Charles X le nomme duc en 1829 (il sera l’unique duc d’Isoard). Le roi Louis-Philippe le désigne en 1839 comme archevêque de Lyon, mais il meurt avant sa nomination.

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Bienvenu de Miollis

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François Melchior Charles Bienvenu de Miollis, né le 19 juin 1753 à Aix-en-Provence et mort le 27 juin 1843 à Digne, est un homme d’Église français, évêque de Digne de 1805 à 1838. Il est le frère du général Sextius Alexandre François de Miollis.

Biographie

D’une famille anoblie en 1770, il est le fils de Joseph-Laurent de Miollis, (17151792), lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée d’Aix, conseiller au Parlement de Provence et de Marie Thérèse Delphine Boyer de Fonscolombe. Plusieurs de ses frères se distinguent : Balthazar, est général, Bienvenugénéral de la Révolution, et Honoré-Gabriel, qui est docteur en droit en 1781, avocat, puis préfet du Finistère de 1805 à 1815, est créé baron de Miollis en 1830

Ordonné prêtre le 20 septembre 1777 à Carpentras, il s’occupe de l’enseignement du catéchisme en zone rurale. En 1791, il refuse de prêter le serment constitutionnel au nouveau statut de l’Église imposé pendant la Révolution et émigre à Rome, où il reste dix ans.

Rentré à Aix en 1801, il est nommé vicaire de Brignoles en 1804.

Il est nommé évêque de Digne en 1805 et le reste jusqu’à sa démission en 1838, du fait de son grand âge et de son état de santé. Il devient alors évêque émérite jusqu’à son décès.

Il assiste au concile de Paris de 1811, durant lequel il résiste avec une grande fermeté aux prétentions de Napoléon.

Il inspire le personnage de Mgr Myriel dans Les Misérables de Victor Hugo

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Sextius Alexandre François de Miollis

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Sextius Alexandre François, comte de Miollis, né le 18 septembre 1759 à Aix-en-Provence et mort dans la même ville le 18 juin 1828, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Né en 1759 à Aix-en-Provence, il entre en 1772 comme cadet dans le régiment de Soissonnais-Infanterie, fait comme sous-lieutenant les dernières campagnes de la guerre d’indépendance des États-Unis sous Rochambeau, est blessé au siège de Yorktown et revient capitaine.

Chef du 1er bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône, il donne en 1792 de nombreuses preuves de bravoure et est promu général de brigade le 25 février 1794. Employé en Italie en 1796 et 1797, il commande une brigade de la 4e division de l’armée d’Italie sous Sérurier. Il se fait remarquer au combat de Saint-Georges pendant le siège de Mantoue, et est nommé gouverneur de la ville le 4 février 17971 après la reddition de la garnison autrichienne.

En 1799 il participe à la campagne de Toscane. Lors de la seconde campagne d’Italie, le général Miollis combat à Vérone sous Moreau3. Il est fait général de division le 19 octobre 17994. Après les défaites de la fin de l’année 1799, l’armée d’Italie est réorganisée par son nouveau commandant-en-chef André Masséna. Le général Miollis commande une division de la droite française sous les ordre du général Soult, aux côtés des généraux Gazan et Marbot. Sa division est composée de la 5e demi-brigade d’infanterie légère et des 24e, 74e et 106e demi-brigade d’infanterie de ligne soit environ 4 200 hommes. Enfermée dans Gênes avec l’armée d’Italie, la division Miollis participe à plusieurs combats de la défense de la place. Lors de la capitulation de la place le 4 juin, le général Masséna confie à Miollis la charge de rester avec les malades et les blessés, dont la convention prévoit le rapatriement lorsque leur état le permettra7.

Après l’armistice conclu en janvier 1801 entre les Français et les Autrichiens, l’armée d’Italie se retourne contre l’armée du royaume de Naples. Miollis seconde Murat qui s’installe à Florence et contraint les Napolitains, avancés en Toscane, à retraiter.

Resté républicain, il est mis en disponibilité en 1802 après s’être opposé au Consulat à vie. Gouverneur de Belle-Île-en-Mer en 1803, puis de Mantoue à partir du 28 août 18051, il fait ériger dans cette ville un monument à Virgile, et profite d’un court séjour qu’il fait à Ferrare pour faire transférer avec pompe les cendres de  l’Arioste à l’Université de cette ville, où elles reçurent de grands hommages. Il fait restaurer les arènes de Vérone. Nommé en octobre 1805 commandant des troupes françaises en Italie, il occupe Venise en décembre, sous les ordres d’Eugène de Beauharnais. Le 29 août 1807, pour faire appliquer le blocus continental, le général Miollis fait saisir les denrées anglaises entreposées dans le port de Livourne.

Le 2 février 1808 le général Miollis exécute à la tête de sa division l’ordre reçu le 21 janvier et s’empare de Rome et des États pontificaux. Devenu commandant de la division française à Rome, puis lieutenant du gouverneur-général, il exerce l’occupation avec le plus d’égard possible pour le pape Pie VII. Il rencontre régulièrement Lucien Bonaparte en exil à Rome, qu’il connait depuis longtemps. Le 16 septembre 1808, il est fait comte de l’Empire. Le 16 mai 1809 par décret impérial, Rome est annexée à l’Empire français.  Le général Miollis fait hisser le drapeau français sur le château Saint-Ange le 10 juin, tandis que le Pape excommunie Napoléon Ier. C’est sous son autoritéque le général Radet, commandant la gendarmerie impériale, procède à l’arrestation du Souverain Pontife dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809.

Le général Miollis conserve le gouvernement des États romains jusqu’en 1814. Lorsque Joachim Murat, roi de Naples, renverse l’alliance française et signe le 8 janvier 1814 une convention avec les Autrichiens, son armée marche sur Rome. La cité éternelle est atteinte le 19 janvier et Miollis ne peut que se retrancher avec sa garnison au château Saint-Ange. Après plusieurs semaines de siège, une convention est signée qui permet à la garnison française de regagner la France ; elle quitte Rome le 10 mars 1814.

Le général Miollis est fait chevalier de Saint-Louis le 10 août 1814. En janvier 1815, Louis XVIII lui confie les départements des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse sous les ordres du maréchal Masséna. Lorsque ce dernier apprend le 3 mars 1815 la nouvelle du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan, il envoie le général Miollis à la tête du 83e régiment d’infanterie de ligne et de six compagnies du 58e régiment d’infanterie de ligne pour barrer à Sisteron la marche de l’Empereur. Bien que partie dès le milieu de la nuit du 3 au 4 mars, le détachement arrive à Sisteron bien après le départ des bonapartistes. Miollis et ses troupes continue jusqu’à Gap, atteinte le 8 mars, dans l’espoir de couper la retraite de Napoléon qu’on pense arrêté devant Grenoble. Il y retrouve le général Mouton-Duvernet et s’y rallie à l’Empire.

Napoléon Ier l’appelle pendant les Cent-Jours au commandement de Metz, où il reste jusqu’au mois d’août 1815, époque où il est mis à la retraite.

Le général Miollis meurt à Aix-en-Provence le 18 juin 1828, âgé de 69 ans, en se frappant la tête sur le coin d’une table en tombant

Il repose au cimetière Saint-Pierre d’Aix-en-Provence.

 Famille

D’une famille anoblie en 1770, il est le fils de Joseph-Laurent de Miollis, (1715-1792), lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée d’Aix, conseiller au Parlement de Provence, et de Marie-Thérèse-Delphine Boyer de Fonscolombe. Plusieurs de ses frères se distinguent : Balthazar, est général, Bienvenu, évêque de Digne de 1805 à 1838 et Honoré-Gabriel, qui est docteur en droit en 1781, avocat, puis préfet du Finistère de 1805 à 1815, est créé baron de Miollis en 1830.

Sextius Miollis épouse en 1798, à Nice, Rosalie Boutté.

La famille de Miollis est une famille de la noblesse française subsistante.

Récompenses et hommages

Le nom du général Miollis est gravé sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Sud et une rue de Paris porte son nom.

Le 16 septembre 1808, le général Miollis est fait comte de l’Empire

Le général Miollis est fait commandeur de l’ordre de la Légion d’honneur le 15 mai 1804, puis grand-officier le 14 septembre 1808. Sa carrière se déroulant essentiellement en Italie, il reçoit aussi plusieurs décorations italiennes ; chevalier puis commandeur de l’ordre de la Couronne de fer en juin 1807, il est également reçu comme commandeur de l’ordre royal des Deux-Siciles le 25 novembre 1808. À la Restauration, il est fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis, le 13 août 1814.

Une place d’Aix en Provence, sa ville natale, porte son nom (Place Miollis). À Metz, une rue porte son nom. À Paris une rue porte son nom.

 Sources

« Sextius Alexandre François de Miollis », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 

« Miollis (Sextius-Alexandre-François, comte) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du xixe siècle, 1863-1890, 15 vol. 

Comtesse d’Estienne d’Orves, Mgr de Miollis et sa famille (1753-1843), Paris, mars 1907, ed. P. Lethielleux

Marie-Antoinette de Miollis, Un compagnon de La Fayette: le général de Miollis, 1960

Michel Lacour-Gayet, Joachim et Caroline Murat, Perrin, septembre 1996

Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Fayard, octobre 1999 

Jean Tulard, Napoléon, Fayard, 1999 

Jean Tulard, Murat, Fayard, 1999 

Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur, octobre 2000 

Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d’Empire, Tallandier, avril 2001

Antonello Pietromarchi, Lucien Bonaparte : le frère insoumis, Perrin, 2004 

Frédéric Hulot, Le Maréchal Masséna, Pygmalion, janvier 2005 

Emmanuel de Waresquiel, Cent Jours : la tentation de l’impossible mars-juillet 1815, Fayard, 2009 

Pierre Branda, Napoléon et ses hommes : La Maison de l’Empereur 1804-1815, Fayard, 2013 

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Jean-Balthazar de Cabanes de Viens

Jean-Balthazar de Cabanes de Viens (né vers 1646 à Aix-en-Provence, mort à Tournai le 9 mai 1697) est un ecclésiastique français qui fut vicaire général de l’évêque de Riez, évêque désigné de Grasse et finalement évêque de Vence de 1686 à sa mort.

Biographie

Jean-Balthazar de Cabannes est issu d’une « famille de robe » provençale. Il est le fils de Balthazar baron de Viens, président de la Cour des Comptes d’Aix-en-Provence, et de Madeleine de Valavoire, sœur de l’évêque de Riez Nicolas de Valavoire. Il devient le vicaire général de son oncle maternel et assiste à l’Assemblée du clergé gallican de 1682. Il décline la succession de son oncle mort le 28 avril comme évêque de Riez et sa désignation comme évêque de Grasse en 1685 lorsque François Verjus est destiné au siège de Glandèves. Il est finalement investi de l’évêché de Vence pour lequel il est désigné le 26 avril 1686. Il dirige le diocèse comme vicaire capitulaire avant d’être consacré le 29 novembre 1693 dans l’église du séminaire des Missions étrangères de Paris par Charles Le Goux de la Berchère l’archevêque d’Albi. Il meurt dès le 9 mai 1697.

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Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert (né à Aix-en-Provence le 9 février 1704 et mort à Saint-Paul-Trois-Châteaux le 13 mars 1791) est un ecclésiastique qui fut le dernier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux de 1743 à 1791.

Biographie

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert est issu d’une famille de robe originaire d’Aix-en-Provence où il nait dans l’hôtel familial, au cœur du quartier Mazarin. Il est le fils d’Honoré de Reboul, seigneur de Lambert et conseiller au Parlement d’Aix et de Catherine du Puget Barbantane. Il se destine à l’Église et devient vicaire général et official de l’archidiocèse d’Aix-en-Provence.

Il est nommé évêque et comte de Saint-Paul-Trois-Château en 1743. Confirmé le 16 décembre et consacré en février 1744 par François Renaud de Villeneuve, évêque de Viviers, il gouverne son diocèse avec « beaucoup de piété pendant près d’un demi-siècle » au cours duquel il s’engage en faveur des jésuites en 1761 et participe à l’Assemblée du clergé de 1765.

L’évêché de Saint-Paul-Trois-Châteaux est supprimé par la Constitution civile du clergé, adoptée par l’Assemblée nationale constituante le 12 juillet 1790 et sanctionnée par le roi le 24 août. L’évêque proteste et demeure à son poste mais il meurt dans son diocèse à l’âge de 87 ans le 13 mars 1791 et il est inhumé dans le tombeau des évêques de sa cathédrale

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Joseph-François de Cadenet de Charleval

 

Joseph-François de Cadenet de Charleval (6 mars 1710, Aix-en-Provence – 22 janvier 1759, Agde), est un prélat français, évêque d’Agde.

Biographie

Fils de François de Cadenet de Charleval, président au Parlement de Provence, et neveu de Gaspard de Gueidan, il est reçu conseiller-clerc au Parlement de Provence le 28 mai 1734 en la charge d’Augustin son oncle. Passé à la vie religieuse il est nommé vicaire général de Mgr de Brancas, archevêque d’Aix, et abbé commendataire de l’abbaye Saint-Michel de Pessan dans le diocèse d’Auch en 1738. Réputé pour son « orthodoxie et ses vertus  » il est promu évêque d’Agde le 30 septembre 1740 et consacré à Aix-en-Provence par l’archevêque. Dans son diocèse il fait « prêcher des Missions » et implante les Frères des écoles chrétiennes afin d’extirper le jansénisme Il meurt à Agde le 22 janvier 1759 .

Sources

Théophile Berengier, Notice sur Mgr Joseph-François de Cadenet de Charleval, évêque et comte d’Agde (1710-1759), 1884

Honoré FisquetLa France pontificale, 1864

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Joseph Pisani de La Gaude

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Charles-François-Joseph Pisani de La Gaude, né à Aix-en-Provence (France) le 4 mars 17431 et décédé à Namur (Belgique) le 23 février 1826 est le dix-septième évêque du diocèse de Namur de 1804 à sa mort.

Biographie

Début de carrière

Issu d’une famille toscane dont les ancêtres s’étaient installés en Provence au xve siècle, Pisani de La Gaude est d’abord avocat à la Cour des Comptes du Parlement d’Aix – y suivant les traces de son père – avant d’embrasser la carrière ecclésiastique, sous l’influence de son oncle, Mgr de Reboul Lambert, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux (un diocèse de la Drôme fusionné avec celui de Valence en 1801). Il est ordonné prêtre en 1773 et, pendant quelque temps, bien que prêtre, poursuit son travail à la Cour des Comptes. Quelques années plus tard, son oncle le choisit comme vicaire général de son diocèse.

Évêque pré-revolutionnaire

En 1783, Pisani est nommé évêque de Vence (en Provence) et reçoit l’ordination épiscopale le 8 février 1784. Il est chassé de son siège en 1791 par les révolutionnaires. Il passe alors une dizaine d’années en exil à Nice et en Italie : Nice (1791-1792), Rome (1792-1794), Venise (1794-1797), Pesaro (1797-1798), à nouveau Venise (1798-1801) et Rome (1801-1802). Dans la réorganisation des diocèses qui suit le Concordat de 1801, le diocèse de Vence est supprimé et Pisani doit donner sa démission. Il rentre en France en 1802, et, en 1803, il se trouve à Paris à la recherche d’un nouveau siège épiscopal.

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Sarcophage de Joseph Pisani de la Gaude, dans la cathédrale de Namur

Évêque à Namur

À la suite de la démission de l’évêque de Namur Claude de Bexon en septembre 1803, le siège de la ville mosane est vacant. Le diocèse passe par une crise, un schisme local a éloigné de l’Église les « Stévenistes » (disciples de l’ancien vicaire général Corneille Stevens). Le pape Pie VII cherche un ancien évêque, homme d’expérience pour reprendre en mains le diocèse de Namur. Pisani de la Gaude est son choix. Nommé le 3 février 1804 par le Premier Consul Bonaparte, confirmé par le Pape le 28 mai 1804, Pisani prend possession de son diocèse le 15 août de la même année.

Comme évêque, il est très actif dans la reconstruction et réorganisation de la vie pastorale du diocèse. De nouvelles paroisses sont créées. Pour l’éducation, il fait appel à des congrégations religieuses. Il invite entre autres Julie Billiart à s’installer à Namur et donne en 1809 son approbation canonique à la nouvelle congrégation des Sœurs de Notre-Dame. Avec ses soutiens et encouragements, la congrégation se développe rapidement à partir de son « quartier général » namurois.

Durant sa période namuroise il soutient financièrement la rénovation de la Cathédrale Notre-Dame de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Après la bataille de Waterloo et la chute de Napoléon, Pisani obtient la réconciliation de Corneille Stevens, même si le mouvement d’opposition des Stévénistes continue en se transformant en Petite Église apostolique. Il est fait également baron de l’Empire.

Charles-François-Joseph de Pisani de La Gaude meurt à Namur le 23 février 1826.

Bibliographie

Il n’existe à ce jour aucune monographie sur Mgr de Pisani de la Gaude. Néanmoins plusieurs livres et articles de revue en ont parlé. Citons : Nicolas-Joseph Aigret, Histoire de l’église et du chapitre de Saint-Aubain, Namur, 1881, p. 533-543 ; Dictionnaire biographique namurois, notice Pisani de la Gaude, Namur, 1999, p. 198-199.

N.-J. Aigret, Histoire de l’église et du chapitre de Saint-Aubain à Namur, Namur, Imprimerie de Veuve F.-J. Douxfils, 1881, 663 p.  

  1. Meynen, « Armoiries des Évêques de Namur aux périodes française et hollandaise (1780-1831) »sur http://www.historic.be/ 2006 (consulté le 12 octobre 2010).

 

Chanoine Antoine Emery

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181Animateur de la première phalange félibréenne aixoise, prédicateur remarquable, il est cité par Frédéric Mistral dans ses Mémoires : “Au SaintEsprit, les dames se plaisaient à venir entendre les prônes provençaux de l’abbé Emery”. Antoine Emery, chanoine, curé de la paroisse du Saint-Esprit à Aix, fut le secrétaire du concours ouvert en 1872 et du jury présidé par le Capoulié Joseph Roumanille qui dut en 1873 choisir parmi la centaine de pièces envoyées, les vers qui orneraient le socle de la Croix de Provence érigée au sommet de Sainte-Victoire. Il fut également le maître d’œuvre de l’édition du livre de la Croix de Provence “Lou libre de la Crous de Prouvènço” qui réunit l’ensemble des inscriptions. Cet ouvrage de 160 pages publié en 1874 sur les presses de Remondet-Aubin sur le cours Mirabeau à Aix, fut composé par le félibre François Vidal. D’ailleurs le chanoine Emery lui dédicace, en provençal, un exemplaire : A Monsieur François Vidal, qui a travaillé avec tant d’affection et tant de goût pour imprimer notre galant livre

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Des martyres de la Révolution dans la famille Pazery-Thorame

Pour la sanctification, le sort tragique que connaîtront quelques années plus tard ses deux frères Joseph (1751-1792) et Jules (1763-1792), ainsi que leur oncle l’abbé Pierre de Pazéry Thorame (1735-1792), tous trois chanoines et grands vicaires des évéchés d’Arles, de Lisieux et de Toulon, sera consacré par Pie XI le 17 octobre 1926, par leur béatification : prêtres réfractaires, ils furent en effet du nombre des ecclésiastiques emprisonnés au couvent des Carmes à Paris, et sauvagement massacrés le 2 septembre 1792. « Les trois prêtres Thorame (…) tous les trois estimables par leurs talents, tous les trois charmants par la douceur de leur caractère, tous les trois édifiants par leur zèle et leur piété » (Abbé Barruel, Histoire du clergé de France pendant la Révolution française, 1793, repris dans Roux-Alphéran, Les rues d’Aix, 1848).

  1. Pierre (François) de PAZERY THORAME dit l’abbé de Pazery Thorame maître ès arts de l’Université de Paris le 14 septembre 1752, chanoine, primicier et sacristain de la cathédrale d’Arles, vicaire général de l’archevêque d’Arles, siège à l’Assemblée des Etats généraux en 1787, arrêté avec ses neveux à Paris, rue du Pot-de-Fer, peu de jours après le 10 août 1792, et enfermé avec eux dans l’église des Carmes, massacré le 2 septembre en ce lieu, âgé de 57 ans ; né à Aix le 16 mars 1735, ondoyé le même jour et baptisé le 9 avril en l’église de la Madeleine (parrain Pierre Jean de Boyer, conseiller du roi en ses conseils, procureur général au parlement, marraine Marie Elisabeth de Valière). Béatifié le 17 octobre 1926.
  2. Joseph (Thomas) de PAZERY THORAME prêtre, docteur en Sorbonne, chanoine puis sous-doyen du chapitre de la cathédrale de Blois, grand vicaire de Lisieux, né à Aix le 18 avril 1751 baptisé en l’église du Saint-Esprit, mort le 2 septembre 1792 à Paris, martyr de la Révolution. Béatifié le 17 octobre 1926.
  3. Jules (Honoré Cyprien) de PAZERY THORAME dit Thorame le jeune, étudiant à Paris, reçu maître ès arts le 17 février 1784, licencié en théologie en 1788, ordonné prêtre la même année, docteur en Sorbonne, chanoine de la cathédrale de Toulon, grand vicaire de l’archevêque de Toulon, il administre le diocèse durant l’exil de ce dernier ; né à Aix le 16 septembre 1763, baptisé le lendemain en l’église de la Madeleine (parrain Pierre Joseph François de Pazery de Thorame son frère, marraine Ursule Honorade Anne de Lyon Saint-Ferréol), arrêté avec son frère et son oncle, le 11 août 1792, à Paris, conduit devant le comité civil de la section du Luxembourg, enfermé aux Carmes, mort martyr de la Révolution le 2 septembre. Béatifié le 17 octobre 1926.

http://genobco.free.fr/provence/Pazery.htm

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Sources principales : Wikipédia et l’ouvrage de Marius Constanin : Les paroisses du diocèse d’Aix, Aix, A. Makaire Impr. de l’Archevêché, 1890.

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