AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), HENRI GUERIN (1929-2009), PAROISSE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Bouches-du-Rhône), VITRAUX, VITRAUX DE L'EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence)

Vitraux : église Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)

Les vitraux de l’église Saint-Jean-de-Malte

 

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Vitrail du chœur

Le vitrail du chœur conçu par une pléiade d’érudits aixois fut réalisé par le maître-verrier lorrain Laurent-Charles Maréchal en 1859.  Ce vitrail a pour objet de raconter l’histoire du Salut et est centré sur la figure  de saint Jean Baptiste.

Au somment se trouve la figure de Dieu le Père. Au dessous le comte Raymond Béranger V qui porte par erreur le manteau bleu (le manteau bleu n’est pas celui d’un prince de la maison de Barcelone mais de la maison de France). A sa droite, sa fille, Béatrix de Provence, épouse de Charles d’Anjou.

Au milieu du vitrail se trouvent des scènes de la vie de Jean le Baptiste : la rencontre de la Vierge avec Elisabeth (Visitation) ; au centre : le baptême de Jésus par Jean au Jourdain ; enfin sur la droite Jean Baptiste affirme la divinité de Jésus en le désigant comme l’Agneau de Dieu.

Au niveau inférieur on reconnaît : le patriarche Abraham, Moïse portant les tables de la Loi, les prophètes Ezéchiel et Daniel.  A la base de ce vitrail se trouvent différents blasons (Provence, Malte, Aragon, Aix, ceux des maisons de Bérenger Monachi et Hélion de Villeneuve).

Charles Maréchal

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Laurent-Charles Maréchal (1801-1887) est un dessinateur, pastelliste et peintre verrier français du xixe siècle. Il est connu pour ses vitraux peints. Mais il est surtout considéré comme le chef de file du mouvement pictural que Baudelaire avait qualifié d’École de Metz, au Salon de 1845.

Biographie

Laurent-Charles Maréchal naît à Metz, en Moselle, le 27 janvier 1801. Intéressé par l’art, le jeune Laurent-Charles suit les cours de l’école municipale de dessin, de 1820 à 1825. Un autoportrait de cette époque, nous montre un jeune homme sûr de lui et déterminé. Fasciné par l’Italie, Laurent-Charles Maréchal vouera une admiration sans limite à la peinture italienne, et l’Italie, qu’il considère comme la patrie des artistes.

Laurent-Charles Maréchal s’intéresse à des genres variés, allant des paysages aux grands tableaux d’histoire. Mais la demande locale l’oriente bientôt vers la peinture sur vitrail, où il excelle dans le vitrail-tableau. En 1838, il ouvre à Metz un atelier de peinture sur verre avec son beau-frère Gugnon. De 1838 à 1853, Laurent-Charles Maréchal a ses ateliers dans l’hôtel de Malte, sur la colline Sainte-Croix. Travaillant les arts appliqués, au contact d’une industrie en plein essor, Maréchal se distingue particulièrement dans l’art du vitrail. Laurent-Charles Maréchal place bientôt son ancien élève Louis-Théodore Devilly à la tête de son atelier de vitraux peints. Travailleur infatigable, Maréchal ne donne son temps qu’à une poignée d’élèves véritablement doués et réellement volontaires.

En 1853, Laurent-Charles Maréchal installe au numéro 4 de la rue de Paris, dans le prolongement du pont des Morts, ses ateliers de maître verrier. Il perfectionne les techniques et la fabrication industrielle des vitraux, devenant l’un des peintres verriers les plus importants de France, dans la deuxième moitié du xixe siècle. Signe de sa réussite, Laurent-Charles Maréchal crée les vitraux de l’exposition universelle de 1855. Avec Gugnon, son beau-frère, il crée les vitraux néo-gothiques de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris. Parmi ses 12000 verrières, dont 4600 à figures, on lui doit la restauration des vitraux de la cathédrale Saint-Étienne de Metz, ou encore celle de la petite église Sainte-Brigide à Plappeville, qu’il connaissait pour s’être souvent promené du côté du Mont Saint-Quentin À côté des commandes publiques, il travaille aussi pour des particuliers, notamment le baron Haussmann ou Eugène Viollet-le-Duc.

Après la Guerre franco-allemande de 1870, Laurent-Charles Maréchal opte pour la France et quitte sa ville natale, rattachée à l’Empire allemand. Il s’installe alors à Bar-le-Duc, dans la Meuse, où il refonde son atelier sous la houlette de son cadet, le verrier Louis-Charles-Marie Champigneulle. Après une vie de labeur bien remplie, Laurent-Charles Maréchal décède le 17 janvier 1887, à Bar-le-Duc son dernier refuge.

  1. Mouilleron et F. Étienne ont été ses élèves à Bar-le-Duc. Ils ont fondé à Bar-le-Duc l’atelier de vitraux Étienne et Mouilleron dont l’activité est attestée, de 1884 à 1904, par plusieurs œuvres identifiées dans le Lot-et-Garonne, la Haute-Saône et la Somme.

Laurent-Charles Maréchal est le père du peintre Charles-Raphaël Maréchal (1818-1886).

Son œuvre

Son œuvre est multiple. On connait de lui des dessins, des pastels, des cartons, mais aussi et surtout des vitraux, facilement identifiables. Au cours de sa carrière, Laurent-Charles Maréchal a réalisé près de 57000 m2 de vitraux, pour plus de 1600 édifices

Arts graphiques

Les traces, (dessin), musée du Louvre, département des Arts graphiques, Paris.

Art du vitrail

Vitrail L’Artiste (1867), portrait. Antichambre de la Galerie des Fastes du château de Fontainebleau ;

Vitraux de l’église Saint-Martin de Hayange construite en 1884 sur le modèle de la Trinité de Paris ;

Trois verrières illustrant l’histoire de Metz, salon de Guise de l’hôtel de ville de Metz;

autoportrait de Maréchal, conservé aux Musées de la Cour d’Or ;

Vitraux de l’église Saint-Ambroise de Paris (11e ardt.) ;

Vitraux de la chapelle du collège Saint-Clément de Metz ;

Vitraux de l’église Notre-Dame de Metz ;

Vitraux du chœur de l’église Notre-Dame de Cholet ;

Vitraux de l’église Saint-Eucaire de Metz (1863) ;

Vitraux de l’église Saint-Martin de Metz ;

Vitraux de l’église Saint-Martin de Pange ;

Vitraux de la cathédrale Saint-Étienne de Metz ;

Vitraux de la sacristie du Chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Paris ;

Vitrail Le Pâtre.

Vitraux de l’église Saint-Georges de Lyon, réalisés entre 1844 et 1857, détruits en septembre 1944.

37 vitraux de l’église d’Ecully Rhône

10 vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg entre 1846 et 1860

 

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Vitrail du transept sud

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Le maître-verrier qui a réalisé le vitrail du transept sud de l’église Saint Jean de Malte à Aix-en-Provence médite sur son travail de création.

« Un voile de lumière dorée ». Voilà ce que je désirais secrètement réaliser pour la fenêtre du transept sud de Saint Jean de Malte. C’est, je crois, ce qui demeure maintenant lorsque le soleil luit, s’empare de ce vitrail et le fait disparaître, le consumer presque, dans la lumière du milieu du jour.

Tout le travail d’atelier de ces six mois d’hiver a été d’essayer de demeurer fidèle à cette intention tremblante, inscrite sur la maquette. Mais la maquette n’est justement qu’une intention, une partition qu’il faut faire vivre et que je dois incarner par le verre, dans le verre, matière à la fois rude et angulaire, autant que fragile et que j’assemblais semaine après semaine avec tous les soins de l’artisan.

Avec cette mémoire nécessaire pour qu’en chaque panneau, pourtant réalisé pour lui-même, une suite, un relais se fasse, passe de l’un à l’autre en mouvements continus, comme une respiration, aux rythmes complémentaires d’inspiration-expiration qui venaient se charpenter sur l’axe du meneau de la fenêtre.

Pour que cette colonne de pierre, d’ombre aussi, vienne en lente levée, comme une tige s’épanouir en fleur dans l’arcature, dans le remplage ouvragé de l’ogive gothique et qu’ainsi en son final, cette floraison lente s’achève en majeur, tons et rythmes accordés pour une gloire dont il n’est que le serviteur en ce lieu consacré.

L’inspiration que je n’ai cessé de demander et poursuivi, tout au long de ce travail (malgré le peu de lumière certains jours) était de suggérer avec mes moyens « la lumière au matin de Pâques ». Cette aube rosée de la chair du Christ transfigurée au retour de la mort, se levant avec lui, éclatante de lumière, lui le Soleil Levant, doré de gloire, qu’en son Père il offre avec toute l’humanité sauvée par sa Passion.

J’ai découvert assez tardivement au travail, à l’atelier, que les petits signes noirs qui ponctuaient ma maquette, étaient devenus dans les vitraux comme des étoiles à l’envers, les fragments dispersés de la mort, de la souffrance et du mal, volatilisés par la victoire du Christ, mais dont les traces subsistent et perdureront jusqu’à ce jour éternel où toute larme sera essuyée, où toute larme sera changée en rosée de Pâques.

Les mots pour un artiste sont en retrait sur ses actes. Je ne voudrais pas non plus vous livrer une clef pour déchiffrer ce vitrail, un mode d’emploi avec sous-titre de sa langue originale, le silence. L’art est comme la musique, son signe est dans son sens, enfoui dedans.

C’est avec les yeux du cœur  qu’il faut le lire, pas le cœur  affectif, mais le cœur  selon la Bible, qui est au centre de l’être. Ce regard vous dira mieux, vous fera sentir que ce vitrail n’est qu’un chemin, un serviteur, un écran voilé, le signe visible et maladroit dans cette église d’une lumière promise qui vient déjà nous visiter, par la Parole et la liturgie si attachantes, célébrées dans votre église.

Voilà mon intention et de plus en plus je veux me vouer à cela. Un ami me disait récemment : « Tu dois devenir le Diacre de la lumière ». Cette parole m’a peut-être désigné ma vocation profonde et je vais essayer d’y demeurer fidèle. Priez pour moi pauvre aveugle. Pour ce vitrail comme à chaque fois le meilleur m’a été donné, et si j’ai été inspiré dans ce travail si long, c’est que ma main a été guidée, j’en suis certain. »

Source : Site de la Paroisse Saint Jean de Malte

Confidence de Henri Guérin sur son travail

Lumière

« Depuis toujours la lumière est ce qui m’intéresse le plus, au calme ou en mouvement avec ses accents d’ombre qui donnent au vitrail sa gravité spécifique, joie mesurée, contenue. Le vitrail, c’est pour moi comme les mains sur le visage, la lumière filtre entre les doigts, espace à l’intérieur pour le silence.  »

Matière et couleur

« Le verre a ses limites, comme tout matériau. Il a des qualités spécifiques, angulaires, fragiles, instables dans la lumière, matière rude et somptueuse à la fois dont il faut se méfier pour les effets faciles. Je joue la coloration dans la masse, taillant dans son épaisseur pour dégrader vers la clarté, pour le passage d’un ton sur un autre, créant de grandes souplesses harmoniques. « 

« L’invention des coupes est essentielle; elles caractérisent chaque vitrail, chaque chantier dans leur nature et leur élan. J’aime les grands contrastes d’ombres sur des fonds limpides. Pour moi la couleur est au service des valeurs de tons, les module vers le chaud ou le froid, parti-pris fondamental pour le vitrail. »

 

 

Henri Guérin (peintre-verrier)

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Henri Guérin, né le 30 juillet 1929 à Bruges (Pyrénées-Atlantiques) et mort le 24 octobre 2009 à Toulouse (Haute-Garonne), est un peintre-verrier français.

Biographie

Né le 30 juillet 1929 à Bruges, village des Pyrénées-Atlantiques, Henri Guérin passe son enfance et sa jeunesse à Saint-Prix dans le Val-d’Oise, en lisière de la forêt de Montmorency, près de Paris. En 1954, il séjourne à l’abbaye bénédictine d’En Calcat dans le Tarn où il rencontre le père bénédictin Ephrem Socard qui l’initie à la technique du vitrail en dalle de verre. En 1961, il s’installe à Plaisance-du-Touch, près de Toulouse où il réalisera son œuvre, toujours en solitaire, à la fois concepteur et créateur de ses vitraux. En 2009, son dernier vitrail est la verrière Marie, Porte du ciel, pour la crypte Notre-Dame de Sous-Terre, de la cathédrale de Chartres. Sa pose posthume est effectuée en 2010 par son petit-fils Matthieu Gasc qui a pris la relève dans l’atelier depuis 2009.

  

L’œuvre

Vitraux

Son œuvre vitrail considérable comporte plus de six cents références, situées dans des édifices religieux, des bâtiments civils, des demeures privées et des lieux publics. Si on la trouve principalement en France elle est aussi très présente à l’étranger (Suisse, Canada, États-Unis, Japon, Cameroun, etc.).

Matériau de verre utilisé

Henri Guérin a opté dès sa jeunesse pour la technique de la dalle de verre jointe au ciment. Il a utilisé des dalles de verre de toutes nuances, issues pour la plupart des fourneaux de la fabrique Albertini, à Montigny-les-Cormeilles. Son originalité consiste en la taille dans l’épaisseur des dalles pour créer des passages subtils de tons et dans l’utilisation d’un joint de ciment très fin et coloré dans la masse.

Dessins et tapisseries

Son œuvre comprend aussi un ensemble important d’œuvres sur papier (gouaches et dessins à l’encre de Chine) et une cinquantaine de tapisseries d’Aubusson réalisées par les ateliers Pinton à Felletin.

Textes

Henri Guérin est l’auteur de textes publiés dans des revues, catalogues ou actes de colloques, qui livrent sa réflexion sur son activité créatrice. Deux albums de dessins et textes ont été édités par les Éditions de La Porte du Sud : Les Arbres (1984, coll. Le Goût du Dessin) et Pèlerin au Mont Saint-Michel (1992), et, en 1996, Patience de la main par les Éditions du Cerf (Paris), méditation sur sa pratique du dessin.

De lumière et d’ombre est son dernier ouvrage : anthologie de ses textes, paru en 2009, aux Éditions de la Revue de la Céramique et du verre1.

Il a également publié un recueil de poésie La Corbeille à papiers en 1955 chez Seghers.

 Catalogue des œuvres

Sophie Guérin Gasc, fille de l’artiste, architecte et docteur en histoire de l’art, a mis en ligne un catalogue des œuvres classées par pays et, en France, par département, avec les adresses des lieux où elles peuvent être vues, inventaire réalisé à partir d’une base de données numérique créée lors de sa thèse de doctorat (inédite) « Henri Guérin, peintre verrier, né en 1929 – Son œuvre au 20e siècle », soutenue en 2003, à l’université Jean-Jaurès (ex Toulouse 2 Le Mirail) sous la direction de Claude Bédat. Thèse encore inédite mais dont est issu l’ouvrage Henri Guérin – L’œuvre vitrail paru en 2015 aux Éditions Privat.

Plus de six cents lieux ont ainsi été référencés en France et à l’étranger. Édifices religieux (églises paroissiales, chapelles de communauté religieuses), édifices civils (établissement scolaires, sièges d’entreprises …) mais aussi un nombre important de créations pour des demeures privées (plus de 200). Un listing géographique peut être consulté sur le site henri-guerin.com.

Parallèlement, le fonds d’atelier est en cours d’inventaire et de conditionnement. Il comprend un important fonds de vitraux, les maquettes peintes, les œuvres graphiques et toutes les archives de l’atelier.

 Expositions

De nombreuses expositions collectives et personnelles ont révélé son œuvre à un large public. On retrouvera le détail chronologique de ces expositions d’une part sur le site de Narthex, art sacré, patrimoine, création et d’autre part sur le site Henri Guérin, peintre verrier  géré par une association loi de 1901 qui se consacre à la connaissance, la mise en valeur et la sauvegarde de l’œuvre de l’artiste. La dernière grande exposition de l’artiste, de son vivant, fut l’été 2009 Lumière d’été, à l’orangerie du Sénat, dans les Jardins du Luxembourg, à Paris. Son souvenir en est conservé dans le DVD « Confidences »; film d’Hervé Desvaux, édité et diffusé par l’association Henri Guérin. Entre 2005 et 2007, une grande rétrospective de l’œuvre vitrail Éclats de verre et de lumière au Centre International du vitrail de Chartres a marqué les 50 ans d’atelier de l’artiste. En 2010, le Musée du verre de Conches-en-Ouche consacra une exposition au fonds d’atelier Henri Guérin (catalogue). Puis en 2015, la Galerie nationale de la Tapisserie de Beauvais (devenu puis Le Quadrilatère) organisa la grande exposition « Henri Guérin – Matières/Lumières »

Bibliographie

Sophie Guérin Gasc : « Henri Guérin – L’œuvre vitrail », préface de Dominique Ponnau, éditions Privat/Centre international du Vitrail, 2005.

Actes du colloque Art et culture religieuse, « Henri Guérin, Écouter la lumière », p. 128-131. Le Monde la Bible, École du Louvre, La Croix, Bayard.

Henri Guérin, De lumière et d’ombre, éditions de la Revue de la Céramique et du Verre, 2009; réédition 2011. Anthologie de textes d’Henri Guérin.

Henri Guérin, Patience de la main, éditions du Cerf, Paris. 1996 ; réédition 2012.

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Rose de façade

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Rose de façade

En novembre 1896 fut inaugurée la nouvelle rose de façade (obstruée au XVIIIè siècle par Viany qui y plaça un orgue). Réalisée par le peintre verrier aixois, Louis André, elle a un diamètre de quatre mètres et est constituée de six trèfles alternés qui entourent un  médaillon hexagonal.

Le motif décoratif représente une Croix de Malte entourés de six blasons disposés en trois axes (un axe vertical pour l’Eglise et deux axes obliques pour l’Ordre de Malte et le prieuré de Saint Gilles).

Les couleurs qui passent du bleu au rouage selon la lumière ou l’endroit où l’on se trouve, les ornements stylisés jouant avec le soleil en font une œuvre d’art remarquable.

 

Louis André

Louis André était un peintre-verrier, né en 1852 et mort à Aix-en-Provence le 3 juillet 1938.

Biographie

Il est initié à l’art par l’abbé de Bonde. Pendant la guerre de 1870, il est combattant volontaire.

Il a créé ensuite un atelier de production de vitraux à Aix-en-Provence, rue Jacques de la Roque. Ses œuvres se retrouvent dans des églises d’Aix-en-Provence et autour:

église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence, rose au-dessus de l’orgue (1896),

église de la Madeleine d’Aix-en-Provence,

église du Saint-Esprit d’Aix-en-Provence,

église Notre-Dame de la Seds,

église d’Arles, Tarascon, Salon-de-Provence, Saint-Rémy-de-Provence, …

dans le Gard, à l’église Saint-Laurent de Lanuéjols, en 1892.

Après la promulgation de la loi de séparation des Églises et de l’État, en 1905, Louis André ne reçoit plus de commande et doit fermer son atelier. Il est alors devenu professeur de dessin au collège catholique et à l’école des beaux-arts d’Aix-en-Provence. Il a cessé de donner son enseignement à 82 ans.

 

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