AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), CHAPELLE, COUVENT, HISTOIRE DE LA PROVENCE

Chapelles et couvents de la ville d’Aix-en-Provence

Des chapelles et des couvents de la ville d’Aix-en-Provence

 

Couvent des Prêcheurs d’Aix-en-Provence

Place_des_Precheurs_Aix-en-Provence_20161029_1

Le couvent des Prêcheurs est un ancien édifice religieux construit place des Prêcheurs à Aix-en-Provence. Cette place doit son nom à ce couvent dominicain.

Historique

Aix-en-Provence_cloître_Couvent_des_Prêcheurs

Cloître du couvent des Prêcheurs

Le couvent s’est établi entre 1226 et 1277, à proximité du palais comtal, sur les jardins du comte de Provence qui en fit don en 1218 aux frères Prêcheurs. Un incendie en 1383 nécessite la reconstruction du couvent et de l’église de la Madeleine. Différentes phases d’agrandissement et de reconstruction au milieu du xve siècle, dans les premiers et derniers tiers du xviie siècle transforment l’édifice. En 1786, le palais comtal est détruit et le tribunal, qui en occupait une partie, s’installe dans le couvent, le temps de la construction du palais de justice actuel. Différentes écoles occupent ensuite les lieux de 1836 à 2015. Les bâtiments sont actuellement inoccupés.

L’installation d’un musée Jacqueline et Pablo Picasso est prévue.

 

^^^^^^^^^^^^^^

 

Couvent des Augustins d’Aix-en-Provence

Aix-en-Provence_Couvent_des_Augustins_03

Le couvent des Augustins, appelé aussi ancien couvent des Augustins, est un ancien édifice religieux situé aux n°51-53 de la rue Espariat, à Aix-en-Provence, en France, dans le département des Bouches-du-Rhône   et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 Présentation

Le couvent des Augustins représente pour la ville d’Aix un bâtiment historique (tour de l’horloge et son campanile), mais aussi un quartier qui a donné son nom à la fontaine voisine, sur la place des Augustins. Ce quartier s’étend du cours Mirabeau, au Sud, à l’église du Saint-Esprit, au Nord.

De l’ancien couvent des Augustin (du XVe siècle), il reste principalement le clocher emblématique et sa chapelle, ainsi que des murs englobés dans les immeubles de constructions ou rénovations plus récentes.

L’entrée de l’église et son narthex, conservés sur la rue Espariat, sont a présent occupés par un magasin.

Historique

320px-Plan_quartier_des_augustins_-_Aix.png

Plan du quartier des Augustins

L’ordre des ermites de Saint Augustin est un des Ordres mendiants, apparus au bas Moyen Âge, pour s’établir dans les faubourgs des villes, hors les murs, auprès des nouvelles populations urbaines pauvres4. Les Augustins s’occupaient des soins médicaux et de prédications. Cet ordre existe toujours de nos jours.

Le monastère augustin d’Aix fut fondé au xiiie siècle. Il occupait ici un bâtiment beaucoup plus vaste que ce que l’on peut encore percevoir, allant jusqu’à l’actuel cours Mirabeau et formant en réalité un nouveau quartier de la ville.

Au xive siècle, l’église des Augustins accueillait parfois le conseil de la ville. Nicolas de Littera a été syndic de 1353 à 1368.

La porte de la ville fut déplacée dans l’angle du couvent, et prit le nom de « Porte des Princes » ou « Porte des Augustins ».

Il existait une tour antérieure à celle que nous voyons actuellement. Le clocher actuel fut bâti en 1472, constitué d’une tour carrée et d’un étage octogonal porté sur un encorbellement circulaire. On sait que cette tour fut édifiée grâce aux efforts et à l’argent de Monsieur de Guiran (dont la ville comporte encore un hôtel particulier à son nom). Cependant, s’il a aidé au financement cette « nouvelle » tour, il y a semble-t-il aussi trouvé son compte: M. de Guiran a profité des travaux pour utiliser remplacement de la première tour (l’actuelle boulangerie) et s’y faire édifier une chapelle privée.

Luther aurait séjourné dans ce couvent à son retour de Rome vers 1510-1511.

Le clocher fut surmonté en 1667 d’un campanile, cage de fer forgé (afin de ne pas opposer de résistance au mistral) qui reçut alors ses cloches.

Le couvent et l’église furent saisis et vendus sous la Révolution et transformés en immeubles d’habitation, comme on peut le voir de part et d’autre de la tour.

La tour du couvent des Augustins est inscrite au titre des aux monuments historiques par arrêté du 28 décembre 1926, alors que les vestiges de l’ancien couvent (et notamment de la chapelle, du cloître et de l’ancien clocher) sont inscrits par arrêté du 6 juillet 1971.

À présent, la tour et la chapelle sont propriétés publiques (commune d’Aix); les bâtiments alentours sont des copropriétés et propriétés privées.

Partie Sud-Ouest de la ville d’Aix-en-Provence en 1575. Le couvent des Augustins, sa tour et son cloître se trouvent à gauche de l’image, abrités derrière les remparts et la porte des Augustins. Pour repère, le futur cours Mirabeau jouxte le couvent et le tracé du mur d’enceinte, au Sud (en bas et à droite) de cette carte.

800px-Couvent_des_Augustins_(Aix-en-Provence)_(8)

Accueil de l’hôtel des Augustins

 Architecture

Fondé au XIIIè siècle, le couvent formait au xve siècle un quartier entier, autour du cloître central, espace de lumière et de rencontre (au centre-gauche de l’image sur le plan OSM ci-après).

L’église (au n°53 de la rue Espariat) accueillait plusieurs chapelles privées, voulues par des familles de notables de la ville (notamment Nicolas de Littera et la famille de Littera). L’église étant actuellement occupée par un magasin, ces chapelles ne sont plus visibles.

Un document du 9 novembre 1472 donne le prix fait (31 florins) des fondations d’une nouvelle tour à construire aux Augustins. Ces fondations seront pleines, massives, sur un carré de 22 empans de côté (26m). La profondeur des fondations doit avoir 2 cannes (plus de 2 mètres) pour trouver le sol dur. Ce devis fait des fondations est alors assorti d’un coefficient de variation du prix selon la profondeur réellement atteinte pour atteindre le roc. Ce texte prouve donc que l’on n’utilise pas les fondations d’une ancienne tour pour bâtir celle du XVe siècle. Cette tour plus ancienne se trouvait exactement entre l’emplacement de la tour actuelle et la façade de l’église, à l’emplacement de l’immeuble et de la boulangerie

800px-Couvent_des_Augustins_(Aix-en-Provence)_(9)

Détail de l’église du couvent, hôtel des Augustins, rue de la Masse

^^^^^^^^^^^^^^^^

 

Ancien couvent des Carmélites, actuel couvent des Oblats à Aix-en-Provence

142861-chapelle-des-oblats-aix-en-provence-

Ancien couvent des carmélites, couvent actuel des Oblats
Situé au 52, 54, 56, 60 cours Mirabeau ; 2bis rue d’Italie à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Périodes de construction : 17e siècle;18e siècle

Architecte ou maître d’oeuvre : Veyrier Thomas (architecte);;Vallon Laurent (architecte)

Historique :
Couvent des 17e et 18e siècles (fondation du couvent en 1624) ; décor peint du 17e siècle attribué à Trophime Bigot ; nouvelle chapelle et agrandissement du couvent entre 1695 et 1701 sur les plans de Thomas Veyrier (intervention de Laurent Vallon attestée pour la façade). En 1796, le couvent est vendu comme bien national : l’autel baroque est vendu, le mobilier dispersé. Au 19e siècle, une partie des bâtiments est occupée par les « Missionnaires de Provence » dits aussi les Oblats de Marie Immaculée.

 Eléments protégés :
Ancienne chapelle, dite église des Carmélites : classement par arrêté du 10 août 1911 – Ancien couvent : façades et toitures de l’aile occidentale ; galeries du cloître avec vestiges de peintures murales au premier étage, aile sud ; chœur  des religieuses, salle voûtée en sous-sol dénommée salle Mazenod ; aire du cloître ; inscription par arrêté du 17 septembre 1993 – Peintures murales conservées dans les parties hautes de l’aile occidentale : classement par arrêté du 14 octobre 1996

apmh00015710.jpg

 

^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Chapelle des Jésuites d’Aix-en-Provence

40925-vstn0gs9a2-whr

La chapelle du Collège Royal Bourbon d’Aix-en-Provence, l’actuel Lycée du Sacré-Cœur, est un édifice classé Monument historique depuis 1982. Construite en 1681 par l’ordre des Jésuites, elle est consacrée en 1699 et dédiée à saint Louis.

GL_L1041

La chapelle illustre, par son rythme architectural et la qualité de son décor, le deuxième baroque aixois : ses larges baies à vitraux en grisaille et son chœur , coiffé d’une coupole monumentale, sont caractéristiques de ce style.

 

 

 

 

40923-rq1fdcct2g-whrSon somptueux mobilier a été perdu mais elle a conservé l’unique anamorphose murale subsistant en France, située dans l’immense « salle des pères » qui domine l’édifice. Cette dernière représente en apparence la ville de Lisbonne et révèle en vision latérale, par effet d’optique, le repentir de Saint Pierre au Jardin des Oliviers.

Liée à l’histoire d’Aix et de la France – Louis XIV y apprit la signature de la paix avec l’Espagne et Mirabeau y fut délégué par les Etats de Provence – elle est propriété de l’association Bellegarde qui a pu, grâce à un don important dans les années 1980, préserver le clos et le couvert de la quasi-totalité de l’édifice.

^^^^^^^^^^^^^^

 

Chapelle de la Pureté

Aix-en-Provence-0122

La congrégation des Filles de la Pureté est fondée en 1680 par de pieux aixois pour venir en aide aux jeunes filles en danger moral et installée avant rue Longue St-Jean. Georges Vallon construit au même moment l’église Saint-Jérôme (St-Esprit) dont le chevet touche précisément la chapelle. « Il est donc tout à fait normal de supposer qu’il ait été chargé de donner les plans de la nouvelle chapelle » (J Boyer). Cet édifice de dimensions modestes est composé d’une simple nef voûtée d’arêtes se terminant par une abside demi-circulaire. Son étroite façade ne s’élève qu’à la hauteur du 2° étage des maisons voisines qui l’encadrent. La porte d’entrée d’époque Louis XIV a été heureusement préservée et s’apparente aux portes des hôtels particuliers aixois du début du XVIII°. La façade est encadrée de pilastres d’ordre dorique, ornée d’une frise à rosaces et triglyphes et d’une corniche soulignée de denticules. Au-dessus, une niche en plein cintre abrite une statue de la Vierge, surmontée d’un large oculus destiné à éclairer la nef. Sous la révolution la congrégation est dissoute et la chapelle vendue. Les Pénitents Gris l’achetèrent en 1816 et l’occupèrent jusqu’en 1859 date de leur installation actuelle rue Lieutaud. Annexe de Saint-Esprit, elle est désaffectée en 1905. Elle servit d’entrepôt puis abrita ces dernières années une usine électrique.

 

 ===============

La chapelle des Bourras: une confrérie venue d’un autre âge

GL_2013-04-27_001-682x1024

Il y a quelque chose d’étrange à écouter un pénitent gris vous conter son quotidien. «L’histoire bien simple, relate Bernard Terlay, recteur d’une confrérie de laïcs fondée en 1677 qui, s’inspirant de saint François d’Assise, s’assigna une mission de charité.» Pas n’importe laquelle. Si les pénitents blancs soutenaient les prisonniers, leur apportant de la nourriture, des vêtements et de la paille pour leur couche, si les bleus apportaient leur compassion aux condamnés à mort, les pénitents gris, eux, choisirent de se consacrer à «l’ensevelissement des indigents, des pauvres trouvés morts sur les routes, des inconnus de passage, des soldats, de leurs confrères et de tous ceux qui, par humilité, désiraient être ensevelis dans le suaire des pauvres».

GL_L1258.jpg

Comment, en ce début du XXIe siècle, rester fidèle à ce précepte? Comment continuer de porter, lors des cérémonies, l’impressionnante robe de bure à capuche, sommairement trouée au niveau des yeux ? «Notre vocation reste la même, répond sobrement le recteur Bernard Terlay, en sortant d’un petit placard l’humble uniforme de toile dans lequel il sera enveloppé, au jour dernier. Certes, nos tâches ont évolué. Nous ne procédons plus aux inhumations, comme autrefois, mais nous nous substituons aux prêtres (trop peu nombreux) dans l’accompagnement des défunts et des familles au cimetière.» Charge à eux, aussi, de dire des prières dans leur chapelle de la rue Lieutaud, où ils ont élu domicile en 1859.

descente-croix.jpg

Ouvert uniquement lors de la messe dominicale, ce lieu est peu connu des Aixois. Il recèle pourtant quelques remarquables statues et, surtout, une monumentale descente de croix plantée dans une rocaille symbolisant le Calvaire, avec 12 personnages de bois doré. «Ils sont tous là, explique Bernard Terlay : Marie, entourée de ses cousines et de saint Jean, Marie-Madeleine tenant un vase à parfum, Nicomède, Joseph d’Arimathie, le bon et le mauvais larron, et même le soldat qui perce d’une flèche le flanc du Christ et qui se convertira.» A force de contempler ce Golgotha de pierre, Bernard Terlay y a trouvé des figures étranges: un lézard à long bec, un singe mutin, un serpent, un coq… Tout un bestiaire primitif et fantastique, fort inattendu dans un tel lieu !

https://www.lexpress.fr/region/la-chapelle-des-bourras-une-confr-eacute-rie-venue-d-un-autre-acirc-ge_476908.html

 

^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Chapelle Notre-Dame-de-Consolation d’Aix-en-Provence

GL_L1008-682x1024

La chapelle Notre-Dame de la Consolation (dite chapelle Saint-Jacques ou chapelle de l’Hôpital) est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté préfectoral du 3 novembre 19871. Elle se trouve le long de l’avenue Philippe Solari à Aix-en-Provence, totalement enclavée dans les bâtiments de l’hôpital Saint-Jacques; dans le département des Bouches-du-Rhône et en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La ville d’Aix-en-Provence en est propriétaire.

 

Historique

La première mention de la chapelle remonte à la fin du xie siècle (1092 ?), lors de la donation de l’archevêque Pierre II au chapitre cathédral. La chapelle actuelle occupe l’emplacement d’une ancienne église romane dédiée à Saint-André, et n’a pris le vocable de Notre-Dame de Consolation ou de Pitié qu’en 1326. Elle fut intégrée à l’ensemble hospitalier, édifié par le consul et mécène, Jacques de La Roque, au début du xvie siècle.

En 1585, cette chapelle fut concédée, par le chapitre de Saint-Sauveur, à l’ordre des Capucins, qui en ont fait leur église conventuelle. À cette occasion, l’orientation et donc le plan furent inversés, ce qui a entraîné la destruction du chœur originel orienté à l’est, et qui fut reporté à l’ouest. Un parvis fut ensuite aménagé à l’emplacement du chœur originel. Un mur fut donc construit pour fermer l’arcade de la troisième chapelle, et son parement extérieur devint la nouvelle façade. C’est aussi à cette époque, que le portail d’entrée Renaissance (sculpté par Jean Guiramand), à l’origine à l’ouest, fut démonté et remonté à l’est.

Plus aucune modification ne sera réalisée, ou du moins mentionnée jusqu’en 1884, date des travaux de restaurations qui confèrent à la chapelle la configuration que nous lui connaissons aujourd’hui. La date est d’ailleurs inscrite au-dessous du campanile. La façade fut donc recrépie, tout en respectant les ornements qui la décorent et le portail Renaissance. Cependant, la façade fut restaurée dans un esprit néo-gothique.

En 2001, une étude met au jour d’intéressantes fresques du XVIè XVIIè siècles, sous le badigeon moderne.

En 2008, du 26 novembre au 5 décembre, un diagnostic archéologique est effectué par la mission archéologique de la ville d’Aix-en-Provence, au niveau du parvis de la chapelle. Une hypothèse est alors arrêtée : le parvis semble avoir été ceint par un mur de clôture et avoir servi de cimetière.

PATIO-50b416a6-7961-4c07-8384-0a439dff8d9f_636555722145932500.jpg

La chapelle après restauration

Cette étude de diagnostic a été commandée en préalable à la réfection du réseau pluvial du parvis. Puis des  travaux de restauration de l’édifice ont permis de remédier aux désordres causés dans ses fondations par des infiltrations d’eau. Pour cela la couverture et les couvrements ont été confortés. La chapelle de droite, au niveau de la première travée à aussi été confortée pour éviter son effondrement. On aperçoit bien cette restauration au niveau du bas-côté droit, qui a été recouvert d’un badigeon moderne.

En 2012, une nouvelle opération archéologique a eu lieu.

 Architecture

Façade de la chapelle

Plan

Le plan comprend une nef composée de trois travées, dont les deux premières sont bordées de chapelles latérales. Le chœur quant à lui est composé d’une travée et se termine par un chevet plat. Des voûtes sur croisées d’ogives couvrent les trois travées de la nef. Seule la voûte de la travée centrale et celles des chapelles latérales gauche possèdent une clef portant un écusson armorié. Les chapelles sont séparées par d’épais contreforts qui contrebutent les poussées des voûtes de la nef et du chœur.

Les trois travées de la nef sont datées du 1er tiers du xvie siècle. Les chapelles latérales peuvent être quant à elles datées du xve siècle, mais leurs voûtes du XVIIè  siècle.

ob_c51fa7_eglise-consolation

Portail_Renaissance_de_la_chapelle_Notre-Dame_de_la_Consolation_à_Aix-en-Provence.JPG

Portail Renaissance

Le pignon du mur de façade est de forme triangulaire, suggérant un toit en bâtière. Les deux tiers inférieurs de la façade sont rythmés par un large arc brisé, qui repose à chaque extrémité sur une colonne engagée d’ordre corinthien (réemplois). Au-dessus se trouve un oculus laissant passer la lumière. Celui-ci est entouré d’un décor en arcature aveugle, formée d’arcs brisés séparés par des motifs végétaux.

Au centre de la façade s’ouvre une porte d’époque Renaissance en pierre de Calissanne, pierre locale, encadrée de pilastres qui soutiennent une frise à rinceaux et un fronton triangulaire. Au-dessus, une niche étroite, se terminant en arc brisé en tiers point abrite une statue de saint Jacques. Deux autres statues modernes de saints surmontent les pilastres qui flanquent à chaque extrémité de la façade les colonnes engagées.

GL_L1013-683x1024

Chapelle de la Consolation

 Bibliographie

Jean Boyer, L’architecture religieuse de l’époque classique à Aix-en-Provence, Publications universitaire de Lettres et Sciences humaines d’Aix-en-Provence, Éditions OPRYS, 1972, Aix-en-Provence

Nicolas Portalier, Parvis de la chapelle Notre-Dame de la Consolation, rapport final d’opération – diagnostic, 2008, Mission archéologique, Ville d’Aix-en-Provence

Christian Prevost Marcilhacy, Rapport de présentation de l’inspecteur principal des Monuments Historiques, 16 mars 1987, D.R.A.C. P.A.C.A.

 

¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨

 Eglise Notre-Dame-de-la-Seds d’Aix-en-Provence

GL_2013-04-28_0001-608x1024

L’église Notre-Dame de la Seds se situe à Aix-en-Provence, dans le périmètre de l’ancienne Ville des Tours. Elle a été reconstruite en 1853 par l’architecte Henri Révoil sur les fondations d’une église bien plus ancienne, peut-être la plus ancienne d’Aix, remontant au ive siècle, époque où Aix est une ville romaine et a le nom d’Aquae Sextiae. Cette église a longtemps été l’église métropolitaine d’Aix et a abrité les reliques de Mitre d’Aix, martyr chrétien mort à Aix.

GL_2013-04-07_0036-714x1024

Histoire

800px-Aix-Notre-Dame_de_la_Seds-bjs180807-01

Le site de l’église Notre-Dame de la Seds est marqué par la présence d’un théâtre antique enfoui dans le sol depuis le ve siècle et découvert en 2004 seulement. Après le déclin du théâtre, celui-ci est comblé et démantelé et des constructions sont érigées sur sa structure. L’église Notre-Dame de la Seds sera construite dans sa proximité immédiate.

13001_21_photo1_g.jpg

L’église primitive

Une église primitive, dédiée à la Vierge, semble avoir existé sur le site dès le ive siècle, dans ce qui était alors la ville d’Aquae Sextiae, et aurait été reconstruite au xie siècle. Elle abrite jusqu’à cette époque le chapitre métropolitain qui élit alors résidence à Saint-Sauveur. Des origines au mois d’octobre 1383, Notre-Dame de la Seds conserve les reliques de saint Mitre. Son tombeau se trouve alors dans l’abside. Il s’agit d’un tombeau en marbre blanc statuaire orné de bas-reliefs chrétiens. Grégoire de Tours évoque le culte rendu à Mitre en cette église au temps de l’évêque Francon (vers 566). Au viiie siècle, la ville d’Aix est mise à feu et à sang par les invasions des Sarrasins. Selon Pitton, les Sarrasins ravagent la ville, y mettent le feu, écorchent vifs plusieurs de ses habitants pour cause de religion et en réduisent grand nombre en esclavage. L’église subit une destruction totale, comme quasiment l’ensemble de la ville. Cet événement marque les esprits puisque, des siècles après, l’archevêque Pierre II Gaufridi fait mention de la destruction de l’église dans une charte de 1092.

Mais, comme la ville d’Aix renaît quelques années après sa destruction, l’église Notre-Dame de la Seds est relevée et reste la cathédrale. On n’en connaît pas la date exacte, sinon que cela sa reconstruction est antérieure à 794 puisque, à cette date, l’archevêque d’Aix y siège, demandant même au synode de Francfort que la cathédrale soit rétablie dans ses droits de métropolitain sur la Narbonnaise seconde. Le terme « Seds » signifie « siège », faisant ainsi état de son statut d’église cathédrale.

Au xie siècle, l’église connaît la prospérité. Elle devient propriétaire de terres à Moissac. Cette période marque l’apogée de Notre-Dame de la Seds, mais aussi le début de son déclin. La ville des Tours commence à perdre ses habitants, au profit de nouveaux quartiers créés en périphérie immédiate du bourg Saint-Sauveur d’Aix : la ville comtale et le bourg Saint-André. C’est la naissance de ce dernier quartier, accolé à la cathédrale Saint-Sauveur, qui provoque le déplacement de la cathédrale de la Seds à Saint-Sauveur avant 1069.  Pourtant, la Seds continue à être desservie par une partie du chapitre au moins jusqu’en 1103. À cette date, une charte de l’archevêque Pierre III fait en effet mention d’ecclesias et honores canonicis beatae Mariae et gloriosi Salvatoris3. Un concile provincial s’y assemble même en 1112.

explo_6_13001_21_photo1_g

Le chapitre délibère en 1383 de transférer les reliques de Mitre à Saint-Sauveur. Cette translation ne se fait pas sans la résistance des paroissiens de Notre-Dame de la Seds et, en leur nom, Pons Maifredi, vicaire de l’église, vient se poster devant la personne du notaire Raymond Chabaud qui effectue le transfert des reliques. Ce dernier écoute les doléances du vicaire mais lui rit au nez et passe outre.

Selon l’historien aixois Roux-Alphéran, c’est dans la première partie du xvie siècle que l’église est mise au jour après des siècles d’oubli. Selon la légende, des feux surnaturels sortant de pierre provoquent la découverte des fondations du bâtiment primitif.

 

Sépultures de personnalités

L’ancienne église de Notre-Dame de la Seds abritait la sépulture d’Aixois de marque, comme Marc-Antoine Malherbe, mort en 1628 à Paris, et enseveli dans le tombeau des Boyer d’Éguilles.

Le roi de Prusse, Frédéric II y fit élever un mausolée (œuvre du sculpteur Charles-Antoine Bridan), aujourd’hui au musée Granet, à son chambellan, le marquis d’Argens.

 

Le bâtiment moderne

L’actuel édifice de Notre-Dame de la Seds date de 1853 et est l’œuvre de l’architecte aixois Henri Révoil. Cette église est construite dans un style romano-byzantin.

Les 7 et 8 décembre 1857, l’archevêque d’Aix, Georges Claude Louis Pie Chalandon, tout juste installé à sa fonction, instaure le culte marial dans la ville d’Aix. « À peine élevé à l’archidiocèse d’Aix, Mgr Chalandon, apprenant qu’une statue miraculeuse de la sainte Vierge était déposée dans notre monastère, résolut d’ériger un pèlerinage afin d’avoir dans sa ville épiscopale, un de ces sanctuaires vénérés des populations qui attirent les bénédictions du Ciel […] Il voulut que l’image sainte fût placée sur le maître-autel et annonça une cérémonie très solennelle où il ferait le couronnement de la Vierge et de l’Enfant-Jésus, ce qui eut lieu le 8 décembre 1857 [avec] un concours de monde si extraordinaire que l’église fut insuffisante. »

 

Le site de Notre-Dame de la Seds

Sur le site de l’église, des recherches archéologiques menées dans les années 2000 ont permis la découverte de monuments de l’époque romaine, dont le théâtre de la ville antique. Les premiers sondages sont réalisés en 1990 et confirment la présence du théâtre en cet endroit. En 2002, la commune d’Aix-en-Provence se porte acquéreur de la zone à explorer, alors propriété des Sœurs du Saint Sacrement. L’année suivante, le monument est localisé et, en 2004, identifié par une campagne d’évaluation1. Le théâtre antique d’Aix n’a perduré que jusqu’au ve siècle environ. À cette date, son démantèlement avait été entamé et ses matériaux ont servi pour la construction de bâtiments divers qui ont peu à peu colonisé le terrain, jusqu’à en faire oublier l’existence, même si, dans les siècles qui suivent, et au moins jusqu’au Moyen Âge, les habitants du quartier de la Seds sont conscients de la présence du théâtre sous leurs pieds ; il est même probable que quelques vestiges émergent encore du sol. Des dénominations de rues, comme « rue des Arènes » en témoignent. Des documents médiévaux évoquent la présence de ce monument antique : cum carriera de Arenis (1344) et cum traversia qua itur ad arenas (même date). Un document du 6 juin 1344 signale une maison avec casal in arenis (« dans les arènes »).

 Bibliographie

  1. Marbot, Notre-Dame-de-la-Seds d’Aix. Simple notice, Aix-en-Provence, 1896, rééd. 1929.
  2. Colomb, Église d’Aix. Notre-Dame-de-la-Seds. Notice sur son sanctuaire, son image et son culte, Aix-en-Provence, 1874.
  3. Castellan, « Notice sur l’église de Notre-Dame de la Seds, ancienne métropole d’Aix », in Recueil de mémoires et autres pièces de prose et de vers, qui ont été lus dans les séances de la Société des amis des sciences, des lettres, de l’agriculture et des arts, à Aix, dans le département des Bouches-du-Rhône, éd. A. Pontier, Aix-en-Provence, 1819, p. 44sq.

Mr le curé de Saint Sulpice – André Jean Hamon, Notre Dame de France – Histoire du culte de la Sainte Vierge en France, septième volume, éd. HENRI PLON, 1866, p. 169 à 193.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Couvent des Grands Carmes

« Là, nous marchons au-dessus de ce qui était la nef centrale ! », sourit Marc Panneau (direction Archéologie de la Ville). On en lèverait presque le pied. La visite « Du couvent des grands Carmes au passage Agard » est un succès, voilà pour le premier constat. Nombre d’Aixois sont venus s’informer sur le passé ancien de leur ville, heureux de s’engager par exemple dans la « petite rue Saint-Jean », dont il faut savoir qu’elle était au Moyen-Âge l’une des entrées de la ville. A telle enseigne d’ailleurs, que nombre de familles souhaitaient que leur hôtel particulier donnât sur cette petite artère du centre. On apprend bien sûr que les Carmes arrivent à Aix sans doute dans le courant du XIVe siècle, et qu’en 1358 permission leur est donnée de se mettre à l’abri des remparts ; ils s’installent aux abords du palais comtal (l’actuel palais de justice) et le couvent y restera jusqu’en 1796, où il sera démantelé pour être vendu en lots d’habitation. En 1846, Félicien Agard rachète les lots pour percer la ruelle bordée de commerces que l’on connaît : le passage Agard. On ne savait pas non plus qu’à l’époque, dans la rue Tournefort… coulait une rivière !

https://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/4119770/le-couvent-des-grands-carmes-livre-ses-secrets.html

Couvent des Grands Carmes

5772713357_b181a2faed_z

LE-COUVENT-DES-CARMES-AIX-AVANT.jpg

COUVENT-DES-CARMES-AIX-AVANT

Chapelle_du_couvent_des_Gds_[...]Jorand_Jean-Baptiste-Joseph_btv1b77434675

Chapelle du couvent des Gds Carmes à Aix [en] Provence : [dessin] / JJJ [Jean-Baptiste-Joseph Jorand]

chavas-aix-en-provence-photographie-56

tourisme-passage-agard-4888

agard_006

348s.jpg

^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Chapelle de la Visitation

Sainte Catherine de Sienne

facade-baroque-restaure-de-la-chapelle-de-la-visitation-c17e-ou-chapelle-des-visitandines-aix-en-provence-provence-france-j9g8c5
Cette chapelle se situe dans la partie Nord de l’ensemble du monastère construit entre 1647 et 1652 sur les plans de Pierre Pavillon. Ce dernier s’écarte délibérément du schéma traditionnel de l’ordonnance à deux étages, en honneur chez la plupart des architectes de la Compagnie de Jésus.

photos_14721954946381

PATIO-b33c922b-1adf-41d9-978b-fcede2112e36_636558580934522500

La perspective choisie par l’architecte, au bout de l’étroite rue Constantin, participe à la mise en scène spectaculaire de cette chapelle. Sa composition à trois registres superposés se dresse au-dessus d’un perron élevé de treize marches, renforçant l’élan vertical et l’effet de monumentalité. C’est un bel exemple du style baroque. La façade a subi des modifications : le grand médaillon abritant la Vierge, contenait à l’origine un bas-relief de la Visitation ; le dernier étage possédait une grande balustrade, aujourd’hui disparue ; enfin, les statues de Saint-Augustin et de Sainte-Ursule dans les niches ont remplacé celles des Evêques. Madame de Sévigné fit élever ses deux petites filles, Pauline et Marie-Blanche de Grignan dans ce couvent de la Visitation. Elles y sont ensevelies.

13001_34_photo3_g

 

757663_jep-chapelle-de-la-visitation-journees-du-patrimoine-2016.jpg

PATIO-b33c922b-1adf-41d9-978b-fcede2112e36_636558580933897500

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

 

Chapelle des Pénitents Blancs des Carmes

Chapelle des Pénitents blancs d’Aix-en-Provence

 

p_blancs_007

La Chapelle des Pénitents Blancs des Carmes est une chapelle des Pénitents blancs, située Place Jean-Boyer, au Sud-Est du centre ville médiéval d’Aix-en-Provence. Elle date du XVIIè  siècle Elle est inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 1951.

Elle abrite aujourd’hui l’annexe du Musée Granet, le musée municipal des beaux-arts, qui y expose des œuvres de la collection Jean Planque.  es œuvres ont été déposées en 2011 par la Fondation Jean et Suzanne Planque.

p_blancs_002

La chapelle date de 1654. Elle est aussi connue sous le nom de Chapelle des Carmes.

Se développant au XVIe siècle, dans le contexte des guerres de religion, les confréries de pénitents, sociétés laïques indépendantes, avaient pour principale vocation de remplir certains devoirs de dévotion et de charité.

Née en 1563, dans la chapelle du couvent des Carmes (actuel passage Agard), la confrérie des Pénitents blancs fait construire sa nouvelle chapelle en 1654, sans doute sur les plans de l’architecte Pierre Pavillon. La construction s’achève au début du XVIIIe siècle.

A la Révolution, la confrérie ayant disparu, la ville d’Aix devient propriétaire de la chapelle qui est alors utilisée comme magasin de fourrage pour l’armée. En 1817, la chapelle est mise à disposition de la confrérie des Pénitents blancs reconstituée.

La municipalité récupère ensuite la chapelle pour y installer, de 1865 à 1878, une annexe du musée d’Aix (actuel musée Granet) afin d’y accueillir l’importante donation Bourguignon de Fabregoules.

p_blancs_008

p_blancs_010

… le musée lève le rideau sur les oeuvres de la collection de la Fondation Planque, en dépôt pour 15 ans au musée. Depuis le 21 mai, elles ont rejoint leur nouvel écrin, a la chapelle des Penitents blancs où elles sont desormais exposées. Restaurée à cet effet, cette extension du palais de Malte offre 700 mètres carrés d’exposition supplémentaires dediés a l’art moderne et contemporain …

p_blancs_017

p_blancs_015

pa00080984-chapelle-des-penitents-blancs-des-carmes.jpg

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s