ADRIENNE VON SPEYR, DIEU SANS IDEE DU MAL, DIEU, LA SOUFFRANCE, LE MAL, FRANÇOIS VARILLON (1905-1978), JEAN-MICHEL GARRIGUES (1944-....), LA SOUFFRANCE DE DIEU, LIVRES, LIVRES - RECENSION, MAL (problème du), SOUFFRANCE

Dieu, la souffrance, le mal

Dieu et le mystère de la souffrance du mal

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Dieu sans idée du mal 

Jean-Michel Garrigues

Paris, Desclée, 1998. 192 pages

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Si Dieu existe, pourquoi le mal ? Une réponse classique à cette question consiste à situer l’origine du mal moral, sous forme de permission, dans les idées divines. C’est pourtant dans une direction très différente que nous entraîne Jean-Miguel Garrigues. Le dominicain dit avoir été un jour ébloui par ce qu’a écrit saint Thomas dans la Somme théologique : « Dieu n’a pas idée du mal. » Dieu est absolument innocent car Il est infiniment étranger au mal. Il ne peut prévoir le mal, ni même le « voir » car Il n’a rien de commun avec lui. Le théologien entraîne alors le lecteur dans sa « contemplation du mystère de l’innocence de Dieu ». Il le fait en s’appuyant sur l’icône de la Trinité de Roublev et sur la fresque du Christ aux outrages de Fra Angelico où Jésus, les yeux bandés, ne peut voir le mal. Sans jargon, mais sans rien céder sur l’exigence, Jean-Michel Garrigues conduit le lecteur à découvrir « l’accomplissement du dessein bienveillant (de Dieu) à travers les contradictions du mal ».

 

Présentation de l’éditeur

Sommaire
Le Mystère : l’innocente bienveillance du dessein créateur du Père
La toute-puissance du Père
L’humanité de Dieu
L’innocence du Père dans notre adoption
La croissance glorieuse de la liberté filiale
La folle bienveillance du Dieu agneau
La vulnérabilité du Dieu agneau
L’économie du mystère : l’accomplissement du dessein bienveillant à travers les contradictions du mal
Le fils, agneau immolé dès l’origine du monde
Gethsémani : la suprême contradiction du mal
La mystérieuse ambivalence de la coupe
Dans la cellule de la miséricorde
L’Intelligence du Mystère : savoir haïr l’absurde et adorer le mystère
Dieu sans idée du mal
Comment Dieu connaît-il le mal dont il n’a pas idée ?

 

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La Souffrance de Dieu 

François Varillon

Paris, Bayard/Le Centurion, 1975. 115 pages.

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Quatrième de couverture

Un Dieu impassible qui surplombe du haut de sa gloire le mal et le malheur du monde ! Cette image continue de vivre dans les profondeurs de l’inconscient. Mais, si rien n’affecte jamais son éternelle sérénité, Dieu ne peut être qu’indifférent et insensible au drame des humains. Doit-on vraiment oublier la souffrance des hommes pour chanter l’éclat de Dieu trois fois saint ? La souffrance demeure. Aujourd’hui des théologiens s’interrogent sur la présence en Dieu même d’un mystère de souffrance. Ne souffrirait-il pas lui-même de tout le mal qui ravage la terre, comme osait l’écrire Jacques Maritain ? Il a fallu le courage intellectuel et l’audace croyante du père Varillon pour l’exprimer clairement, avec une fervente et patiente attention au mystère de Dieu vivant et à celui de notre condition. Pour parler de Dieu, de sa miséricorde autant que de sa puissance, de sa sensibilité autant que de sa perfection, pour dire la joie sans oublier le mal et la détresse, il faut méditer ces pages. Elles sont pleines du tourment de Dieu et de l’homme. Depuis la parution de ce très beau livre, beaucoup s’accordent à dire avec le père Jacques Guillet :  » Personnellement je ne puis penser à Dieu autrement que sous ces traits.  » Parce que ces traits consonnent le plus avec le témoignage même de la Bible.

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Job

Adrienne von Speyer ; Préface de Hans von Bathasar

Fribourg, Editions Johannes, 2014. 208 pages.

 

Présentation de l’éditeur

Dans ce commentaire du livre de Job, Adrienne von Speyr suit chapitre après chapitre les méandres du grand débat sur la souffrance dans lequel Job, ses amis, puis Dieu lui-même prennent la parole. Elle propose une analyse synthétique des différentes interventions qui se succèdent, et montre que la souffrance de Job, sa « nuit », ne peut pas encore recevoir son sens ultime : celui-ci ne sera donné que par la nuit du Christ à la croix, que Job annonce et préfigure, mais dont il est séparé par ce saut irréductible qu’est le passage de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance. Dans ces pages, l’auteur propose aussi un fin discernement des différentes attitudes spirituelles face au mystère de la souffrance. C’est là un trait proprement ignatien, comme aussi l’insistance sur la majesté de Dieu toujours plus grand, devant laquelle Job, émerveillé, finit par s’incliner. En préface de l’ouvrage, Hans Urs von Balthasar conclut : « Cette analyse compte parmi les meilleures uvres de son auteur. »

Née dans une famille protestante de Suisse romande, Adrienne von Speyr (La Chaux-de-Fonds 1902 – Bäle 1967) connaît très jeune une vie spirituelle intense, à la recherche de Dieu toujours plus grand. Elle fait des études de médecine, se marie, élève deux enfants et exerce sa profession à Bâle. A la suite d’une rencontre décisive avec Hans Urs von Balthasar, elle entre dans l’Eglise catholique en 1940. C’est le début d’une mission commune qui a pour fruit la fondation d’un institut séculier et la publication d’une œuvre  théologique et spirituelle qui compte plus de soixante volumes.

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