FRANCE, HISTOIRE, HISTOIRE DE FRANCE, LIVRE, LIVRES, LIVRES - RECENSION, PLONGER DANS L'HISTOIRE : UN CHOIX DE DIX OUVRAGES

Plonger dans l’histoire : un choix de dix ouvrages

Lecture et confinement :

header-Histoire-de-Francedix livres pour plonger dans l’histoire

 

1

LA GUERRE DES GAULES

La Guerre des Gaules

Jules César

Paris, Flammarion, 1993. 284 pages

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Quatrième de couverture

Les Commentaires de la Guerre des Gaules ont été rédigés alors que César venait de vaincre Vercingétorix et voulait faire connaître à l’opinion romaine, avant sa candidature à un second consulat, les épisodes de sa belle conquête. Ses adversaires répandaient alors mille bruits sur son compte. La rédaction de La Guerre des Gaules fut donc, avant tout, l’acte d’un chef vainqueur qui rétablit les faits et coupe court aux intrigues et calomnies de ses ennemis politiques. Pourtant, il n’y a dans La Guerre des Gaules ni omission capitale, ni mensonge, nulle rhétorique, rien que des faits. C’est un général qui écrit, selon le mot de Quintilien, «avec le même esprit qu’il fait la guerre».

En histoire ancienne on peut revenir aux sources de la France, et d’ouvrir La Guerre des Gaules, de César. Loin du souvenir rébarbatif des versions latines, prendre le livre à la première page c’est  suivre  le conquérant romain sur les antiques chemins de ce qui n’était pas encore la France. C’est aussi suivre le récit rapidement des marches et des contre-marches, des batailles, des ralliements et des trahisons, des folles espérances, des victoires et des défaites. La Guerre des Gaules fait aussi parti de la geste nationale à travers Vercingétorix. On peut prendre l’édition des Belles Lettres, en deux volumes, car la traduction y est très vivante et accompagnée d’utiles notes de bas de page donnant des détails historiques et géographiques qui augmentent encore la saveur du texte.

 

 

2

JEANNE D’ARC

Jeanne d’Arc

Régine Pernoud, Marie-Véronique Clin

Paris, Fayard, 1986. 447 pages

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En histoire médiévale, parce que cette année est celle du centenaire de sa canonisation, il faut absolument lire la biographie de Jeanne d’Arc publiée par Régine Pernoud et Marie-Véronique Clin aux éditions Fayard, rééditée en format poche en 2011. Outre une histoire suivie et admirablement écrite de la vie de notre héroïne nationale, l’ouvrage est agrémenté de très nombreuses biographies sur tous les compagnons de cette épopée. En refermant le livre, on ne connaîtra  pas seulement mieux cette grande sainte que tout le monde cite en ignorant la réalité de son existence, mais on aura aussi une vision d’ensemble sur la France de ce début de XVe siècle.

Présentation de l’éditeur

Personnage le plus célèbre de l’histoire de France, Jeanne d’Arc n’a cessé de fasciner. Biographie méticuleuse de celle qui fit irruption dans l’histoire en changeant le cours de la guerre de Cent Ans, fit couronner le roi et fut condamnée au bûcher après un procès inique en 1431. Ce livre raconte l’itinéraire extraordinaire de la jeune bergère de Domrémy. Il resitue Jeanne dans son contexte et brosse les portraits des principaux protagonistes de son histoire. Les auteurs livrent tous les éléments connus qui éclairent le mythe et les controverses qu’elle suscita, dont sa canonisation tardive et les polémiques contemporaines portent encore la trace. Paru en première édition chez Fayard en 1986.

 

Critique

Cette guerre dura cent ans. Elle faillit faire de la France une terre anglaise. En 1429, alors que les Anglais sont aux portes d’Orléans, une voix venue des cieux se fait entendre, non au roi de France mais à une petite paysanne de Domrémy, Jeanne. Une mission lui incombe : sauver la France. Cette pieuse jeune fille met désormais sa vie au service de son roi et de son pays. Elle prend la tête de l’armée et sauve Orléans ; elle permet au roi d’être sacré et d’affermir ainsi son pouvoir. Trahie, livrée aux Anglais, jugée par les tribunaux ecclésiastiques pour sorcellerie, elle est brûlée vive à Rouen. Celle qui réussit à redonner du courage à tout un peuple entrait dans la légende nationale.

Dans un ouvrage didactique, enrichi de nombreuses illustrations et de biographies annexes, les auteurs nous font redécouvrir de manière très vivante l’histoire exceptionnelle de cette jeune femme devenue l’héroïne la plus populaire de France. –Gaëtane Guillo

3

LES CROISADES ET LES NORMANDS

Histoire des Croisades

Jean Richard

Paris, Fayard, 1996. 550 pages

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En histoire médiévale toujours si on remonte encore le temps on peut apprécier la lecture de deux ouvrages qui se complètent parfaitement, L’Histoire des croisades, de Jean Richard, publiée chez Fayard en 1996, rééditée en poche en 2012, et celle des Empires normands d’Orient, de Pierre Aubé, publiée chez Perrin, dans la collection Tempus pour l’édition de 2006. Du IXe au XIVe siècle, entre Occident et Orient, toute l’histoire de la chrétienté se dévoilera, dans sa limpidité, avec ses gloires et ses limites, loin du livre noir et du livre d’or. Il faut lire ces ouvrages passionnants pour parler, ensuite, avec intelligence, des croisades et de ce Moyen Âge méconnu.

Il y a tout juste neuf siècles, le pape Urbain II lançait l’appel à la croisade qui allait jeter sur les routes de l’Orient des dizaines de milliers d’hommes venus de toute l’Europe. Le prix de cette première expédition fut lourd à payer pour la chrétienté, mais l’expansion turque était arrêtée, Constantinople dégagée, et le Saint-Sépulcre échappait aux Infidèles. Dès lors, les croisades eurent un autre objectif: la défense de ces Etats latins, chargés de souvenirs bibliques, où affluaient les pèlerins d’Occident.

Les premières défaites des chrétiens n’ébranlèrent pas le zèle pour la Terre sainte. Vague après vague, les pèlerins, attirés par les privilèges spirituels attachés à la délivrance des Lieux saints, continuaient à répondre aux appels des papes. Le mouvement s’intensifia quand Jérusalem tomba aux mains de Saladin, en 1187. La chrétienté réagit alors avec vigueur. Une des croisades toutefois dévia de sa route, et les croisés,  » mettant Dieu en oubli « , pillèrent Constantinople. Bientôt Innocent annonçait une nouvelle croisade; elle devait ouvrir la voie à la diplomatie et permettre à Frédéric II de se faire couronner à Jérusalem roi d’un royaume qui fut peu à peu reconstitué. Mais les répercussions de la conquête de l’Iran par les Mongols et un renversement d’alliances firent reperdre la Ville sainte.

C’est à ce moment que Saint Louis décidait de se croiser. Malgré l’échec de sa campagne d’Egypte, des établissements francs se maintenaient. Cette fois, les Mongols eux-mêmes arrivaient. Une autre forme de croisade s’esquissa, qui ne put empêcher les dernières places franques de tomber. Désormais, le but de la croisade serait d’assurer la défense du monde chrétien face à l’expansion des Turcs.

Epopée exaltant la foi et l’héroïsme pour les uns, temps de ténèbres pour les autres, les croisades ont bien été l’un des épisodes majeurs de l’histoire du monde. Au-delà de toute polémique, Jean Richard nous livre un récit magistral de cette aventure qui, deux siècles durant, mit en contact les Occidentaux avec l’Orient et leur ouvrit la connaissance des autres.

Jean Richard, membre de l’Institut, est l’un des meilleurs connaisseurs de l’Orient latin sur lequel il a publié de nombreux travaux. Il est aussi l’auteur d’une biographie de Saint Louis.

 

Les empires normands d’Orient 

Pierre Aubé

Paris, Tempus Perrin, 2006. 352 pages.

 

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La fabuleuse aventure de ces Nordmen francisés partis conquérir les rives de la Méditerranée.

L’action se passe aux XIe, XIIe, XIIIe siècles. La foi, la soif de richesse, l’appétit du pouvoir, le courage, l’azur du ciel sont les passions qui animent les héros de cette fabuleuse aventure. Ces Nordmen francisés, seigneurs du Cotentin partis conquérir les rives de la Méditerranée, sont devenus prince d’Antioche, rois de Naples et de Sicile. Frédéric de Hohenstaufen fut un de leurs prestigieux héritiers.

Médiéviste, Pierre Aubé a déjà écrit plusieurs ouvrages remarqués, dont Baudouin IV de Jérusalem (1980), Godefroi de Bouillon (1983) et Thomas Becket (1988), traduits en plusieurs langues. Sa monumentale biographie Saint Bernard de Clairvaux a reçu le Grand Prix de la biographie historique de l’Académie française.

4

LES GUERRES DE RELIGION

Les Valois : De François Ier à Henri III, 1515-1589

Georges Bordonove

Paris, Pygmalion, 2010. 1005 pages.

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Franchissons les siècles, et nous voici en pleines guerres de religion. Il est délicat, ici, de conseiller un ouvrage grand public, fruit de la réflexion d’un universitaire. Le sujet est complexe et encore soumis aux passions. Alors, on peut aisément se plonger dans l’ouvrage rédité en 2020 : en un seul volume, des biographies des Valois de François Ier à Henri III, par Georges Bordonove. La plume est alerte, comme toujours chez Bordonove, et une certaine objectivité est respectée par l’auteur dans ce thème difficile. Par la vie et l’œuvre de nos rois, vous traverserez, avec un certain panache, les épisodes sombres des guerres de religion.

Quatrième de couverture

La dynastie des Valois-Angoulême nous plonge au cœur d’une période éblouissante, celle de la Renaissance que symbolisent aujourd’hui les merveilleux châteaux de la Loire. De la bataille de Marignan, qui consacre le Roi-Chevalier, à l’avènement de Henri IV, c’est tout un siècle à la fois glorieux et tragique qui défile à travers cinq règnes : ceux de François Ier, Henri II et ses trois fils, François II, Charles IX et Henri III, sans oublier l’omniprésente reine Catherine de Médicis. Car les crimes politiques abondent, la lutte entre catholiques et protestants fait rage au point de mettre en péril l’unité du pays. Mais, au-delà de ces conflits dont les traces ont subsisté pendant des siècles, ces souverains, mécènes et protecteurs des arts sous toutes leurs formes, parviennent à jeter les bases d’une puissante monarchie absolue qui hissera bientôt la France à la tête de l’Europe des Lumières. Cinq rois, cinq personnalités contrastées et investies de leur haute mission sacrée.

Biographie de l’auteur

Lauréat de l’Académie française et de la Bourse Goncourt du récit historique, grand prix des libraires, officier de la Légion d’honneur, George Bordonove conte la superbe épopée des rois qui ont fait la France. Refusant les facilités d’une vulgarisation simpliste de l’Histoire, il la clarifie afin d’en mieux traduire les palpitations vraies et les étonnantes analogies avec notre époque.

 

5

LE GRAND SIÈCLE DES SAINTS

Pour le Grand Siècle, fort heureusement, nous avons sous la main un auteur hors du commun, avec François Bluche, dont le Louis XIV, publié chez Fayard, demeure l’incontournable pour connaître le XVIIe siècle et le règne du Grand roi. Pour une vision plus large de ce XVIIe qu’on appela « Le siècle des saints », il faut absolument lire Le Grand règne, recueil regroupant quatre ouvrages de François Bluche ; La vie quotidienne au temps de Louis XIV, Louis XIV, Louis XIV vous parle, Le « mécénat » de Louis XIV. Publiée en 2006, cette somme se lit avec plaisir, tant son érudition est servie par une plume agréable et dépouillée des lourdeurs d’un appareil de notes rejeté en fin d’ouvrage.

Louis XIV – François Bluche

François Bluche

Paris, Fayard/Pluriel, 2012. 1056 pages.

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François Bluche, historien spécialiste de l’Ancien Régime et professeur émérite à l’université de Paris, a aussi publié dans la collection « Pluriel » Le despotisme éclairé et Les Français au temps de Louis XVI.

Dans l’imaginaire collectif, le personnage de Louis XIV est synonyme de guerres, d’intolérance religieuse, de disettes, de frivolité ou à l’inverse d’austérité, selon la partie du règne à laquelle on s’intéresse. François Bluche a souhaité rompre avec cette historiographie et renouveler la démarche du biographe en l’ouvrant davantage sur l’entourage et le contexte politique, économique et culturel. Il accorde ainsi une large place à l’éducation du jeune souverain et à un événement tel que la Fronde qui conditionna ensuite toute la stratégie politique du monarque. Car Louis XIV ne fut pas qu’un guerrier, il fut également un grand réformateur.

 

Le Grand Règne: La vie quotidienne au temps de Louis XIV – Louis XIV – Louis XIV vous parle – Le  »mécénat » de …

François Bluche

Paris, Fayard, 2006. 1280 pages.

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Depuis la publication, en 1986, de la désormais classique biographie du Roi-Soleil par François Bluche, le jugement de Voltaire, pour qui le temps de Louis XIV (1643-1715) fut « le siècle le plus éclairé qui fut jamais », est très largement partagé. Ce livre fameux est ici complété par La Trie quotidienne au temps de Louis XII ; qui évoque avec vivacité les travaux et les jours de tout un peuple, et par Louis XIV vous parle, qui reproduit, met en scène et analyse les propos et écrits du Roi tels que nous les ont transmis les textes les plus variés. La somme de ces trois ouvrages de référence dessine de Louis XIV, de son règne et de son royaume une fresque grandiose.

6

SUR LES ORIGINES DE LA RÉVOLUTION

Faisons encore un petit bond et abordons la Révolution française. Sur elle, tout a été écrit ou presque. Mais on peut aborder cette période sous un aspect peu abordé de la Révolution, celui de ses origines religieuses et celui du jansénisme. Pour cela, l’ouvrage  de Catherine Maire, publié chez Gallimard en 1998, De la cause de Dieu à la cause de la Nation, le jansénisme au XVIIIe siècle est à conseiller. À la suite de cette grande historienne, vous plongerez dans un autre XVIIIe siècle ; non pas celui des philosophes, mais celui d’une chrétienté en mutation, déchirée, où se mêle le religieux et le politique, et de laquelle sortira la Révolution de 1789.
De la cause de Dieu à la cause de la Nation: Le jansénisme au XVIIIᵉ siècle

Catherine Maire

Paris, Gallimard, 1998. 710 pages.

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Quatrième de couverture

Connaissez-vous l’abbé d’Etemare ? Connaissez-vous l’avocat Le Paige ? Probablement pas. Pourtant, ces deux inconnus de l’histoire ont sûrement été parmi les plus importants acteurs du XVIIIᵉ siècle français. Ils ont été, l’expression mérite pour une fois d’être employée, les «chefs d’orchestre clandestins» de l’agitation janséniste qui, de la résistance contre la bulle Unigenitus en 1713 à l’expulsion des Jésuites en 1764, en passant par les convulsions de Saint-Médard, n’a cessé d’occuper le devant de la scène publique. Ce livre s’emploie à tirer leurs œuvres et leurs entreprises de l’ombre. Il fallait, pour percer à jour l’énigme de ce mouvement qui a déconcerté des générations d’historiens et pour saisir la cohérence de ses différents visages, commencer par dégager son originalité en regard de ses illustres ancêtres du Grand Siècle. Elle repose sur deux piliers : une théologie de l’histoire, le «figurisme», à base de correspondances entre l’Écriture sainte et la suite des temps, et une doctrine de la résistance dans l’Église, le «Témoignage de la vérité», à base d’appel au jugement des fidèles. On comprend, à partir de là, la dynamique du phénomène dans ses trois grands moments. On comprend comment la protestation d’un petit groupe de clercs contre la condamnation pontificale d’un livre suspect, à l’instigation de Louis XIV, a pu déboucher sur l’organisation d’une formidable machine de propagande clandestine, la première du genre, sans doute, et la première, en France, à faire intervenir l’«opinion publique». On comprend la teneur de l’étrange flambée convulsionnaire, nourrie d’un enseignement figuriste qui échappe à ses promoteurs. On comprend enfin la curieuse stratégie des parlements dans leur opposition à Louis XV, transposition dans l’État de la démarche de résistance préalablement élaborée et testée dans l’Église. C’est tout un pan du siècle des Lumières qui s’éclaire de la sorte, grâce à l’exhumation des réseaux et des menées de ces théologiens-hommes d’action, acharnés à se cacher. Mais plus largement, ce sont les voies par lesquelles a cheminé l’ébranlement pré-révolutionnaire du trône et les rapports entre religion et politique dans le cadre de l’absolutisme, qui en acquièrent une nouvelle intelligibilité.

7

UN AUTRE XIXE SIÈCLE

Les bouleversements de la Révolution et de l’Empire franchis à grands pas, on peut se ploinger dans ce XIXè siècle qui vit tant de bouleversements internationaux et de changements dans les sociétés. Si l’on ne se plonge pas dans les récits des révolutions et des guerres on peut prendre le temps de découvrur un prince en exil que l’histoire a fini par oublier ! Ne dit-on pas que : « Malheur aux vaincus ! ». Là aussi, c’est un autre XIXe siècle qui s’ouvre à vous, avec ce livre de Daniel de Montplaisir, Le Comte de Chambord, dernier roi de France, publié chez Perrin en 2008, et qui donne un autre éclairage sur la vie politique française et européenne de ce temps, en s’appuyant largement sur des archives découvertes au début du XXIe siècle.

 

Le Comte de Chambord (Français) Broché – 29 mai 2008

Daniel de Montplaisir

Pris, Perrin, 2008. 748 pages.

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Pour l’histoire, l’homme reste le  » comte de Chambord « . Pour les royalistes, qui l’ovationnèrent comme  » duc de Bordeaux  » puis le reconnurent comme  » Henri V  » il fut le  » roi « , le dernier roi de France.

Il le fut doublement : le 2 août, lorsque son grand-père Charles X abdiqua en sa faveur, et le 24 août 1883, lorsqu’il mourut sans enfants, laissant béante une succession de France qui demeure irrésolue à ce jour.
L’alternance de ses silences et e ses prises de position souvent mystérieuses, passionnèrent les historiens. Pourquoi avait-il refusé la couronne que la chute du Second Empire lui offrait sur un plateau ? Son obstination à n’accepter de Restauration qu’avec le drapeau blanc cachait-elle un prétexte pour échapper à son destin ou bien un manque consternant de sens politique ?
Faute de réponse, l’histoire oublia le comte de Chambord. Jusqu’à ce que ses archives privées, que l’on croyait perdues, soient récemment retrouvées. Leur exploitation permet de redécouvrir le roi Henri V et sa raison d’être : se préparer à assumer la charge de la France. Elle permet aussi de dépeindre l’homme qui, loin des cercles royalistes qui en firent une icône, mena la vie quotidienne d’un haut personnage de son sens politique ?
Le présent ouvrage dissipe le mystère politique et humain. Mais l’héritage du dernier monarque continue de planer comme une ombre sur l’histoire de France.

Daniel de Montplaisir, conseiller de l’Assemblée nationale et historien est notamment l’auteur de La Monarchie (Le Cavalier Bleu, coll.  » Idées reçues « , 2003)

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8

UN PAPE DU XXE SIÈCLE

Voici le dernier siècle. L’histoire du XXè siècle n’a pas fini de raviver les passions tant il est encore proche de nous. Les conflits d’hier ne sont pa encore apaisés et il en est de même dans l’histoire de l’Eglise.  Puisque le pape François a décidé d’ouvrir les archives secrètes du Vatican correspondant au temps de son pontificat on peut profiter de cette occasion pour découvrir (ou redécouvrir)  Pie XII à travers la biographie que lui consacra Andrea Tornielli et que publièrent les éditions Tempora en 2009. C’est sans doute, pour le néophyte, la plus complète et la plus accessible des biographies au sujet de ce pape méconnu et calomnié. Vous n’y revivrez pas que la vie du pontife, mais surtout toute son œuvre publique, comme nonce apostolique sous Benoît XV, secrétaire d’État sous Pie XI, puis comme pape. Là encore, c’est tout le XXe siècle avec ses crises politiques et sociales qui se dévoilera devant vous, mais avec d’autres lunettes, celles du successeur de Pierre.

Pie XII 

Andrea Tornielli

Paris, Jubilé/Tempora, 2009. 812 pages.

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Par la durée de son pontificat, l’ampleur de son enseignement qui a inspiré une bonne partie des textes du concile Vatican II et la diversité des questions qu’il a traitées, Pie XII a véritablement fait entrer l’Église dans la modernité. Le pape Pacelli a du faire face aux idéologies modernes les plus meurtrières que furent le nazisme et le communisme et mener l’Église dans une période particulièrement troublée. Ce pape exceptionnel, admiré de ses contemporains, méritait un portrait plus fouillé que les habituels raccourcis médiatiques.

L’ouvrage d’Andréa Tornielli est un document décisif porté au dossier du pape.
Refusant tout a priori, cette biographie d’Eugenio Pacelli, n’est pas une hagiographie. De nombreuses sources dont une partie inédite constituée des archives privées Pacelli, et les témoignages du dossier de béatification ont permis d’établir une biographie historique des plus sérieuses.
L’auteur n’esquive pas les questions brulantes des relations du pape avec le IIIème Reich et le nazisme. Dans son intervention et son action autour de la Shoah, Pacelli est suivi pas à pas, ses écrits sont disséqués, ses démarches confrontées à ses contradicteurs.
La vérité des archives pour un portrait inédit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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