Another day of life, D'UNE GUERRE A L'AUTRE, JOURNALISTE POLONAIS, Ryszard Kapuściński (1932-2007)

Ryszard Kapuściński (1932-2007)


Ryszard Kapuściński

Ryszard-Kapuscinski

 

Œuvres principales

La Guerre du foot et autres guerres et aventures, 1978 réédité sous le titre Il n’y aura pas de paradis) ;

Le Négus, 1978 ;

Le Shah, 1982 ;

Ébène, 1989.

 

Ryszard Kapuściński est un écrivain et journaliste polonais né en mars 1932 à Pinsk (Pologne), actuellement en Biélorussie et décédé en janvier 2007 à Varsovie. Cet auteur polonais, l’un des plus traduits à l’étranger, est célèbre pour ses reportages réalisés au cœur de l’Afrique et de ses populations, ses analyses du régime du chah d’Iran et ses descriptions de l’Europe communiste.

Biographie

Ryszard Kapuściński est né dans une famille d’enseignants ; son père a participé à la résistance polonaise contre l’occupation hitlérienne pendant la Seconde Guerre mondiale, puis contre l’occupation soviétique. Le jeune Ryszard fait ses débuts littéraires à l’âge de dix-sept ans dans la revue hebdomadaire Dziś i Jutro puis, après avoir obtenu son baccalauréat au lycée Staszic de Varsovie, entre au département d’histoire de l’université de Varsovie. Il fait son apprentissage du journalisme en écrivant pour le Sztandar Młodych.

En 1956, il reçoit son premier prix Złoty Krzyż Zasługi pour son reportage To też jest prawda o Nowej Huie, qui décrit le travail pénible des ouvriers sur les chantiers. La même année, il effectue son premier voyage hors d’Europe, en Inde.  Il quitte le journal en 1958, après le renvoi de la rédaction pour avoir soutenu l’hebdomadaire Po prostu critique à l’égard du pouvoir en place.

Kapuściński rejoint alors l’hebdomadaire Polityka. En 1961, il a effectué un reportage en République du Congo. Il a décrit sa fuite dans le livre La Guerre du foot. Dès 1962, il travaille pour l’Agence de presse polonaise en tant que correspondant permanent en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Il assiste à la chute de l’empire d’Hailé Sélassié en Ethiopie et du chah d’Iran, ainsi qu’à la guerre du football entre le Salvador et le Honduras, épisodes qui seront racontés dans plusieurs de ses ouvrages. À partir de 1974, il travaille également pour l’hebdomadaire Kultura. Ami de Salvador Allende, il est de 1953 à 1981 membre du Parti ouvrier unifié polonais.

Le journaliste italien Tziano Terzani et Ryszard Kapuściński partageaient une même vision du journalisme. Le point de vue de Kapuściński sur son métier a été publié en 2000 dans le livre en italien Il cinico non è adatto a questo mestiere: conversazioni sul buon giornalismo (Un cynique pourrait ne pas convenir à cette profession : Conversations sur le bon journalisme) et en 2003 dans son livre Autoportret reportera (Autoportrait d’un reporter).

RK

Prix et Honneurs

Le livre Imperium, paru en 1993, reçoit en 1995 le Prix de l’astrolabe au festival Étonnants voyageurs à Saint-Malo

Son livre Ébène a été élu Meilleur livre de l’année 2000par la rédaction de Lire,  a reçu le prix Tropiques 2002 attribué par le Sénat et le Prix Proncesses des Asturies en 2003 .

Il a reçu le titre de docteur honoris causa de l’université Jagelonne en 2004.

 

Bibliographie

Œuvres traduites en français

D’une guerre à l’autre (Jeszcze dzień życia), 1976.

La Guerre du foot et autres guerres et aventures (Wojna futbolowa), 1978, 2003  (Plon), rééd. Il n’y aura pas de paradis, Pocket, 2004.

Le Négus (Cesarz), 1978.

Le Shah (Szachinszach), 1982

Imperium (Imperium), 1993.

Ryszard Kapuściński, Ébène : aventures africaines [« Heban »], Paris, Pocket, 2002 (1re éd. 1998) 

Ryszard Kapuściński (trad. Véronique Patte), Mes voyages avec Hérodote [« Podróże z Herodotem »], Paris, Pocket, 2008 (1re éd. 2004) 

Ryszard Kapuściński, Autoportrait d’un reporter, Paris, Flammarion, 2010 (), publié le  4 mars 2008 à titre posthume

Ryszard Kapuściński (trad. Véronique Patte), Le Christ à la carabine : récit [« Chrystus z karabinem na ramieniu »], Paris, Plon, 2010 (

Ryszard Kapuściński (trad. Véronique Patte), Cet autre [« Ten Inny »], Paris, Pocket, avril 2014 

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Sur Kapuściński

Arthur Domoslawski. Le vrai et le plus que vrai, Les Arènes. biographie, 2010, traduit par Laurence Dyèvre (titre polonais : Kapuściński Non-Fiction). L’éditeur polonais a retiré ce livre des librairies en 2013 et présenté ses excuses à Alicja Kapuścińska et sa fille.

L’Afrique vue par Ryszard Kapuściński, documentaire d’Olga Prud’homme Farges. © 2014 – Co-production Arte, Kolam Productions, la Compagnie des Phares et Balises. Diffusé le 4 mars 2015 sur Arte.

Christophe Brun, « Ryszard Kapuściński, Hailé Sélassié : la solitude du coureur de fond », préface à la réédition de Ryszard Kapuściński, Le Négus, Paris, Flammarion, coll. Champs histoire, 2011, p. III-XXXIV.

Another day of life, Raul de la Fuente et Damian Nenow, 2018. adaptation en long métrage d’un livre retraçant les 3 mois passé par Ryszard Kapuściński en Angola en pleine guerre froide

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D’une guerre à l’autre

Ryszard Kapuściński

Paris, Flammarion, 2011. 206 pages.

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Présentation de l’éditeur

Angola, 1975. Au lendemain de l’indépendance accordée par le Portugal, le pays s’enfonce dans la guerre civile. Une guerre sale, opiniâtre et cruelle, qui met aux prises plusieurs partis de libération, armés jusqu’aux dents. Chacun est l’ennemi de chacun, personne ne sait qui va mourir, entre les mains de qui, quand et où. Ni pourquoi. Dans cet enfer, inaccessible de l’extérieur, un témoin de l’intérieur raconte : l’écrivain reporter Ryszard Kapuscinski, correspondant de l’agence de presse polonaise, installé d’abord à Luanda, comme un prisonnier dans une ville assiégée, puis naviguant au péril de sa vie entre les différents fronts d’une guérilla sans nom. Avant la réflexion sur les mécanismes du pouvoir qui nourrira Le Négus et Le Shah, Kapuscinski nous livre ici son récit le plus personnel et le plus attachant, en spectateur effaré de l’agonie d’une ville abandonnée aux chiens errants et d’un conflit absurde. Un conflit de bric et de broc où les soldats sont des enfants mais où l’on meurt pour de vrai.

Biographie de l’auteur

Journaliste et grand reporter polonais, Ryszard Kapuscinski (1932-2007) a été correspondant permanent en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Comme Albert Londres, comme Joseph Kessel, il a fait du journalisme un véritable mode de vie, et s’est imposé par un style très personnel, mêlant documentaire et littérature, souci quasi ethnologique du terrain et réflexion politique.

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Film Another day of life

 

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Raul de la Fuente

Damian Nenow

Janvier 2019.

Film espagnol, allemand, belge, polonais hongrois.

Rester pour témoigner, à quel prix ?

Animation de Raul de la Fuente et Demain Nenow – 86 min – 2019

Cinéma Mazarin AIX-EN-PCE ● 8 février ● 20h30

Aventure humaine d’un journaliste, engouffré dans l’entité monstrueuse de la guerre civile angolaise. Film proposé par Amnesty International. Débat avec Isabelle Staes, ex-reporter de guerre et directrice de France 3 – Provence et Bruno Canivenc, Amnesty International. Animé par Jean-Claude Escaffit, journaliste.

 

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Varsovie, 1975. Ryszard Kapuscinski (43 ans) est un brillant journaliste, chevronné et idéaliste. C’est un fervent défenseur des causes perdues et des révolutions. À l’agence de presse polonaise, il convainc ses supérieurs de l’envoyer en Angola. Le pays bascule dans une guerre civile sanglante à l’aube de son indépendance. Kapuscinski s’embarque alors dans un voyage suicidaire au cœur du conflit. Il assiste une fois de plus à la dure réalité de la guerre et se découvre un sentiment d’impuissance. L’Angola le changera à jamais : parti journaliste de Pologne, il en revient écrivain.

 http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=230942.html

 

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Angola, 1975. Une guerre civile sanglante éclate à la veille de l’indépendance du pays. Le reporter polonais Ryszard Kapuściński, idéaliste et fervent défenseur des causes perdues et des révolutions, se rend au cœur du conflit et prend conscience du pouvoir et de l’ambiguïté de son rôle de journaliste.

Dans les mois qui ont précédé́ la déclaration d’indépendance (11 novembre 1975), différentes factions du mouvement angolais de libération étaient engagées dans un combat prolongé qui déciderait de celle qui aurait le pouvoir dans la république en devenir. Après des négociations, Kapuściński décide de se rendre sur la ligne de front, risquant sa vie pour être le premier journaliste au monde à rendre compte quotidiennement du déroulement du conflit, travaillant sous pression, dans la terreur et la solitude. Se déplacer dans la zone de conflit ressemble à la roulette russe : prononcer un mot de travers à un point de contrôle et c’est la fin. Mais le conflit angolais ne fut pas simplement pour Kapuściński une guerre de plus à couvrir car il a très vite pris visage humain : le visage de la farouche combattante Carlotta et celui du Comandante Farrusco, deux rencontres qu’il fait pendant ses voyages sur la ligne de front. Dans cette histoire, la politique internationale et les batailles par procuration dans lesquelles l’Angola ne pèse pas lourd, sont inextricablement liées aux destins et aux histoires des gens ordinaires, devenus des héros sur les lignes de front des guérillas.
Mélange d’animation et de prises de vues réelles, Another Day of Life entremêle récit de l’intime et Histoire. Adapté du livre éponyme de Ryszard Kapuściński, célèbre journaliste porté aux nues par Gabriel García Márquez et par Salman Rushdie, le film retrace son expérience cauchemardesque de la guerre civile angolaise en 1975.

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Biographie des réalisateurs(rices)

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Raul de la Fuente

Né en 1974 à Pampelune, en Espagne, Raúl de la Fuente réalise en 2013 Minerita, Goya du meilleur court métrage documentaire en 2014, recommandé par le Ministère de la Culture espagnol dans la lutte pour l’égalité des genres, et “short-listé” dans la course aux Oscar en 2015. Il est à l’origine du projet de long métrage Another day of life qu’il a produit au sein de la société Kanaki Films qu’il a fondée et qu’il dirige.

Damian Nenow

Né en 1983 à Bydgoszcz, en Pologne, Damian Nenow est diplômé de la Lodz Film School. Son film d’étudiant The Aim (2005) a été primé sur sa qualité artistique lors du Festival international du film d’animation « ReAnimacja » de Lodz. Les suivants, The Great Escape (2006), City of Ruins (2010) et Paths of Hate (film de fins d’études 2011) sont sélectionnés dans de nombreux festivals. Il travaille chez Platige Image Film Studio en tant que réalisateur, auteur, monteur dans la technique 3D.

 

https://www.cinema-histoire-pessac.com/festival/films/another-day-life

 

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Ryszard Kapuscinski, reporter polonais, se retrouve en 1975, en pleine guerre civile en Angola. Tentant de rejoindre un front plus que jamais mouvant, il se retrouve pris entre les différentes factions, découvre l’étendue des massacres de civils, ainsi que le rôle des différents alliés…

 

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Un percutant documentaire animé, sur le rôle ambiguë des journalistes en temps de guerre

Centré sur un reporter polonais décédé en 2007 (Ryszard Kapuscinski), « Another day of life » mêle animation à base de motion capture et documentaire (des interviews de certains des protagonistes du conflit encore vivants, quelques images ou photos d’archives de ceux qui ne sont plus…). Poignant, ce long métrage, présenté en séance spéciale au Festival de Cannes et en séance événement au Festival d’Annecy 2018, constitue un témoignage indispensable sur la guerre civile en Angola et la manière dont les journalistes de guerre peuvent parfois participer à l’écriture l’histoire avec un grand H.

Ici, la technique utilisée permet à la fois une immersion totale du spectateur aux côtés des reporters, à l’image de la première fusillade en plein désert, impressionnante de virtuosité, qui positionne le regard au raz du sol à la manière d’un observateur pris lui même entre les tirs. Efficace, l’animation permet aussi de rendre plus supportable les massacres ignobles de colonnes d’exilés, et de fournir au passage quelques visions cauchemardesques distancées d’une terre soumise à des bombardements, se disloquant sous les pieds des hommes. Alors que l’ensemble du métrage beigne dans des couleurs ternies, comme plombées par le soleil et la chaleur ambiante, ces passages prennent tout à coup des teintes rougeâtres, dépeignant ainsi l’enfer qui entoure les protagonistes.

Au delà d’une tentative de description de la fascination exercée par l’Afrique sur les occidentaux (l’ambiance des « musseques », bidonvilles de Luanda, la capitale…) et de la nécessité pour les journalistes d’être au plus près des combats, la force de ce travail documentaire est de retracer la progressive dimension internationale du conflit, impliquant CIA (USA), combattants Cubains et potentiellement armée d’Afrique du Sud. Mettant au centre du récit la notion de « confusion », aux multiples sens, le film retrace quelques trois semaines ayant mené à une coûteuse indépendance, engendrant ensuite 17 ans de guerre civile. Un récit bouleversant sous forme de multiples rencontres et de puissantes visions d’une terre éventrée, porteur à la fois d’une troublant et lucide discours sur « la naissance du tiers monde » et d’un point de vue sur le rôle et l’implication des journalistes. Indispensable.

 

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Un témoignage historique, saisissant et sans concession, qui use d’une animation soignée pour affirmer les affres d’une guerre terrible en Angola.

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L’argument : Varsovie, 1975. Ryszard Kapuscinski (43 ans) est un brillant journaliste, chevronné et idéaliste, fervent défenseur des causes perdues et des révolutions. À l’agence de presse polonaise, il convainc ses supérieurs de l’envoyer en Angola. Le pays bascule dans une guerre civile sanglante à l’aube de son indépendance. Kapuscinski s’embarque alors dans un voyage suicidaire au cœur du conflit. Il assiste une fois de plus à la dure réalité de la guerre et se découvre un sentiment d’impuissance. L’Angola le changera à jamais : parti journaliste de Pologne, il en revient écrivain.

Notre avis Depuis quelques années, le cinéma d’animation, quand il n’est pas réservé à un public enfantin ou adolescent, cultive une nouvelle forme d’expression qui alterne des images réelles, filmées à la façon d’un documentaire, et animées qui montrent une représentation fictionnelle de la guerre. On pense notamment au succès fondateur de Valse avec Bachir, ou aux récents Chris the Swiss qui retraçait la recherche d’un cousin tué pendant le conflit serbo-croate et Samouni Road, récit du massacre d’une famille rurale sur la bande de Gaza. Dans le tout animé, on pense forcément également à Persépolis, au succès tonitruant, que l’on avait découvert à Cannes.
Les deux réalisateurs d’Another day of life adoptent la même démarche sous un angle géopolitique différent dans la mesure où ils tentent de reconstituer l’entrée en guerre de l’Angola, sous couvert des rivalités entre le bloc soviétique et les Etats-Unis. Le récit d’un journaliste polonais, Ryszard Kapuscinski, parti en Angola pour chroniquer un nouveau massacre africain, sert de fil conducteur à cette tragédie annoncée dont naturellement les victimes principales seront les populations les plus pauvres.

 Le personnage principal de cette histoire s’engage dans une quête journalistique des plus dangereuses, dans le but de mettre à jour l’instrumentalisation de Cuba et des Etats-Unis sur les groupes politiques qui se battent pour obtenir le pouvoir local en Angola. Le film est particulièrement bien documenté et a le mérite de révéler au grand public une page de l’histoire africaine souvent méconnue. On découvre avec effroi les tentatives d’annexion du territoire angolais par l’Afrique du Sud, et surtout la violence quasi animale qui s’abat sur les populations.
Au-delà du témoignage historique sur une guerre qui ne s’est jamais vraiment achevée, sur un territoire regorgeant de diamants, le film déploie une réflexion profonde sur l’éthique du journalisme. Un reporter doit-il tout dire de ce qu’il constate sur le terrain, au risque d’accentuer un bouleversement mondial ? Ou doit-il travestir la réalité, quitte à conforter l’ignorance de l’Occident sur les enjeux géopolitiques véritables ? Telle sont les grandes interrogations des réalisateurs qui n’envisagent pas de laisser le spectateur dans son confort.

 L’animation, très colorée, rend compte d’un soin singulier pour donner chair à la réalité monstrueuse du conflit. Elle aide à supporter l’horreur graphique et l’atmosphère de chaos total qui règne. Le spectateur est emporté dans cette course haletante et spectaculaire, avec le sentiment que la mort peut survenir à tout moment. Elle est jalonnée par des personnages forts, comme une jeune révolutionnaire, très belle, qui sauve le protagoniste central de la mort ; son pouvoir de séduction fascine. Il faut avoir le cœur accroché car ces personnages sont en permanence sur le fil du rasoir, risquant à chaque instant d’être criblés de balles, venues de nulle part.

 Dans son urgence, Another Day of Life constitue un long-métrage nécessaire pour appréhender les origines d’un conflit perpétué pendant près de trente ans et dont on continue à ressentir les remous à notre époque contemporaine. A l’heure où le nombre de demandeurs d’asile africains explose en Europe, ce pamphlet est à envisager dans son évocation des douleurs des victimes de guerre dans des termes humains qui porte à la réflexion. Après tout, les véritables responsables ne sont-ils pas les puissants de notre monde ?

 

https://www.avoir-alire.com/another-day-of-life-la-critique-du-film

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Angola : Vingt-cinq ans de guerre civile

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Fin du XVe siècle

Début de la présence portugaise en Angola.

1961

Déclenchement de la lutte armée contre le colonialisme portugais.

1974

« Révolution des œillets » à Lisbonne. Le Portugal renonce à son empire colonial.

13 janvier 1975

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L’accord signé sous le patronage de Lisbonne entre les trois mouvements de libération que sont le Front national de libération de l’Angola (FLNA) et l’Union nationale Pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), Soutenus par l’Afrique du Sud et les Etats-Unis, et le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), aidé par l’URSS, n’a Pas de suite. Début de la guerre civile.

Automne 1975

L’Afrique du Sud envahit le sud de l’Angola pour soutenir l’offensive de Unita contre le MPLA, lui-même appuyé par Un corps expéditionnaire cubain. Le 11 novembre, le MPLA proclame, à Luanda, l’indépendance de l’Angola.

Juillet 1985

Le Congrès américain abroge amendement Clark, qui interdisait, depuis 1976, toute aide militaire à l’Unita.

22 décembre 1988

L’Angola et Cuba signent à New York un accord qui prévoit un retrait échelonné et complet des troupes cubaines.

31 mai 1991

  1. septembre 1992
  2. Jonas Savimbi (Unita) et le Résident angolais Jose Eduardo Dos Santos signent à Bicesse un accord de paix qui met fin à la guerre civile et prévoit la tenue d’élections libres en septembre 1992. Les Nations unies Soient des observateurs.

29-30 septembre 1992

Elections législatives et Résidentielle. Victoire du MPLA contestée par M. Savimbi, qui relance la guerre civile.

15 septembre 1993

La résolution 864 du Conseil de sécurité de l’ONU condamne l’Unita, qu’elle rend responsable de la reprise des combats.

20 novembre 1994

Signature à Lusaka d’un nouvel accord de paix entre le gouvernement angolais et l’Unita, en l’absence de M. Savimbi.

Août 1996

  1. Savimbi refuse «catégoriquement » l’un des deux postes de vice-président proposé par le gouvernement de Luanda.

11 avril 1997

Reportée à deux reprises depuis décembre 1996, la formation du gouvernement d’unité et de réconciliation nationale (GURN) devient enfin effective.

30 octobre 1997

Le Conseil de sécurité de l’ONU vote à l’unanimité des sanctions contre l’Unita, qui refuse de démobiliser ses unités.

Décembre 1998

Reprise de la guerre entre le pouvoir angolais et l’Unita.

20 mars 1999

Le gouvernement angolais s’oppose fermement au maintien de la mission d’observation des Nations unies (Monua).

26 mai 1999

Un porte-parole de l’ONU indique que les 300 000 personnes déplacées depuis la reprise des combats au mois de novembre portaient le total des déplacés à 1,6 million.

27 août 1999

Des centaines de personnes ont été tuées lors de combats non loin d’Uige, dans le nord de l’ancienne colonie portugaise, et quelque cinq mille déplacées.

5 octobre 1999

Le groupe sud-africain De Beers, premier producteur et négociant mondial de diamants, décrète un embargo total sur les achats de diamants d’Angola. Le Conseil supérieur du diamant d’Anvers (Belgique) a également assuré respecter cet embargo.

 

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https://www.monde-diplomatique.fr/mav/49/A/55567

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Dans le cadre des Rencontres cinématographiques  des Droits de l’Homme

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