AVENT, ISRAËL, JESUS CHRIST, MEDITATIONS, NOEL

Un temps de l’Avent pour quelle espérance ?

Le temps de l’Avent ? Pour quelle espérance ?

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Si nous pensions vivre ce temps de l’Avent dans un climat paisible, calme comme une mer d’huile nous avons tout faux ! Les évènements de ces jours derniers nous donnent tort. L’actualité suivie au jour le jour nous ferait presque dire qu’il n’y a rien à attendre, rien à espérer de bon pour l’avenir.

Si l’on croyait entendre l’expression « esprit de Noël » il faut bien tendre l’oreille pour l’entendre, bien ouvrir les yeux pour le voir ! Ici ou là ce sont que des cris de désespoir face à l’avenir, bien souvent de haine les uns contre les autres. Aux revendications légitimes des Gilets Jaunes se mêlent une violence que rien ne semble vouloir arrêter. Manifestants contre forces de l’ordre, slogans répétés un peu partout, vandalisme que parfois rien de justifie…  Un temps de l’Avent bien loin de ce que l’on attendait !

Un temps de l’Avent que même les illuminations des magasins ne font plus rêver ! Un temps de l’Avent où l’on n’a plus envie de se réjouir ! Se réjouir peut-être le temps d’acheter quelque chose, mais pour oublier peut-être ! Acheter l’éphémère pour oublier ! Se précipiter vers les loisirs qu’offrent les manèges, non pour être dans la joie, mais simplement pour oublier demain ! Des illuminations qui n’émerveillent plus personnes, sauf peut-être encore les enfants

Peut-être faut-il se reporter quelque deux mille ans en arrière pour vivre avec Joseph et Marie ce temps de l’Avent. Et si ce temps de l’Avent qui bousculent nos habitudes, qui bousculent nos certitudes était celui qu’ont vécu Joseph et Marie en Israël ? Le temps de l’attente de Joseph et Marie n’étaient-ils pas un temps d’inquiétude : le pays occupé par les Romains, un pays en guerre où la violence était visible (zélotes contre l’occupant ennemi, soldats parcourant le pays). Le temps de l’attente pour Joseph et Marie fut un temps de bouleversement, un temps de déplacement : il a fallut qu’ils quittent Nazareth pour se rendre à Bethléem pour se conformer aux ordres de l’Empereur Auguste ; de Nazareth à Bethléem ils ont dû se poser bien des questions : où se loger ? qui nous accueillera là-bas ?  comment faire quand l’Enfant naîtra ?

Un temps de l’Avent pour cheminer avec Joseph et Marie ! Un temps de l’Avent pour comprendre qu’il n’y avait pas de villes illuminées, ni de magasins bien achalander pour distraire le client ! Un temps de l’Avent pour nous déplacer sur des routes incertaines ! Un temps de l’Avent pour marcher dans la nuit ! Un temps de l’Avent pour renaître à l’Espérance.

Si pour une fois nous prenions le temps d’attendre et de désirer en cheminant aux côtés de Joseph et de Marie ! Si pour une fois nous prenions le temps du  silence pour écouter et entendre ce que fut leur Avent à eux !

 

©Claude-Marie T.

AVENT, CHARLES SINGER, LES QUATRE BOUGIES, PRIERE POUR L AVENT, PRIERES

Les quatres bougies de l’Avent

Les quatre bougies

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Pour soulever l’obscurité qui parfois recouvre le monde

Et même le cœur des hommes,

Je vais préparer, Seigneur, quatre bougies

Et je les poserai aux quatre coins de la terre pour tout éclairer.

 

La première bougie sera la lumière de mon sourire

Offert à tous, chaque jour, comme un cadeau,

Car toi, Seigneur, tu viens pour la joie de tous !

La deuxième bougie sera la lumière de ma prière

Tournée vers toi, chaque jour, comme un regard,

Car toi, Seigneur, tu parles à chacun dans le secret du cœur !

 

La troisième bougie sera la lumière de mon pardon

Accordé à tous, chaque jour, comme une main tendue,

Car toi, Seigneur, tu laves toutes les offenses des hommes !

La quatrième bougie sera la lumière de ma douceur

Distribuée à tous, chaque jour, comme du bon pain,

Car toi, Seigneur, tu donnes à chacun ton amour.

Pour te montrer Seigneur, combien je t’attends,

Je vais préparer mes quatre bougies,

Je les allumerai une à une au long des quatre semaines de l’Avent.

Quand Noël viendra dans les maisons et les cœurs elles brilleront dans la nuit.

Ce sera ma couronne de lumière préparée pour toi, Seigneur.

 

Charles Singer

AVENT, HOMELIES

Homélie pour le 1er Dimanche de l’Avent (C) — Blogue du Moine ruminant

Quand nous entrons dans le temps de l’Avent il est important de se redire que cette saison liturgique nous convie à l’espérance, cette espérance qui est une grâce qui nous est accordée quand on met sa foi en Dieu et qui nous donne de voir au-delà même des espoirs que nous portons avec notre humanité. […]

via Homélie pour le 1er Dimanche de l’Avent (C) — Blogue du Moine ruminant

AVENT, FETE DE LA SAINT NICOLAS, NOEL, SAINT NICOLAS

LA FETE DE LA SAINT NICOLAS

fete saint nicoloasLA FETE DE LA SAINT NICOLAS

 La Saint-Nicolas est une fête mettant en scène saint Nicolas de Myre. C’est une tradition vivace dans plusieurs pays européens et quelques régions françaises, qui se déroule le 6 décembre ou le 19 décembre pour l’Église orthodoxe utilisant le calendrier julien.

On fête la Saint-Nicolas notamment aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, en France (Nord-Pas-de-Calais, Lorraine, Alsace), en Allemagne, en Russie, en Autriche, en Italie (FrioulTrentin-Haut-Adige et Province de Belluno), en Croatie, enSlovenie, en Hongrie, en Pologne, en République tchèque, en Lituanie, en Roumanie, en Bulgarie, au Royaume-Uni, en Ukraineen Slovaquie, en Serbie, en Grèce, à Chypre et en Suisse.

Les traditions diffèrent selon les régions. Un trait commun à ces célébrations est la distribution de cadeaux ou friandises aux enfants, qui est parfois substituée par celle du Père Noël.

 

Patronages

Il est aujourd’hui le patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les prisonniers, les avocats, les ergothérapeutes, ou les célibataires

Nicolas est le patron des bateliers et mariniers, et des navigateurs d’une manière générale. L’histoire des trois enfants sauvés dans le saloir peut être interprétée comme une allégorie de marins sauvés du naufrage, le bac symbolisant le bateau, et le sel la mer. Tout au long des voies navigables de France sont élevées des chapelles dédiées à saint Nicolas.

 

Fête

La Saint-Nicolas est également célébrée en Allemagne dès le xe siècle, et la journée du 6 décembre a été choisie comme le jour de la fête des commerçants, des boulangers et des marins.

Aujourd’hui, la Saint-Nicolas est fêtée dans un grand nombre de pays d’Europe : la France, l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, la Russie, la Pologne, l’Autriche et d’autres encore. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, le saint passe dans les maisons pour apporter aux enfants sages des friandises : fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats et de grands pains d’épices. Dans les Flandres françaises, le Hainaut français, le Boulonnais, l’Artois, et la Belgique, saint Nicolas défile dans les rues le 6 décembre avec les Géants.

 

Le 5 décembre, veille de la fête de saint Nicolas, le patron des enfants, les écoliers nommaient, parmi eux, un évêque. Toute la journée du 6 décembre, l’élu avait le titre et les immunités d’évêque des enfants. En cette qualité, il ordonnait tout ce qui concernait la fête générale des enfants de la ville. Afin d’y contribuer à sa manière, l’échevinat lui faisait délivrer deux kannes, soit 6 litres, de vin.

 

Père Fouettard

Dans certaines régions, il est accompagné par le Père Fouettard (Zwarte Piet – Père Fouettard ou « Pierre le Noir » textuellement – en néerlandais. Hans Trapp en alsacien) qui, vêtu d’un grand manteau noir avec un grand capuchon et de grosses bottes et portant parfois un fouet et un sac. Il n’a pas le beau rôle, puisqu’il menace de distribuer des coups de trique aux enfants qui n’ont pas été sages ou de les emporter dans son sac et qui donne, parfois, du charbon, des pommes de terre et des oignons. Le Père Fouettard est également souvent représenté avec des cornes et une queue.

 

Histoire et légende

La Saint-Nicolas est une fête inspirée de Nicolas de Myre, appelé aussi Nicolas de Bari. Né à Patara au sud-ouest de l’actuelle Turquie (à l’époque Asie mineure) entre 250 et 270, il fut le successeur de son oncle, l’évêque de Myre

 

Dès le xe siècle, une relique (une phalange du saint) fut transférée depuis Bari vers le Duché de Lorraine, et il fut édifié au Sud de Nancy une grande basilique dédiée au Saint, à Saint-Nicolas-de-Port. Vénéré et très souvent invoqué, il deviendra très rapidement le saint-patron de la Lorraine. Port étant une cité réputée pour ses foires et marchés, le culte de Saint-Nicolas se répandit très rapidement au- delà des frontières du Duché de Lorraine et, notamment, outre-Rhin où la tradition demeure également très vive.

 

Le dieu scandinave Odin

Une partie des attributs régionaux de saint Nicolas serait inspirée du dieu scandinave Odin En effet, ce dernier est toujours accompagné de ses deux corbeaux « qui voient tout », et de son cheval Sleipnir, tout comme saint Nicolas est dans certaines régions accompagné de deux Zwarte Pieten et de son cheval.

 

Punitif

Alice Miller a consacré le premier chapitre de son livre La Connaissance interdite à cette fête pour montrer comme les actions de saint Nicolas ont été détournées par les parents pour en faire une fête punitive, notamment avec l’invention du « Père Fouettard » qui n’a rien à voir avec l’histoire traditionnelle de saint Nicolas qui, selon la légende, protégeait les pauvres et ne les battait pas.

 

Marque déposée

Les villes de Nancy et de Saint-Nicolas-de-Port, en Lorraine, ont déposé la marque « Saint Nicolas ». Ceci afin d’empêcher la commercialisation des marchés et autres animations liées à la fête du saint patron des écoliers6. Ce dépôt ne concerne que la France.

 

France

Saint patron de la Lorraine, saint Nicolas est particulièrement fêté dans le Nord de la France, mais surtout dans l’Est du pays, l’origine de sa popularité.

Lors de sa «tournée», saint Nicolas distribue traditionnellement une orange et du pain d’épices portant son effigie. Le Père Fouettard (ou le Boucher), vêtu de noir et porteur d’un grand fagot, parfois le visage barbouillé de suie, l’accompagne, et distribue une trique (une branche de son fagot) aux enfants qui n’ont pas été sages et menace de les frapper. Saint Nicolas est censé voyager sur un âne ; aussi les enfants doivent-ils, le soir, préparer de la nourriture (foin, paille ou grain) pour l’animal. Au matin, ils trouvent les friandises (ou la trique) à la place de ce qu’ils ont préparé pour l’âne.

Dans beaucoup d’écoles lorraines, saint Nicolas et le Père Fouettard passent visiter les jeunes enfants le 6 décembre et donnent parfois des friandises à ces derniers. Dans beaucoup de villes où il est fêté, un défilé est organisé chaque année dans les rues de la ville.

À Nancy, les fêtes de Saint-Nicolas sont traditionnellement organisées le premier week-end de décembre, et l’occasion de nombreux évènements : un feu d’artifice grandiose le vendredi soir, un défilé de chars qui se termine sur la Place Stanislas, le maire au balcon de l’hôtel de ville, remet alors à saint Nicolas les clefs de la ville pour la protéger. À Saint-Nicolas-de-Port, où un os de son doigt est conservé, saint Nicolas est installé sur un char et défile dans les rues de la ville. Une grande procession de cierges part de la basilique. Le Père Fouettard, le boucher et les trois petits enfants sont également présents.

 

Alsace

En Alsace, saint Nicolas passe le 6 décembre pour récompenser les enfants méritants en leur offrant des friandises et des cadeaux (traditionnellement un pain d’épices et une orange). Il est aidé par son âne et est accompagné par le Hanstrapp (Hans Trapp ou Rupelz), chargé de punir ceux qui n’ont pas été sages. Le Hans Trapp les menace de les emmener dans son sac s’ils ne promettent pas d’être sages.

De nombreuses villes alsaciennes organisent des marchés de la Saint-Nicolas au début du mois de décembre. Le marché de Noël deStrasbourg fut longtemps appelé ainsi.

En Alsace, la brioche de la Saint-Nicolas s’appelle Männele à Strasbourg (Bas-Rhin) et Mannala à Mulhouse (Haut-Rhin)9.

 

Nord-Pas-de-Calais

En Flandre française, en Hainaut français, en Artois et dans le Boulonnais, saint Nicolas défile dans les rues le 6 décembre avec le Père Fouettard et les Géants, distribuant des bonbons aux enfants. Certains de ces défilés réunissent plusieurs milliers de spectateurs chaque année.

Dans les années 1500, la fête de Saint-Nicolas à Dunkerque est ainsi décrite : « Le 5 décembre, veille de la fête de la Saint-Nicolas, le patron des enfants, les écoliers nommaient, parmi eux, un évêque. Toute la journée du 6 décembre, l’élu avait le titre et les immunités d’évêque des enfants. En cette qualité, il ordonnait tout ce qui concernait la fête générale des enfants de la ville. Afin d’y contribuer à sa manière, l’échevinage lui faisait délivrer deux kannes de vin soit : 6 litres. »

En date du 6 décembre 1519, les archives de la Commission historique du Nord nous disent : « Décembre 1519 – Étant le jour de la Saint-Nicolay présenté à l’évêque des écoliers, lequel a donc teint sa fête selon la coutume, deux kannes de vin à viij s. le pot, xxxij s. »

 

Franche-Comté

En Franche-Comtésaint Nicolas passe également le 6 décembre pour rendre visite aux enfants sages accompagné de son âne et du Père Fouettard. En Franche-Comté comme dans certaines régions allemandes, le Père Fouettard est parfois représenté sous les traits d’une vieille femme mi-fée, mi-sorcière. Dans toute la région, des marchés de la Saint-Nicolas sont organisés, notamment dans les grandes villes comme Besançon ou Montbéliard. La Franche-Comté possède aussi ses brioches de la Saint-Nicolas, comme le Männele alsacien, aussi appelé « Jean Bonhomme ».

 

Lorraine

En Lorraine, la fête a une importance particulière, puisque saint Nicolas est le patron de la Lorraine depuis 1477. En effet, alors que la Lorraine était occupée par la Bourgogne, le duc René II de Lorraine demanda la victoire à saint Nicolas. À la suite de la victoire de la bataille de Nancy, saint Nicolas deviendra patron de la Lorraine et des Lorrains.

Jusque vers les années 1960, la Saint-Nicolas était pour les enfants une fête bien plus importante que la fête de Noël. De nos jours, dans certaines familles lorraines, la tradition des cadeaux se fait à la Saint-Nicolas et non à Noël, voire parfois aux deux fêtes. Dans toutes les villes, et notamment à NancyMetzÉpinalSaint-DiéBar-le-Duc ou encore Verdun, le défilé de saint Nicolas est devenu une tradition au fil du temps, le premier samedi ou le premier dimanche de décembre. Parfois monté sur un âne, il est suivi du sombre père Fouettard.

Il passe de porte en porte, dans les villages, afin de rendre visites aux enfants. C’est souvent l’occasion, même dans les communes les plus modestes, d’organiser quelques festivités pour les enfants du village. Nicolas et son acolyte le père Fouettard visitent également les écoles de Lorraine, distribuant quelques friandises aux écoliers. En Lorraine germanophone, où on l’appelle Nikloosou Nigloos, le saint visite les maisons le 5 décembre au soir ; il est souvent accompagné de son âne et, malheureusement, parfois, de son alter ego maléfique, Rubbelz (Robert à la fourrure), personnage à la barbe noire, le visage caché sous une capuche sombre, traînant une chaîne au cliquetis sinistre. Les enfants peu méritants ne trouvent alors dans l’assiette qu’ils ont posée près d’une porte qu’un présent bien décevant ; une Ruud, une verge ou un Risser-bääse, un petit balai de sorcière. Saint Nicolas distribue plutôt des friandises, alors qu’à Noël, Chréschtkéndschen/Chréschkinnche (littéralement « le petit enfant Jésus »), représenté jusque dans les années 1950 sous les traits d’une jeune fille vêtue d’une longue robe blanche et coiffée d’un chapeau de paille recouvert d’un voile, distribue les cadeaux.

 

Religion

L’évêque de Myre est célébré dans une grande procession de la basilique de Saint-Nicolas-de-Port, dite procession du Sire de Réchicourt qui, emprisonné en Terre Sainte, s’est retrouvé à Saint-Nicolas-de-Port après avoir prié le saint.

 

Saint-Nicolas d’été

La fête de la Saint-Nicolas « d’été », méconnue, commémore quant-à-elle, la translation des reliques de Saint-Nicolas, en 1087, depuis Myre jusqu’à Bari et par extension celle de Bari jusqu’à la Basilique Saint-Nicolas de Saint-Nicolas-de-Port. La date de la célébration est traditionnellement instituée le lundi de Pentecôte.

 

Belgique

Chez les néerlandophones, saint Nicolas est appelé Sinterklaas et, comme aux Pays-Bas, il débarque d’un bateau venu d’Espagne monté sur un cheval blanc. Chez les francophones, il se déplace sur un âne magique. Il est quelquefois accompagné d’un Père Fouettard, aussi appelé « Hanscrouf » ou « Zwarte Piet ». Parfois, il y a deux « Pères Fouettard ».

Au nord comme au sud du pays, il vient la nuit du 5 au 6 décembre pour déposer cadeaux et friandises – notamment des figurines en chocolat, des nic-nacs ou des spéculoos à son effigie – dans les souliers des enfants sages. Il est de tradition de laisser un bol d’eau ou de lait et une carotte devant la cheminée de la cuisine ou du salon pour l’âne, et un verre d’alcool pour le saint. Le lendemain matin, on retrouvera le verre ou le bol vide et la carotte mangée. Cette pièce sera fermée à double tour devant les enfants comme preuve que saint Nicolas entre bien par la cheminée.

Saint Nicolas passe, début décembre, dans les écoles ou dans les centres publics pour demander aux enfants quels cadeaux ils désirent, pour voir s’ils ont été sages pendant l’année, et pour leur donner des friandises. Les enfants sont souvent invités à rédiger une lettre qu’ils adressent au « grand saint ». Un service de la poste belge répond gratuitement aux enfants qui lui envoient une lettre à l’adresse Rue du Paradis no 1, 0612 CIEL.

Plusieurs semaines avant l’arrivée du grand saint, les écoliers se doivent de déposer une paire de chaussures chaque soir devant la porte de leur chambre. Ceux qui ont été sages découvrent chaque matin une friandise typique différente chaque jour : massepainchocolatclémentine, etc.

La Saint-Nicolas en Belgique est également une tradition estudiantine qui veut que l’on dépose une assiette ou une paire de chaussures la veille devant sa porte et que chaque cokoteur (locataire de chambre d’étudiant, corturne) y dépose discrètement des friandises. À Liège, à Mons, à Bruxelles et à Namur, il existe aussi la Saint-Nicolas des étudiants : un cortège défile dans la ville avec des chars et les étudiants collectent des piécettes auprès des passants pour s’offrir des bières lors de la guindaille qui clôture la journée.

Dans certaines universités et établissements d’enseignement supérieur,un étudiant (souvent faisant partie du comité estudiantin) se déguisait en Saint Nicolas et passait d’auditoires en auditoires pour fêter Saint Nicolas avec tous les étudiants présents au cours ce jour-là.

 

Allemagne

Nikolaus, accompagné par le Knecht Ruprecht (Ruprecht, Robert le valet), descend du ciel dans une luge chargée de petites gourmandises et de cadeaux. Saint Nicolas et l’Avent, en Allemagne et en Autriche, sont au moins aussi populaires que le Père Noël. Le soir du 5 décembre, les enfants placent leurs chaussures nettoyées dans un endroit particulier. Le matin du 6 décembre, ils vont très vite voir s’il y a des cadeaux et des friandises dans leurs chaussures. C’est le début des fêtes de fin d’année.

Dans la région de Hanovre et en Westphalie, on l’appelle aussi Klas ou Bullerklas ; c’est à lui que les enfants adressent leurs prières, se réjouissant de petits présents qui les attendent pour le 6 décembre.

 

Autriche

Saint Nicolas défile le soir du 5 décembre dans les rues accompagné de personnages tout droit sortis de l’enfer, les Krampus. Saint Nicolas, que l’on nomme Nikolo ou Niglodans l’est de l’Autriche et Santaklos ou Klos dans le Tyrol et le Vorarlberg, questionne les enfants pour savoir s’ils connaissent leur catéchisme et leurs prières. Si les enfants répondent correctement à ses questions, celui-ci distribue des noix, des pommes, des oranges et des cadeaux.

Les Krampus qui l’entourent font peur à la foule. Portant un masque de diable cornu et de grosses fourrures, ils agitent des chaînes, poursuivent les gens avec des bâtons et les jeunes filles pour les palper. Gare aux enfants qui ne répondraient pas bien aux questions de saint Nicolas ; les mauvais diables essayent alors de les emmener en Enfer dans leur Buckelkraxen : leur hotte !

Dans certaines parties de l’Autriche comme la Haute Styrie et dans la vallée de l’Enns, saint Nicolas est aussi accompagné de Schab. Les Schabs sont des personnages rembourrés de paille avec de longues antennes sur la tête, des grelots et un fouet. Ils accomplissent les Nikolospiele ou « jeux de saint Nicolas ». Précédant saint Nicolas, ils battent une mesure à six temps et marchent à pas lent en faisant claquer leur fouet pour chasser les démons de l’hiver selon la légende.

 

Hongrie

En Hongrie, les enfants laissent leurs bottes sur le rebord de la fenêtre le soir du 5 décembre. Le lendemain matin, saint Nicolas (Szent Miklós traditionnellement, mais plus communément connu sous le nom de Mikulás) aura déposé des bonbons et des cadeaux s’ils ont été gentils, et un bâton (virgács) s’ils ont été méchants (en fin de compte, la plupart des enfants reçoivent des petits cadeaux, mais aussi un petit bâton). Saint Nicolas est souvent accompagné par le Krampusz, l’effrayant assistant qui est chargé d’enlever les méchants enfants.

 

Luxembourg

Au Luxembourg, on l’appelle généralement Kleeschen. Ce mot vient de Zinnikleeschen, ce qui est la façon luxembourgeoise de désigner saint Nicolas. Le compagnon du Saint-Nicolas luxembourgeois est nettement différent des autres. Le Père Fouettard, appelé Housecker en luxembourgeois, est un petit homme, dont le visage n’est pas visible car il est caché par une énorme capuche. Il est habillé d’un vêtement noir ou gris en forme de sac, tenu par une ceinture noire. Il porte un sac avec plein de brindilles, les Ruten, qu’il distribue aux enfants qui n’ont pas été sages.

Saint Nicolas entre dans le pays deux semaines avant le 6 décembre et, à partir de ce moment-là, tous les soirs, les enfants mettent leur pantoufle devant la porte d’entrée de la maison. Le matin, avec émerveillement, les enfants y découvrent une petite friandise ou une Rute, s’ils n’ont pas été sages.

 

Pologne

En Pologne, la Saint-Nicolas s’appelle Mikołaj et c’est une occasion d’offrir et de recevoir des cadeaux supplémentaires avant Noël. On profite notamment de cette occasion pour organiser des petites fêtes à l’école pendant laquelle chacun offre un petit cadeau symbolique à un collègue dont le nom est tiré au sort quelques jours avant.

 

Suisse

La Saint-Nicolas est fêtée le 6 décembre en Suisse. En Suisse, la fête donne lieu à des défilés nocturnes. Les Iffelträger défilent en portant d’énormes mitres éclairées ; ils sont accompagnés de centaines de personnes qui agitent de grosses cloches et des grelots (en particulier dans la région de Küssnacht am Rigi). À Zurich, ce sont les enfants qui défilent dans les rues avec des masques illuminés. Dans d’autres régions du pays, la fête est devenue une affaire commerciale, avec la distribution aux enfants « sages » de friandises (mandarines, noix, pain d’épices, chocolat). On confectionne traditionnellement de petits hommes en pâte à pain, que l’on appelle Grittibenz.

 

Fribourg

Saint Nicolas – patron de la ville de Fribourg – est célébré chaque 1er week-end de décembre dans tout le canton de Fribourg. À Fribourg même, la procession se déroule à travers le centre de la ville, commençant au Collège Saint-Michel et se terminant à la Cathédrale Saint-Nicolas. Normalement, la procession commence au coucher du soleil vers 17h00 et se termine à 18h30. À ce moment, saint Nicolas quitte son âne et monte sur le balcon de la cathédrale. Traditionnellement, il tient un discours qui contient des passages satiriques sur les événements de la ville de l’année écoulée.

La fête de la Saint-Nicolas de Fribourg est celle qui rassemble le plus de monde. On estime que 30 000 (50 000 le jour de la centième – incarné par David Aeby) personnes viennent chaque année écouter saint Nicolas].

Un « saint Nicolas » est choisi chaque année parmi les étudiants du Collège Saint-Michel.

 

Bulle

C’est Henri Gremaud, historien et ancien Conservateur du Musée gruyérien, qui relança en 1945 la tradition de la Saint-Nicolas dans la capitale du district de la Gruyère en fondant la Compagnie de Saint-Nicolas. Aujourd’hui, l’organisation et l’animation de la fête est aux mains de la troupe de théâtre des Trétaux de Chalamala.

L’essentiel de la fête se passe le dimanche le plus proche du 6 décembre, avec l’apparition de saint Nicolas à la fin de la saynète des enfants, à l’Hôtel de Ville de Bulle. Puis, entouré de ses petits pages, des pères fouettards et de ses angelots, saint Nicolas défile dans la Grand-Rue sur un char tiré par deux chevaux. Le saint homme est – particularité bulloise – entouré de ses « flonflons », quatuor de cuivres qui l’accompagne dans tous ses déplacements. Saint Nicolas conclut son cortège par un discours devant le château préfectoral, discours qui se veut en général satirico-politique, en reprenant des thèmes de l’actualité communale, régionale ou nationale.

La Saint-Nicolas à Bulle, c’est également la visite dans les foyers individuels qui en font la demande, dans les homes et autres lieux publics.

 

Romont

À Romontsaint Nicolas s’arrête également. Le cortège aux flambeaux passe dans les rues romontoises pour se terminer au Château. Saint Nicolas prononce un discours pour les familles et distribue les biscômes aux enfants.

 

Pays-Bas

Après être descendu du bateau, Saint Nicolas fait un tour à cheval dans la ville, son cheval blanc lui servant également à monter sur les toits le 4 décembre au soir.

Aux Pays-Bas, la fête de Sinterklaas est très répandue et d’allure nationale. Deux semaines avant le 5 décembre, Saint Nicolas fait son entrée au pays. Il arrive avec sa grande barbe blanche et sa mitre depuis l’Espagne sur un bateau à vapeur que l’on appelle Pakjesboot 12 (Bateau des petits paquets 12). Sinterklaas est toujours entouré de ses nombreux assistants, des serviteurs à la peau colorée de noir (descendant dans les cheminées pleines de suies pour déposer les cadeaux, d’où leur couleur) aux tenues vives et répondant au nom deZwarte Piet (ou Père Fouettard). Ces assistants ne sont pas très malins et font parfois des bêtises mais ils aident Sinterklaas dans sa lourde tâche de distribution des cadeaux.

Chaque année, on choisit une ville différente pour le débarquement du père et il est accueilli par le bourgmestre et les notables de la ville. Puis, c’est la tournée à travers les Pays-Bas, et chaque commune lui prépare un accueil. Le 5 décembre, veille de la Saint-Nicolas, a lieu le Pakjesavond, soirée des paquets-surprises. Les paquets-surprises donnés par Sinterklaas par la cheminèe ou sur le pallier sont accompagnés de poèmes d’occasion.

source : Wikipédia

AVENT, NOEL, SAINT NICOLAS

SAINT NICOLAS

saint nicoloas de myreNicolas de Myre

Nicolas de Myre ou Nicolas de Bari, communément connu sous le nom de « Saint Nicolas » est né à Patare, en Lycie, autour des années 270 et mort à Myre en 345. C’est un évêque de Myre en Lycie, en Anatolie, l’Orient de l’Empire romain. Il est renommé pour sa charité et sa foi combative. La tradition affirme qu’il a participé au premier concile de Nicée.

Canonisé, il a été proclamé protecteur de nombreuses nations et de nombreux corps de métiers, il est un personnage populaire de l’hagiographie chrétienne.

Aujourd’hui, le 6 décembre, jour de la Saint-Nicolas, est fêté traditionnellement dans plusieurs pays européens du Nord et de l’Est (notamment le nord et l’est de la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne) « où il distribue des cadeaux à tous les enfants sages ».

 

Personnage historique

Enfance

Nicolas naît à Patare, en Lycie, aux alentours des années 270 au sein d’une famille riche chrétienne. Ses parents, Epiphanius (grec d’origine) et Johanna selon certains récits Theophanes et Nonna (Νόννα) selon d’autres, meurent selon certaines versions lors d’une épidémie de peste alors qu’il a huit ans, et selon Claude Kévers-Pascalis, lorsqu’il a vingt ans. Nicolas aurait été mis à l’orphelinat ou élevé par son oncle Nicolas, évêque de Myre, toujours en Lycie, située dans l’Anatolie du sud-ouest. Il donne généreusement pour défendre la justice et les déshérités ; il jette notamment par la fenêtre de la maison de son voisin ruiné trois sacs d’or pour lui permettre de doter ses filles et éviter ainsi qu’elles aient recours à la prostitution.

 

 Archevêque de Myre]

Le successeur de l’oncle de saint Nicolas venant à mourir, il est désigné évêque de Myre autour de l’an 300 Selon certaines versions, son oncle l’ordonne lecteur puis prêtre à dix-neuf ans avant de le nommer supérieur de son monastère appelé la Sainte-Sion5. Selon Kévers-Pascalis, il n’est pas prêtre au moment où il est désigné évêque.

En 311, il convainc un commandant de navires de transports de grains de l’Empire romain de céder illégalement aux habitants de Myre une partie de son chargement afin de protéger la population de la famine.

 

Il est incarcéré avec le reste de la population chrétienne par Maximin-Daïa, gouverneur d’Égypte en campagne contre Licinius, gouverneur de Lycie

Il est présent au Ier concile de Nicée en 325. L’évêque Nicolas lutte en particulier contre l’arianisme.

Trois grands événements sont encore à noter : il sauve trois jeunes gens accusés par un juge corrompu d’avoir organisé une émeute à Andriake ; il arrache notamment l’épée du bourreau et exige la reprise du procès, où sa plaidoirie les innocente ; il obtient une baisse des impôts de Myre après une audience accordée par l’empereur Constantin à Constantinople enfin, lors de cette même visite à Constantin, il innocente les officiers NépotienErpilion et Ursus, accusés à tort de complot contre Constantin.

 Un an avant sa mort, il fait détruire le temple d’Artemis de Myre

 

Reliques

Son tombeau, placé dans l’absidiole d’un martyrium à Myre, attire de nombreux pèlerins mais est menacé par les raids des sarrasins depuis le xie siècle

Ses ossements sont conservés dans l’église Saint-Nicolas (en) de Myre jusqu’au 1087. Selon la légende, ils ont la particularité de suinter une huile parfumée et ce baume est connu dans toute l’Europe du Moyen Âge. La bataille de Manzikert qui voit la défaite de l’armée byzantine en 1071 décide plusieurs villes italiennes marchandes, dont Nicolas est le saint Patron, à récupérer les reliques. Le moine bénédictin Nicéphore et l’archidiacre Jean de Bari qui relatent cette translatio justifient le vol dont le but est d’assurer la sécurité des reliques et d’accroître leur vénération en les rapprochant de Rome8. Soixante-deux marins venus de Bari, gagnant de vitesse les navires vénitiens, volent et ramènent ses reliques (certains auteurs prétendent qu’ils se sont trompés de reliques) le 9 mai 1087 en terre chrétienne à Bari. Une basilique lui est spécialement construite entre 1089 et 1197.

En 1098, le chevalier lorrain Aubert de Varangéville y vole une phalange et la rapporte en Lorraine à Saint-Nicolas-de-Port où elle devient un objet de pèlerinage majeur avec la traditionnelle procession.

Quelques fragments de la relique (dont un humérus) sont également cédés à la cathédrale Saint-Nicolas de Fribourg en Suisse durant la Renaissance. En effet, vers 1420, l’abbé Pierre d’Affry obtient l’autorisation d’emporter quelques fragments du saint à l’abbaye cistercienne de Hauterive. L’église de Fribourg pour obtenir le transfert de ces précieuses reliques dut demander l’aide de l’avoyer et du Conseil de la ville. « Ils eurent recours à l’autorité du pape Jules II. Une bulle pontificale du 2 juillet 1505 accordait ces reliques à Fribourg. Le transfert se fit le 9 mai 1506.« 

L’église Notre-Dame à la Croix de Croix-lez-Rouveroy (en Belgique) possède également une relique attestée par un document officiel reposant dans les archives de la fabrique d’église, ainsi qu’une statue en bois polychrome.

En 1429, avant de quitter son pays pour rejoindre la France, Jeanne d’Arc vient se recueillir devant la relique du saint.

 

Dans la culture religieuse

Il est difficile de retrouver les traces les plus anciennes du culte de saint Nicolas en raison de la Querelle des Images qui a fait disparaître la quasi- totalité des représentations imagées des saints datant d’avant le viiie siècle. On sait cependant que le saint bénéficie très tôt d’une grande popularité ; cela est notamment visible dès le ixe siècle par son omniprésence dans l’iconographie des églises d’Orient. Il est notamment vénéré dès cette époque en Crète, à Chypre, en Grèce, en Macédoine et un peu plus tard en Ukraine,RussieRoumanieBulgarieAlbanie et Serbie. Son culte se développe aussi en Europe occidentale après l’arrivée de ses reliques à Bari en 1087.

 

Hagiographie

Naissance

Nicolas, selon la légende, aurait reçu très jeune le baptême et se serait tenu tout seul debout en signe de respect, bien droit sur ses jambes, pour être baptisé : ce fut son tout premier miracle. Puis, il se met à jeûner en refusant de téter aux jours prescrits par l’Église (mercredi et vendredi).

Éducation

C’est l’évêque de Patare, Méthode, et ses parents qui s’occupent de son instruction.

À la mort de ses parents (décès dus à la peste), il hérite de leur fortune.

Miracle des trois vierges

Nicolas avait pour voisin un homme qui, ruiné, ne pouvait marier ses trois filles faute de dot. Ce dernier envisageait de les prostituer afin de récolter l’argent nécessaire à leurs subsistances. Nicolas décida, en secret de donner trois bourses pleine à ces jeunes femmes.

Cette légende chrétienne est rapportée dans le livre la Légende Dorée de Jacques de Voragine dans le passage suivant:

« Un de ses voisins avait trois filles vierges, et que son indigence, malgré sa noblesse, força à prostituer, afin que ce commerce infâme lui procurât de quoi vivre.

 Dès que le saint eut découvert ce crime, il l’eut en horreur, mit dans un linge une somme d’or qu’il jeta, en cachette, la nuit par une fenêtre dans la maison du voisin et se retira.

 Cet homme à son lever trouva cet or, remercia Dieu et maria son aînée.

 Quelque temps après, ce serviteur de Dieu en fit encore autant.

 Le voisin, qui trouvait toujours de l’or, était extasié du fait ; alors il prit le parti de veiller pour découvrir quel était celui qui venait ainsi à son aide.

 Peu de jours après, Nicolas doubla la somme d’or et la jeta chez son voisin.

 Le bruit fait lever celui-ci, et poursuivre Nicolas qui s’enfuyait : alors il lui cria : « Arrêtez, ne vous dérobez pas à mes regards. »

 Et en courant le plus vite possible, il reconnut Nicolas ; de suite il se jette à terre, veut embrasser ses pieds.

 Nicolas l’en empêche et exige de lui qu’il taira son action tant qu’il vivrait. Mais l’évêque de Myre vint à mourir sur ces entrefaites. »

 

Nicolas est nommé archevêque de Myre

La mort de l’évêque de Myre pousse les évêques de la province à lui donner un successeur. Une nuit, pendant qu’ils étaient en prière, la voix de Dieu leur enjoint de nommer Nicolas archevêque. Le lendemain matin, les évêques attendirent Nicolas sur le seuil de l’église, l’appelèrent par son nom et lui posèrent, malgré ses réticences, la mitre sur la tête.

 

Nicolas et les persécutions

Après une longue période de paix, les persécutions vinrent s’abattre sur les chrétiens. Les empereurs romains interdisent les assemblées de fidèles, ordonnent la destruction des églises et des livres saints et condamne à l’exil, l’emprisonnement ou la mort, ceux qui n’abjure pas leur foi. L’évêque de Patare, Méthode, est mis à mort et Nicolas connait la prison, la torture et ne fut délivré que par l’arrivée au pouvoir de Constantin Ier.

 

Nicolas et le concile de Nicée

Un prêtre du nom d’Arius, soutient que le Christ n’est pas Dieu comme son Père. Nicolas, appelé au concile de Nicée défend avec virulence la divinité de Jésus-Christ et le dogme de la Sainte Trinité. Il s’emporte tellement qu’il frappe Arius. Outrés de ce geste, les Pères du Concile dépouille de ses insignes de fonction Nicolas et le font conduire en prison. Mais le Christ et la Vierge seraient apparus à leur serviteur, lui rendant le pallium, le livre des Évangiles et lui ouvrant la porte de sa prison.

Pour défendre sa foi, Nicolas s’attaque également aux dieux païens. Il parvient à convaincre ses fidèle de s’attaquer au temple de Diane. Il fait bâtir des églises et des autels aux martyrs sur les ruines des anciens temples.

 

Miracle des blés

Pour sauver les populations de Myre de la famine, Nicolas se rend dans un port voisin apprenant que des bateaux s’y sont arrêtés pour échapper à une tempête. Il parvient à convaincre les armateurs de décharger un peu de leurs précieux grains en échange de la promesse que chacun des bateaux arriverait à bon port. À l’arrivée des bateaux à Constantinople, on mesura le blé et il y en eut la même quantité qu’au départ. Émerveillés, les matelots racontèrent le prodige.

Sauvetage des matelots

Des matelots sur le point de mourir lors d’une tempête sur la côte de Lycie, font appel à Nicolas pour venir à leur secours. L’évêque apparaît alors sur le navire,  il les rassure et les exhorte au courage. Lui-même aide à la manœuvre des voiles et s’empare du gouvernail. Il les conduit ainsi au port et disparaît sous leurs yeux. Les matelots s’empressent alors de se rendre à Myre, y reconnaissent leur sauveur au milieu de ses clercs et tombent à ses genoux.

 

Nicolas sauve trois officiers

Trois officiers de Constantin Ier devaient mener une mission en Phrygie. À leur retour à Constantinople, ces officiers, d’abord comblés d’honneurs, se voient accusés d’un complot contre la vie du souverain. Ils sont emprisonnés et condamnés à mort. Le préfet du palais, acheté par des collègues jaloux, veille à ce que l’on ne croie pas en leur innocence. La pensée des malheureux se tourne vers l’évêque de Myre. Cette nuit- là, l’empereur et son préfet voient en songe saint Nicolas qui leur ordonne de relâcher les officiers calomniés, faute de quoi de terribles châtiments les attendraient. L’innocence des condamnés éclate aux yeux de Constantin qui, leur rendant leur liberté, les envoie à Myre avec des présents et une lettre demandant à Nicolas ses prières et son pardon.

Selon Émile Mâle, le sauvetage des trois officiers de Constantin Ier est mal interprété par les chrétiens, notamment en raison de l’iconographie byzantine qui représente le saint disproportionnellement grand par rapport aux autres hommes ; ceux-ci sont alors pris pour des enfants. Cela donne naissance à la légende de la résurrection par le saint de trois enfants, précédemment tués et découpés en morceaux par un boucher, la tour de prison devenant un saloir

 

Mort de Nicolas et le miracle de l’huile prodigieuse

Ayant eu la révélation de sa mort prochaine, Nicolas donna une dernière messe pontificale, puis se retira dans le monastère de la Sainte-Sion dont il avait été fait abbé. Ce fut là qu’une petite fièvre l’ayant saisi, il se fit administrer les sacrements et s’éteignit le 6 décembre 343. Il fut enseveli dans une tombe de marbre. Une nouvelle se répandit alors auprès des fidèles : du corps de l’évêque, une huile odorante s’écoule, le préservant de la putréfaction. Cette huile, que l’on appelle manne, a la réputation de guérir les maux.

Sept siècles plus tard en 1087, des marins de Bari enlèvent les reliques de Saint Nicolas pour les rapporter dans leur ville. La légende veut que la manne continue de couler.

 

Apparition de saint Nicolas après sa mort

Apparition à Sainte Brigitte de Suède

Sainte Brigitte est née en 1302. Elle se marie et met au monde 8 enfants dont sainte Catherine de Suède. Elle fait de nombreux pèlerinages dont un à Bari pour honorer les reliques de saint Nicolas. « Ce fut au prix de peines et de fatigues considérables que les voyageurs accomplirent le long voyage de Manfredonia à Bari. En pénétrant dans le temple qui renferme le tombeau du grand saint Nicolas, Brigitte ressentit une joie inexprimable ; elle se prosterna avec une humble dévotion devant les saintes reliques, et sa pensée médita le symbolisme de l’huile qui en découlait… À ce moment apparut à ses yeux une forme vénérable, toute brillante et comme ointe d’un baume odorant. La céleste vision lui dit : « Je suis l’Évêque Nicolas ; je vous apparais sous cette forme pour vous révéler l’état dans lequel se trouvait mon âme aux jours de ma vie terrestre; mes membres étaient adroits et souples au service de Dieu, comme l’est un instrument frotté d’huile sous la main de celui qui le manie. Et si mon âme tressaillait toujours d’allégresse et de bonheur, si ma bouche ne prêchait que la parole de Dieu, si enfin la patience reluisait dans toutes mes œuvres, c’est que j’aimais et pratiquais dans la perfection les saintes vertus d’humilité et ode chasteté. Écoutez donc : de même que la rose exhale un agréable parfum, de même que le raisin donne un jus plein de douceur, ainsi mes ossements ont reçu de Dieu le rare privilège de distiller une huile salutaire. En effet, le Tout-Puissant n’honore et n’exalte pas seulement ses élus dans le ciel ; il les glorifie également sur la terre, pour l’édification d’un grand nombre, qui participent ainsi aux grâces accordées aux Saints.»

Brigitte se réjouit grandement de la faveur dont elle venait d’être l’objet ; elle en rendit grâces à Dieu et à saint Nicolas. Elle voulait ne s’arrêter que peu de temps à Bari, et retourner ensuite à Rome, s’il était possible, avant Noël ; mais Dieu en ordonna autrement. »

 

Saint Nicolas délivre l’échanson du roi des Agarènes

Un homme riche avait obtenu un fils qu’il avait appelé Dieudonné, grâce aux prières qu’il avait adressé à saint Nicolas. Pour le remercier, il avait construit, en l’honneur du saint, une chapelle dans sa maison, où il célébrait sa fête tous les ans. Or un jour Dieudonné est capturé par la tribu des Agaréniens, et réduit en esclavage par le roi de cette tribu. L’année suivante, au jour de la Saint-Nicolas, l’enfant, pendant qu’il sert le roi, en tenant une coupe précieuse à la main, se met à pleurer en songeant à la douleur de ses parents, et en se rappelant la joie qu’ils éprouvaient naguère à la Saint-Nicolas. Le roi l’oblige à lui avouer la cause de sa tristesse ; puis, l’ayant apprise lui dit : « Ton Nicolas aura beau faire, tu resteras ici mon esclave ! » Mais au même instant un vent terrible s’élève, renverse le palais du roi, et emporte l’enfant avec sa coupe, jusqu’au seuil de la chapelle, où ses parents sont en train de célébrer la fête de saint Nicolas. Une autre version de cette légende veut que cet enfant aurait été originaire de Normandie, et aurait été ravi par le sultan ; et comme celui-ci, le jour de la Saint-Nicolas, après l’avoir battu, l’avait jeté en prison, voici que l’enfant s’endormit et, à son réveil, se trouva ramené dans la chapelle de ses parents.

 

Les deux vases d’or

Un noble avait prié saint Nicolas pour avoir un fils. Il avait promis qu’en récompense il se rendrait avec son fils au tombeau du saint et lui offrirait un vase d’or. Le noble voit naître un fils et fait fabriquer un vase d’or. Mais ce vase lui plaît tant qu’il le garde pour lui-même et, pour le Saint, en fait faire un autre d’égale valeur (plus ordinaire selon d’autres sources). Puis il s’embarque avec son fils pour se rendre au tombeau du saint. En route le père ordonne à son fils d’aller lui prendre de l’eau dans le vase qu’il avait d’abord destiné à saint Nicolas. Aussitôt le fils tombe dans la rivière et se noie. Mais le père, malgré toute sa douleur, n’en poursuit pas moins son voyage. Parvenu dans l’église de saint Nicolas, il pose sur l’autel le second vase ; au même instant une main invisible le repousse avec le vase, et le jette à terre : l’homme se relève, s’approche de nouveau de l’autel, est de nouveau renversé. Et voilà qu’apparaît, au grand étonnement de tous, l’enfant qu’on croyait noyé. Il tient en main le premier vase, et raconte que, dès qu’il est tombé à l’eau, saint Nicolas est venu le prendre, et l’a conservé sain et sauf. Sur quoi le père offre les deux vases à saint Nicolas.

 

Sauvetage du patricien Jean de la noyade

Méthode, patriarche de Constantinople au IXe siècle et historien de saint Nicolas, affirme que son père, Jean, fut sauvé de la noyade lors d’une tempête par saint Nicolas. Jeté à la mer par les flots, au moment de mourir il invoque saint Nicolas qui le transporte sur la terre ferme.

 

Sauvetage de saint Louis et de sa famille

En revenant de croisade par bateau avec sa femme, sa garde et ses enfants, saint Louis fut pris dans une violente tempête aux environ de Chypre.

La reine se met à prier et sur les conseils de Joinville, elle promet à saint Nicolas que s’il les sauve, elle lui offrira une nef d’argent pour son église de Port en Lorraine.

À peine Joinville s’est-il porté garant de cette promesse que la tempête se calme. De retour en France, la reine fit faire la nef.

 

L’huile infernale [

Ce récit de miracle est tiré du livre Saint Nicolas de Pierre et Germaine Noury : « Des pèlerins s’embarquaient un jour pour le miraculeux tombeau, quand une vielle femme vint les prier d’emporter avec eux son offrande, une provision d’huile pour les lampes du sanctuaire. Au deuxième jour du voyage, la tempête s’éleva, mettant le navire en danger. Les pèlerins envisagent de s’abriter dans un port, mais voici venir à eux, ô prodige ! saint Nicolas sur une petite barque… Il leur dit de jeter à l’eau l’huile dont ils se sont chargés, les assurant qu’ensuite ils voyageraient sans encombre. Obéissant, les pèlerins versent l’huile dans les flots et, terrifiés, comprenant qu’elle leur vient du démon, ils la voient qui s’enflamme avec un bruit et une odeur épouvantables. On dit que la veille femme était la déesse Diane, qui, furieuse de la destruction de son temple, cherchait à s’en venger sur les fervents de saint Nicolas ».

 

Miracle du sire de Réchicourt

Vers 1230, le chevalier lorrain Cunon de Réchicourt ayant suivi l’empereur Frédéric II du Saint-Empire et été fait prisonnier au cours de la sixième croisade, aurait prié saint Nicolas avant de s’endormir dans sa geôle, la veille de sa mise à mort. Le lendemain matin, il se serait réveillé, encore attaché, sur les marches de l’église de Saint-Nicolas-de-Port ; ses chaînes seraient tombées d’elles-mêmes durant l’office qu’il suivit alors. On les suspendit à un pilier de la nef. En souvenir de cette miraculeuse délivrance, une procession se déroule tous les ans depuis 1245 à Saint-Nicolas-de-Port.

 

Sauvetage de saint Bernard de Menthon d’un mariage non désiré

La famille de Menthon avait destiné leur fils, Bernard, a un mariage de raison avec une riche héritière : Marguerite de Miolans. Bernard était attiré par la vie religieuse et avait demandé à sa famille de renoncer à cette union. Malheureusement unique héritier, ses parents refusaient de le voir partir dans un ordre religieux. Désespéré, la veille de son mariage, il fut enfermé dans sa chambre. Il se mit alors à prier. Dans certains textes, saint Nicolas lui apparaît alors en songe et lui délivre ce message : « Bernard, serviteur de Dieu, le Seigneur, qui ne délaisse jamais ceux qui mettent en lui leur confiance, t’appelle à sa suite ; une couronne immortelle t’est réservée. Sors incontinent de la maison paternelle et pars pour Aoste. Là, tu iras à la cathédrale, où tu trouveras un vieillard, l’archidiacre Pierre, homme charitable et plein de bonté qui t’accueillera ; tu demeureras auprès de lui, sous sa direction, et il te fera connaître le chemin que tu dois tenir. De mon côté, je serai ton protecteur et je ne t’abandonnerai pas un instant. » Dans d’autres textes, saint Bernard est conscient lorsque saint Nicolas lui apparait et lui dit de sauter par la fenêtre, les anges et lui-même allant le retenir dans sa chute.

Cette intervention de saint Nicolas permis à Bernard d’échapper à un mariage non désiré et de devenir archidiacre d’Aoste.

 

Liturgie

Saint Nicolas a deux fêtes, l’une en hiver le 6 décembre, jour anniversaire de sa dormition à Myre, l’autre au printemps le 9 mai, jour anniversaire de la translation de son corps de Myre à Bari, en Italie, en 1087.

L’Église orthodoxe et le rite byzantin commémorent les deux dates en dépit du fait que la translation des reliques vers une ville d’Occident soit postérieure au schisme de 1054. Mais ils ajoutent une autre commémoration, hebdomadaire, qui place saint Nicolas, avec la Mère de Dieu et saint Jean Baptiste, parmi les trois saints les plus honorés. Chaque jeudi, à l’orthros, après la neuvième ode du canon, un exapostilaire est chanté à la louange du saint archevêque de Myre.

 

Icônes

Saint Nicolas, en évêque, porte une barbe courte. Sa tête est entourée de deux médaillons : dans l’un le Christ le bénit, dans l’autre la Mère de Dieu lui rend son homophore. Ces deux scènes rappellent un épisode de sa vie où sa dignité épiscopale avait été contestée par des intrigants puis confirmée par le Seigneur lui-même et par sa sainte Mère.

Saint Nicolas dans la peinture italienne de l’an Mille au Cinquecento

Marcel Thiriet avance que saint Nicolas est le saint ayant la plus grande iconographie. Dans les fresques de l’abbaye de la Novalaise (xie siècle), la première connue en l’Ouest, porte une chasuble bleue et volé.

Saint Nicolas est souvent représenté associé avec sainte Marguerite et sainte Catherine d’Alexandrie

Saint Nicolas est extrêmement bien représenté durant cette période ; il y est notamment mis sur le même plan que les plus hautes figures du christianisme, que ce soient prophètes, apôtres, martyrs ou docteurs de l’Église

 

Patronage

Églises et monastères dédiés à saint Nicolas

À la fin du xve siècle, en action de grâce envers le saint protecteur de ses états pour avoir sauvé son duché de Lorraine des griffes du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, qui avait même trouvé la mort lors de la Bataille de Nancy le 5 janvier 1477, le duc René II, fit reconstruire l’église du bourg de Saint-Nicolas-de-Port qui était déjà dédiée au saint évêque. Dès 1481 débutèrent les travaux et unebasilique d’un majestueux gothique flamboyant remplaça les églises précédentes.

En 1622, le duc Henri II de Lorraine obtient du pape Grégoire XV l’érection d’une église pour ses sujets résidant à Rome. Cette élégante église baroque sise près de la place Navone est logiquement dédié au saint protecteur de la « nation Lorraine » et se nomme église Saint-Nicolas-des-Lorrains.

 

Professions et groupes sociaux

Suivant les régions, les notaires se placent sous la protection de saints différents parmi lesquels saint Lazaresaint Lucsainte Catherine, mais le plus souvent saint Nicolas, saint Marc et saint Yves. De nos jours encore, c’est autour du 9 mai (Saint-Nicolas d’été) et du 6 décembre (Saint-Nicolas d’hiver) que se situent les principales assemblées de notaires. Sans doute cet évêque a-t-il été choisi par les notaires de Paris pour avoir doté trois jeunes filles pauvres qui risquaient de devoir se prostituer pour subvenir à leurs besoins. À Paris, les avocats sont également placés sous sa protection, alors que les autres barreaux se placent sous celle de saint Yves.

Saint Nicolas est le patron (protecteur) :

des écoliers, et, d’une manière générale, des enfants,

des marins et bateliers,

des avocats du barreau de Paris,

des prêteurs sur gages,

de l’Université de Valladolid en Espagne

des célibataires : De même que les filles célibataires de 25 ans « coiffent » sainte Catherine le 25 novembre, les garçons non mariés qui atteignent la trentaine fêtent saint Nicolas le 6 décembre. À cette occasion selon les différentes traditions régionales ils sont tenus de s’affubler de pyjamas, bonnets de nuits ou de sabots.

 

Confréries

De nombreuses confréries de Lorraine, qu’elles soient professionnelles ou de dévotion, sont dédiées à saint Nicolas ; on peut citer celle, fondée en 1614 qui regroupe les juristes de Nancy ou alors celle destinée à révérer les morts de la paroisse Saint-Pierre de Verdun, créée en 1683d 2. Vingt-sept des 867 confréries de la Meuse sont dédiées à saint Nicolas ; elles sont 46 dans les Vosges sous l’Ancien Régime

 

Dans la culture populaire

Saint Nicolas et père Fouettard armé d’un martinet, en 1917.

Sa commémoration chrétienne le 6 décembre est une fête très populaire dans bien des pays du monde, célébrée en :AllemagneAutricheBelgiqueBulgarieCroatieFranceLuxembourgPays-BasPologneRépublique tchèqueRoumanieRoyaume-UniSlovaquie et Suisse.

À la Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l’année, ont été sages, reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux. Ceux qui n’ont pas été sages se voient offrir un martinet par le père Fouettard, ce qui est rare, car il est possible de leur pardonner s’ils se repentent.

Afin de commémorer la dotation des trois jeunes filles, les enfants reçoivent une orange à la Saint-Nicolas, anciennement appelée pomme d’or.

La légende de saint Nicolas est à l’origine du personnage du Père Noël : les Hollandais exportèrent au xviie siècle la fête de Sint Niclaesou Sinterclaes à la Nouvelle-Amsterdam (aujourd’hui New-York), où, par déformation, « Sinte(r)claes » devint « Santa Claus ».

Selon certaines traditions,

le père Fouettard qui accompagne saint Nicolas serait en fait le boucher de l’histoire. Pour lui faire regretter son méfait, Nicolas l’aurait condamné à l’accompagner lors de sa distribution de récompenses, en lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants.

Une morale de la comptine, peut-être plus tardive, mais plus heureuse, fait s’enfuir le boucher ; saint Nicolas l’interpelle et lui dit que s’il se repent, Dieu lui pardonnera.

Selon certains, le père Fouettard est une invention des Messins lors du siège de leur ville par les Impériaux, en pleine période de festivité de la Saint-Nicolas en 1552 après la mise en place du protectorat français. De là leur serait venue l’idée de se moquer de l’assiégeant, Charles Quint, en le représentant sous les traits du boucher de la légende de saint Nicolas.

 

Belgique et Pays-Bas

Le 6 décembre en Belgique et le 5 décembre aux Pays-Bas, la fête de Saint-Nicolas est l’un des événements les plus importants de l’année pour les enfants. Un homme déguisé en Saint-Nicolas circule dans les rues des grandes villes, sur le dos de son âne, accompagné du Père Fouettard, en distribuant des friandises et des speculoos aux enfants. Le jour où se déroule la fête les enfants se lèvent et découvrent, comme à Noël, un cadeau, des bonbons et des spéculoos en forme de Saint-Nicolas. Dans les écoles, il est fréquent que les élèves reçoivent soit un cadeau, soit un paquet de bonbons. Saint-Nicolas étant le patron des écoliers, chants, musiques et danses rythment la journée. En Belgique, certaines entreprises distribuent le 6 décembre un petit colis contenant speculoos, chocolat et mandarine à leur personnel.

Saint-Nicolas est une manifestation très vivante en Belgique et aux Pays-Bas, où elle est aussi importante que Noël. On constate un certain alignement de cette fête avec celle de Noël : ainsi par exemple, les cadeaux du matin du 6 décembre se trouvent parfois au pied d’un sapin de Noël. Une expression belge est liée au saint : « Au crépuscule lorsque les nuages et le ciel sont presque rouges, on dit aux enfants que Saint-Nicolas est en train de cuire ses spéculoos ».

 

France

La fête de Saint-Nicolas le 6 décembre est, dans le Nord, en Alsace et en Lorraine une tradition très vivace. Les enfants des écoles reçoivent des oranges et une brioche en forme de bonhomme connue sous le nom de « mannele ».

Alsace et Lorraine

Chaque année, le samedi le plus proche de la fête de Saint-Nicolas, a lieu le pèlerinage de Saint-Nicolas-de-Port, en mémoire du sauvetage du sire de Réchicourt.

Saint-Nicolas visite les maisons dans la nuit du 5 au 6 décembre, souvent accompagné de son âne, et gratifie les enfants sages de friandises et de cadeaux, les enfants moins sages ont souvent droit à une démonstration de miséricorde. En Lorraine germanophone, Saint-Nicolas (da Nikloos en dialecte, Sankt-Niklaus en allemand) est accompagné selon la tradition de son assistant Rupelz ou Rüpelz, équivalent du père Fouettard. Plus largement, dans chaque ville ou village de Lorraine défile un corso en l’honneur de Saint-Nicolas.

En Alsace, lors de la saint Nicolas sont confectionnés des manneles (Bas-rhin) ou mannalas (Haut-rhin), petits pains au lait servant à représenter le saint. Ailleurs, des saint Nicolas en pain d’épice et chocolat sont aussi produits.

 

Dans l’art populaire

Saint Nicolas est une image très populaire dans les carreaux de poêle de Lorraine ; il y est représenté avec une mitre, une cape, des vêtements liturgiques, une crosse épiscopale, orné des trois boules et avec les trois enfants. Des carreaux ont été retrouvés à PompeyNomenyChâtel-Saint-Germain et Metz ; dans les deux premières localités, l’image est inversée par erreur, avec saint Nicolas bénissant de la main gauche ; d’autres différences d’exécution laisse penser à deux ateliers distincts.

Dans un autre style, saint Nicolas est aussi populaire parmi les peintures sous verre, type d’art essentiellement produit en AlsaceSuisseAllemagne du Sud et Bohème à destination d’une clientèle rurale, même s’il n’est pas le saint le plus fréquent. Il y est représenté avec les trois enfants et parfois, les trois bourses de la dot des trois jeunes filles.

Saint Nicolas est très présent dans les cires habillées, une spécialité quasi-exclusivement nancéienne de dévotion à destination d’un public urbain aisé ; saint Nicolas y est représenté avec les trois enfants et, comme d’autres saints, richement vêtu de brocart scintillant, dentelles, broderies d’argent, tenant une crosse d’or, bouclé et poudré.

source ; Wikipédia

AVENT, JEAN LE BAPTISTE, JESUS CHRIST, JESUS-CHRIST

JEAN LE BAPTISTE

JEAN BAPTISTEÉvangile selon Luc (3, 1-6)

Deuxième dimanche de l’Avent

« L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode prince de Galilée, son frère Philippe prince du pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias prince d’Abilène, les grands prêtres étant Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, fils de Zacharie.

Il parcourut toute la région du Jourdain ; il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre du prophète Isaïe : A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les routes déformées seront aplanies ; et tout homme verra le salut de Dieu. »

 

 

Nous revenons de loin

 

Oui, nous, Israël, nous étions perdus parmi les nations. Depuis la dernière déportation à Babylone, nous vivions en culture païenne. Tous nos repères, le temple, le sacerdoce, la lecture de la Loi, tout avait disparu. Peut-être parce que nous n’avions pas attaché assez d’importance, quand nous étions chez nous, à ces expressions de l’Alliance, violant le Sabbat et sacrifiant aux idoles. Au fond, nous étions privés de ce que nous avions refusé sans soupçonner que nous étions ainsi devenus des étrangers sur la terre. Mais voici que se lèvent des voix prophétiques. Jérusalem désertée verra ses enfants perdus converger vers elle depuis l’Orient et l’Occident.

De partout, car il fallait qu’Israël découvre que nulle part il n’avait sa place quand il n’honorait pas sa loi. Maintenant, au vêtement de tristesse va succéder la parure de joie. La route du retour est semée d’obstacles, mais n’allons pas croire que les franchir sera le fruit de la ténacité, de l’effort du peuple rapatrié. Notre texte nous montre au contraire Israël totalement passif, uniquement bénéficiaire de l’action de Dieu. La route du retour sera aplanie, les collines abaissées, les sentiers ombragés. Rendons-nous sensibles à l’exultation qui soulève les propos de Baruch. C’est dans la joie que l’on cheminera vers la joie. Joie des rapatriés mais aussi joie de Jérusalem. Joie des hommes mais aussi joie de Dieu

 

Retrouver le lieu de l’origine

Histoire ancienne, penseront certains, d’ailleurs très poétisée. Certes, mais ce qui nous est dit là dépasse infiniment ce que les Israélites d’alors ont vécu. On le sait, Israël, sur la scène du monde, joue pour nous, à travers sa propre histoire interprétée, symbolisée, ce qui nous concerne tous. Qui est parti loin de Dieu, qui est exilé loin de la seule terre où il pourrait vivre en vérité ? Nous tous, bien entendu, personnellement et collectivement. Lisons attentivement le Psaume 147 : nous verrons que l’auteur fait une lecture superposée de l’histoire d’Israël, de la création, de ce que nous avons tous à vivre. Il s’agit de retrouver notre patrie, le lieu de notre naissance, de notre création.

Qui dit patrie dit père, origine. Nous sommes sortis de Dieu et nous avons à retourner à Dieu. En effet notre création n’est pas achevée ; elle est le fruit d’une connivence (d’une Alliance) entre nous et notre source. Notre problème ? Nous nous coupons de notre source, victimes du mirage d’une autonomie illusoire. Exil ! Séparés de ce qui nous fait être, comment pouvons-nous encore exister ? La merveille est que, si nous pouvons nous couper mentalement de Dieu, nous ne pouvons le faire réellement car rien ne peut empêcher Dieu de rester ce qu’il est, origine. Certes nous tentons bien de tuer Dieu (la croix), mais c’est alors que Dieu nous retrouve, dans la mort que nous avons choisie et pour lui et pour nous.

 

Et Jean Baptiste ?

On l’a répété, l’évangile selon saint Luc est en réalité composé de deux évangiles successifs : d’abord celui qui concerne l’enfance de Jésus (les deux premiers chapitres), puis le récit de la « vie publique » dont nous lisons aujourd’hui l’ouverture solennelle. Ce n’est pas un hasard si l’auteur débute par la reprise du thème des ravins comblés, de la route aplanie et du nivellement des collines que nous trouvons notamment dans Isaïe et dans Baruch (1re lecture). Avec Jésus, nous nous trouvons en effet à l’heure de la libération de tous nos esclavages, à l’ouverture d’un chemin vers notre Origine dont nous ne cessons de nous détourner. Mais avec Jésus, le chemin est comme inversé : puisque nous n’avons pas réussi à revenir à notre patrie, c’est Dieu, notre Père, qui « se déplace » pour venir vers nous.

C’est l’itinéraire du Fils tel qu’il est décrit en Philippiens 2,5-11. En quelque sorte, il est venu nous chercher, ce qui ne nous économise pas la traversée des déserts et l’escalade des montagnes, mais c’est avec lui et même en lui, ce qui aplanit notre chemin. Avec le baptême (v. 3), nous sommes dans la symbolique d’une nouvelle naissance à une humanité nouvelle, au-delà de ces péchés qui sont en quelque sorte annulés. Nous quittons le monde de « Babylone », celui de Tibère, de Pilate, d’Hérode… En effet une voix imprévue s’est mise à retentir dans nos déserts pour nous inviter à nous mettre en route vers le Père.

 

AVENT, JESUS CHRIST, JESUS-CHRIST, NOEL, PRIERE POUR L AVENT

DIEU A CHOISI DE TE FAIRE ATTENDRE

ENFANT QUI PRIE

 Dieu, tu as choisi de te faire attendre
Dieu, tu as choisi de te faire attendre
tout le temps d’un Avent.
Moi je n’aime pas attendre dans les files d’attente.
Je n’aime pas attendre mon tour.
Je n’aime pas attendre le train.
Je n’aime pas attendre pour juger.
Je n’aime pas attendre le moment.
Je n’aime pas attendre un autre jour,
parce que je n’ai pas le temps
et que je ne vis que dans l’instant.
Tu le sais bien d’ailleurs,
tout est fait pour m’éviter l’attente :
les cartes bleues et les libre services,
les ventes à crédit et les distributeurs automatiques,
les coups de téléphone et les photos
à développement instantané,
les télex et les terminaux d’ordinateur,
la télévision et les flashes à la radio…
Je n’ai pas besoin d’attendre les nouvelles :
elles me précèdent.
Mais Toi Dieu tu as choisi de te faire attendre.
Parce que tu as fait de l’attente
l’espace de la conversion,
le face à face avec ce qui est caché,
l’usure qui ne s’use pas.
L’attente, seulement l’attente,
l’attente de l’attente, l’intimité avec l’attente
qui est en nous parce que seule
l’attente réveille l’attention
et que seule l’attention est capable d’aimer.
Tout est déjà donné dans l’attente,
et pour Toi, Dieu, attendre se conjugue Prier.
Père Jean Debryunne