AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), DIOCESE D'AIX ET ARLES (France ; Bouches-du-Rhône), EGLISE - CHAPELLE, EGLISE CATHOLIQUE, EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), L'EGLISE DU SAINT ESPRIT VUE DE L'EXTERIEUR, PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), PROVENCE, SAINT-ESPRIT (paroisse ; Aix-en-Provence), SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence)

L’Eglise du Saint-Esprit vue de l’extérieur

Eglise du Saint-Esprit : Extérieur

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Vue sur la façade de l’église du Saint-Esprit

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Saint Roch : Au dessus du presbytère

 

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Au dessus des portes de l’église

 

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Détail d’un chapiteau

 

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Les grandes portes de l’entrée de l’église

 

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La porte de l’entrée de « l’accueil »

 

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Détail qui orne la porte de l’entrée de l’église

 

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Ornementation de l’une des portes de l’glise

 

 

Porte d’entrée et plaque en l’honneur de l’abbé Emery, curé de la paroisse du Saint-Esprit

 

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Rue Espariat ; hier et aujourd’hui (Bibliothèque Méjanes)

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), DIOCESE D'AIX ET ARLES (France ; Bouches-du-Rhône), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, JERÔME CHAMPION DE CICE (1735-1810), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), SAINT-ESPRIT (paroisse ; Aix-en-Provence), SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence)

Jérôme Champion de Cicé, archevêque d’Aix-en-Provence

Monseigneur Jérôme Champion de Cicé

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C’est lui qui consacre l’Eglise du Saint-Esprit en 1806

Jérôme Marie Champion de Cicé (né le 3 septembre 1775 à Rennes, mort le 19 août 1810 à Aix-en-Provence, est un home d’Eglise, un home politique français du XVIIIè siècle

Nommé Garde-des-sceaux par Louis XVI, il est l’auteur du projet de déclaration des droits en 24 articles qui a servi de base à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

 

Biographie

Né à Rennes le 3 septembre 1735, Jérôme Champion de Cicé fait ses études au Collège du Plessis, où il a pour condisciples Boisgelin de Cucé, Loménie de Brienne, Morellet et Turgot. En 1763, il est docteur en théologie à la Sorbonne. Il est le petit-neveu de Louis-Armand Champion de Cicé, missionnaire au Canada, en Chine puis au Siam dont il est le vicaire apostolique et évêque in partibus infidelium de Sabule de 1701 à 1727.

Dès 1760, il est nommé abbé commenditaire de l’abbaye de Chantemerle, qui lui procure un revenu annuel de 2 000 à 2 500 livres.   Ordonné prêtre en 1761, il devient vicaire-général à Auxerre, où son frère aîné Jean-Baptiste-Marie Champion de Cicé  vient d’être nommé évêque.

De 1765 à 1770, il est agent général  du clergé de France et conseiller d’État. En 1770, il se lie d’amitié avec Turgot et publie avec César-Guillaume de La Luzerne, son collègue à l’agence (depuis évêque de Langres), les Rapports de l’agence, contenant les principales affaires du clergé, qui se sont passées depuis l’année 1765 jusqu’en l’année 1770, où il relate son expérience d’agent du clergé.

Il est nommé évêque de Rodez en 1770. En 1771, il lance une grande enquête à travers son diocèse, par l’intermédiaire d’un questionnaire imprimé envoyé à tous les curés. La majeure partie des questions concerne l’état de la population, ses moyens de subsistance, l’économie, la santé… une seule le domaine spirituel. Il publie en 1776 le Procès verbal de l’Assemblée générale du clergé de France tenue à Paris en 1770, un fort volume de 868 pages. En 1779 est créée au sein de la généralité de Montauban, l’administration provinciale de Haute-Guyenne, regroupant le Quercy et le Rouergue, et c’est Mgr Champion de Cicé qui en est nommé président. À ce titre, il supervisera notamment la modernisation du cadastre, dans le but d’une réévaluation des impôts.

Nommé ensuite archevêque de Bordeaux en 1781, il contribua en 1786 à créer l’Institut national des jeunes sourds (INJS) de Bordeaux.

Le 14 février 1789, il publie un Mandement prescrivant des prières pour le succès des États généraux, qui déplaît fortement à la noblesse.

Élu — comme son frère aîné Jean-Baptiste-Marie, évêque d’Auxerre — député du clergé aux États généraux de 1789, il fut chargé de présenter les travaux du Comité sur la Constitution dont le texte de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Il faut tout de même préciser qu’il ne souhaitait pas une Déclaration, car il considérait que la société française n’était pas, contrairement à celle des États-Unis, composée d’individus égaux, lors de la séance du 1er août 1789 (source : Archives nationales).

Au lendemain de la nuit du 4 août, Jérôme Champion de Cicé fut nommé Garde des sceaux par Louis XVI. Trois jours à peine après sa nomination, le 7 août, il se rendit à l’Assemblée nationale avec sept autres ministres, envoyés par le roi « qui ne veut faire qu’un avec sa nation » pour demander comment rétablir l’ordre. Necker parle alors de l’état des finances.

Par la suite, il ne s’adressera à l’Assemblée que comme garde des sceaux pour maintenir, dans la mesure du possible, la liaison entre le roi et les députés. Le 21 novembre 1790, après la proclamation de la Constitution civile du clergé, il démissionna de sa charge de garde des sceaux, et décida de reprendre ses fonctions de député. Ayant demandé un congé pour se reposer, il ne fut pas présent lors du débat sur le serment qu’il ne prononça pas.

Son nom ayant été placé sur la liste des absents (18 juillet 1791), il émigra, d’abord à Bruxelles, puis en Hollande. De 1795 à 1802, il s’installe à Londres, où il retrouve des monarchistes comme Malouet ou comme  ou Lally-Tollendal, ainsi que des prélats libéraux comme Boisgelin et Fontanges.

Le 8 octobre 1801, il publie à Londres un document de 15 pages Lettre de Mgr l’archevêque de Bordeaux à ses diocésains, dans lequel il leur expose les motifs de sa démission, intervenue à la demande du pape.

Le 21 février 1802, il rentre en France, et est presque aussitôt (le 9 avril) nommé archevêque d’Aix-en-Provence, diocèse qui comprenait à la fois les Bouches-du-Rhône et le Var.

Jérôme Champion de Cicé fut sensible à la question des langues régionales, et publia dans les différents diocèses dont il eut la charge des Catéchismes en idiome local.

Le 15 janvier 1805, Jérôme Champion de Cicé est élevé à la dignité d’officier de l’ordre national de la Légion d’honneur. Trois ans plus tard, le 16 septembre 1808, il est fait comte d’Empire par Napoléon.

Il meurt de maladie à Aix-en-Provence au palais épiscopal le 19 août 1810.

 

 

 

 

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), CHARLES GASPARD GUILLAUME DE VINTIMILLE DU LUC (1655-1729), DIOCESE D'AIX ET ARLES (France ; Bouches-du-Rhône), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), SAINT-ESPRIT (paroisse ; Aix-en-Provence), SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence)

Charles Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc, archevêque d’Aix-en-Provence

Charles Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc

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Sous son épiscopat la nouvelle église fut bénite par le chanoine de Forbin-La Barden en 1716. En mémoire du fondateur de la paroisse, le cardinal Grimaldi, elle recoit le titre de Saint-Jérôme

 

Charles Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc (Le Luc, 15 novembre 1655 -Paris 13 mars 1746), troisième duc de Saint-Cloud, est un évêque français. Il est le fils cadet de François de Vintimille, Seigneur du Luc, et d’Anne de Forbin.

 Biographie

Charles Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc naît au Luc le 15 novembre 1655.. Il est fils de François de Vintimille, maréchal de camp des armées du roi, premier consul d’Aix-en-Provence et viguier de Marseille, seigneur du Luc, et d’Anne de Forbin,

Il est le neveu de Jean de Vintimille, évêque de Toulon  qui le fit chanoine de sa cathédrale ; Il est licencié en théologie de la faculté de Paris, prieur de Flassans, de Saint-Pierre et de Sainte-Catherine du Luc, abbé de Saint*Denis-de-Reims, en 1718 ; abbé de Belleperche en 1721 et dom d’Aubrac, au diocese de Rodez en 1723..

Il est évêque de Marseille de 1692 à 1708 puis archevêque d’Aix-en-Provence de 1708 à 1729, au temps de la peste qui ravagea Aix et la Provence. Il est nommé archevêque de Paris le 10 mai 1729.

Son épiscopat parisien est marqué par une querelle avec les Jansénistes. Il condamne les Nouvelles ecclésiastiques par un mandement de 1732 et multiplie les vexations contre les curés appelants. Malgré son hostilité officielle aux partisans de Port-Royal des Champs, il n’en confie pas moins la rédaction de son nouveau bréviaire et de son missel à des liturgistes aux sympathies jansénistes manifestes.

Une partie de ses livres, reliés à ses armes, est conservée à la Bibliothèque d’étude et du patrimoine de Toulouse

 

Iconographie

À l’instar de son frère, Charles-François en 1713, et du fils de ce dernier, Gaspard-Hubert-Magdelon, l’année suivante, c’est en 1731, et contre 3000 livres, que l’archevêque se fait peindre par Hyacinthe Rigaud, arborant sa croix de l’ordre du Saint-Esprit, distinction obtenue le 3 juin 1724. La toile, superbe par ses couleurs et sa taille (1,57 m × 1,34 m), est conservée au memorial art Galerie of University de Rochester. Elle apparaît dans l’inventaire après décès de l’archevêque, dressé à partir du 24 mars 1746 par le notaire François-Jean Roger, sous le numéro 37. Elle a été gravée par Claude Drevet, en 1736 selon Huslt, en contrepartie, à mi-corps et dans un encadrement de pierre, puis, par Jean Daullé, en buste et en 1737 : « Buste sans mains, pris dans le grand tableau pour une thèse de Louis-Jérôme de Suffren de Saint Tropez ».

 

 

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), DANIEL DE COSNAC (1628-1708), DIOCESE D'AIX ET ARLES (France ; Bouches-du-Rhône), PROVENCE, SAINT-ESPRIT (paroisse ; Aix-en-Provence), SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence)

Monseigneur Daniel de Casnac, archêque d’Aix-en-Provence

Monseigneur Daniel de Cosnac

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C’est sous l’épiscopat de Mgr Daniel de Cosnac que commencent les travaux pour la construction de l’église du Saint-Esprit

  

Daniel de Cosnac (Cosnac, 18 janvier 1628–Aix-en-Provence, 21 janvier 1708) est un prélat français qui fut archevêque d’Aix de 1693 à 1708.

Fils cadet de François de Cosnac, théologien devenu maître de camp d’infanterie et auteur d’ouvrages contre le protestantisme, et d’Eléonore de Talleyrand-Chalais, petite-fille du maréchal Blaise de Monluc et petite-nièce de Jean de Monluc, évêque de Valence et de Die.

 

Années de jeunesse

D’origine limousine (de la commune de Cosnac, en Corrèze), issu d’une famille dont Saint-Simon disait qu’elle fournissait des évêques « de père en fils », il fut attaché fort jeune à la maison du prince de Conti, gouverneur du Languedoc résidant à Pézenas, en qualité de gentilhomme où se produisit grâce à lui la troupe itinérante de Molière qui prit alors le titre de « comédiens de S.A.S. le prince de Conti ». Il se trouva donc mêlé aux troubles de la Fronde ; il semble qu’il ait fait le bon choix puisqu’il décida le prince à faire la paix avec la cour et resta fidèle à Mazarin. Cette attitude lui valut en récompense l’évêché de Valence et de Die, quoiqu’il n’eût que 24 ans (1654) et n’eût même pas encore reçu les ordres religieux ; il ne le fit qu’après sa nomination, lors de laquelle Mazarin lui aurait dit : « Le roi vous fait maréchal sur la brèche ».

 

Carrière ecclésiastique

Très actif auprès des Conti et à l’assemblée générale du clergé (qui dura de 1655 à 1657 et valida sa nomination malgré un recours de l’évêque de Grenoble), il ne fit ses entrées dans ses villes épiscopales qu’en 1657, en septembre à Valence et en novembre à Die.

Il fut présent également au mariage de Louis XIV à Saint-Jean-de-Luz où il prononça le discours et fit la quête avec une bourse de daim brodée aux armes de France et d’Espagne. Il présida en mars 1661 au mariage de Monsieur avec la princesse Henriette d’Angleterre, malgré la contestation de l’abbé de Montaigu, aumônier de la reine d’Angleterre, et devint possesseur de tapisseries dites de Mortlake qui obligèrent les héritiers à agrandir les salons de leur château.

Le 17 avril 1666, il fut chargé du discours de clôture de l’assemblée du clergé (1665-1666), dont le sujet principal était la question des huguenots et l’interprétation de l’édit de Nantes, et durant laquelle il obtint du roi les fonds, prélevés sur le Dauphiné, pour la reconstruction de la cathédrale de Die

Peu après, il devint aumônier de Monsieur, frère du roi, déplut à ce prince par les efforts même qu’il fit pour le ramener au bien et le rapprocher de Madame, et fut, sur la demande du prince, enfermé au For-l’Évêque, Saint-Simon, mauvaise langue notoire, écrit de lui : « Personne n’avait plus d’esprit ni plus d’activité, d’expédients, de ressources ; né pour l’intrigue, il avait le coup d’œil juste, au reste peu scrupuleux et extrêmement ambitieux ». Il rentra cependant en grâce et fut nommé en 1687 archevêque d’Aix et commandeur du Saint-Esprit. Du fait des querelles entre Louis XIV et le pape Innocent XI, il ne reçut confirmation de sa nomination que par bulle du 9 novembre 1693. Il fut abbé commendataire de l’abbaye de Saint-Riquier de 1695 à 1708.

 Anecdote

Une anecdote racontée que François-Timoléon de Choisy tient sans doute de Cosnac lui-même montre l’humour de cet homme épris de pouvoir et d’action. Cosnac se rend chez M. de Paris (l’archevêque de Paris) :

« Le Roi, lui dit-il, monseigneur, m’a fait évêque ; mais il s’agit de me faire prêtre.
— Quand il vous plaira, répondit M. de Paris.
— Ce n’est pas là tout, répliqua M. de Valence; c’est que je vous supplie de me faire diacre.
— Volontiers, lui dit M. de Paris.
— Vous n’en serez pas quitte pour ces deux grâces, monseigneur, interrompit M. de Valence ; car, outre la prêtrise et le diaconat, je vous demande encore le sous-diaconat.
— Au nom de Dieu, reprit brusquement M. de Paris, dépêchez-vous de m’assurer que vous êtes tonsuré, de peur que vous ne remontiez la disette des sacrements jusqu’à la nécessité du baptême. »

Cosnac a laissé des Mémoires, qui n’ont été publiés qu’en 1852, par le comte Jules de Cosnac. Ces mémoires, écrits par un homme d’esprit, qui avait été mêlé à toutes les intrigues de la cour, offrent un vif intérêt.

 

Bibliographie

Chanoine Jules Chevalier, Essai historique sur l’église et la ville de Die, tome 3, 1909, p. 444-512.

M.-M. Macary, Châteaux de Corrèze, 1977, p. 6-7.

 

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), DIOCESE D'AIX ET ARLES (France ; Bouches-du-Rhône), JEAN DARET (1614-1668), PEINTRE FRANÇAIS, PEINTURE, SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence)

Jean Daret, (1614-1668), peintre français

 

Jean Daret

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Jean Daret (Bruxelles1614 – Aix-en-Provence1668) est un artiste français, originaire des Pays-Bas méridionaux. Il a peint des tableaux à sujets religieux ou mythologiques et gravé des eaux-fortes.

 

Biographie

Jean Daret, fils de Charles Daret et d’Anne Junon, est né à Bruxelles en 16141,2 où il commence son apprentissage chez le peintre Antoine van Opstal dont le fils Gérard van Opstal sera un sculpteur baroque. Dès 1633 Jean Daret se rend à Paris où son séjour dans cette capitale est confirmé par sa présence au mariage de son cousin Pierre Daret, peintre et graveur.

Vers 1634 il quitte Paris pour se rendre en Italie d’où il rapportera le goût de la Quadratura,  Il revient en France vers 1636 et s’installa à Aix en Provence. Il s’intègre très vite dans la société de sa ville d’adoption : en effet, seulement trois ans après son arrivée, il se marie le 3 décembre 1639 à la paroisse Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence avec Magdelaine Cabassol, issue d’une ancienne famille consulaire de la ville. Ils auront six enfants dont deux fils, Michel né en 1640 et Jean-Baptiste né en 1649, qui seront élèves de leur père et deviendront des peintres comme lui.

En 1648 il devient membre de l’Association de la Sainte Famille de l’Oratoire, ce qui lui permet de fréquenter certains membres influents de sa ville. Il travaille pour le clergé en réalisant les décorations de plusieurs couvents et églises à Aix-en-Provence et aux alentours. Il travaille également pour des particuliers, membres de la noblesse provençale, qui lui commandent des tableaux pour orner leurs chapelles privées ou leurs demeures particulières. Il réalise ainsi non seulement des scènes religieuses mais également des portraits, des scènes mythologiques ou de genre. Comme ses contemporains provençaux Nicolas Mignard et Reynaud Levieux, il ne se spécialise pas dans un seul genre. Jean Daret est alors un peintre de grand renom, surchargé de commandes de tableaux et de décors de plafonds.

Jean Daret est également un graveur qui a été souvent confondu avec son cousin Pierre Daret. Comme beaucoup d’artistes de son époque, il joint à ses talents de peintre et de graveur, une bonne formation d’architecte. Il est ainsi l’architecte de l’hôtel des Covet à Marignane, actuel hôtel de ville. C’est également lui qui réalisa les peintures marouflées commandées par le seigneur de Covet pour cet hôtel. Ces peintures ornent la salle d’apparat et dans la chambre seigneuriale un temps dite « de Mirabeau » à cause des liens de mariage entre le tribun et Émilie de Marignane. Mais son rôle d’architecte se limite à la fourniture des dessins qui sont ensuite confiés à un maître maçon ou à un architeste professionnel : ainsi pout la fontaine de la porte Saint-Louis à Aix-en-Provence, Jean Daret la dessine, Pierre Pavillon la construit et jacques Fossé la sculpte.

En 1659, Jean Daret ayant des difficultés financières, décide de retourner à Paris où il aurait participé à la décoration du château de Vincennes, travaux aujourd’hui disparus. Le 15 septembre 1663 il est reçu à l’Académie royale de peinture et rentre l’année suivante à Aix-en-Provence. Il reprend des travaux pour les amateurs locaux en particulier pour Pierre Maurel de Pontevès qui lui commande de nombreuses décorations pour son château à Pontevès, toutes actuellement détruites. Enfin son dernier travail sera la décoration du plafond de la chapelle des pénitents blancs de l’Observance que lui confiera Henri de Forbin-Maynier, premier président du Parlement de Provence. Ce plafond de forme ovale représentait la Résurrection du Christ ; cette œuvre est également détruite.

Jean Daret meurt subitement à Aix-en-Provence le 2 octobre 1668. Il est enseveli le lendemain dans l’église Saint-Sauveur d’Aix à l’entrée de la nef du corpus domini et son cœur est placé dans l’église des augustins réformés de Saint-Pierre.

 

Œuvres de Jean Daret

 

Décoration de bâtiments

Jean Daret travaille à la décoration de plusieurs hôtels particuliers ou de château d’Aix-en-Provence et de la région provençale. Il travaille souvent en collaboration avec Pierre Pavillon qui se consacre à l’architecture et lui à la peinture.

 

Hôtel Maurel de Pontevès

Cet hôtel particulier, également appelé hôtel d’Espagnet, est situé au no 38 du cours Mirabeau où se trouve actuellement le siège du Tribunal de commerce. Il a été édifié à partir de 1648 par Pierre Maurel de Pontevès, surnommé le « Crésus provençal » qui avait acheté un terrain situé dans les anciens prés de l’archevêché en bordure desquels devait être tracé le Cours6. La façade de ce bâtiment dont l’architecte est Pierre Pavillon, se caractérise par la présence de deux colosses de pierre encadrant la porte d’entrée et soutenant un balcon. Cette disposition est inspirée des leçons émiliennes du palais Davia Bargellini de Bologne. Il se pourrait que Daret qui était retourné dans cette dernière ville vers 1660 et avait donc connu ce tout récent palais, ait suggéré à Pavillon de reprendre pour l’hôtel du cours le parti du portail à atlantes qui était si brillamment traité en Émilie. Pour la décoration des plafonds et des murs, Pierre Maurel fait appel à Jean Daret qui est à cette époque le peintre aixois le plus renommé. Par suite de remaniements ultérieurs, ces décorations ont disparu.

 

Château de Pontevès

Pierre Maurel qui avait épousé en troisièmes noces Diane de Pontevès achète à son neveu par alliance François de Pontevès la terre et la viguerie de Barjols ( Var). Les décors de la galerie et ceux de la chapelle avec un concert d’anges ont été commencés par Jean Daret et terminés par ses deux fils. Ils ont totalement disparu, le château n’étant plus qu’une ruine.

 

Hôtel de Châteaurenard

Hôtel de Châteaurenard, escalier et trompe-l’œil

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L’hôtel de Châteaurenard est situé à Aix-en-Provence au no 19 de la rue Gaston-de-Saporta, ancienne rue de La Grande-Horloge. Cet hôtel est entièrement reconstruit en 1651 par Jean-François d’Aimar-d’Albi, baron de Châteaurenard, conseiller au parlement. C’est de la collaboration entre Pierre Pavillon et Jean Daret que se réalise ici le plus pur chef d’œuvre de peinture décorative du premier baroque aixois. Cet hôtel est sans doute le premier construit par Pavillon sur ses propres plans. Le décor en trompe l’œil de l’escalier qui fait la célébrité de l’ouvrage est typiquement italien et Daret y montre explicitement sa formation bolonaise. Le peintre dilate l’espace créé par l’architecte.

L’escalier est éclairé au sud par deux fenêtres donnant sur la cour intérieure. Les trois côtés de la pièce et le plafond sont entièrement recouverts par le trompe l’œil. Au départ de l’escalier le peintre a représenté dans une niche une statue en marbre blanc d’empereur romain. Un peu plus haut est représenté un laquais écartant une tenture rouge. Les contemporains virent dans ce portrait celui d’un des serviteurs du propriétaire.

Sur le deuxième mur est représentée une colonnade dorique ouvrant sur un jardin. La peinture du troisième mur présente une fenêtre à rideau rouge avec une statue du roi Salomon. Dans la voussure des grisailles représentent différents bustes et des figures allégoriques.

Louis XIV fut logé dans cet hôtel lorsqu’il vint en Provence pour réprimer les incidents qui se multipliaient à Marseille à l’instigation de Gaspard de Glandevès de Niozelles. La tradition veut que le roi ait été particulièrement frappé de la beauté et de la nouveauté de ce décor ; il aurait posté des gardes pour empêché les courtisans d’en abîmer la peinture à leur passage

 

Œuvres dans les églises

Aix-en-Provence

Cathédrale Saint-Sauveur : dans la chapelle du Sacré-Cœur se trouve le Christ en croix avec la Vierge, saint Pierre et saint Antoine, 305 × 240 cm, austère méditation peinte par Jean Daret en 1640 pour les Augustins Déchaussés. Dans la chapelle du Corpus Domini est accrochée une autre toile du même artiste représentant La Cène, 415 × 300 cm : cette œuvre est une des rares toiles exécutées pour la cathédrale encore présentes ; déposée en 1700 pour laisser place à un trompe-l’œil sur le même thème, elle a retrouvé sa place initiale au xixe siècle

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Église de la Madeleine : Le bienheureux Salvador de Horta guérissant des malades, 240 × 190 cm, L’Institution do Rosaire, 340 × 220 cm, Sainte Thérèse recevant les insignes de son ordre, 380 × 220 cm

Église du Saint-Esprit : La Pentecôte, 270 × 220 cm La Vierge intercédant pour les trépassés, 225 × 160 cm

Aptcathédrale Sainte-Anne :

Besse-sur-Issole, église : L’Assomption, 360 × 266 cm.

Cavailloncathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran, chapelle Notre-Dame de pitié : Pieta (1658), toile ovale.

Lambescéglise Notre-Dame-de-l’Assomption : La Mort de saint Joseph, 300 × 250 cm. Ce tableau a été commandé en 1648 à l’artiste par la confrérie de saint Joseph de l’église de Lambesc. Daret s’est probablement inspiré d’une eau forte de Jean-Pierre Crozier pour la réalisation de son tableau dont certains éléments ont été par la suite repris par différents autres artistes de Provence : lit de saint Joseph représenté de biais au premier plan, bras écartés du saint, Christ désignant au ciel Dieu le père s’apprêtant à accueillir l’âme du défunt

Pertuiséglise Saint-Nicolas : Présentation de la Vierge au temple, 370 × 224 cm. Cette toile provient du couvent des Ursulines de Pertuis et représente la jeune Marie en train de s’agenouiller devant un religieux, entourée de ses parents sainte Anne et saint Joachim. En haut et à droite deux putti observent la scène. Le manteau de Marie est de couleur bleue, pigment qui coûtait cher à l’époque et était utilisé seulement pour les personnages importants

Pignans Collégiale Notre-Dame-de-la-Nativité : L’Assomption, 300 × 259 cm

Pontevès, église : Retable du maître-autel, 450 × 340 cm

Saint-Paul-de-VenceCollégiale de la Conversion-de-Saint-Paul, chapelle Saint-Mathieu : Saint Mathieu écrivant son Évangile sous la dictée d’un ange, 290 × 165 cm.

Salon-de-Provenceéglise Saint-Michel :

Simiane-Collo,gue, église paroissiale : L’Ange gardien, 240 × 148 cm

 

Œuvres de Jean Daret dans les églises

le Christ en croix avec la Vierge, saint Pierre et saint Antoine, Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence

Pieta, Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran de Cavaillon

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La Vierge intercédant pour les trépassés, Église du Saint-Esprit d’Aix-en-Provence

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L’Ange gardien, église de Simiane-Collongue

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Œuvres dans les musées

En France

Aix-en-Provencemusée Granet : Joueur de guitare, huile sur toile

Clermont-Ferrandmusée d’art Roger-Quilliot : Conversion de saint Paul, huile sur toile, 110,5 × 145,6 cm

Grassemusée d’art et d’histoire de Provence : Le Miracle de Soriano. huile sur toile. Le tableau représente une Vierge vêtue de rouge et de bleu présentant un linge sur lequel est peint l’image du dominicain de Soriano tenant dans sa main gauche une fleur de lys et dans la droite un livre à reliure rouge. À la droite de la Vierge se tient sainte Marie-Madeleine portant le traditionnel vase à parfum. Le voile est présenté à deux dominicains agenouillés. Ce tableau a été commandé à Jean Daret en 1668 par la veuve de Louis Vento dont les armoiries figurent en bas à gauche de la composition. Il était destiné à l’église des dominicains de Gap d’où il a été transféré à celle de Grasse aujourd’hui détruite.

Marseillemusée des beaux-arts :

Déploration sur le corps du Christ, huile sur toile, 140 × 155 cm : cette toile d’inscrit dans la tradition des scènes à la chandelle qui connaissent un succès certain dans les années 1630. Daret pourrait avoir été séduit par cette manière héritée du Caravage alors qu’il était en Italie.

Esculape ressuscitant Hippolyte, huile sur toile.

Portrait de magistrat, huile sur toile

Nîmesmusée des beaux-arts :

La Vierge, huile sur cuivre ;

Le Christ, huile sur cuivre.

Parismusée du Louvre, département des arts graphiques :

Étude d’un homme agenouillé soulevant un objet, sanguine, 42 × 25 cm;

Projet décoratif de cheminée surmontée d’un médaillon tenu par Adam et Eve, plume et mine de plomb, 34,5 × 22,4 cm

Rennesmusée des beaux-arts : Étude de moine bénédictin, pierre noire sur papier blanc, 23,8 × 19,8 cm

Aux USA

New HavenYale University Art Gallery : Femme jouant du luth, huile sur toile, 125,6 × 95,9 cm.

En Russie

Saint-Pétersbourgmusée de l’Ermitage, : Autoportrait, le jeune Daret jette au spectateur un regard plein de défi, la main négligemment posée sur un buste romain représentant peut-être Vitellius

Œuvres de Jean Daret dans les musées

Portrait de magistratmusée des beaux-arts de Marseille.

Esculape ressuscitant Hippolytemusée des beaux-arts de Marseille.

La Viergemusée des beaux-arts de Nîmes.

Déploration sur le corps du Christmusée des beaux-arts de Marseille.

Conversion de saint Paulmusée d’art Roger-QuilliotClermont-Ferrand.

Hommage

Une rue d’Aix-en-Provence porte son nom.

Bibliographie

André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, 2006 (1re éd. 1986), 473 p., p. 148.

Jean Boyer, Hommage au peintre Jean Daret, Aix-en-Provence, Provence Historique, 1968 p. 425-449

Daniel Jean Édouard Chol, Secrets des hôtels particuliers d’Aix et Décors, Gardanne, Esmenjaud imprimeur, 2002, 254 p. , 

Jean-Jacques Gloton, Renaissance et Baroque à Aix-en-Provence : Recherches sur la culture architecturale dans le midi de la France de la fin du XV° au début du XVIII° siècle, t. 1 (Thèse pour le Doctorat d’État), Rome, École française, coll. « Bibliothèque des écoles françaises d’Athènes et de Rome – Fascicule 237 », 1979, XXIX-222 p., 29 × 24 cm

Jean-Jacques Gloton, Renaissance et Baroque à Aix-en-Provence : Recherches sur la culture architecturale dans le midi de la France de la fin du XV° au début du XVIII° siècle, t. 2 (Thèse pour le Doctorat d’État), Rome, École française, coll. « Bibliothèque des écoles françaises d’Athènes et de Rome – Fascicule 237 », 1979, 223 à 473 p., 29 × 24 cm

Jane MacAvock (dir. Alain Mérot), Jean Daret (1614-1668) (Thèse de Doctorat pour l’obtention du grade de Docteur d’État), Université Paris IV-La Sorbonne École doctorale VI : Histoire de l’art et archéologie, 2008, 243-369-83 p.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chanoine Antoine Emery (1810-1883)

 

Le chanoine Antoine Emery,

curé de la Paroisse du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

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Chanoine Emery Né en 1810, mort en 1883.

181Animateur de la première phalange félibréenne aixoise, prédicateur remarquable, il est cité par Frédéric Mistral dans ses Mémoires : “Au SaintEsprit, les dames se plaisaient à venir entendre les prônes provençaux de l’abbé Emery”. Antoine Emery, chanoine, curé de la paroisse du Saint-Esprit à Aix, fut le secrétaire du concours ouvert en 1872 et du jury présidé par le Capoulié Joseph Roumanille qui dut en 1873 choisir parmi la centaine de pièces envoyées, les vers qui orneraient le socle de la Croix de Provence érigée au sommet de Sainte-Victoire. Il fut également le maître d’œuvre de l’édition du livre de la Croix de Provence “Lou libre de la Crous de Prouvènço” qui réunit l’ensemble des inscriptions. Cet ouvrage de 160 pages publié en 1874 sur les presses de Remondet-Aubin sur le cours Mirabeau à Aix, fut composé par le félibre François Vidal. D’ailleurs le chanoine Emery lui dédicace, en provençal, un exemplaire : A Monsieur François Vidal, qui a travaillé avec tant d’affection et tant de goût pour imprimer notre galant livre

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Louis André (1852-1938)

Louis André (peintre-verrier)

 

Louis André était un peintre-verrier, né en 1852 et mort à Aix-en-Provence le 3 juillet 1938.

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Biographie

Il est initié à l’art par l’abbé de Bonde. Pendant la guerre de 1870, il est combattant volontaire.

Il a créé ensuite un atelier de production de vitraux à Aix-en-Provence, rue Jacques de la Roque. Ses œuvres se retrouvent dans des églises d’Aix-en-Provence et autour:

église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence, rose au-dessus de l’orgue (1896),

église de la Madeleine d’Aix-en-Provence,

église du Saint-Esprit d’Aix-en-Provence,

église Notre-Dame de la Seds,

église d’Arles, Tarascon, Salon-de-Provence, Saint-Rémy-de-Provence, …

dans le Gard, à l’église Saint-Laurent de Lanuéjols, en 1892.

Après la promulgation de la loi de séparation des Églises et de l’État, en 1905, Louis André ne reçoit plus de commande et doit fermer son atelier. Il est alors devenu professeur de dessin au collège catholique et à l’école des beaux-arts d’Aix-en-Provence. Il a cessé de donner son enseignement à 82 ans.