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Saint Clair guérissant les aveugles d’Hippolyte Flandrin, cathédrale de Nantes

Le tableau Saint Clair guérissant les aveugles d’Hippolyte Flandrin

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Dans l’incendie qui a ravagé la cathédrale de Nantes le tableau d’Hippolyte Flandrin, Saint Clair guérissant les aveugles, qui se trouvait dans le bras droit du transept, sur le mur droit, juste à côté du tombeau de François II et de Marguerite de Foix, à été entièrement détruit.

Il s’agissait d’une œuvre importante du peintre, l’un des meilleurs élèves d’Ingres, prix de Rome en 1832, et d’un de ses envois de l’Académie de France peint en 1836. C’est donc le premier grand tableau religieux d’un des plus grands peintres religieux du XIXe siècle qui a disparu corps et bien. Heureusement, celui-ci est très documenté et des esquisses et des dessins sont conservés. Le Louvre conserve en réserves une copie de son frère Paul Flandrin (ill. 4). Malheureusement il ne s’agit pas d’une copie à grandeur nature, mais de petite taille, qui ne pourra donc pas remplacer l’œuvre disparue.

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Hippolyte Flandrin (1809-1864)
Saint Clair guérissant les aveugles, 1836
Huile sur toile – 300 x 140 cm
Nantes, cathédrale (détruit)
Photo : Photo : D. Pillet/Inventaire Pays de Loire

 

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Paul Flandrin (1811-1902)
d’après Hippolyte Flandrin
Saint Clair guérissant les aveugles, 1836
Huile sur toile – 34,5 x 19 cm
Paris, Musée du Louvre
Photo : RMN-GP/G. Blot

 

L’emplacement de ce tableau qui a été détruit sans qu’il ait aucune proximité avec l’orgue (il en est même très loin) pose la question de l’origine d’un incendie qui s’est déclaré dans trois endroits différents. Mais son emplacement a de quoi surprendre : il est troublant en effet de constater que la toile de Flandrin était placée au-dessus d’une armoire électrique qui a complètement brûlé.

 

Saint Clair de Nantes

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Présentation

Il arriva dit-on de Rome, avec en sa possession un clou provenant de la croix qui supporta le martyre de Saint Pierre, pour lequel il fit bâtir un oratoire dédié à l’Apôtre, et qui serait à l’origine de la cathédrale de Nantes.

Il aurait pris une part importante dans l’évangélisation de la Haute-Bretagne, et la fondation de plusieurs paroisses entre Nantes et Vannes.

Il mourut à Kerbellec, village de la commune de Réguiny (Morbihan), et son tombeau (vidé depuis les invasions normandes à fin du IXè siècle se situe dans une chapelle jouxtant l’église de Réguiny. Une fontaine votive se trouve également nom loin du village de Kerbellec de cette commune bretonne.

On le confond parfois à tort avec Saint Clair, premier évêque d’Albi au ve siècle.

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Ouvrages

« Saint Clair et les origines de l’église de Nantes selon la véritable tradition nantaise » / Arthur de La Borderie, Plihon, 1884. Consultable sur la bibliothèque numérique de Rennes 2 [archive]

(br) Pierre-Jean Nédélec, « Sant Klêr, Kenta Eskob Naoned », Kroaz Breiz, n°28-29, 1950, p. 2.

 

 

Hippolyte Flandrin

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Jean Hippolyte Flandrin, dit Hippolyte Flandrin, né à Lyon le 23 mars 1809 et mort à Rome le 21 mars 1864, est un peintre français.

Il est le frère d’Auguste Flandrin (1804-1842) et de Paul Flandrin (1811-1902), également peintres. Il épouse Aimée-Caroline Ancelot (1822-1882) en 1843, dont naîtra Paul Hippolyte Flandrin (1856-1921), peintre d’art sacré, portraitiste et décorateur.

 

Biographie

Hippolyte Flandrin est l’élève de Jean-Auguste-Dominique Ingres. Son travail est représentatif du mouvement néo-classique. Après avoir obtenu le premier grand prix de Rome de peinture en 1832, il part pour la villa Médicis à Rome, en compagnie de Claudius Lavergne (1815-1887). Il pratique d’abord la peinture d’histoire, avant de se tourner vers la peinture religieuse, dont il est avec Alphonse Le Hénaff un des rénovateurs de ce siècle.

Son Jeune homme nu assis au bord de la mer (Paris, musée du Louvre) peint à Rome en 1836, est une de ses œuvres les plus réputées.

Il exécute les peintures murales des églises Saint-Séverin, Saint-Germain-des-Prés et Saint-Vincent-de-Paul à Paris.

En 1853, Flandrin est élu membre de l’Académie des beaux-arts. Le 4 avril 1856 il assiste à la fondation de l’Œuvre des Écoles d’Orient plus connue actuellement sous le nom de L’Œuvre d’Orient ; il fut membre de son 1er conseil général du 25 avril 1856.

En 1863, sa santé déclinante le pousse à retourner en Italie, où il meurt de la variole. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (57e division).

Réception critique

« Hippolyte Flandrin complétait Monsieur Ingres ; il était son côté spiritualiste, le transformateur de l’idée païenne de l’enseignement du maître en idée chrétienne : plus préoccupé de l’idéalisation de la pensée que de celle de la forme même, plus amoureux du sens que de la lettre, plus saisi par le sentiment psychologique que par le sens matériel, adonné à ces vagues aspirations mystiques des âmes religieuses qui trouvent les lois de leur esthétique dans les plus profonds et les plus secrets abîmes de leurs croyances. »

— Charles Lahure, Histoire populaire contemporaine de la France, t. IV, Paris, Hachette, 1866, p. 412.

Œuvres dans les collections publiques

Madame Hippolyte Flandrin (1846), son épouse Aimée-Caroline Ancelot. Paris, musée du Louvre.

Évreux, musée d’Évreux : Étude de personnages, graphite avec rehauts d’aquarelle blanche sur papier vélin ;

Grenoble, musée de Grenoble : Mme Bordier mère, 1852, huile sur toile ;

Lisieux, musée d’Art et d’Histoire : Le Christ et les petits enfants, 1839, huile sur toile ;

Lyon :

musée des Beaux-Arts :

Jeune Berger assis, 1834, huile sur toile ;

Dante et Virgile aux Enfers, 1835, huile sur toile ;

Pietà, 1842, huile sur toile ;

Portrait de Madame Édouard Brame, 1861, huile sur toile ;

Autoportrait à la casquette, huile sur toile ;

Autoportrait au chevalet, vers 1860, huile sur toile ;

Portrait de Madame Oudiné, huile sur toile ;

Georges Brölemann, huile sur toile ;

Madame Georges Brölemann, huile sur toile ;

basilique Saint-Martin d’Ainay : décoration de l’abside de Saint-Martin d’Ainay et de l’absidiole de saint Badulphe ;

Montauban, musée Ingres-Bourdelle :

Euripide écrivant ses tragédies, huile sur toile ;

La Comtesse de Goyon, 1853, huile sur toile ;

Nantes :

cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul : Saint Clair guérissant les aveugles, 1836, huile sur toile, 300 × 140 cm, détruite lors de l’incendie du 18 juillet 2020 ; une copie (34,5 × 19 cm) par son frère Paul Flandrin est conservée à Paris au musée du Louvre ;

musée des Beaux-Arts :

La Florentine, vers 1840, huile sur toile ;

Double autoportrait, 1842, huile sur toile ;

La Rêverie, 1846, huile sur toile ;

Nîmes, église Saint-Paul : peinture murale, 1848 ;

Paris :

abbaye de Saint-Germain-des-Prés : peinture murale, 1842-1864, achevé à sa mort par son frère Paul Flandrin ;

École nationale supérieure des beaux-arts : Thésée reconnu par son père, 1832, huile sur toile ;

église Saint-Séverin, chapelle Saint-Jean, La Cène, peinture murale, 1841 ;

église Saint-Vincent-de-Paul : peinture murale, 1848-1853 ;

musée du Louvre :

Jeune homme nu assis au bord de la mer, 1836, huile sur toile ;

Madame Hippolythe Flandrin, 1846, huile sur toile ;

musée d’Orsay :

La Force, 1854, huile sur toile ;

La Justice, 1856, huile sur toile ;

Joseph-Charles-Paul, prince Napoléon, 1860, huile sur toile ;

Saint-Étienne :

église Saint-Louis (ancien couvent des Minimes) Vitraux du chœur, 1928 à 1931, en collaboration avec Victor Orsel et Gabriel Tyr ;

musée d’Art et d’Industrie : Polytès, fils de Priam, observant les mouvements des Grecs à l’approche de Troie, 1833-1834, huile sur toile ;

Saint-Martory, église Mater Dolorosa ;

Versailles, musée de l’Histoire de France : Napoléon III, 1862, huile sur toile ;

Villeneuve-sur-Lot, musée de Gajac : La Comtesse Maison, 1852, huile sur toile.

Œuvres d’Hippolyte Flandrin

Polytès, fils de Priam, observant les mouvements des Grecs (1833-1834), musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne.

Jeune homme nu assis au bord de la mer (1836), Paris, musée du Louvre.

La Florentine (1840), musée des Beaux-Arts de Nantes.

Portrait de la comtesse de Goyon (1853), Montauban, musée Ingres-Bourdelle.

Joseph Charles Paul Bonaparte (1860), Paris, musée d’Orsay.

 

Élèves

Antoinette Cliquot.

Pierre-Désiré Guillemet.

Émile Hirsch.

Louis Lamothe, vers 1839.

James Tissot, de 1856 à 1859.

 

 

Paul Flandrin

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Double autoportrait avec Hippolyte Flandrin

Paul Jean Flandrin, dit Paul Flandrin, né à Lyon le 28 mai 1811 et mort à Paris le 8 mars 1902, est un peintre français.

Il est le frère cadet des peintres Auguste Flandrin et Hippolyte Flandrin.

 

Biographie

Paul Flandrin reçoit d’abord les conseils du peintre paysagiste et animalier lyonnais Antoine Duclaux, ainsi que du sculpteur Jean-François Legendre-Héral, avant d’intégrer l’École des beaux-arts de Lyon, puis celle de Paris et l’atelier de Jean-Auguste-Dominique Ingres.

Il échoue à deux reprises au concours du prix de Rome mais rejoint néanmoins à ses frais son frère Hippolyte, lauréat de cette épreuve, en Italie. Ils demeurent quatre années à Rome, durant lesquelles Paul se spécialise dans la peinture de paysage. Il réalise des études d’après nature qui lui servent à entreprendre des compositions historiques qu’il présente aux Salons parisiens. Il collabore également régulièrement aux paysages des tableaux de son frère aîné.

Flandrin perpétue jusque tard dans le xixe siècle cette tradition du paysage classique dont il est l’un des meilleurs représentants, aux côtés d’Édouard Bertin ou de son beau-père Alexandre Desgoffe. Il allie celle-ci à un sens de la ligne et de l’idéal hérité des leçons de son maître Ingres. Charles Baudelaire l’accuse ainsi de vouloir « ingriser » le paysage, critique qui lui sera longtemps associée. L’artiste évolue néanmoins dans son travail vers un naturalisme plus présent dans la seconde partie de sa carrière.

Paul Flandrin est également l’auteur de portraits peints et dessinés, ainsi que de caricatures.

Il épouse Aline Desgoffe (née vers 1835), en 1852, fille du peintre Alexandre Desgoffe (1805-1882), qui lui donnera un fils : Joseph Flandrin (1857-1939), architecte, père de l’artiste peintre Marthe Flandrin (1904-1987).

Il repose à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

Collections publiques

Bordeaux, musée des Beaux-Arts : Paysage de Rome. Vue de l’aqueduc de la villa Borghèse, 1874.

Dijon, musée des Beaux-Arts : Paysage. Souvenir de Provence, 1874, huile sur toile, 90 × 118 cm.

Langres, musée d’Art et d’Histoire Gorges de l’Atlas, vers 1844-1845.

Lyon, musée des Beaux-Arts :

Les Pénitents de la mort dans la campagne de Rome, 1840 ;

Les Bords du Rhône à Givors, 1855.

Montpellier, musée Fabre : Environs de Vienne.

Montauban, musée Ingres-Bourdelle : Les Bords du gardon 1850, exposé au Salon de 1859.

Nîmes, musée des Beaux-Arts : Paysage.

Paris :

église Saint-Germain-des-Prés.

église Saint-Séverin, chapelle des Fonts-Baptismaux : La Prédication de saint Jean-Baptiste

musée du Louvre :

Paysage, les adieux d’un proscrit à sa famille ou Montagnes de la Sabine, 1838 ;

Solitude, 1857.

palais de la Légion d’honneur : La Maison d’éducation de Saint-Denis, vue prise du parc.

Roanne, musée des Beaux-Arts et d’Archéologie Joseph-Déchelette : La Vue du campo Vaccino, 1839.

Œuvres de Paul Flandrin

Le Palais impérial sur le mont Palatin, Rome (1834), Art Institute of Chicago.

Les Gorges de l’Atlas (vers 1844-1845), Langres, musée d’Art et d’Histoire.

Les Bords du Gardon (1850), Montauban, musée Ingres-Bourdelle.

Paysage de Rome. Vue de l’aqueduc de la villa Borghèse (1874), musée des Beaux-Arts de Bordeaux.

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