AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), DIOCESE D'AIX ET ARLES (France ; Bouches-du-Rhône), EGLISE - CHAPELLE, EGLISE CATHOLIQUE, EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), PROVENCE

L’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence

Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence :

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Tout ce que vous voulez savoir et voir

Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence

 

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La façade de l’église du Saint-Esprit

 

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Statue de saint Roch dans sa niche (au dessus de la façade)

 

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Chapiteau sur un mur extérieur de l’église. 

 

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Les portes de l’église du Saint-Esprit 

 

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Intérieur de l’église après sa construction

 

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L’intérieur de l’église aujourd’hui

 

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Le maître-autel de l’église

 

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Grilles devant le maître-autel

 

Les tableaux

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Le retable du Parlement (1520-1525)

Assomption de la Vierge Marie

L’Assomption de la Vierge Marie (Panneau central du Retable du Parlement)

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Retable du Parlement : L’Annonciation au revers des panneaux

 

 

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La Présentation de la Vierge au Temple. François Marot (Paris, 1667-1719)

 

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Mort de Saint Joseph. 1783. Antoine-Gabriel Goyrand (1754-1826)

 

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Le Christ en Croix. 1731. Michel-François Dandré-Bardon (Aix, 1700 – Paris, 1783)

 

 

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Tableaux de Jean-Baptiste Daniel 

Jésus et les Docteurs. 1712

Le Repas chez Simon le pharisien. XVIIIè siècle

 

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L’Adoration des Coeurs de Jésus et de Marie par les Anges. XVIIIè siècle. Philippe Sauvan (Arles, 1697 – Avignon, 1792).

 

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La Vision de Saint-Jérôme. Commande de l’Etat en 1842. Alphonse Angelin (Aix, 1814 – ap. 1850).

 

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Vierge intercédant pour les Âmes du Purgatoire. Jean Daret

 

La chaire

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Ferroneries de la chaire à prêcher

L’Orgue des Grands Carmes

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Orgue du Saint-Esprit. 1669-1676. Charles Royer, facteur d’orgue et Aldolphe Dumas, menuisier aixois pour le buffet d’orgue.

Les lustres

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Lustres en cristal. XIXè siècle.

Les statues

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Statue du Christ Sauveur.

 

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Satue de saint Jean Baptiste.

 

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Statue de sainte Marie Madeleine

 

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Statue de saint Jérôme

 

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Statue du Sacré-Coeur de Jésus

 

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Chapelle et statue de Notre-Dame-de-Bon-Secours.

 

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Chapelle et statue de saint Joseph

Les vitraux

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Vitrail de la Pentecôte

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Saint Jérôme

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Saint Mitre, premier évêque du diocèse d’Aix

 

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Communion de la sainte Vierge

 

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Saint Antoine et saint Paul, ermites

 

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Croix de mission (1850)

 

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Bénitiers 

 

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Fonds baptismaux

 

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AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE - CHAPELLE, EGLISE CATHOLIQUE, EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône)

A l’intérieur de l’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence

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A l’intérieur de l’Eglise du Saint Esprit

Mobilier classé Monument Historique conservé dans l’édifice :

Tableau : La Pentecôte
Orgue de tribune : partie instrumentale de l’orgue
Orgue de tribune : buffet d’orgue
Orgue de tribune
Croix de procession et sa hampe
Ciboire
Tableau : Crucifixion
Tableau : Saint François
Encensoir
Tableau : Vision ou Mort de saint Jérôme
Calice
Paire de chandeliers
Ensemble de sept vases
Croix-reliquaire
Fonts baptismaux
Plat de quête
Tableau ex-voto

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Il est résolument moderne, les lignes sont épurées, les arcs sont en plein-cintres. Laurent Vallon joue énormément avec l’espace, créant de nombreuses illusions : les nefs latérales sont écrasées par la nef principale afin de donner une impression d’espace, et une corniche fait le tour de tout l’intérieur, constituant un liant unifiant les différents éléments de l’église en assurant une continuité.

Très riche, mais hétéroclite, la décoration de l’intérieur de l’église du Saint-Esprit s’est étoffée au cours des troubles révolutionnaires, ainsi qu’au fil de son histoire paroissiale, faites de nombreux dons de riches commerçants.

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La chaire

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La chaire du prédicateur mêle deux périodes différentes. A l’origine elle était totalement en bois, réalisée par le sculpteur Esprit Routier dont on a retrouvé la quittance datée de 1740. 23 ans plus tard, la cuve et la rampe de bois furent enlevés pour être remplacées par une cuve en marbre et un escalier en ferronnerie, offerts par un riche paroissien, M. Bonnaud. On peut retrouver cette inscription au sommet de la rampe: « Bonnaud, tailleur, a fait ce don, 1763 ». Au centre de la chaire est représentée une colombe, symbole du Saint Esprit. Si elle est aujourd’hui disparue, on distingue encore sa trace, entourée de deux palmiers, les arbres bibliques par excellence symbolisant l’arbre de Vie.

L’orgue du Couvent des Carmes

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Il date du XVIIe siècle alors que la construction de l’église a débuté en 1706 : il a été commandé par les grands Carmes d’Aix pour leur chapelle (dont on peut admirer les restes dans le passage Agard). Réalisé par le facteur d’orgue marseillais Charles Royer, le buffet a lui été effectué par le menuisier aixois Adolphe Dumas suivant les plans du sculpteur Jean-Claude Rambot (atlantes du Pavillon de Vendôme, fontaine des quatre dauphins, etc.).

La chapelle des Carmes fut détruite par la période révolutionnaire, et le Directoire du Département des Bouches du Rhône attribua l’orgue à l’église du Saint Esprit.

Orgue exceptionnel, autant du point de vue esthétique qu’auditif. Il est surtout extrêmement grand : on peut voir sur la façade 53 tuyaux, mais à l’intérieur du buffet d’orgue il y en a 1728, soit un total de 1 781 tuyaux mesurant entre quelques centimètres jusqu’à 5 mètres.

Le Chœur

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Le chœur de l’église concentre l’essentiel de la décoration. Mais de 1716, date de son inauguration jusqu’à aujourd’hui, elle a passablement changé. En effet il a soixante-dix ans environ pour mettre en place le maître-autel défintif.

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Chaire à prêcher

La chaire du prédicateur mêle deux périodes différentes. A l’origine elle était totalement en bois, réalisée par le sculpteur Esprit Routier dont on a retrouvé la quittance datée de 1740. 23 ans plus tard, la cuve et la rampe de bois furent enlevés pour être remplacées par une cuve en marbre et un escalier en ferronnerie, offerts par un riche paroissien, M. Bonnaud. On peut retrouver cette inscription au sommet de la rampe: « Bonnaud, tailleur, a fait ce don, 1763 ». Au centre de la chaire est représentée une colombe, symbole du Saint Esprit. Si elle est aujourd’hui disparue, on distingue encore sa trace, entourée de deux palmiers, les arbres bibliques par excellence symbolisant l’arbre de Vie.

 

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Orgue de la chapelle des Grands Carmes

aujourd’hui en l’Eglise du Saint Esprit

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Le décor disparu

« Dans l’église du Saint-Esprit, qui est la troisième paroisse de cette ville, ont au maître-autel trois beaux tableaux des trois descentes du Saint-Esprit : sur Marie, lorsque Gabriel lui eut annoncé l’Incarnation du Verbe ; sur le Sauveur qui est le Verbe fait chair, dans le Jourdain, lors de son baptême ; et dans le Cénacle de Sion sur les Apôtres, et ceux qui étaient assemblés le jour de la Pentecôte. Ces tableaux sont de l’illustre Monsieur Daret » (in Curiosités les plus remarquables de la ville d’Aix par l’historien Joseph de Haitze décrivant ainsi le rétable peint en 1653).

Tableaux que l’on pourrait imginer :

  • Le Baptême du Christ peint par Gilles Garcin (après 1696) et qui se trouve dans l’Eglise Saint-Jean-de-Malte
  • La Dernière Cène dans la Chapelle du Corpus Domini à la Cathédrale Saint-Sauveur

Eglise Saint Jean de Malte

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Cathédrale Saint Sauveur

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Tableaux de l’Eglise du Saint Esprit

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Retable de l’Assomption de la Vierge Marie appelé Retable du Parlement.

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Cette oeuvre composé de cinq peintures composent un ensemble avec un panneau central et deux volets. Sa principale caractéristique est de représenter les visages des parlementaires du Parlement d’Aix créé en 1501 (d’où son nom). Cette oeuvre anonyme mais que certaines sources (dont Jean Boyer) attribue à Manuele Genovese (dit Lomellini) date des années 1520-1525.

 

Le retable de La Pentecôte de Jean Daret

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La Pentecôte de Jean Daret (seule la partie centrale a été conservée) provenant de l’ancienne chapelle des Carmes .

Ce tableau de Jean Daret date de 1653

Aujourd’hui on ne peut admirer que la partie centrale : l’Annonciation et le Baptême du Christ ont disparu ainsi  que deux autres manifestations du Saint-Esprit qui l’encadraient. Seule subsiste la partie centrale. L’ensemble avait été commandé à Jean Daret par la confrérie du Saint-Esprit dont les noms sont inscrits sur le parapet au premier plan à gauche ainsi que la date d’achèvement du tableau : 1653.

Composition recueillie qui s’ouvre sur la figure lumineuse de Marie entourée des Apôtres ordonnés comme en une frise dont les horizontales équilibrent le jeu des verticales ascendantes qui accompagnent les regards levés vers l’apparition.

 

Présentation de la Vierge au Temple par François Marot

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Présentation de la Vierge au Temple de François Marot

La présentation de la Vierge au Temple de François Marot (Paris 1667-1719) qui fut un disciple De La Fosse, admirateur de Rubens, contemporain de Jean Jouvenet.

Composition ample et légère à laquelle la grâce et la tendresse des figures confèrent un caractère de joie tendre et sereine. Cette toile proviendrait de Versailles. Louis XVIII en fit don à la ville d’Aix en 1831, sur le conseil du comte Auguste de Forbin, alors directeur général des Musées Royaux

 

Vierge intercédant pour les âmes du Purgatoire de Jean Daret

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Vierge intercédant pour les âmes du Purgatoire de Jean Daret 

La Vierge intercédant pour les Âmes du purgatoire auprès du Christ tenant la Croix rédemptrice où l’on reconnait la manière ferme et nette de Jean Daret pour modeler les volumes dans la lumière. Cette toile – dont le mauvais état occulte les qualités plastiques – pourrait provenir de l’église de  l’ancienne Madeleine (détruite en 1791 une peinture de Jean Daret portait le titre de Notre-Dame-du-Suffrage).

 

Tableaux de Jean-Baptiste Daniel

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Deux grandes toiles de Jean-Baptiste Daniel : Jésus et les Docteurs (1712) et le Repas chez Simon le Pharisien (début XVIIIè siècle) en très mauvais état.

Ce sont de grandes toiles brossées en manière de fresque (d’où leur mauvais état de conservation) par le peintre décorateur Jean-Baptiste Daniel au début du XVIIIè siècle. Elles faisaient parties à l’origine de deux ensembles de peintures narratives encadrées de stucs ou de boiseries sur les murs de deux chapelles aixoises. L’une, Le Repas chez Simon (ou la Madeleine au pied du Christ) s’insérait dans un cycle sur le thème de la Pénitence réalisé pour la Chapelle des Pénitents des Cames (rue Maréchal Joffre). L’autre Jésus et les Docteurs, dans une série de scènes de la vie de la Vierge Marie commandée par la Congrégation des Dames (dépendant des Jésuites), non loin de Pénitents des Carmes (rue du Petit-Saint-Esprit). Mais après la Révolution elles se sont retrouvées dans cette église.

 

Le Christ en Croix de Michel-François Dandré-Bardon

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Le Christ en Croix (1731) de Michel-François Dandré-Bardon (Aix 1700 – Paris 1789). Ce tableau de grandes dimensions décorait initialement la Cour des Comptes du Palais Comtal. En 1779 il est installé dans l’église des Grands Carmes puis au depôt des Andrettes. Il est finalement attribué à l’église du Saint Esprit le 18 Brumaire An XI (soit le 9 novembre 1802).

 

La mort de saint Joseph de Antoine-Gabriel Goyrand

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La Mort de Saint Joseph (1783). Toile de l’aixois Antoine-Gabriel Goyrand (1754-1826).

Cette toile de l’aixois Antoine-Gabriel Goyrand (1754-1826) fut vandalisée en 1977 et restaurée dans l’atelier des musées de Marseille. Après la restauration elle retrouva sa place dans la chapelle de Saint Joseph pour laquelle elle fut certainement peinte.

 

La vision de saint Jérôme par Alphonse Angelin

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La Vision de Saint Jérôme. Commande de l’Etat en 1842. Par Alphonse Angelin (Aix 1814 – après 1860). Cette oeuvre est aussi appelée Mort de Saint Jérôme.

Elle est l’œuvre d’Alphonse Angelin (Aix 1814 – ap. 1860) qui dut un élève de Paul Delaroche. Espace étrange, tension gestuelle exacerbée, vision fantastique du savant exégète de la Bible ou plutôt cauchemar de glace d’un romantisme refroidi. Les citations appliquées au Jugement dernier de Michel-Ange augmentent le malaise.

 

L’adoration des coeurs de Jésus et de Marie de Philippe Sauvan

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L’Adoration des Coeurs de Jésus et de Marie par les Anges. XVIIIè siècle par Philippe Sauvan (Arles, 1697 – Avignon, 1792).

De provenance inconnue, réplique de la main du peintre d’une gracieuse composition conservée dans la cathédrale d’Arles. L’image symbolique des deux Cœurs réunis hors de leur contexte corporel se répand au milieu du XVIIIè siècle. En 1765, l’institution de la fête du Sacré-Cœur  par le Pape Clément XIII, grâce à l’intervention de la reine Marie Leczinska, officialisera ce culte déjà ancien et fréquemment illustré.

 

Un tableau de mission

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Tableau de mission qui se trouve ajourd’hui dans les réserves à la tribune de l’orgue.

 

Statues de l’Eglise su Saint Esprit

Les quatre statues (le Christ Sauveur, sainte Marie-Madeleine, saint Jérôme, saint Jean Jean Baptiste) représentent les quatre paroisses de la ville d’Aix-en-Provence.

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Le Christ Sauveur 

 

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Marie Madeleine

 

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Saint Jean Baptiste

 

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Saint Jérôme

 

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Notre-Dame du Bon Secours

 

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Statue d’Isaïe

 

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Statue du Prophète Samuel

 

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Notre-Dame de Lourdes

 

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Saint Jean Paul II

 

Autres décors que l’on peut admirer dans l’Eglise du Saint-Esprit

 

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Croix de mission (date de 1750), commémoration d’une mission prêchée par l’abbé Jacques Bardaine. Cette croix se trouvait à l’origine à l’extérieur de la ville.

 

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Bénitier

A l’origine à côté des entrées latérales se trouvaient des bénétiers en marbre rouge ayant la forme d’une coquille. Ils furent réalisés en 1727 pour la somme de quarante livres par Thomas Veyrier, sculpteur de Trets, résidant à Marseille.

 

 

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Fonds Bâtismaux

 

Les lustres de l’église

 

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Les lustres

Aujourd’hui beaucoup d’églises ont perdu leurs lustres : ils ont été déposés ou vendus pour être remplacés par des projecteurs. L’église du Saint-Esprit a conservé ses sept lustres en cristal du XIXè siècle : deux dans le chœur et trois au-dessus de l’allée centrale. Ils sont allumés régulièrement pour les offices donnant ainsi un air de fête à l’Eglise.

 

Les ferronneries

IMG_20190728_172154 (2)Ferronneries : grille du maître autel

 

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Tribune : ferronerrie 

 

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Lutrin dans le choeur 

 

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Les autels 

 

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Le maître-autel

 

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Chapelle de Notre-Dame du Bon-Secours

 

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Autel de la chapelle de Saint Joseph

 

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Autel qui se trouve au dessous du tableau de la Pentecôte

 

IMG_20190811_161452 (2)Autel au dessous du Retable du Parlement

 

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Autel qui se situe sous la Croix de mission

 

Les vitraux

Les vitraux ont été commandés par l’abbé Emery dans la deuxième moité du XIXè siècle

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Vitrail de la Pentecôte dans le choeur

 

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Communion de la Vierge Marie

 

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Saint Antoine, ermite, rendant visite à l’ermite Saint Paul de Thèbes

 

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Vitrail représentant saint Jérôme

 

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Vitrail saint Maximin premier évêque d’Aix-en-Provence

 

 

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Vitrail dans l’église permettant à la lumière d’y pénétrer

 

Quelques vues de l’intérieur de l’église du Saint Esprit 

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L’Eglise du Saint-Esprit vue de l’extérieur

Eglise du Saint-Esprit : Extérieur

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Vue sur la façade de l’église du Saint-Esprit

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Saint Roch : Au dessus du presbytère

 

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Au dessus des portes de l’église

 

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Détail d’un chapiteau

 

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Les grandes portes de l’entrée de l’église

 

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La porte de l’entrée de « l’accueil »

 

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Détail qui orne la porte de l’entrée de l’église

 

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Ornementation de l’une des portes de l’glise

 

 

Porte d’entrée et plaque en l’honneur de l’abbé Emery, curé de la paroisse du Saint-Esprit

 

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Rue Espariat ; hier et aujourd’hui (Bibliothèque Méjanes)

ART BAROQUE, ART RELIGIEUX, EGLISE - CHAPELLE, EGLISE CATHOLIQUE, LES RETABLES, RETABLE

Les retables

Retable

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Retable de la cathédrale Sainte-Marie de Tolède.

Le retable (du latin retro tabula altaris : en arrière d’autel) est une construction verticale qui porte des décors sculptés et/ou peints en arrière de la table d’autel d’un édifice religieux (église, chapelle). L’étymologie du mot français est la même que le catalan retaule ou l’espagnol retablo, alors que les termes italiens sont pala d’altare, et dossale, plus génériques.

Orné de représentations historiées ou figurées, le retable peut être en différents matériaux (métal, ivoire, bois, émail, pierre) et ses décors sont souvent dorés. Il a l’avantage sur l’antependium de l’autel d’être largement visible. Il est fréquent qu’un retable se compose de plusieurs volets, deux pour un diptyque, trois pour un triptyque voire davantage pour un polyptyque.

Le retablier est un sculpteur ou un architecte qui réalise des retables. Il s’associe les compétences de nombreux artisans-artistes (sculpteurs, peintres, doreur, polychromeur, huchier) pour les réaliser.

 

Historique

Revers en grisailles des volets du triptyque du buisson ardent fermé, cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence.

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La table d’autel est le symbole du Christ, et dans la liturgie chrétienne primitive il est interdit d’y poser quoi que ce soit. Puis vers la fin du ixe siècle, d’abord en France semble-t-il, est pris l’habitude de disposer de nombreux autels latéraux et d’y placer les reliques des saints, bientôt suivies par d’autres objets liturgiques. Cette pratique est confirmée par l’Admonitio synodalis, texte pontifical qui préconise de ne garder sur l’autel que les urnes des saints (capsae), l’évangéliaire et la pyxide. À l’origine, le retable est ainsi un simple rebord situé à l’arrière de l’autel où sont posés ces objets

À la fin du xie siècle, le retable devient un véritable écran de pierre ou de bois sculpté, cette paroi surélevée et historiée n’étant plus seulement placée derrière les autels latéraux. Avec la réforme grégorienne et la nouvelle pratique du mystère de l’eucharistie, le maître-autel est en effet placé au fond de l’abside et le prêtre célèbre face à lui, dos aux fidèles. Peu à peu, les parois représentant les fêtes liturgiques que l’on place derrière se transforment en grands retables mobiles (posés lors de certaines cérémonies) ou fixes (pour les autels adossés à un mur). À partir du xive siècle, le développement de la peinture sur panneau propose diverses formules d’agencement, triptyques ou polyptyques, accompagnés ou non d’une prédelle et d’un couronnement. Ces tableaux d’autel servent à honorer essentiellement la vierge Marie, mais aussi les deux ordres principaux, franciscains et dominicains. L’un des premiers retables qui comporte cette structure classique (couronnement, prédelle et tableau principal) est le Maestà peint par Duccio di Buoninsegn pour la cathédrale de Sienne au début du xive siècle.

Le revers des volets est alors fréquemment peint en grisaille, couleur apparentée aux périodes liturgiques de pénitence pendant lesquelles les retables restent fermés. Ce n’est que pendant certaines époques de l’année liturgique – les cycles des grandes fêtes religieuses et les jours de fête du patron d’une église ou de celui d’une guilde ou corporation qui possède un autel – que les retables restent ouverts ; l’éclat de l’or et de la polychromie contribuent à accentuer la signification de la commémoration ou de la fête liturgique.

Simple et peu élevé jusqu’au début du xve siècle, le retable prend progressivement des dimensions considérables et devient le plus souvent fixe. L’âge d’or du retable est la Contre-Réforme : le tabernacle contenant les hosties consacrées est placé au milieu du maître-autel à la fin du xvie siècle et le retable baroque qui peut se déployer jusqu’à la voûte supplante l’autel. Servant à mettre en valeur le Saint-Sacrement et le tabernacle, le retable témoigne alors de la théâtralisation du culte et du goût pour l’ostentation, le décor exubérant. Se met en place à cette époque la typologie qui s’est maintenue jusqu’au xixe siècle : retables proprement architecturaux, retables-lambris, retables-tabernacles.

Au xviiie et xixe siècles, beaucoup de retables disparaissent, faute de restauration, certains de leurs éléments étant réemployés. Les retables forment aujourd’hui souvent des ensembles hétérogènes, conséquence de leur histoire mouvementée : il n’est pas rare qu’ils soient déplacés ou que les statues originales aient disparu et soient remplacées par d’autres.

 

Composition d’un retable

Retable à tourelles du maître-autel de l’église Saint-Germain de Pleyben : la prédelle est constituée de deux gradins, le centre de la huche est occupé par un tabernacle polygonal à trois étages, les ailes comportent le médaillon de la Vierge et du Christ et la corniche est couronnée de deblustrases, clochetons, lanternons et frontosnns. 

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Le retable simple est composé de trois parties principales : la caisse ou huche qui détermine la forme de l’ensemble, les volets peints qui s’y adaptent, et la prédelle peinte ou sculptée, parfois munie de volets peints sur laquelle il repose. Les piliers de bois qui entourent ou séparent les panneaux sont appelés pilastres, ceux qui enserrent le retable sont les contreforts. Le retable est structuré en compartiments horizontaux (les registres) et verticaux (les travées). La plupart des retables s’inscrivent dans une tendance au compartimentage de la huche, le plus souvent tripartite (triptyque) L’encadrement architectural est souvent réalisé avec des colonnes ou des volutes et un entablement à l’antique (entablement droit ou cintré, parfois pourvu de décrochements, de ruptures de ligne, de ressauts). Le retable architecturé comporte un ou plusieurs corps (avec généralement un corps central unique ou tripartite).

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Retable tripartite avec superciel surmonté d’une petite galerie ajourée.

La retable est souvent percé de niches abritant des bustes ou statues de saints. La plus importante est la niche d’exposition du tabernacle central. Le retable peut être paré d’un superciel, encorbellement qui protège la peinture et la sculpture de la poussière et d’éventuelles chutes de gravats. Les panneaux et piliers sont souvent ornés de guirlandes ou chutes de feuillage ou de fruits, d’arabesques, de volutes, de rinceaux, d’anges thuriféraires. Sa partie supérieure est surmontée le plus souvent par un entablement et un couronnement orné d’éléments décoratifs (fronton, console, tourelle, lanternon, clocheton, gâble, pinacle, pyramidionpot à feugloire)

 

Caisse ou huche

Depuis le xive siècle, l’intérieur de la huche et de la face correspondante des volets est partagé en compartiments verticaux comportant des reliefs sculptés qui sont couronnés par des décors architectoniques finement taillés. Le revers des volets ou portes est pourvu de panneaux peints. Jugeant que la manipulation des volets était trop lourde, leurs sculptures intérieures furent de plus en plus souvent remplacées par des peintures.

Les retables de commande de la fin de l’époque gothique sont pourvus d’une double paire de portes ; l’intérieur de la première est occupé par des reliefs sculptés tandis que l’extérieur forme, avec l’intérieur des secondes portes, un polyptyque peint que l’on peut également fermer.

La caisse d’un retable est toujours de forme rectangulaire. Depuis la fin du xiiie siècle, la travée centrale est surélevée. L’encadrement profilé de la huche évolue cependant vers l’accolade. Le contour des volets fermés épouse étroitement celui de la partie antérieure de la caisse.

La caisse peut être équipée d’éléments de protection : portes parfois confondues avec les volets fermants, courtines, gardes-poussières (moulures en plus forte saillie).

 Volets

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Retable d’Issenheim à quatre volets à double face, susceptible de deux ouvertures.

Les volets sont les panneaux latéraux du polyptyque reliés au panneau central ou aux autres volets. Ces volets peuvent être fixes (volets non fermants) ou mobiles (volets fermants articulés par des charnières) . Dans ce dernier cas, ils sont obligatoirement deux fois moins larges que la huche de manière à se refermer sur elle. Les volets ferment le retable en fonction du calendrier liturgique et offrent à la vue leur revers11.

Lorsque disparaissent les retables à volets, au XVIe siècle, le terme de pala, au féminin, sert à désigner le tableau à panneau unique, et qui peut ou non présenter plusieurs compositions dont une majeure.

 

Prédelle

La prédelle est la partie inférieure du retable, développée horizontalement, qui sert de support aux panneaux principaux. Cette frise qui constitue une sorte de gradin intermédiaire posé sur la table d’autel, est peinte ou sculptée. Elle peut être composée d’une seule planche en longueur, ou de plusieurs panneaux (le plus souvent trois) correspondant au découpage de la composition ou du récit iconographique qui illustre sous forme narrative ou allégorique des épisodes bibliques. La prédelle servait parfois de socle au retable, ce qui permettait de fermer ses volets sans ôter les objets posés sur l’autel. Ce gradin isole également les panneaux principaux supérieurs des risques présentés par les flammes des cierges sur la table d’autel.

Description de retables

Retable en forme de triptyque. La caisse est ornée d’un tableau peint, les volets latéraux bordés de rinceaux abritent des statues de saints dans des niches à coquilles.

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Retable avec la caisse centrale à décor sculpté et deux volets à décor peint. La huche est divisée en trois champs par des colonnettes à pinacles, reliées par des gâbles à rinceaux ajourés

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Retable architecturé constitué de deux corps latéraux à double étage et d’un corps central en bois composé du tabernacle, de volets flanqués d’ailerons en volute et couronné d’un dais d’exposition. 

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Fabrication

Au xve siècle l’exécution d’un retable était une entreprise qui engageait diverses personnes. En premier lieu, le huchier qui confectionne la caisse et l’ébéniste qui réalise la menuiserie décorative ; ensuite, l’imagier taille les reliefs d’après un modèle livré par un peintre ; suivent le polychromeur et le doreur qui étoffe le tout ; ils sont payés davantage que le sculpteur ou le peintre parce qu’ils travaillent la coûteuse feuille d’or ; finalement le peintre livre les panneaux peints des volets.

Au début du xviie siècle, naît un nouvel élément de décor intérieur d’église : le retable de tuffeau et de marbre qui fera la renommée des architectes lavallois dans tout l’ouest de la France.

 

Retables célèbres

Retables exposés à la Galerie nationale hongroise (Budapest).

Gand : retable de l’Agneau Mystique des frères Van Eyck.

Bretagne (Ergué-Gabéric, 29) : Chapelle Notre-Dame de Kerdévot, retable anversois.

Colmar : musée Unterlinden (ancien couvent des Dominicains ), Retable d’Issenheim de Matthias Grünewald et Nicolas de Haguenau.

Vérone : basilique San Zeno Retable de San Zeno Maestà della Vergine d’Andrea Mantegna, placé sur le maître-autel.

Cracovie : basilique Sainte-Marie de Cracovie, retable de Veit Stoss.

Beaune : Hospices de Beaunepolyptyque du Jugement Dernier du peintre flamand Rogier van der Weyden.

Dortmund : « Le miracle doré de Dortmund » (1521) retable anversois de Jan Gilliz Wrage, peintures Adriaen van Overbeck.

Liège : Collégiale Saint-Denis de Liège, retable de la Passion et de la Vie de saint Denis de Paris.

Retables en France

Classés par département.

Aube

Retable de Pont-sur-Seine, bordé de colonnes torses garnies de pampres, le soubassement de l’autel contenant un reliquaire.

Retable de la chapelle de l’Assomption de l’église de Pont-sur-Seine

Bouches du Rhône

Retable du maître-autel – la lignée de Saint-Anne ou passage de l’Ancien au Nouveau Testament (1523) – église Notre-Dame de Nazareth (Saint-Nicolas) à Marignane – Louise de Savoie donateur

Retable du buisson ardent, Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence

Côtes d’Armor

Retable latéral de l’église Notre-Dame de Bulat à Bulat-Pestivien

Retable du maître-autel et retable du rosaire de l’église paroissiale de Cavan (XVII°)

Trois retables de la chapelle Notre-Dame-du-Tertre et retable du maître-autel de l’église Saint Magloire à Châtelaudren (XVII° & XVIII°)

Retables de la Basilique Saint Sauveur à Dinan (xviiie et xixe)

Deux retables de l’église de La Ferrière (xviie)

Retable de l’église de Gommenec’h

Retable du maître-autel et retable sud du Saint-Esprit et des fidèles trépassés de l’église Saint Jean, retable du maître-autel et retable sud de l’église Saint Martin à Lamballe (xviie et xviiie)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église de Laniscat (école lavalloise – XVII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église Saint-Loup de Lanloup

Retable du rosaire et un autre retable latéral de l’église Saint-jean du Baly (xviiie) et retables de l’église de Brélévenez de Lannion (école lavalloise – xviie)

Retable de la chapelle Notre-Dame du Guiaudet de Lanrivain

Retable du maître-autel et retable latéral de l’église paroissiale de Lantic (xviie et xviiie)

Retable du maître-autel de l’église Saint-Nicolas de Loudéac (xviiie)

Retable de l’église de Louannec (XVII°)

Retable du maître-autel, retable-lambris latéral à Saint Anne et retable latéral de Saint Mathurin de l’église Saint-Mathurin de Moncontour-de-Bretagne

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église paroissiale de La Motte (XVIII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de la chapelle Saint-Suzanne de Mûr-de-Bretagne

Retable à pavillons du maître-autel de l’église Saint Jacques et Saint Guirec et retable de la chapelle Notre Dame de la Clarté de Perros-Guirec

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de la chapelle du Saint Esprit de Plédéliac (XVIII°)

Retable de la chapelle Saint Lubin de Plémet (XVIII°)

Retable du rosaire de l’église paroissiale de Ploubezre (XVII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église paroissiale de Plouër-sur-Rance

Retable de la chapelle de Kermaria an Iskuit de Plouha

Retable de la chapelle Notre Dame du Yaudet de Ploulec’h (XVII°)

Retable du maître-autel de l’église Saint Sylvestre de Plouzélambre

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église de Prat (XVIII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église Saint Catherine de La Roche-Derrien (XVII°)

Retables de la Collégiale Notre Dame du Roncier de Rostrenen (XVIII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église Notre-Dame de Runan (XVIII°)

Retable de la chapelle de l’Annonciation de la Cathédrale Saint Étienne de Saint-Brieuc (XVIII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église paroissiale de Saint-Caradec(XVIII°)

Retable du maître-autel de l’église de Saint-Gilles-les-Bois

Retable du maître-autel et trois retables latéraux de l’église de Saint-Juvat

Retable de l’église de Saint-Maden

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église de Saint-Martin-des-Prés (XVII°)

Retable-lambris de l’église Saint Méloir de Saint-Méloir-des-Bois (XVIII°)

Retable du maître-autel de la chapelle Saint Anne du Port de Saint-Quay-Portrieux (XVIII°)

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église paroissiale de Saint-Samson-sur-Rance

Retable du maître-autel et deux retables latéraux dont un du rosaire de l’église paroissiale de Squiffiec

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église de Tréveneuc

Deux retables latéraux de l’église paroissiale et retable de la chapelle de Bonne Nouvelle d’Uzel (XVIII°)

Finistère

Ille et Vilaine

Le retable du maître-autel de l’église Saint-Pierre de Piré-sur-Seiche, représentatif de l’école lavalloise.

L’Ille-et-Vilaine conserve de nombreux retables de l’école lavalloise, essentiellement situés dans la zone toilière couvrant la région vitréenne et le sud du pays fougerais. D’autres styles de retables sont également présents (Louis XIIILouis XVLouis XVI, baroque).

Retable du maître-autel de l’église Saint-Martin d’Acigné

Retable du maître-autel et retable latéral de l’église paroissiale d’Amanlis

Retable-tabernacle au-dessus du maître-autel de l’église Saint-André à Antrain œuvre de Le Bezot menuisier d’Antrain en 1753 (xviiie)

Retable du maître-autel et deux petits retables de l’entrée du cœur (1704) de l’église Notre-dame d’Arbrissel (XVII°), œuvre de l’angevin Barauderie

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église Saint-Pierre d’Availles-sur-Seiche, œuvres de Tugal Caris

Retable du maître-autel de l’église Saint-Marse (ou Mars) de Bais (1678)

Retable du maître-autel (xviie) de l’église Saint-Médard de Billé, œuvre de Jean Martinet et deux retables latéraux (1764 et 1766) œuvres de Thory, menuisier de Fougères.

Retable du maître-autel œuvre du lavallois Jean-François Huguet établi à Rennes en 1686 et deux retables latéraux de l’église de Boistrudan

Retable du maître-autel et deux retables latéraux en marbre, tuffeau et bois de l’église Notre-Dame de Brie, œuvres de Pierre Corbineauen 1638 et Gilles Corbineau son fils en 1653

Retable de la collégiale Sainte-Madeleine de Champeaux (XVII°)et son baldaquin du (XVI°)

Retable du maître-autel, œuvre de Jean et Michel Langlois et deux retables des croisillons Nord (1647), et Sud (1658), œuvre des angevins Jean Simonneau et Pierre Robin de l’église de Coësmes

Retable du maître-autel d’influence lavalloise et retable du rosaire de l’église Saint-Mélaine de Cornillé (XVII°)

Retable du maître-autel, œuvre de pierre Corbineau en 1937 et deux retables latéraux (1682) de l’église de Domalain

Retable du maître-autel, œuvre de jean Langlois en 1657 et deux petits retables latéraux, œuvres de François Langlois en 1699 de l’église Saint-Pierre de Dompierre-du-Chemin

Retable du maître-autel, œuvre de Michel Langlois et deux petits retables latéraux, celui de gauche étant une œuvre de Pierre Corbineau entre 1637 et 1640 de l’église de Drouges

Ensemble de Retable et boiseries parmi les plus beaux de Bretagne, œuvres du sculpteur de Fougères La Fontaine et Antoine Violard retable du maître-autelet œuvres de La Fontaine et thory et deux petits retables latéraux, œuvre du lavallois Thomas Thory entre 1760 et 1762. Retables de pierre de la chapelle Notre-Dame et de la chapelle de la confrérie des tanneurs de l’église Saint-Sulpice de Fougères (xviiie)

Retable du maître-autel et 4 retables latéraux de l’église Saint-Sulpice de Gennes-sur-Seiche, œuvres de François II Houdault en 1676

Retable du maître-autel de l’église Saint-Martin de Javené

Retable latéraux de l’église Saint-lézin de La Chapelle-Janson (xviiie)

Retable du maître-autel , œuvre de François II Houdault en 1667 et deux retables latéraux 1771-1775 de l’église de La Gouesnière

retables lavallois, œuvre de François Langlois (1686-87) de l’église Saint-Jean-Baptiste de La Selle-en-Luitré

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église des Iffs (xviiie)

Retable tabernacle, doré en 1699-1700 par le sculpteur Pierre Aubrée et deux retables latéraux œuvre de Jean et Michel Langlois pour le retable nord en 1653 et François Langlois en 1671 pour le retable de Notre-Dame-de-Pitié de l’église Saint-jean-Baptiste de Louvigné-de-Bais. Retable monumental de la chapelle de Saint-Job de Louvigné-de-Bais en 1671

Retable du maître-autel (xviie) et deux retables latéraux dont un du Rosaire de l’église de Mont-Dol

Ensemble de retables de style Louis XVI de l’église Montgermont

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église Saint-Martin de Moulins, œuvres de Jean et Michel Langlois

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de style Louis XIII de l’église Saint-Martin de Moutiers

Retable du maître-autel de l’église Saint-Martin de Noyal-sur-Seiche, œuvre lavalloise qui paraît être de François Langlois

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’ancienne église abbatiale de Paimpont (XVII°)

Retable du maître-autel, œuvre de Pierre Corbineau et du sculpteur du Mans Pierre Biardeau en 1632 et deux retables latéraux de Saint-Jean et du Rosaire en 1637 par Pierre Corbineau de l’église Saint-Pierre de Piré-sur-Seiche. Retable de la chapelle du cimetière de Piré-sur-Seiche œuvre probable de François II Houdault en 1684

Retable du maître-autel et deux retables identiques du chœur (1642) et deux autres retables dont un du Rosaire (1652) de l’église Saint-Crépin et Saint-Crépinien de Rannée

Grand retable de pierre et marbre de l’ancienne abbatiale Saint-Sauveur de Redon (1634-1636) œuvre lavalloise de Tugal Caris, l’une des plus belles de Bretagne et deux retables latéraux de Tugal Caris vraisemblablement

Retable du maître-autel œuvre du frère Charles Turnel 1653-1658 et deux retables latéraux œuvre de François II Houdault 1672-1674 de l’église Toussaints de Rennes,

Retable flamand (xve) de la cathédrale Saint-Pierre de Rennes

Retable du maître-autel et deux retables latéraux de l’église de Saint-Léger-des-Prés

Retable du maître-autel (1642) de style baroque campagnard de l’église de Saint-Melaine

Retable du maître-autel (1674) œuvre de René Soudier et deux retables latéraux (XVII°) de l’église de Saint-Pern

Retable-tabernacle de style Louis XV de l’église de Saint-Sauveur-des-Landes

Retable du maître-autel (1664) œuvre des Angevins Jean Simonneau et Pierre Robin et deux retables latéraux de l’église de Sainte-Colombe

Grand retable en pierre blanche et marbre (1652) œuvre de Pierre Corbineau et deux retables latéraux (XVII°) de l’église de Torcé

Retable-tabernacle de l’église Saint-Martin de Tremblay (xviiie)

Retable du maître-autel œuvre du lavallois François II Houdault et deux retables latéraux (xviie) de l’église paroissiale de Vergéal

Grand retable du chevet et deux autres retables dont un du Rosaire de l’église Saint-Pierre de Visseiche

Cinq retable latéraux (xviie) de l’ancienne collégiale Notre-Dame de Vitréœuvres lavalloises

Retable-lambris de la chapelle du Château des Rochers habité un temps par la Marquise de Sévigné.

(XVIII°)

Jura

Retable de Baume-les-Messieurs

Retable de Baume-les-Messieurs de l’église abbatiale, œuvre anversoise du xvie siècle

Retable de l’église de Champagnole par Pierre-Étienne Monnot, xviie siècle .

Maine et Loire

une école de retable angevin a pris le relais de l’école des retables lavallois à la fin du xviie siècle. Le conseil général en a publié un inventaire en 2005. Sont cités:

Angers, chapelle de la barre (1659) Pierre Biardeau

Angers, chapelle du couvent des ursulines (1651) dans le style de Pierre Corbineau de l’école de Retable lavallois

Antoigné, église Saint Martin (1757) seul le doreur est connu François Corbelet

Bessé, église Saint-Gervais-Saint-Protais

Bocé, église Saint-Martin-de-Vertou (1668)

La Chapelle-Rousselin, église Saint-Jacques (4ème quart xviiie siècle Denis Gledu

La Chapelle-sur-Oudon, église Saint-Martin (1768-1781) Sébastien-Johann Leysner

Le Coudray-Macouard, église Saint-Aubin

Fontevraud, initialement dans l’abbaye actuellement dans l’église Saint-Michel (1621) Gervais Delabarre

Fougeré, église Saint-Étienne (1642)

Jarzé, chapelle Montplacé

Pontigné, église Saint-Denis (1708)

Pouancé, église Saint-Aubin (1ère moitié xviiie siècle)

Saint-Philbert-en-Mauges, église Saint-Philbert

Saumur, église Notre-Dame-des-Ardilliers (1665-1673) Pierre Biardeau puis Antoine Charpentier

Sorges, église Saint-Maurice 3ème quart xviiie siècle

Thorigné-d’Anjou, église Saint-Martin (1769)

Vern-d’Anjou, chapelle privée (1770)

Mayenne

Quatre retables renaissances (xve siècle) sont répertoriés en Mayenne, le plus ancien en calcaire peint (1401) représentant une scène de crucifixion dans l’église Notre-Dame de Saulges, une autre crucifixion monolithe peinte à l’église de Saint-Berthevin-la-Tannière et deux retables à dais, un sculpté dans le tuffeau à l’église Saint-Sixte de La Chapelle-Rainsouin, un en bois peint exposé au musée du château de Mayenne.

Retables renaissances

Retable de la crucifixion (1401) Saulges.

Retable à dais en bois Mayenne (musée).

Retable de la basilique Notre-Dame d’Avesnières à Laval.

La Mayenne a connu une production intense de retables baroques au xviie siècle, à l’époque de l’école lavalloise. Beaucoup de ces retables sont encore visibles dans les églises du département, mais l’œuvre des artisans lavallois est aussi visible dans des régions voisines, notamment la Bretagne. L’école lavalloise a périclité à la fin du xviie siècle, cédant la place aux artistes angevins. Elle a néanmoins connu un bref renouveau au milieu du xixe siècle; 219 ensembles figurent dans la base palissy

Les plus importants sont :

Trois retables dans l’église paroissiale d’Ampoigné.

Huit retables dans l’église paroissiale d’Argentré.

Trois retables dans l’église de Beaumont-Pied-de-Bœuf.

Deux retables à Bonchamp-lès-Laval.

Trois retables à Brécé.

Cinq retables à Brée.

Deux retables à Châtres-la-Forêt.

Trois retables à La Chapelle-Rainsouin.

Les retables de l’église des Cordeliers de Laval.

Les retables de la cathédrale de la Sainte-Trinité de Laval.

Trois retables à Livet.

Trois retables à Montourtier.

Deux retables à Saint-Christophe-du-Luat.

Deux retables à Soulgé-sur-Ouette.

Meurthe-et-Moselle

Retable de Philippe de Gueldre

Retable de Philippe de Gueldre (école flamande – XVI°) Église Saint-Laurent de Pont-à-Mousson

Retable de la chapelle Saint-Fiacre de Rigny-Saint-Martin, conservé en l’Église des Cordeliers de Nancy (XVI°)

Meuse

Retable du Calvaire à Marville (XVI°)

Retable de la chapelle Saint-Hilaire à Marville (XV° & XVII°)

Retable de la nativité de Milly-sur-Bradon (XVII°)

Retable de Mognéville (gothique lorrain – XVI°)

Retable de Mont-devant-Sassey (XIII°)

Retable de la Cène à Sepvigny (XVI°)

Moselle

Retable de la crucifixion à Vry (XIV°)

Nord

Arques-la-Bataille, église Notre-Dame-de-l’Assomption

Arnèke, église Saint-Martin

Bambecque, église Saint-Omer

Bollezeele, église Saint-Wandrille

Borre, église Saint-Jean-Baptiste.

CasselCollégiale Notre-Dame de la Crypte

Crochte, église Saint-Georges

HazebrouckÉglise Saint-Éloi d’Hazebrouck

Hazebrouck, Collège Saint-Jacques

Herzeele, église Notre-Dame-de-l’Assomption

Hondschoote, église Saint-Vaast

Houtkerque, église Saint-Antoine

Killem, église Saint-Michel

Pitgam, église Saint-Folquin

Quaëdypre, église Saint-Omer

Rexpoëde, église Saint-Omer

Rubrouck, église Saint-Sylvestre

Steenbecque, église Saint-Pierre

Terdeghem, église Saint-Martin

Volckerinckhove, église Saint-Folquin

Warhem, église Notre-Dame-de-l’Assomption

Wemaers-Cappel, église Saint-Martin

West-Cappel, église Saint-Martin

Wormhout, église saint Martin

Haut-Rhin

Retable d’Issenheim, au musée Unterlinden à Colmar

Vosges

Retable de l’adoration des mages à Autreville (Vosges) (XVIII°)

Retable de la chapelle du Calvaire à Rambervillers (XVII°)

Retable des douze apôtres de l’église de Parey à Saint-Ouen-lès-Parey (XV°)

Retables de Flandres, du Brabant et du Hainaut

Au cours de la seconde moitié du xve siècle, le retable évolue vers une forme de décor d’autel de plus en plus demandée et commanditée, ce qui incite la collaboration entre maîtres de centre de production différents. La difficulté d’attribuer un retable à un auteur spécifique explique le regroupement des œuvres sur la base de critères stylistiques (ateliers malinois, bruxellois, anversois) Le Hainaut développera des retables en pierre comme on peut en découvrir à Nivelles, Mons.

La ville Anversoise développera des retables presque standardisés de par ses facilités d’exportation. A Malines ils seront inspirés par la thématique de la vierge Marie.

Bruxelles aura cette singularité des retables uniques et si particuliers comme le retable de Saluce que l’on peut découvrir à la maison du Roi et qui démontre le savoir faire de la sculpture brabançonne. Les retables brabançons, qu’ils soient Anversois, Malinois ou Bruxellois se retrouvent dans bon nombre d’églises du Royaume de Belgique ( Ham sur Heure en possède un remarquable).

Retable de l’Agneau mystique par van Eyck

Retable flamand du Brabant (xvie)

Retable flamand du début du xvie siècle(église Saint-Germain-l’Auxerrois de Paris)

 

Bibliographie

Jacques Salbert, Ateliers de retabliers Lavallois aux xviie et xviiie siècles : Études historiques et artistiquesPresses universitaires de Rennes, 1976

Yannick Pelletier, Les retables bretons, Rennes, ed. Ouest-France, 1984, 184 p. 

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), ARCHITECTURE, ART SACRE, EGLISE - CHAPELLE, EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, LAURENT VALLON (1652-1724), SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence)

Laurent Vallon, architecte aixois

 

Laurent Vallon (1652-1724)

 

Laurent II Vallon est un architecte exerçant en Provence et principalement à Aix-en-Provence, né à Aix-en-Provence le 10 mars 1652, et mort dans la même ville le 24 juillet 1724 (à 72 ans). Il est l’auteur de nombreux édifices publics ou privés d’Aix.

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Biographie

 

Laurent I Vallon

Laurent II est le fils de Laurent I Vallon, né à Mane vers 1610. Il arrive à Aix-en-Provence en 1627 et entre en apprentissage chez deux maîtres-maçons : Jacques et Jean Drusian1. Il s’est marié le 26 septembre 1633 avec Catherine Jaubert, fille de Jean Jaubert, maître maçon d’Aix, dont il a deux fils : Jean Vallon, tailleur de pierre et architecte, et Laurent II Vallon, architecte de la ville d’Aix et de la Province. Il a d’abord été associé à son beau-père Jean Jaubert, puis à son beau-frère, Jean Jaubert, avec qui il réalise quantité de monuments dans la ville d’Aix, comme l’église de la Madeleine.

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Il meurt à Aix-en-Provence le 8 mai 1697.

 

Jean Vallon

Jean Vallon est le fils aîné de Laurent I Vallon. Il est né à Aix-en-Provence le 19 novembre 1645. Il s’est marié le 16 décembre 1664 avec Marguerite Laurent dont il a eu un fils, Laurent (1666-1742) qui a été tailleur de pierre.

Il a travaillé avec son père et avec son frère cadet.

Il est mort à Aix-en-Provence le 7 décembre 1723 (à 78 ans).

 

Laurent II Vallon

Il a travaillé avec son père dès 1670 et avec son frère aîné.

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CATHEDRALE DE PARIS, EGLISE - CHAPELLE, EGLISE CATHOLIQUE, NOTRE-DAME DE PARIS

La cathédrale Notre-Dame de Paris

La cathédrale Notre-Dame

Notre Dame de Paris, France

À Paris, église métropolitaine, située dans l’île de la Cité.

  1. Avant Notre-Dame

Dans l’Antiquité, au ier siècle de notre ère, il existe déjà à la pointe orientale de l’île de la Cité une sorte de temple élevé à Jupiter par les bateliers (les « nautes ») parisiens. La pierre votive (Pilier des nautes, conservé aujourd’hui au musée de Cluny-musée national du Moyen Âge, à Paris) en fut retrouvée en 1711, sous le chœur de Notre-Dame.

La cathédrale Notre-Dame, Paris

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Sur cet emplacement, les chrétiens à leur tour construisent une basilique. Elle est indiquée comme déjà existante au ive siècle, et Childebert Ier, roi des Francs, la réédifie deux cents ans plus tard (son plan mérovingien apparaît lors de fouilles en 1965). On élève ensuite une autre église, plus petite, toute proche de la première, et ce sont ces deux édifices, dédiés l’un à saint Étienne, l’autre à sainte Marie (ou Notre-Dame), ainsi qu’un baptistère, qui constituent le premier groupe épiscopal de Paris. On suppose qu’après les invasions normandes et la destruction de Sainte-Marie par un incendie, l’église Saint-Étienne sert pendant longtemps seule de cathédrale.

  1. Histoire du bâtiment

2.1. Deux siècles de construction

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Procession devant Notre-Dame de Paris

Au cours du xiie siècle, en France, les évêchés très liés au pouvoir royal se dotent de cathédrales modernes c’est-à-dire obéissant aux nouvelles règles de l’architecture « ogivale » (ou gothique). Ainsi, vers 1160, l’évêque de Paris Maurice de Sully décide d’édifier une nouvelle église pour son diocèse parisien. La première pierre est posée en 1163 par le pape Alexandre III et le roi Louis VII. Le chœur est achevé en 1177, le transept et la nef vers 1196. À la fin du xiie siècle, le culte est déjà sans doute célébré dans l’édifice inachevé.

Le chantier de Notre-Dame de Paris est poursuivi sous le règne de Saint Louis (entre 1226 et 1270). La façade et les tours sont terminés dans le deuxième quart du xiiie siècle. Des chapelles, non prévues sur le plan initial, sont ajoutées entre les contreforts de la nef vers 1235-1250. Les maîtres d’œuvre jean de Chelles et Jean Ravy élèvent les chapelles du tour du chœur (fin du xiiie siècle-début du xive siècle), achevant ainsi la construction de l’édifice médiéval.

La cathédrale appartient donc aux deux premières périodes du style gothique: celui « lancéolé » de Philippe Auguste   et celui « rayonnant » de Saint Louis ; elle en est un des plus remarquables spécimens. Si la cathédrale subsiste aujourd’hui, il n’en est pas de même des bâtiments qui la jouxtaient au Moyen Âge : au Nord, le cloître et le baptistère (Saint-Jean-le-Rond) et, au Sud, le palais archiépiscopal ont aujourd’hui disparu.

2.1. Dégradation et restauration

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Tête d’un roi de Juda (cathédrale Notre-Dame)

Notre-Dame devient église métropolitaine au cours du xviie siècle, avec la transformation du diocèse de Paris en archidiocèse. Pendant la période révolutionnaire, le monument est dédié au culte de la Raison (1793), puis à celui de l’Être suprême (1794), et, enfin, transformé en magasin de vivres. Une grande partie du mobilier et de la sculpture monumentale est détruite. C’est le cas, en particulier, des statues de la galerie des Rois, qui représentent les souverains de Juda et d’Israël, mais dont on pense à l’époque qu’il s’agit des portraits de rois de France. Les statues sont à ce titre mises à bas en 1793 et destinées à servir de pierres de carrière. On en retrouve de nombreux fragments (dont 21 têtes), par hasard, en 1977, lors de travaux dans la cour d’un hôtel particulier de la rive droite ; elles y avaient été ensevelies en 1796, après leur rachat. Ces fragments sont aujourd’hui conservés au musée de Cluny.

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Vue de Notre-Dame vers 1830

À partir de 1845, de vastes travaux de réhabilitation sont exécutés, sous la direction de Jean-Baptiste Lassus et Eugène Viollet-le-Duc. Ils vont durer jusqu’en 1879 : les façades extérieures de la cathédrale sont très restaurées, la statuaire reconstruite, voire entièrement revue (c’est le cas des célèbres chimères de la balustrade) et la flèche reconstruite sur un modèle différent de la première (démontée entre 1786 et 1792).

  1. La cathédrale aujourd’hui

3.1 L’extérieur

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La cathédrale a 130 m de longueur, 48 m de largeur, 35 m de hauteur sous la voûte (69 m au sommet des tours).

La façade principale, donnant vers l’ouest sur la place du Parvis Notre-Dame, de 40 mètres de long, offre une remarquable unité de composition. Trois portes s’y ouvrent : celle de la Vierge (à gauche), celle du Jugement dernier (au centre), et celle de Sainte-Anne (à droite). Des figurines d’anges et de saints remplissent les voussures, tandis qu’aux soubassements s’épanouissent des bas-reliefs consacrés aux Occupations du mois, représentant les Vertus et les Vices.

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Façade occidentale de Notre-Dame, Paris

Les portes sont surmontées des deux galeries – des Rois et de la Vierge. Cette dernière galerie, d’une extrême légèreté, relie les deux tours carrées entre lesquelles s’épanouit une grande rose centrale, flanquée de deux baies géminées. Sur cette façade, toutes les grandes statues datent de la restauration effectuée au xixe siècle. Toutefois, la majeure partie du tympan de la porte Sainte-Anne date du xiie siècle et les deux autres portes conservent des reliefs du xiiie siècle sur les tympans, aux voussures et aux soubassements.

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Arcs-boutants de Notre-Dame, Paris

Les deux façades du transept comportent des portails du milieu du xiiie siècle : elles sont l’œuvre de Jean de Chelles (façade nord, vers 1250) et de Pierre de Montreuil (façade sud, face à la montagne Sainte-Geneviève, vers 1260). On peut voir, au trumeau du portail nord, la seule grande statue préservée depuis cette date, une élégante Vierge à l’Enfant. Au portail sud, de curieux bas-reliefs illustrent la vie des étudiants. Contrairement aux fenêtres hautes, les grandes roses de ces deux façades du transept (comme celle de la façade ouest) ont conservé une partie de leurs vitraux anciens, datant du xiiie siècle.

Flèche de Notre-Dame, Paris

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Au-dessus du chœur s’élève la flèche construite au xixe siècle. L’abside, que l’on voit bien surtout de la rive gauche, est un chef-d’œuvre d’élégance et de proportions, grâce à la légèreté des arcs-boutants qu’elle supporte : la vision du chevet de Notre-Dame évoque un navire avec ses cordages, ses mats et ses voiles, ce qui explique la comparaison souvent faite avec un « vaisseau de pierre ».

Le jardin qui entoure le chevet, anciennement dit « de l’Archevêché », occupe l’emplacement de l’ancien palais archiépiscopal, saccagé en 1831. On peut y voir une petite porte rouge entourée de sculptures délicates (c’était celle qui reliait le cloître et le chœur de la cathédrale) et, au centre du jardin, la fontaine Notre-Dame : conçue dans le style gothique des xiiie et xive siècles, elle date toutefois des travaux de restauration exécutés au xixe siècle.

3.2. L’intérieur

La reine Marie-Antoinette se rendant à Notre-Dame

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La cathédrale comporte des doubles bas-côtés, des tribunes, des voûtes sexpartites et des fenêtres hautes qui furent agrandies au cours du xiiie siècle. L’intérieur se compose, d’une part, d’une nef très large, accompagnée de collatéraux et de trente-sept chapelles latérales, d’autre part du chœur, séparé par une large galerie des chapelles de l’abside. Le chœur est en grande partie fermé par une clôture, dont la face extérieure offre toute une série de bas-reliefs polychrome en pierre, réalisés par Jean Ravy et Jean le Bouteiller (1351). Cette clôture faisait suite au jubé, aujourd’hui disparu, et se continuait sur la partie tournante du chœur.

Il subsiste, en plus de ces parois latérales de la clôture du chœur, des stalles et des grilles datant du xviie siècle, les statues du vœu de Louis XIII dans l’abside et des tombeaux (monument du comte d’Harcourt par Jean-Baptiste Pigalle) On a replacé dans les chapelles une partie des « mays » de Notre-Dame : ces grandes peintures furent commandées chaque année entre 1630 et 1707 (à l’exception des années 1683 et 1684) par la corporation des orfèvres pour être offertes, dans les premiers jours de mai, à la cathédrale de Paris.

3.3. Trésor et cloches

Gustave Doré, illustration pour Gargantua

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Le trésor de la cathédrale renferme aujourd’hui une relique de première importance pour les chrétiens : il s’agit de la supposée Couronne d’épine achetée par Saint Louis à l’empereur Constantin et pour laquelle le roi de France ordonna la construction d’un monument reliquaire aussi travaillé qu’une châsse : la Sainte Chapelle.

La sonnerie de Notre-Dame de Paris est renouvelée en février-mars 2013, pour l’anniversaire des 850 ans de la cathédrale : huit nouvelles cloches sont installées dans la tour Nord, un nouveau bourdon (nommé Marie) dans la tour sud, aux côtés du bourdon Emmanuel, qui date du xviie siècle.

3.4. L’incendie de 2019

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Le 15 avril 2019, alors que de grands travaux de rénovation ont débuté, un immense incendie ravage l’édifice détruisant la flèche, la charpente et toute la toiture. La cathédrale est sauvée des flammes mais les dégâts sont considérables.

  1. Le cadre d’un chef-d’œuvre

Maximilien Luce, le Quai Saint-Michel et Notre-Dame en 1901

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Le roman de Victor Hugo, Notre-Dame-de Paris, publié en 1831, est un hymne à la gloire de la cathédrale parisienne. En plus d’avoir inspiré l’œuvre, elle en est perçue comme le véritable centre. Les aventures mélodramatiques d’Esméralda, de Quasimodo et de Claude Frollo ont pour cadre le Paris du xve siècle. Victor Hugo offre avec ce grand roman historique une reconstitution vivante, au centre de laquelle trône la cathédrale et qui exalte les beautés de l’art gothique.

 

https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/cath%C3%A9drale_Notre-Dame/135610

EGLISE - CHAPELLE, EGLISE MARONITE, EGLISES D'ORIENT, RELIGION, RELIGIONS, RELIGON

L’Eglise maronite

Église maronite

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L’Église antiochienne syriaque maronite, plus connue sous le nom d’Église maronite, est une des Eglises catholiques orientales.. Le chef de l’Église porte le titre de patriarche d’Antioche des Maronites (en latin Patriarcha Antiochenus Maronitarum). Il existe une forme longue, mais non officielle : Patriarche des Maronites, d’Antioche et de tout l’Orient (en latin : Patriarcha Maronitarum Antiochiae et totius Orientis). Il a sa résidence à Bkerké, au Liban.

Le 15 mars 2011, Bechara-Boutros Rahi a été élu nouveau patriarche maronite du Liban, en remplacement du cardinal Nasrallah-Boutros Sfeir, 91 ans, qui avait annoncé en janvier sa démission après avoir dirigé l’Église pendant 25 ans. Monseigneur Rahi est le 77e patriarche depuis l’arrivée des premiers disciples de saint Maron au Liban en provenance de Syrie.

Le titre « Mar » veut dire « seigneur » en araméen. Dans la tradition maronite, ce titre est également donné aux saints. Les patriarches maronites portent toujours le nom « Boutros » en second prénom, en référence à Pierre, fondateur de l’Église d’Antioche.

Le titre de Patriarche d’Antioche est actuellement porté également par quatre autres chefs d’Église, chacun pour l’Église dont il est le chef : par exemple, « Patriarche d’Antioche des Maronites », « Patriarche d’Antioche des Melkites », « Patriarche d’Antioche des Syriens », etc.

Données historiques

Aux alentours de l’an 400, vécut dans les montagnes de Syrie un ermite du nom de Maron. On sait très peu de chose de ce solitaire, dont les disciples formèrent le noyau initial de l’Église maronite. Près du lieu de sa mort, s’édifia un grand monastère qui devint rapidement un centre spirituel pour les chrétiens locaux.

L’Église maronite accepta le concile de Chalcédoine et fut même persécutée pour cela au VIè siècle. Elle n’est donc pas une Église monophysite.  Elle relève de la tradition antiochienne d’expression syriaque.

Au VIIè siècle, la conquête musulmane contraignit les patriarches chalcédoniens d’Antioche à l’exil. De 702 à 742, il n’y eut plus de patriarche du tout. C’est au cours de cette période troublée que l’Église maronite se constitua en patriarcat. Le premier patriarche aurait été Saint Jean Maron, mort en 707.

Chassés de Syrie par les persécutions au IXè siècle, les maronites s’installèrent principalement au Liban  où ils vécurent en Église autonome.

Après le Grand Schisme de 1054, l’Église maronite est la seule de toutes les Églises orientales à s’être unie entièrement à Rome. : en 1182 , au temps des croisades, le patriarche d’Antioche et quelque quarante mille membres de la communauté ont accepté de rejeter le monothélisme et de reconnaitre la primauté du pape. L’Église est, au moins depuis lors, complètement catholique (il n’existe pas d’Église maronite orthodoxe).

Les liens entre l’église maronite et les croisés d’Occident sont anciens, et certains mythes ont été forgés pour le souligner. Ainsi en va-t-il de la lettre de protection de Louis IX donnée aux Maronites8, à Saint-Jean-d’Acre, le 24 mai 1250, qui, malgré son caractère apocryphe,   continue d’être régulièrement citée aujourd’hui encore.

Ces relations se relâchèrent sous la domination des Mamelouks (1291-1516) mais reprirent et se renforcèrent sous le régime Ottoman. Le Collège maronite de Rome, fondé en 1584, aida à la formation des évêques et de la hiérarchie. Il forma également des savants orientalistes.

La vallée de Kadisha ou vallée sainte, à l’est de Tripoli (Liban), a été jusqu’au XIIIè siècle  un lieu de prédilection pour le monachisme maronite. À ce dernier a appartenu le moine Charble Makhlouf,   ermite, canonisé en 1977.

Aux XVIè et XVIIè siècles siècles, de nombreux éléments du rite latin furent introduits dans le rite maronite. Celui-ci garda son originalité et, depuis 1942, revient aux anciennes traditions.

Aujourd’hui l’Église maronite compte 23 diocèses et deux vicariats   au Liban, en Syrie mais aussi dans le monde entier comme en Argentine ou en Australie. Le nombre de maronites est estimé à un peu plus de 3 millions.

 

Quelques caractéristiques du rite maronite

Le rite maronite est pratiqué en langue syriaque et en arabe, nettement majoritaire. En général, seule la consécration est encore en syriaque. La principale prière eucharistique est celle dite de saint Jacques. Il en existe une trentaine d’autres, dont 13 seulement sont utilisées. Signalons l’anaphore de saint Pierre dite Charar (son premier mot).

Les charges de chorévêque, d’archiprêtre et de bardoût (visiteur) sont liées à celles de l’évêque. Elles donnent le droit de porter la crosse.

L’Église maronite a adopté le calendrier grégorien dès 1606.

Tous les patriarches s’appellent Boutros (Pierre), en souvenir du ministère de l’apôtre à Antioche.

L’Église maronite en Terre Sainte

Actuellement, il n’y a pas de documents prouvant une existence quelque peu stable des maronites en Terre Sainte avant la période des croisades. De même, le nombre de maronites ayant pris part à la reconquête de Jérusalem par les Croisés est incertain mais certains historiens avancent le chiffre de dix mille. Des milliers de maronites s’engagèrent dans l’Ordre des Chebaliers de Saint-Jean à Jérusalem, Acre, Chypre. Vers 1320, l’historien arménien Héthoum   notait qu’à Jérusalem les maronites formaient une des plus importantes communautés chrétiennes.

À partir du XIVè siècle, l’histoire des maronites est liée à la présence des franciscains de Terre sainte. Ils furent en quelque sorte assimilés aux Francs, célébrant dans leurs églises, sur leurs autels et avec leurs vêtements liturgiques. Aux grandes fêtes de Noël et de Pâques, de nombreux maronites affluaient à  Jérusalem et étaient accueillis par les frères mineurs.  Des maronites servaient d’interprètes, habitaient avec les franciscains au Monastère du Mont-Sion, d’autres prenaient régulièrement une part active à toutes les célébrations dans les différents sanctuaires. Outre les droits et les privilèges dont jouissaient les fidèles maronites notamment au Mont Sion, ils possédaient l’église Saint-Georges-el-Khader.

Une propriété acquise en 1548 près de l’église St George fut agrandie en 1598 et l’on parla du quartier des maronites. Les relations avec les franciscains s’assombrirent dans la seconde moitié du xviie siècle, dues à des campagnes de latinisation de la part de certains responsables de la Custodie.

En mars 1700, une solution fut trouvée à la crise : le patriarche maronite envoya à Jérusalem deux prêtres au service de la communauté. Les franciscains s’engagèrent à respecter l’autonomie des maronites et leurs rituels propres. En 1771, une église maronite fut édifiée à Nazareth mais le nombre des maronites en Terre Sainte s’amenuisait, surtout du fait de leur passage au rite latin, un phénomène qui devait se prolonger jusqu’à aujourd’hui.

En 1895, Mgr Elias Hoyek qui allait devenir patriarche acheta à Jérusalem un ancien hôpital allemand avec son terrain. Un vicariat patriarcal fut créé à cette occasion en avril 1895. Le premier vicaire patriarcal fut Mgr Youssef Mouallem. Le vicaire patriarcal de Jérusalem a aussi juridiction sur les maronites de Jordanie.   En 1939, le patriarche démit de ses fonctions le vicaire patriarcal de Jérusalem. Le poste fut restauré en 1976. En 1996, le patriarche maronite décida de créer un diocèse qui couvre le territoire de l’État d’Israël et dont le siège est à Haïffa. C’est Mgr Paul-Nabil Sayah qui depuis 1996 est archevêque de Haïfa tout en étant vicaire patriarcal de Jérusalem. En dehors de Jérusalem et de Bethléem, il y a des maronites à Akko, Haïfa, Jaffa, Lod, Nazareth, Kfar Berim, Jish…

 

Relations avec les autres Églises

L’Église est membre du Conseil des Eglises du Moyen-Orient. Le patriarche Maronite est cardinal de l’Église Catholique.

 

Relations avec les autres Églises de tradition syriaque

Article Depuis 1994, l’Église maronite participe à une série de discussions œcuméniques avec les autres Églises de tradition syriaque, à l’initiative de la Fondation Pro Oriente, organisme dépendant du diocèse catholique de Vienne en Autriche.  Ces discussions rassemblent des représentants d’églises catholiques et séparées, de tradition syriaque occidentale (Eglise syriaque-orthodoxe, Eglise catholique syriaque, Eglise malankare-orthodoxe, , Église maronite) et de tradition syriaque orientale (Eglise apostolique-assyrienne de l’Orient, Ancienne Eglise de l’Orient, Eglise catholique chaldéenne, Eglise catholique syro-malabare).

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Bibliographie

Pierre Dib, Histoire des Maronites: L’église maronite du XVIe siècle à nos jours, Volume 3, Librairie Orientale, 2001.

Jad Hatem, Recherches sur les christologies maronites, Paris, Geuthner, 2002

  1. J. Mouawad, Les Maronites. Chrétiens du Liban, Brepols Publishers, Turnhout, 2009,

Jean-Pierre Valognes, Vie et mort des Chrétiens d’Orient, Fayard, Paris, 1994 

Siméon Vaihé, Origine religieuse des maronites  ‘’Echos d’Orient’’, 1900.