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Annonciation : Eglise du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

Retable du Parlement dans l’Eglise du Saint-Esprit 

L’Annonciation

 

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Au revers du retable du Parlement dans l’Eglise du Saint-Esprit(Aix-en-Provence).

 

 

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Le Retable du Parlement avec le panneau central repreésentant l’Assomption de la Vierge Marie.

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Retable du Parlement en l’église du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

Le retable du Parlement.

Anonyme. Vers 1520-1525.

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Le triptyque représentant des scènes de la vie de la Vierge (Assomption : volet gauche, Adoration des Bergers et Adoration des Mages ; volet droit, Ascension et Pentecôte ; aux revers des volets les figures de l’Annonciation) que l’on peut voir dans le transept gauche de cette église, se trouvait sur l’autel de la chapelle du Parlement de Provence (dans l’ancien Palais Comtal, démoli en 1786, à l’emplacement du palais de Justice actuel). D’où son nom de retable du Parlement.

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Aux Apôtres qui entourent le tombeau vide de la Vierge Marie et dont les têtes sont visblement des portraits, le peintre aurait prêté les traits des 12 membres du Parlement : le Président – à cette date GQervais de Beaumont (?), président de 1509 à 1529 – et 11 conseillers, plus, en 1522, un douzième conseiller – alors Jean Maynier, baron d’Oppède – dont le visage serait le cinquième à droite, visiblement rajouté sur la ligne des collines. Sous les traits de saint Pierre, le premier Président, près de lui à gauche du panneau, les quatre conseillers clercs, à droite, les sept laics. Certains parmi les plus âgés pourraient être les premiers officiers de cette creation récente  (1501 par Louis XII)

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Sur l’auteur de ces panneaux on discute encore. il est probable que deux ou même plusieurs peintres ont collaboré à l’ouvrage et qu’une circonstance imprévue (la peste de 1522) est responaible de l’inachèvement du volet droit. Nous renvoyons cette fois encore le curieux, pour le detail, aux textes, cites dans la bibliographie, de Jean Boyer (1971) et de Marie-Christine Léonelli (1988). Pour cette oeuvre marquée d’influences italiennes et nordiques l’attribution au peintre d’origines piémontaise, Manuele Lomellini (dit Manuel Genovese, “le Génois”) proposée par Jean Boyer en 1971 reste une hypothèse de travail intéressante. Comme plusieurs de ses compagnons depuis la fin du XVè siècle, Manuel Lomellin descendra s’intaller à Aix. Il y travaillera de 1509 à sa mort en 1537. L’hypothèse de Jean Boyer est d’autant plus intéressante que l’on connait les liens du Piémontais avec le sculpteur Jean Guimarand (v. 1480-1557), liens de famille (Manuel Lomellin épouse Isabelle Guimarand mais aussi liens de travail. L’encadrement du triptyque redécouvert sous le cadre de XVIIè siècle porte la marquee de Jean Guimarand qui sculpta les portes de la cathédrale d’Aix (1508). Les motifs en fries de leurs revers sont particulièrement comparables. Notons aussi que Fauris de Saint-Vincens (fin du XVIIIè) signale que Manuel Genovese aurait peint pour les Cordeliers une Assomption toute semblable.

Quels qu’en soient les auteurs – certains panneaux pourraient être l’oeuvre du Genevois Henri Guigues actif dans la region d’Avignon entre 1525 et 1532 (M.C. Leonelli) – l’oeuvre est de grande qualité. On admirer la vagueur plastique des forms et l’éclat des couleurs. Sur le panneau central, le realism des portraits et la vérité du paysage contraste de façon heureuse avec le foisonnement et la fantaisie des angelots musiciens qui encadrent l’image idéalisée, en mandorle, de Marie. Contraste aussi entre la richesse iconographique, la recherché dans la mise en scène, les attitudes, les constumes des panneaux du volet gauche (Adoration des Bergers et des Mages, en particulier et le dépouillement du décor et des personages de l’Ascension et de la Pentecôte, très probablement d’une main différente. On aimerait en tout cas connaître l’auteur des merveilleuses figues de l’Ange et de la Vierge de l’Annonciuation, peintes en grisaille au revers des volets. Leur elegance et leur style d’une impétueuse virtuosité dénotent une main formée à la manière italienne.

https://www.francebleu.fr/emissions/la-provence-insolite/provence/la-provence-insolite-le-retable-du-parlement-de-provence-aix

Extrait de Jean Boyer, L’Eglise du Saint Esprit. Aix-en-Provence. – Edisud, 1989.

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JEAN GUIRAMANT

 

La vie de Jean Guiramant, documentée à Toulon dès 1501, s’interrompt à Aix-en-Provence en 1557, à l’âge probable de 80 ans. Vraisemblablement formé dans l’atelier de son père, également fustier ou lignifabre (charpentier, menuisier), Jean Guiramand apparît en 1508 sur le chantier de la cathédrale d’Aix, pour laquelle il réalise, conjointement avec les frères Bolhit, menuisiers, les vantaux du portail occidental. Ce travail, qui constitue aujourd’hui la première oeuvre monumentale française de la Renaissance à Aix, est pour lui une consécration. Il se fixe désormais dans la capitale provençale et répond à de nombreuses commandes de retables en bois. Cette formidable réussite est couronnée en 1517 par la commande royale des portails en pierre de Calissane de la Chambre des comptes du Palais d’Aix, détruit, et de la grotte de la Sainte-Baume, activité lapidaire qui correspond à une nouvelle orientation de l’atelier. Expert en maçonnerie et en charpenterie, dessinateur de plans de fortifications, possèdant même peut être quelques rudiments de mise en peinture, Jean Guiramand est à l’image de ses contemporains un artisan polyvalent. La filiation incontestable de son oeuvre avec les réalisations provençales de Francesco Laurana pose naturellement le problème de la formation du jeune sculpteur et interroge plus largement la question, complexe, de la diffusion de la Renaissance, dont les sources apparaissent multiples dans le carrefour provençal. Les modes de propagation de la nouvelle esthétique, ainsi que les circuits ou les voies qu’elle emprunte, figurent au coeur de cette problématique.

 

Jean Guimarand et la renaissance en Provence : un atelier de sculpteur dans la première moitié du XVIe siècle / Christine Gallissot-Ortuno ; sous la direction de Yves Esquieu

Mémoire ou thèse (version d’origine)

date de publication 2001

http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/n/2000/Pages/PH-2000-50-199_01.aspx

http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/n/2000/Pages/PH-2000-50-199_01.aspx

Une œuvre de Jean Guiramand retrouvée au Musée Granet d’Aix-en-Provence : le portail de la chapelle Saint-Yves de Notre Dame de Consolation (1518-1542)

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Portrais de Parlementaires représentés dans le retable du Parlement

 

Gervais de Beaumont

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Portrait de Gervais de Beaumont
par le graveur Jacques Cundier.

 Gervais Beaumont, seigneur de Montdésir, né vers 1429 en Auvergne, est le fils de Gilles, écuyer de la ville de Vendôme Il est marié en premières noces avec Anne d’Orgenel puis avec Claire de Glandevès. Il est pourvu le 24 septembre 1508 et reçu le 30 janvier 1509, Premier président au parlement de Provence.

Il est mort en sa campagne de Fonscolombe, dans la paroisse du Puy-Sainte-Réparade, le 30 janvier 1529, âgé de cent ans et est enseveli à Aix-en-Provence, dans la chapelle des Âmes du purgatoire de la paroisse Sainte-Madeleine.

 

Jean Maynier baron d’Oppède

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Jean Maynier d’Oppède,
gravure réalisée en 1724 par Cundier.

Jean Maynier, baron d’Oppède, né le 10 septembre 1495 à Aix-en-Provence, mort le 29 juillet 1558 au même endroit, est un magistrat français, premier président du Parlement d’Aix, qui a dirigé l’expédition de 1545 au cours de laquelle furent massacrés près de 3 000 vaudois du Luberon.

Biographie

Il est le fils d’Accurse Maynier (un magistrat originaire d’Avignon, à qui le pape a inféodé la baronnie d’Oppède après qu’il fut ambassadeur de France à Venise, en 1501, président du Parlement de Provence en 1507). Son fils devient conseiller au Parlement d’Aix en 1522, puis premier président le 20 décembre 1543 et lieutenant général de Provence le 26 février 1544..

En 1535, François Ier prend un édit contre les Vaudois, à partir d’une fausse accusation disant que les Vaudois allaient marcher sur Marseille [voir Livre des Martyrs de Jean Crespin 8e Edition, Livre III « Merindol et Cabriere »]. En 1545, le roi envoie de nouvelles lettres patentes exécutoires de l’édit de Mérindol pour purger la Provence de l’hérésie. Maynier fait appel au capitaine Paulin, met à ses services ses 2 000 hommes. Le comte de Grignan étant absent, il prend la tête de la troupe et envahit le territoire des Vaudois. Ces derniers s’étant retirés de Mérindol en laissant femmes, enfants, vieillards et malades derrière eux, Maynier les fait passer par les armes, puis le village est pillé et brûlé.

Par la suite, renforcée par une troupe envoyée par le vice-légat d’Avignon, l’armée s’empare de Cabrières, où se sont retranchés des Vaudois, après deux jours de siège; une trentaine sont mis à mort. Avant de se retirer vers Cavaillon, il fait mettre à part les femmes et les enfants disposés à se convertir, il fait massacrer tous les habitants entassés dans le château (pour les hommes) et l’église (pour les femmes), au mépris de la capitulation. Les rares survivants rejoignent Genève et les cantons suisses protestants.

En récompense de ses actes, le pape Paul III adresse un bref flatteur à Maynier, fait chevalier de l’Éperon et comte palatin. Toutefois, une plainte de Françoise de Bouliers, dame de Cental, est renvoyée par le roi devant les juges aux parties. Puis, l’affaire traînant pendant quatre ans, elle est renvoyée par lettres patentes du 17 mars 1551 devant la grande chambre du Parlement de Paris. Absous, Maynier est réintégré dans ses fonctions, ainsi que ses coaccusés, à l’exception de l’avocat-général Guérin, convaincu de faux et décapité en place de Grève

Il est l’auteur d’une traduction en vers de six Triomphes de Pétrarque, parue à Paris en 1538.

Bibliographie

Ferdinand Hoefer (dir.), Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, Paris, Firmin Didot frères, 1862, tome 38, p. 712-714.

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ANTOINE EMERY (1810-1883), CHARLES-BIENVENU DE MIOLLIS (1759-1843), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, ESPRIT TOTIER (149?-1563?), FAMILLE PAZERY-THORAME, JOACHIM-JEAN-XAVIER D'ISOARD (1766-1839), JOSEPH-BAMTHAZAR DE CABANES DE VIENS (1646-1697), JOSEPH-FRANÇOIS CADENET DE CHARLEVAL (1710-1759), LOUIS-NICOLAS DE FELIX D'OLLIERES, COMTE DU MUY (1711-1775), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), PIERRE-FRANÇOIS DE RBOUL DE LAMBERT (1704-1791), SEXTUS-ALEXANDRE-FRANÇOIS DE MIOLLIS (1759-1828)

Personnalités célèbres de la Paroisse du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

Personnalités liés à l’histoire de la Paroisse du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

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Esprit Rottier

Esprit Rottier (14..? – 1563 ?) est un dominicain né sur cette paroisse. Il fut un exellent linguite qui publia de son vivant de nombreux ouvrages.

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Mitre Gastinel

Mitre Gastinel(li) , né en Provence et mort vers novembre 1440, est un prélat français du xve siècle. On ne sait pas beaucoup de son épiscopat comme évêque de Sisteron.

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Jean-Baptiste de Vaccon

Jean-Baptiste-Antoine de Vaccon (né à Aix-en-Provence le 24 décembre 1689, mort à Apt le 11 décembre 1751), ecclésiastique, fut évêque d’Apt de 1723 à 1751.

Biographie

Jean-Baptiste-Antoine de Vaccon est le fils d’Antoine de Vaccon, conseiller à la Cour des Comptes et de Catherine de Foresta de Coulongue, il est de ce fait le neveu de son prédécesseur Joseph-Ignace de Foresta. Prêtre dans le diocèse d’Aix-en-Provence, il devient le vicaire général de son oncle qui résigne le siège épiscopal en sa faveur. Il est nommé évêque d’Apt en 1723 et consacré en octobre 1724 par l’évêque de Vence.

Il participe au « Concile d’Embrun » en 1727, soutient l’immunité ecclésiastique et fait effectuer une mission dans son diocèse par le père Brydaine en 1741. En 1738 il y établit les frères des écoles chrétiennes. Il supprime l’abbaye Sainte-Catherine, attribue ses bâtiments à l’Hôtel-Dieu et répartit ses biens entre les Ursulines et les Visitandines. Il meurt à Apt le 7 décembre 1751.

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Jean Balthazar de Cabanes de Viens

Jean-Balthazar de Cabanes de Viens (né vers 1646 à Aix-en-Provence, mort à Tournai le 9 mai 1697) est un ecclésiastique français qui fut vicaire général de l’évêque de Riez, évêque désigné de Grasse et finalement évêque de Vence de 1686 à sa mort en 1697.

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Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert (né à Aix-en-Provence le 9 février 1704 et mort à Saint-Paul-Trois-Châteaux le 13 mars 1791) est un ecclésiastique qui fut le dernier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux de 1743 à 1791.

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Louis Nicolas Victor de Félix d’Ollières

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Louis Nicolas Victor de Félix d’Ollières, comte du Muy, comte de Grignan, né à Aix-en-Provence le 23 septembre 1711 et mort à Versailles le 10 octobre 1775, est un militaire et homme d’État français.

Biographie

Issu d’une famille originaire de Provence, établie au château de la Reynarde près de Marseille, il est le second fils de Jean-Baptiste Félix, marquis du Muy, et le frère cadet de Joseph-Gabriel-Tancrède Félix, lieutenant général ; la mort du père, en 1759, donne lieu à un procès entre les deux frères ; Louis Nicolas Victor, alors chevalier de Malteest appelé le chevalier du Muy.

Pendant la guerre de Sept Ans, en Allemagne, il fait la connaissance de Marie Antoinette von Blanckart , chanoinesse de Neuss, qu’il épousera en 1774. Il commande l’armée française en Westphalie   mais subit une sévère défaite à la bataille de Warburg le 31 juillet 1760. Il est nommé membre de l’Ordre du Saint-Esprit en 1764.

Ancien menin du dauphin Louis et membre du parti dévot, il lui était resté si attaché qu’il demanda à être enterré à ses pieds en la cathédrale Saint-Étienne de Sens. Ce trait était bien fait pour plaire à Louis XVI ; aussi Maurepas le fait-il nommer secrétaire d’État à la Guerre le 5 juin 1774. Il est élevé à la dignité de maréchal de France le 24 mars 1775 mais meurt peu de temps après des suites d’une opération de la pierre.

Son oraison funèbre est prononcée dans l’église de l’Hôtel royal des Invalides, le 24 avril 1776, par Jean-Baptiste-Charles-Marie de Beauvais, évêque de Senez .

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Joachim-Jean-Xavier d’Isoard

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Joachim-Jean-Xavier d’Isoard, né le 23 octobre 1766 à Aix-en-Provence, et mort le 7 octobre 1839 à Paris, est un cardinal français de l’Église catholique romaine.

Biographie

D’Isoard étudie au séminaire d’Aix et se refuge pendant la Révolution française à Vérone. Il retourne à Aix-en-Provence après la chute de Robespierre. En 1803 il est nommé auditeur à la Rote romaine pour la France et y est élu doyen. Il est chargé d’affaires pour la France auprès du Saint-Siège, après le retour de Napoléon en 1815. Il est nommé baron par le roi Louis XVIII en 1823.

Le pape Léon XII le créé cardinal lors du consistoire du 25 juin 1827. Il est élu archevêque d’Auch en 1828. D’Isoard participe au conclave de 1829, lors duquel Pie VIII est élu pape et à celui de 1830-1831 qui voit l’élection de Grégoire XVI. Le roi Charles X le nomme duc en 1829 (il sera l’unique duc d’Isoard). Le roi Louis-Philippe le désigne en 1839 comme archevêque de Lyon, mais il meurt avant sa nomination.

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Bienvenu de Miollis

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François Melchior Charles Bienvenu de Miollis, né le 19 juin 1753 à Aix-en-Provence et mort le 27 juin 1843 à Digne, est un homme d’Église français, évêque de Digne de 1805 à 1838. Il est le frère du général Sextius Alexandre François de Miollis.

Biographie

D’une famille anoblie en 1770, il est le fils de Joseph-Laurent de Miollis, (17151792), lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée d’Aix, conseiller au Parlement de Provence et de Marie Thérèse Delphine Boyer de Fonscolombe. Plusieurs de ses frères se distinguent : Balthazar, est général, Bienvenugénéral de la Révolution, et Honoré-Gabriel, qui est docteur en droit en 1781, avocat, puis préfet du Finistère de 1805 à 1815, est créé baron de Miollis en 1830

Ordonné prêtre le 20 septembre 1777 à Carpentras, il s’occupe de l’enseignement du catéchisme en zone rurale. En 1791, il refuse de prêter le serment constitutionnel au nouveau statut de l’Église imposé pendant la Révolution et émigre à Rome, où il reste dix ans.

Rentré à Aix en 1801, il est nommé vicaire de Brignoles en 1804.

Il est nommé évêque de Digne en 1805 et le reste jusqu’à sa démission en 1838, du fait de son grand âge et de son état de santé. Il devient alors évêque émérite jusqu’à son décès.

Il assiste au concile de Paris de 1811, durant lequel il résiste avec une grande fermeté aux prétentions de Napoléon.

Il inspire le personnage de Mgr Myriel dans Les Misérables de Victor Hugo

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Sextius Alexandre François de Miollis

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Sextius Alexandre François, comte de Miollis, né le 18 septembre 1759 à Aix-en-Provence et mort dans la même ville le 18 juin 1828, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie

Né en 1759 à Aix-en-Provence, il entre en 1772 comme cadet dans le régiment de Soissonnais-Infanterie, fait comme sous-lieutenant les dernières campagnes de la guerre d’indépendance des États-Unis sous Rochambeau, est blessé au siège de Yorktown et revient capitaine.

Chef du 1er bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône, il donne en 1792 de nombreuses preuves de bravoure et est promu général de brigade le 25 février 1794. Employé en Italie en 1796 et 1797, il commande une brigade de la 4e division de l’armée d’Italie sous Sérurier. Il se fait remarquer au combat de Saint-Georges pendant le siège de Mantoue, et est nommé gouverneur de la ville le 4 février 17971 après la reddition de la garnison autrichienne.

En 1799 il participe à la campagne de Toscane. Lors de la seconde campagne d’Italie, le général Miollis combat à Vérone sous Moreau3. Il est fait général de division le 19 octobre 17994. Après les défaites de la fin de l’année 1799, l’armée d’Italie est réorganisée par son nouveau commandant-en-chef André Masséna. Le général Miollis commande une division de la droite française sous les ordre du général Soult, aux côtés des généraux Gazan et Marbot. Sa division est composée de la 5e demi-brigade d’infanterie légère et des 24e, 74e et 106e demi-brigade d’infanterie de ligne soit environ 4 200 hommes. Enfermée dans Gênes avec l’armée d’Italie, la division Miollis participe à plusieurs combats de la défense de la place. Lors de la capitulation de la place le 4 juin, le général Masséna confie à Miollis la charge de rester avec les malades et les blessés, dont la convention prévoit le rapatriement lorsque leur état le permettra7.

Après l’armistice conclu en janvier 1801 entre les Français et les Autrichiens, l’armée d’Italie se retourne contre l’armée du royaume de Naples. Miollis seconde Murat qui s’installe à Florence et contraint les Napolitains, avancés en Toscane, à retraiter.

Resté républicain, il est mis en disponibilité en 1802 après s’être opposé au Consulat à vie. Gouverneur de Belle-Île-en-Mer en 1803, puis de Mantoue à partir du 28 août 18051, il fait ériger dans cette ville un monument à Virgile, et profite d’un court séjour qu’il fait à Ferrare pour faire transférer avec pompe les cendres de  l’Arioste à l’Université de cette ville, où elles reçurent de grands hommages. Il fait restaurer les arènes de Vérone. Nommé en octobre 1805 commandant des troupes françaises en Italie, il occupe Venise en décembre, sous les ordres d’Eugène de Beauharnais. Le 29 août 1807, pour faire appliquer le blocus continental, le général Miollis fait saisir les denrées anglaises entreposées dans le port de Livourne.

Le 2 février 1808 le général Miollis exécute à la tête de sa division l’ordre reçu le 21 janvier et s’empare de Rome et des États pontificaux. Devenu commandant de la division française à Rome, puis lieutenant du gouverneur-général, il exerce l’occupation avec le plus d’égard possible pour le pape Pie VII. Il rencontre régulièrement Lucien Bonaparte en exil à Rome, qu’il connait depuis longtemps. Le 16 septembre 1808, il est fait comte de l’Empire. Le 16 mai 1809 par décret impérial, Rome est annexée à l’Empire français.  Le général Miollis fait hisser le drapeau français sur le château Saint-Ange le 10 juin, tandis que le Pape excommunie Napoléon Ier. C’est sous son autoritéque le général Radet, commandant la gendarmerie impériale, procède à l’arrestation du Souverain Pontife dans la nuit du 5 au 6 juillet 1809.

Le général Miollis conserve le gouvernement des États romains jusqu’en 1814. Lorsque Joachim Murat, roi de Naples, renverse l’alliance française et signe le 8 janvier 1814 une convention avec les Autrichiens, son armée marche sur Rome. La cité éternelle est atteinte le 19 janvier et Miollis ne peut que se retrancher avec sa garnison au château Saint-Ange. Après plusieurs semaines de siège, une convention est signée qui permet à la garnison française de regagner la France ; elle quitte Rome le 10 mars 1814.

Le général Miollis est fait chevalier de Saint-Louis le 10 août 1814. En janvier 1815, Louis XVIII lui confie les départements des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse sous les ordres du maréchal Masséna. Lorsque ce dernier apprend le 3 mars 1815 la nouvelle du débarquement de Napoléon à Golfe-Juan, il envoie le général Miollis à la tête du 83e régiment d’infanterie de ligne et de six compagnies du 58e régiment d’infanterie de ligne pour barrer à Sisteron la marche de l’Empereur. Bien que partie dès le milieu de la nuit du 3 au 4 mars, le détachement arrive à Sisteron bien après le départ des bonapartistes. Miollis et ses troupes continue jusqu’à Gap, atteinte le 8 mars, dans l’espoir de couper la retraite de Napoléon qu’on pense arrêté devant Grenoble. Il y retrouve le général Mouton-Duvernet et s’y rallie à l’Empire.

Napoléon Ier l’appelle pendant les Cent-Jours au commandement de Metz, où il reste jusqu’au mois d’août 1815, époque où il est mis à la retraite.

Le général Miollis meurt à Aix-en-Provence le 18 juin 1828, âgé de 69 ans, en se frappant la tête sur le coin d’une table en tombant

Il repose au cimetière Saint-Pierre d’Aix-en-Provence.

 Famille

D’une famille anoblie en 1770, il est le fils de Joseph-Laurent de Miollis, (1715-1792), lieutenant-général civil et criminel en la sénéchaussée d’Aix, conseiller au Parlement de Provence, et de Marie-Thérèse-Delphine Boyer de Fonscolombe. Plusieurs de ses frères se distinguent : Balthazar, est général, Bienvenu, évêque de Digne de 1805 à 1838 et Honoré-Gabriel, qui est docteur en droit en 1781, avocat, puis préfet du Finistère de 1805 à 1815, est créé baron de Miollis en 1830.

Sextius Miollis épouse en 1798, à Nice, Rosalie Boutté.

La famille de Miollis est une famille de la noblesse française subsistante.

Récompenses et hommages

Le nom du général Miollis est gravé sur l’arc de triomphe de l’Étoile, côté Sud et une rue de Paris porte son nom.

Le 16 septembre 1808, le général Miollis est fait comte de l’Empire

Le général Miollis est fait commandeur de l’ordre de la Légion d’honneur le 15 mai 1804, puis grand-officier le 14 septembre 1808. Sa carrière se déroulant essentiellement en Italie, il reçoit aussi plusieurs décorations italiennes ; chevalier puis commandeur de l’ordre de la Couronne de fer en juin 1807, il est également reçu comme commandeur de l’ordre royal des Deux-Siciles le 25 novembre 1808. À la Restauration, il est fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis, le 13 août 1814.

Une place d’Aix en Provence, sa ville natale, porte son nom (Place Miollis). À Metz, une rue porte son nom. À Paris une rue porte son nom.

 Sources

« Sextius Alexandre François de Miollis », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 

« Miollis (Sextius-Alexandre-François, comte) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du xixe siècle, 1863-1890, 15 vol. 

Comtesse d’Estienne d’Orves, Mgr de Miollis et sa famille (1753-1843), Paris, mars 1907, ed. P. Lethielleux

Marie-Antoinette de Miollis, Un compagnon de La Fayette: le général de Miollis, 1960

Michel Lacour-Gayet, Joachim et Caroline Murat, Perrin, septembre 1996

Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Fayard, octobre 1999 

Jean Tulard, Napoléon, Fayard, 1999 

Jean Tulard, Murat, Fayard, 1999 

Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur, octobre 2000 

Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d’Empire, Tallandier, avril 2001

Antonello Pietromarchi, Lucien Bonaparte : le frère insoumis, Perrin, 2004 

Frédéric Hulot, Le Maréchal Masséna, Pygmalion, janvier 2005 

Emmanuel de Waresquiel, Cent Jours : la tentation de l’impossible mars-juillet 1815, Fayard, 2009 

Pierre Branda, Napoléon et ses hommes : La Maison de l’Empereur 1804-1815, Fayard, 2013 

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Jean-Balthazar de Cabanes de Viens

Jean-Balthazar de Cabanes de Viens (né vers 1646 à Aix-en-Provence, mort à Tournai le 9 mai 1697) est un ecclésiastique français qui fut vicaire général de l’évêque de Riez, évêque désigné de Grasse et finalement évêque de Vence de 1686 à sa mort.

Biographie

Jean-Balthazar de Cabannes est issu d’une « famille de robe » provençale. Il est le fils de Balthazar baron de Viens, président de la Cour des Comptes d’Aix-en-Provence, et de Madeleine de Valavoire, sœur de l’évêque de Riez Nicolas de Valavoire. Il devient le vicaire général de son oncle maternel et assiste à l’Assemblée du clergé gallican de 1682. Il décline la succession de son oncle mort le 28 avril comme évêque de Riez et sa désignation comme évêque de Grasse en 1685 lorsque François Verjus est destiné au siège de Glandèves. Il est finalement investi de l’évêché de Vence pour lequel il est désigné le 26 avril 1686. Il dirige le diocèse comme vicaire capitulaire avant d’être consacré le 29 novembre 1693 dans l’église du séminaire des Missions étrangères de Paris par Charles Le Goux de la Berchère l’archevêque d’Albi. Il meurt dès le 9 mai 1697.

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Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert (né à Aix-en-Provence le 9 février 1704 et mort à Saint-Paul-Trois-Châteaux le 13 mars 1791) est un ecclésiastique qui fut le dernier évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux de 1743 à 1791.

Biographie

Pierre-François-Xavier de Reboul de Lambert est issu d’une famille de robe originaire d’Aix-en-Provence où il nait dans l’hôtel familial, au cœur du quartier Mazarin. Il est le fils d’Honoré de Reboul, seigneur de Lambert et conseiller au Parlement d’Aix et de Catherine du Puget Barbantane. Il se destine à l’Église et devient vicaire général et official de l’archidiocèse d’Aix-en-Provence.

Il est nommé évêque et comte de Saint-Paul-Trois-Château en 1743. Confirmé le 16 décembre et consacré en février 1744 par François Renaud de Villeneuve, évêque de Viviers, il gouverne son diocèse avec « beaucoup de piété pendant près d’un demi-siècle » au cours duquel il s’engage en faveur des jésuites en 1761 et participe à l’Assemblée du clergé de 1765.

L’évêché de Saint-Paul-Trois-Châteaux est supprimé par la Constitution civile du clergé, adoptée par l’Assemblée nationale constituante le 12 juillet 1790 et sanctionnée par le roi le 24 août. L’évêque proteste et demeure à son poste mais il meurt dans son diocèse à l’âge de 87 ans le 13 mars 1791 et il est inhumé dans le tombeau des évêques de sa cathédrale

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Joseph-François de Cadenet de Charleval

 

Joseph-François de Cadenet de Charleval (6 mars 1710, Aix-en-Provence – 22 janvier 1759, Agde), est un prélat français, évêque d’Agde.

Biographie

Fils de François de Cadenet de Charleval, président au Parlement de Provence, et neveu de Gaspard de Gueidan, il est reçu conseiller-clerc au Parlement de Provence le 28 mai 1734 en la charge d’Augustin son oncle. Passé à la vie religieuse il est nommé vicaire général de Mgr de Brancas, archevêque d’Aix, et abbé commendataire de l’abbaye Saint-Michel de Pessan dans le diocèse d’Auch en 1738. Réputé pour son « orthodoxie et ses vertus  » il est promu évêque d’Agde le 30 septembre 1740 et consacré à Aix-en-Provence par l’archevêque. Dans son diocèse il fait « prêcher des Missions » et implante les Frères des écoles chrétiennes afin d’extirper le jansénisme Il meurt à Agde le 22 janvier 1759 .

Sources

Théophile Berengier, Notice sur Mgr Joseph-François de Cadenet de Charleval, évêque et comte d’Agde (1710-1759), 1884

Honoré FisquetLa France pontificale, 1864

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Joseph Pisani de La Gaude

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Charles-François-Joseph Pisani de La Gaude, né à Aix-en-Provence (France) le 4 mars 17431 et décédé à Namur (Belgique) le 23 février 1826 est le dix-septième évêque du diocèse de Namur de 1804 à sa mort.

Biographie

Début de carrière

Issu d’une famille toscane dont les ancêtres s’étaient installés en Provence au xve siècle, Pisani de La Gaude est d’abord avocat à la Cour des Comptes du Parlement d’Aix – y suivant les traces de son père – avant d’embrasser la carrière ecclésiastique, sous l’influence de son oncle, Mgr de Reboul Lambert, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux (un diocèse de la Drôme fusionné avec celui de Valence en 1801). Il est ordonné prêtre en 1773 et, pendant quelque temps, bien que prêtre, poursuit son travail à la Cour des Comptes. Quelques années plus tard, son oncle le choisit comme vicaire général de son diocèse.

Évêque pré-revolutionnaire

En 1783, Pisani est nommé évêque de Vence (en Provence) et reçoit l’ordination épiscopale le 8 février 1784. Il est chassé de son siège en 1791 par les révolutionnaires. Il passe alors une dizaine d’années en exil à Nice et en Italie : Nice (1791-1792), Rome (1792-1794), Venise (1794-1797), Pesaro (1797-1798), à nouveau Venise (1798-1801) et Rome (1801-1802). Dans la réorganisation des diocèses qui suit le Concordat de 1801, le diocèse de Vence est supprimé et Pisani doit donner sa démission. Il rentre en France en 1802, et, en 1803, il se trouve à Paris à la recherche d’un nouveau siège épiscopal.

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Sarcophage de Joseph Pisani de la Gaude, dans la cathédrale de Namur

Évêque à Namur

À la suite de la démission de l’évêque de Namur Claude de Bexon en septembre 1803, le siège de la ville mosane est vacant. Le diocèse passe par une crise, un schisme local a éloigné de l’Église les « Stévenistes » (disciples de l’ancien vicaire général Corneille Stevens). Le pape Pie VII cherche un ancien évêque, homme d’expérience pour reprendre en mains le diocèse de Namur. Pisani de la Gaude est son choix. Nommé le 3 février 1804 par le Premier Consul Bonaparte, confirmé par le Pape le 28 mai 1804, Pisani prend possession de son diocèse le 15 août de la même année.

Comme évêque, il est très actif dans la reconstruction et réorganisation de la vie pastorale du diocèse. De nouvelles paroisses sont créées. Pour l’éducation, il fait appel à des congrégations religieuses. Il invite entre autres Julie Billiart à s’installer à Namur et donne en 1809 son approbation canonique à la nouvelle congrégation des Sœurs de Notre-Dame. Avec ses soutiens et encouragements, la congrégation se développe rapidement à partir de son « quartier général » namurois.

Durant sa période namuroise il soutient financièrement la rénovation de la Cathédrale Notre-Dame de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Après la bataille de Waterloo et la chute de Napoléon, Pisani obtient la réconciliation de Corneille Stevens, même si le mouvement d’opposition des Stévénistes continue en se transformant en Petite Église apostolique. Il est fait également baron de l’Empire.

Charles-François-Joseph de Pisani de La Gaude meurt à Namur le 23 février 1826.

Bibliographie

Il n’existe à ce jour aucune monographie sur Mgr de Pisani de la Gaude. Néanmoins plusieurs livres et articles de revue en ont parlé. Citons : Nicolas-Joseph Aigret, Histoire de l’église et du chapitre de Saint-Aubain, Namur, 1881, p. 533-543 ; Dictionnaire biographique namurois, notice Pisani de la Gaude, Namur, 1999, p. 198-199.

N.-J. Aigret, Histoire de l’église et du chapitre de Saint-Aubain à Namur, Namur, Imprimerie de Veuve F.-J. Douxfils, 1881, 663 p.  

  1. Meynen, « Armoiries des Évêques de Namur aux périodes française et hollandaise (1780-1831) »sur http://www.historic.be/ 2006 (consulté le 12 octobre 2010).

 

Chanoine Antoine Emery

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181Animateur de la première phalange félibréenne aixoise, prédicateur remarquable, il est cité par Frédéric Mistral dans ses Mémoires : “Au SaintEsprit, les dames se plaisaient à venir entendre les prônes provençaux de l’abbé Emery”. Antoine Emery, chanoine, curé de la paroisse du Saint-Esprit à Aix, fut le secrétaire du concours ouvert en 1872 et du jury présidé par le Capoulié Joseph Roumanille qui dut en 1873 choisir parmi la centaine de pièces envoyées, les vers qui orneraient le socle de la Croix de Provence érigée au sommet de Sainte-Victoire. Il fut également le maître d’œuvre de l’édition du livre de la Croix de Provence “Lou libre de la Crous de Prouvènço” qui réunit l’ensemble des inscriptions. Cet ouvrage de 160 pages publié en 1874 sur les presses de Remondet-Aubin sur le cours Mirabeau à Aix, fut composé par le félibre François Vidal. D’ailleurs le chanoine Emery lui dédicace, en provençal, un exemplaire : A Monsieur François Vidal, qui a travaillé avec tant d’affection et tant de goût pour imprimer notre galant livre

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Des martyres de la Révolution dans la famille Pazery-Thorame

Pour la sanctification, le sort tragique que connaîtront quelques années plus tard ses deux frères Joseph (1751-1792) et Jules (1763-1792), ainsi que leur oncle l’abbé Pierre de Pazéry Thorame (1735-1792), tous trois chanoines et grands vicaires des évéchés d’Arles, de Lisieux et de Toulon, sera consacré par Pie XI le 17 octobre 1926, par leur béatification : prêtres réfractaires, ils furent en effet du nombre des ecclésiastiques emprisonnés au couvent des Carmes à Paris, et sauvagement massacrés le 2 septembre 1792. « Les trois prêtres Thorame (…) tous les trois estimables par leurs talents, tous les trois charmants par la douceur de leur caractère, tous les trois édifiants par leur zèle et leur piété » (Abbé Barruel, Histoire du clergé de France pendant la Révolution française, 1793, repris dans Roux-Alphéran, Les rues d’Aix, 1848).

  1. Pierre (François) de PAZERY THORAME dit l’abbé de Pazery Thorame maître ès arts de l’Université de Paris le 14 septembre 1752, chanoine, primicier et sacristain de la cathédrale d’Arles, vicaire général de l’archevêque d’Arles, siège à l’Assemblée des Etats généraux en 1787, arrêté avec ses neveux à Paris, rue du Pot-de-Fer, peu de jours après le 10 août 1792, et enfermé avec eux dans l’église des Carmes, massacré le 2 septembre en ce lieu, âgé de 57 ans ; né à Aix le 16 mars 1735, ondoyé le même jour et baptisé le 9 avril en l’église de la Madeleine (parrain Pierre Jean de Boyer, conseiller du roi en ses conseils, procureur général au parlement, marraine Marie Elisabeth de Valière). Béatifié le 17 octobre 1926.
  2. Joseph (Thomas) de PAZERY THORAME prêtre, docteur en Sorbonne, chanoine puis sous-doyen du chapitre de la cathédrale de Blois, grand vicaire de Lisieux, né à Aix le 18 avril 1751 baptisé en l’église du Saint-Esprit, mort le 2 septembre 1792 à Paris, martyr de la Révolution. Béatifié le 17 octobre 1926.
  3. Jules (Honoré Cyprien) de PAZERY THORAME dit Thorame le jeune, étudiant à Paris, reçu maître ès arts le 17 février 1784, licencié en théologie en 1788, ordonné prêtre la même année, docteur en Sorbonne, chanoine de la cathédrale de Toulon, grand vicaire de l’archevêque de Toulon, il administre le diocèse durant l’exil de ce dernier ; né à Aix le 16 septembre 1763, baptisé le lendemain en l’église de la Madeleine (parrain Pierre Joseph François de Pazery de Thorame son frère, marraine Ursule Honorade Anne de Lyon Saint-Ferréol), arrêté avec son frère et son oncle, le 11 août 1792, à Paris, conduit devant le comité civil de la section du Luxembourg, enfermé aux Carmes, mort martyr de la Révolution le 2 septembre. Béatifié le 17 octobre 1926.

http://genobco.free.fr/provence/Pazery.htm

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Sources principales : Wikipédia et l’ouvrage de Marius Constanin : Les paroisses du diocèse d’Aix, Aix, A. Makaire Impr. de l’Archevêché, 1890.

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Tableau « La Pentecôte » de Jean Daret dans l’église du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

La Pentecôte

 

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Ce tableau de Jean Daret date de 1653

Aujourd’hui on ne peut admirer que la partie centrale : l’Annonciation et le Baptême du Christ ont disparu ainsi  que deux autres manifestations du Saint-Esprit qui l’encadraient. Seule subsiste la partie centrale. L’ensemble avait été commandé à Jean Daret par la confrérie du Saint-Esprit dont les noms sont inscrits sur le parapet au premier plan à gauche ainsi que la date d’achèvement du tableau : 1653.

Composition recueillie qui s’ouvre sur la figure lumineuse de Marie entourée des Apôtres ordonnés comme en une frise dont les horizontales équilibrent le jeu des verticales ascendantes qui accompagnent les regards levés vers l’apparition.

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Hommage à Jean Daret

 

 

 

 

 

 

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A l’intérieur de l’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence

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A l’intérieur de l’Eglise du Saint Esprit

Mobilier classé Monument Historique conservé dans l’édifice :

Tableau : La Pentecôte
Orgue de tribune : partie instrumentale de l’orgue
Orgue de tribune : buffet d’orgue
Orgue de tribune
Croix de procession et sa hampe
Ciboire
Tableau : Crucifixion
Tableau : Saint François
Encensoir
Tableau : Vision ou Mort de saint Jérôme
Calice
Paire de chandeliers
Ensemble de sept vases
Croix-reliquaire
Fonts baptismaux
Plat de quête
Tableau ex-voto

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Il est résolument moderne, les lignes sont épurées, les arcs sont en plein-cintres. Laurent Vallon joue énormément avec l’espace, créant de nombreuses illusions : les nefs latérales sont écrasées par la nef principale afin de donner une impression d’espace, et une corniche fait le tour de tout l’intérieur, constituant un liant unifiant les différents éléments de l’église en assurant une continuité.

Très riche, mais hétéroclite, la décoration de l’intérieur de l’église du Saint-Esprit s’est étoffée au cours des troubles révolutionnaires, ainsi qu’au fil de son histoire paroissiale, faites de nombreux dons de riches commerçants.

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La chaire

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La chaire du prédicateur mêle deux périodes différentes. A l’origine elle était totalement en bois, réalisée par le sculpteur Esprit Routier dont on a retrouvé la quittance datée de 1740. 23 ans plus tard, la cuve et la rampe de bois furent enlevés pour être remplacées par une cuve en marbre et un escalier en ferronnerie, offerts par un riche paroissien, M. Bonnaud. On peut retrouver cette inscription au sommet de la rampe: « Bonnaud, tailleur, a fait ce don, 1763 ». Au centre de la chaire est représentée une colombe, symbole du Saint Esprit. Si elle est aujourd’hui disparue, on distingue encore sa trace, entourée de deux palmiers, les arbres bibliques par excellence symbolisant l’arbre de Vie.

L’orgue du Couvent des Carmes

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Il date du XVIIe siècle alors que la construction de l’église a débuté en 1706 : il a été commandé par les grands Carmes d’Aix pour leur chapelle (dont on peut admirer les restes dans le passage Agard). Réalisé par le facteur d’orgue marseillais Charles Royer, le buffet a lui été effectué par le menuisier aixois Adolphe Dumas suivant les plans du sculpteur Jean-Claude Rambot (atlantes du Pavillon de Vendôme, fontaine des quatre dauphins, etc.).

La chapelle des Carmes fut détruite par la période révolutionnaire, et le Directoire du Département des Bouches du Rhône attribua l’orgue à l’église du Saint Esprit.

Orgue exceptionnel, autant du point de vue esthétique qu’auditif. Il est surtout extrêmement grand : on peut voir sur la façade 53 tuyaux, mais à l’intérieur du buffet d’orgue il y en a 1728, soit un total de 1 781 tuyaux mesurant entre quelques centimètres jusqu’à 5 mètres.

Le Chœur

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Le chœur de l’église concentre l’essentiel de la décoration. Mais de 1716, date de son inauguration jusqu’à aujourd’hui, elle a passablement changé. En effet il a soixante-dix ans environ pour mettre en place le maître-autel défintif.

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Chaire à prêcher

La chaire du prédicateur mêle deux périodes différentes. A l’origine elle était totalement en bois, réalisée par le sculpteur Esprit Routier dont on a retrouvé la quittance datée de 1740. 23 ans plus tard, la cuve et la rampe de bois furent enlevés pour être remplacées par une cuve en marbre et un escalier en ferronnerie, offerts par un riche paroissien, M. Bonnaud. On peut retrouver cette inscription au sommet de la rampe: « Bonnaud, tailleur, a fait ce don, 1763 ». Au centre de la chaire est représentée une colombe, symbole du Saint Esprit. Si elle est aujourd’hui disparue, on distingue encore sa trace, entourée de deux palmiers, les arbres bibliques par excellence symbolisant l’arbre de Vie.

 

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Orgue de la chapelle des Grands Carmes

aujourd’hui en l’Eglise du Saint Esprit

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Le décor disparu

« Dans l’église du Saint-Esprit, qui est la troisième paroisse de cette ville, ont au maître-autel trois beaux tableaux des trois descentes du Saint-Esprit : sur Marie, lorsque Gabriel lui eut annoncé l’Incarnation du Verbe ; sur le Sauveur qui est le Verbe fait chair, dans le Jourdain, lors de son baptême ; et dans le Cénacle de Sion sur les Apôtres, et ceux qui étaient assemblés le jour de la Pentecôte. Ces tableaux sont de l’illustre Monsieur Daret » (in Curiosités les plus remarquables de la ville d’Aix par l’historien Joseph de Haitze décrivant ainsi le rétable peint en 1653).

Tableaux que l’on pourrait imginer :

  • Le Baptême du Christ peint par Gilles Garcin (après 1696) et qui se trouve dans l’Eglise Saint-Jean-de-Malte
  • La Dernière Cène dans la Chapelle du Corpus Domini à la Cathédrale Saint-Sauveur

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Cathédrale Saint Sauveur

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Tableaux de l’Eglise du Saint Esprit

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Retable de l’Assomption de la Vierge Marie appelé Retable du Parlement.

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Cette oeuvre composé de cinq peintures composent un ensemble avec un panneau central et deux volets. Sa principale caractéristique est de représenter les visages des parlementaires du Parlement d’Aix créé en 1501 (d’où son nom). Cette oeuvre anonyme mais que certaines sources (dont Jean Boyer) attribue à Manuele Genovese (dit Lomellini) date des années 1520-1525.

 

Le retable de La Pentecôte de Jean Daret

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La Pentecôte de Jean Daret (seule la partie centrale a été conservée) provenant de l’ancienne chapelle des Carmes .

Ce tableau de Jean Daret date de 1653

Aujourd’hui on ne peut admirer que la partie centrale : l’Annonciation et le Baptême du Christ ont disparu ainsi  que deux autres manifestations du Saint-Esprit qui l’encadraient. Seule subsiste la partie centrale. L’ensemble avait été commandé à Jean Daret par la confrérie du Saint-Esprit dont les noms sont inscrits sur le parapet au premier plan à gauche ainsi que la date d’achèvement du tableau : 1653.

Composition recueillie qui s’ouvre sur la figure lumineuse de Marie entourée des Apôtres ordonnés comme en une frise dont les horizontales équilibrent le jeu des verticales ascendantes qui accompagnent les regards levés vers l’apparition.

 

Présentation de la Vierge au Temple par François Marot

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Présentation de la Vierge au Temple de François Marot

La présentation de la Vierge au Temple de François Marot (Paris 1667-1719) qui fut un disciple De La Fosse, admirateur de Rubens, contemporain de Jean Jouvenet.

Composition ample et légère à laquelle la grâce et la tendresse des figures confèrent un caractère de joie tendre et sereine. Cette toile proviendrait de Versailles. Louis XVIII en fit don à la ville d’Aix en 1831, sur le conseil du comte Auguste de Forbin, alors directeur général des Musées Royaux

 

Vierge intercédant pour les âmes du Purgatoire de Jean Daret

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Vierge intercédant pour les âmes du Purgatoire de Jean Daret 

La Vierge intercédant pour les Âmes du purgatoire auprès du Christ tenant la Croix rédemptrice où l’on reconnait la manière ferme et nette de Jean Daret pour modeler les volumes dans la lumière. Cette toile – dont le mauvais état occulte les qualités plastiques – pourrait provenir de l’église de  l’ancienne Madeleine (détruite en 1791 une peinture de Jean Daret portait le titre de Notre-Dame-du-Suffrage).

 

Tableaux de Jean-Baptiste Daniel

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Deux grandes toiles de Jean-Baptiste Daniel : Jésus et les Docteurs (1712) et le Repas chez Simon le Pharisien (début XVIIIè siècle) en très mauvais état.

Ce sont de grandes toiles brossées en manière de fresque (d’où leur mauvais état de conservation) par le peintre décorateur Jean-Baptiste Daniel au début du XVIIIè siècle. Elles faisaient parties à l’origine de deux ensembles de peintures narratives encadrées de stucs ou de boiseries sur les murs de deux chapelles aixoises. L’une, Le Repas chez Simon (ou la Madeleine au pied du Christ) s’insérait dans un cycle sur le thème de la Pénitence réalisé pour la Chapelle des Pénitents des Cames (rue Maréchal Joffre). L’autre Jésus et les Docteurs, dans une série de scènes de la vie de la Vierge Marie commandée par la Congrégation des Dames (dépendant des Jésuites), non loin de Pénitents des Carmes (rue du Petit-Saint-Esprit). Mais après la Révolution elles se sont retrouvées dans cette église.

 

Le Christ en Croix de Michel-François Dandré-Bardon

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Le Christ en Croix (1731) de Michel-François Dandré-Bardon (Aix 1700 – Paris 1789). Ce tableau de grandes dimensions décorait initialement la Cour des Comptes du Palais Comtal. En 1779 il est installé dans l’église des Grands Carmes puis au depôt des Andrettes. Il est finalement attribué à l’église du Saint Esprit le 18 Brumaire An XI (soit le 9 novembre 1802).

 

La mort de saint Joseph de Antoine-Gabriel Goyrand

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La Mort de Saint Joseph (1783). Toile de l’aixois Antoine-Gabriel Goyrand (1754-1826).

Cette toile de l’aixois Antoine-Gabriel Goyrand (1754-1826) fut vandalisée en 1977 et restaurée dans l’atelier des musées de Marseille. Après la restauration elle retrouva sa place dans la chapelle de Saint Joseph pour laquelle elle fut certainement peinte.

 

La vision de saint Jérôme par Alphonse Angelin

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La Vision de Saint Jérôme. Commande de l’Etat en 1842. Par Alphonse Angelin (Aix 1814 – après 1860). Cette oeuvre est aussi appelée Mort de Saint Jérôme.

Elle est l’œuvre d’Alphonse Angelin (Aix 1814 – ap. 1860) qui dut un élève de Paul Delaroche. Espace étrange, tension gestuelle exacerbée, vision fantastique du savant exégète de la Bible ou plutôt cauchemar de glace d’un romantisme refroidi. Les citations appliquées au Jugement dernier de Michel-Ange augmentent le malaise.

 

L’adoration des coeurs de Jésus et de Marie de Philippe Sauvan

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L’Adoration des Coeurs de Jésus et de Marie par les Anges. XVIIIè siècle par Philippe Sauvan (Arles, 1697 – Avignon, 1792).

De provenance inconnue, réplique de la main du peintre d’une gracieuse composition conservée dans la cathédrale d’Arles. L’image symbolique des deux Cœurs réunis hors de leur contexte corporel se répand au milieu du XVIIIè siècle. En 1765, l’institution de la fête du Sacré-Cœur  par le Pape Clément XIII, grâce à l’intervention de la reine Marie Leczinska, officialisera ce culte déjà ancien et fréquemment illustré.

 

Un tableau de mission

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Tableau de mission qui se trouve ajourd’hui dans les réserves à la tribune de l’orgue.

 

Statues de l’Eglise su Saint Esprit

Les quatre statues (le Christ Sauveur, sainte Marie-Madeleine, saint Jérôme, saint Jean Jean Baptiste) représentent les quatre paroisses de la ville d’Aix-en-Provence.

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Le Christ Sauveur 

 

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Marie Madeleine

 

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Saint Jean Baptiste

 

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Saint Jérôme

 

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Notre-Dame du Bon Secours

 

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Statue d’Isaïe

 

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Statue du Prophète Samuel

 

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Notre-Dame de Lourdes

 

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Saint Jean Paul II

 

Autres décors que l’on peut admirer dans l’Eglise du Saint-Esprit

 

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Croix de mission (date de 1750), commémoration d’une mission prêchée par l’abbé Jacques Bardaine. Cette croix se trouvait à l’origine à l’extérieur de la ville.

 

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Bénitier

A l’origine à côté des entrées latérales se trouvaient des bénétiers en marbre rouge ayant la forme d’une coquille. Ils furent réalisés en 1727 pour la somme de quarante livres par Thomas Veyrier, sculpteur de Trets, résidant à Marseille.

 

 

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Fonds Bâtismaux

 

Les lustres de l’église

 

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Les lustres

Aujourd’hui beaucoup d’églises ont perdu leurs lustres : ils ont été déposés ou vendus pour être remplacés par des projecteurs. L’église du Saint-Esprit a conservé ses sept lustres en cristal du XIXè siècle : deux dans le chœur et trois au-dessus de l’allée centrale. Ils sont allumés régulièrement pour les offices donnant ainsi un air de fête à l’Eglise.

 

Les ferronneries

IMG_20190728_172154 (2)Ferronneries : grille du maître autel

 

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Tribune : ferronerrie 

 

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Lutrin dans le choeur 

 

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Les autels 

 

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Le maître-autel

 

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Chapelle de Notre-Dame du Bon-Secours

 

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Autel de la chapelle de Saint Joseph

 

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Autel qui se trouve au dessous du tableau de la Pentecôte

 

IMG_20190811_161452 (2)Autel au dessous du Retable du Parlement

 

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Autel qui se situe sous la Croix de mission

 

Les vitraux

Les vitraux ont été commandés par l’abbé Emery dans la deuxième moité du XIXè siècle

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Vitrail de la Pentecôte dans le choeur

 

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Communion de la Vierge Marie

 

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Saint Antoine, ermite, rendant visite à l’ermite Saint Paul de Thèbes

 

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Vitrail représentant saint Jérôme

 

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Vitrail saint Maximin premier évêque d’Aix-en-Provence

 

 

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Vitrail dans l’église permettant à la lumière d’y pénétrer

 

Quelques vues de l’intérieur de l’église du Saint Esprit 

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Jérôme Champion de Cicé, archevêque d’Aix-en-Provence

Monseigneur Jérôme Champion de Cicé

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C’est lui qui consacre l’Eglise du Saint-Esprit en 1806

Jérôme Marie Champion de Cicé (né le 3 septembre 1775 à Rennes, mort le 19 août 1810 à Aix-en-Provence, est un home d’Eglise, un home politique français du XVIIIè siècle

Nommé Garde-des-sceaux par Louis XVI, il est l’auteur du projet de déclaration des droits en 24 articles qui a servi de base à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

 

Biographie

Né à Rennes le 3 septembre 1735, Jérôme Champion de Cicé fait ses études au Collège du Plessis, où il a pour condisciples Boisgelin de Cucé, Loménie de Brienne, Morellet et Turgot. En 1763, il est docteur en théologie à la Sorbonne. Il est le petit-neveu de Louis-Armand Champion de Cicé, missionnaire au Canada, en Chine puis au Siam dont il est le vicaire apostolique et évêque in partibus infidelium de Sabule de 1701 à 1727.

Dès 1760, il est nommé abbé commenditaire de l’abbaye de Chantemerle, qui lui procure un revenu annuel de 2 000 à 2 500 livres.   Ordonné prêtre en 1761, il devient vicaire-général à Auxerre, où son frère aîné Jean-Baptiste-Marie Champion de Cicé  vient d’être nommé évêque.

De 1765 à 1770, il est agent général  du clergé de France et conseiller d’État. En 1770, il se lie d’amitié avec Turgot et publie avec César-Guillaume de La Luzerne, son collègue à l’agence (depuis évêque de Langres), les Rapports de l’agence, contenant les principales affaires du clergé, qui se sont passées depuis l’année 1765 jusqu’en l’année 1770, où il relate son expérience d’agent du clergé.

Il est nommé évêque de Rodez en 1770. En 1771, il lance une grande enquête à travers son diocèse, par l’intermédiaire d’un questionnaire imprimé envoyé à tous les curés. La majeure partie des questions concerne l’état de la population, ses moyens de subsistance, l’économie, la santé… une seule le domaine spirituel. Il publie en 1776 le Procès verbal de l’Assemblée générale du clergé de France tenue à Paris en 1770, un fort volume de 868 pages. En 1779 est créée au sein de la généralité de Montauban, l’administration provinciale de Haute-Guyenne, regroupant le Quercy et le Rouergue, et c’est Mgr Champion de Cicé qui en est nommé président. À ce titre, il supervisera notamment la modernisation du cadastre, dans le but d’une réévaluation des impôts.

Nommé ensuite archevêque de Bordeaux en 1781, il contribua en 1786 à créer l’Institut national des jeunes sourds (INJS) de Bordeaux.

Le 14 février 1789, il publie un Mandement prescrivant des prières pour le succès des États généraux, qui déplaît fortement à la noblesse.

Élu — comme son frère aîné Jean-Baptiste-Marie, évêque d’Auxerre — député du clergé aux États généraux de 1789, il fut chargé de présenter les travaux du Comité sur la Constitution dont le texte de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Il faut tout de même préciser qu’il ne souhaitait pas une Déclaration, car il considérait que la société française n’était pas, contrairement à celle des États-Unis, composée d’individus égaux, lors de la séance du 1er août 1789 (source : Archives nationales).

Au lendemain de la nuit du 4 août, Jérôme Champion de Cicé fut nommé Garde des sceaux par Louis XVI. Trois jours à peine après sa nomination, le 7 août, il se rendit à l’Assemblée nationale avec sept autres ministres, envoyés par le roi « qui ne veut faire qu’un avec sa nation » pour demander comment rétablir l’ordre. Necker parle alors de l’état des finances.

Par la suite, il ne s’adressera à l’Assemblée que comme garde des sceaux pour maintenir, dans la mesure du possible, la liaison entre le roi et les députés. Le 21 novembre 1790, après la proclamation de la Constitution civile du clergé, il démissionna de sa charge de garde des sceaux, et décida de reprendre ses fonctions de député. Ayant demandé un congé pour se reposer, il ne fut pas présent lors du débat sur le serment qu’il ne prononça pas.

Son nom ayant été placé sur la liste des absents (18 juillet 1791), il émigra, d’abord à Bruxelles, puis en Hollande. De 1795 à 1802, il s’installe à Londres, où il retrouve des monarchistes comme Malouet ou comme  ou Lally-Tollendal, ainsi que des prélats libéraux comme Boisgelin et Fontanges.

Le 8 octobre 1801, il publie à Londres un document de 15 pages Lettre de Mgr l’archevêque de Bordeaux à ses diocésains, dans lequel il leur expose les motifs de sa démission, intervenue à la demande du pape.

Le 21 février 1802, il rentre en France, et est presque aussitôt (le 9 avril) nommé archevêque d’Aix-en-Provence, diocèse qui comprenait à la fois les Bouches-du-Rhône et le Var.

Jérôme Champion de Cicé fut sensible à la question des langues régionales, et publia dans les différents diocèses dont il eut la charge des Catéchismes en idiome local.

Le 15 janvier 1805, Jérôme Champion de Cicé est élevé à la dignité d’officier de l’ordre national de la Légion d’honneur. Trois ans plus tard, le 16 septembre 1808, il est fait comte d’Empire par Napoléon.

Il meurt de maladie à Aix-en-Provence au palais épiscopal le 19 août 1810.

 

 

 

 

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L’Orgue de l’église du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

L’orgue du Couvent des Carmes

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Il date du XVIIe siècle alors que la construction de l’église a débuté en 1706 : il a été commandé par les grands Carmes d’Aix pour leur chapelle (dont on peut admirer les restes dans le passage Agard). Réalisé par le facteur d’orgue marseillais Charles Royer, le buffet a lui été effectué par le menuisier aixois Adolphe Dumas suivant les plans du sculpteur Jean-Claude Rambot (atlantes du Pavillon de Vendôme, fontaine des quatre dauphins, etc.).

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La chapelle des Carmes fut détruite par la période révolutionnaire, et le Directoire du Département des Bouches du Rhône attribua l’orgue à l’église du Saint Esprit

buffet.

Orgue exceptionnel, autant du point de vue esthétique qu’auditif. Il est surtout extrêmement grand : on peut voir sur la façade 53 tuyaux, mais à l’intérieur du buffet d’orgue il y en a 1728, soit un total de 1 781 tuyaux mesurant entre quelques centimètres jusqu’à 5 mètres.

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Charles Royer, facteur d’orgues

 

Charles Royer, parfois dénommé Le Royer, est l’héritier d’une longue lignée de facteurs d’orgues d’origine flamande ayant marqué tout le xviie siècle.

Biographie

Originaire de Namur, il s’installe en Provence vers 1647, d’abord à Brignoles puis en 1662 à Marseille. Il vient ainsi chasser sur les terres de l’illustre famille Eustache, organiers de Marseille. Il apprend la facture à son fils Lazare qui travaillera avec lui mais ne réussira pas dans le métier (il sera l’auteur d’un projet pour la collégiale St Martin de Marseille en 1668qu’il ne sût mener à son terme). Charles Royer décède à Montpellier en 1681 ou au tout début de 1682 alors qu’il reconstruisait l’orgue de l’ancienne église Notre-Dame-des-Tables, chantier terminé à la demande de sa veuve par le révérend-père Castille, franciscain-capucin, organier de Bordeaux (voir lien externe) et constructeur de l’orgue de l’ancienne cathédrale d’Uzès.

Son œuvre

Il ne nous reste aujourd’hui que cinq témoins de son art (la plupart sous forme de buffet uniquement):

L’Isle-sur-la-Sorgue, collégiale Notre-Dame-des-Anges 1649,

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Cavaillon, cathédrale St Véran 1654,

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Grignan, collégiale St Sauveur 1662,

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Cuers, église Ste Catherine & St Pierre 1668,  dans un buffet en bois doré de Johann Hugonnet

Aix-en-Provence, église du St Esprit, déplacé à la Révolution depuis la chapelle des Grands Carmes 1676,

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L’Isle-sur-la-Sorgue,collégiale N.D.des Anges

Aix, église du Saint-Esprit

Cavaillon, ancienne cathédrale St Véran, orgue côté évangile

Grignan,collégiale St Sauveur

Cuers,collégiale Assomption de N.D.

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Il apporta à l’orgue provençal, alors dominé par le style sonore et l’architecture italiens, une inflexion plus nordique, décelable aujourd’hui surtout dans ses compositions bien que des jeux entiers subsistent à Aix et à Cuers, mais aussi dans le seul buffet d’Aix, le plus tardif.

 

 

Prosper-Antoine Moitessier

 

Prosper-Antoine Moitessier (1807-1867) est un facteur d’orgues français, installé à Montpellier durant le milieu du xixe siècle.

 

Biographie

Né à Carcassonne le 14 janvier 1807, d’un père luthier, il apprend, vers 1820, les premiers rudiments de son futur métier auprès d’un organier vosgien nommé Pilot. Il entre ensuite comme apprenti chez Nicolas Roy à Mirecourt. Puis il part se perfectionner à Paris chez un cousin, le facteur d’orgues Nicolas-Antoine Lété, ainsi que, pour la lutherie, auprès de Wuillaume, luthier de grand renom. En 1826 il revient à Carcassonne où il répare quelques instruments modestes, puis se rend, en 1830, à Montpellier où il épouse le 24 février 1830 Magdelaine Joséphine Anaïs Roger, fille d’un marchand d’instruments.

Là, en 1834 il réalise un « huit pieds » pour la chapelle du couvent de la Visitation transféré en 1965 dans l’église Saint-Saturnin à Nissan-lez-Ensérune avec seulement une partie des jeux originels, les autres jeux ayant été répartis au collège d’Ardouane (près de Riols   en Saint-Ponais) et à la chapelle du collège St Roch de Montpellier; et surtout, en 1836, on lui propose de relever l’orgue du temple protestant construit par Jean-Pierre Cavaillé; ce qui le fait connaître et lui permet de se voir confier la restauration de l’orgue de Jean-François L’Épine de l’ancienne cathédrale Saint-Fulcran de Lodève,

En 1837, face aux incertitudes de cette époque quant à la fixation d’un diapason universel pour les orgues, il adapte à l’orgue le mécanisme transpositeur que Roller inventa pour les pianos, suivant en cela l’exemple de son maître Lété au petit orgue d’accompagnement de Saint-Leu. Également en 1837, il présente à l’exposition de Montpellier un orgue de salon dont les soupapes pouvaient s’enlever à volonté et dont la soufflerie fournissait un vent toujours égal grâce à un levier compensateur agissant sur la table supérieure du réservoir; ce qui lui vaut une médaille d’or.

Vers 1847, il invente, pour la transmission entre les claviers et les sommiers, le premier système tubulaire; il fonctionnait avec une dépression pneumatique et non pas à air comprimé, comme les systèmes tubulaires développés par la suite. Il le met en pratique, pour la première fois, à Notre-Dame de la Dalbade à Toulouse.

Il fut le maître d’un autre grand nom de la facture d’orgue française et fondateur d’une illustre dynastie, dernière représentante de l’école toulousaine de facture d’orgues, Théodore Puget.

À côté de son activité principale de facteur d’orgues, Moitessier continue néanmoins à pratiquer la lutherie. Ainsi on peut voir au musée de la lutherie et de l’archèterie françaises de Mirecourt [archive] un violon double, violon-alto, daté de 1838, confirmant son esprit inventif.

Il décède le 26 août 1867 à Montpellier

 

Œuvre

Lancé dès lors comme facteur d’orgues, il ouvre de vastes ateliers employant plus de vingt ouvriers et les chantiers s’enchaînent :

1840 construction d’un « huit pieds » avec pédalier pour la chapelle Sainte-Marie à Montpellier ;

1841 construction d’un « grand huit pieds » de 33 jeux sur 4 claviers, dont un récit expressif, avec 16′ ouvert et bombarde à la Pédale, pour l’église de la Madeleine à Béziers, rénové & agrandi par Baptiste Puget aîné en 1886, instrument

1842 modification de l’orgue de l’église Saint-Vincent à Carcassonne; et construction d’un « grand huit pieds » de 3 claviers et Pédale à Saint-Rémy-de-Provence dans la collégiale Saint-Martin où subsiste le grand corps du buffet;

1843 construction d’un « huit pieds » avec 3 claviers à Saint-Affrique en Aveyron et d’un »grand huit pieds » avec 3 claviers à l’église décanale Saint Louis de Sète ;

1845 construction d’un « huit pieds » pour la paroisse Sainte-Anne à Montpellier (disparu) ;

1846 restauration de l’orgue de Notre-Dame-des-Tables à Montpellier dont il reste, entre autres, la magnifique Montre épousant harmonieusement les courbes du buffet de Dom Bédos, intégralement Monument historique depuis le6 février 1975 pour son buffet pour sa partie instrumentale ; et transformations & adjonctions sur l’orgue de la collégiale Sainte-Marthe à Tarascon, intégralement  Classé MH, par la liste de 1840 pour son buffet et le 27 juin 1977 pour sa partie instrumentale;

1847, dans la concathédrale de Forcalquier, reconstruction dans un nouveau buffet d’un « grand huit pieds » dont il subsiste bon nombre de jeux et le double buffet  Classé MH9; et, pour l’Église Notre-Dame de la Dalbade à Toulouse, réalisation entièrement neuve d’un « grand seize pieds » de 46 jeux, agrandi et perfectionné par Eugène Puget en 1888, instrument  Classé MH ;

1850 restauration de l’orgue Charles Royer de l’église du Saint-Esprit à Aix-en-Provence  Classé MH tant pour son buffet que pour sa partie instrumentale ;

1851 construction de l’orgue de l’église St Martin à Remoulins dans le Gard, quasiment intact depuis lors,  classé Monument historique.;

1853 construction à la Madeleine dans le quartier de l’Île à Martigues, tuyauterie originelle intacte, intégralement  Classé MH, depuis le 5 décembre 1908 pour son buffet et le 18 décembre 1997 pour sa partie instrumentale;

1856 reconstruction de l’orgue de Jean-Esprit Isnard de l’église de la Madeleine d’Aix-en-Provence, intégralement  Classé MH, depuis le 20 septembre 1910 pour son buffet et le 16 février 1984 pour sa partie instrumentale ;

1857 rénovation & agrandissement à l’église Notre-Dame-de-Nazareth de Valréas, intégralement  Classé MH, par la liste de 1862 pour son buffet et le 10 juillet 1962 pour sa partie instrumentale.

 

Galerie

Tarascon, Ste Marthe

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Montpellier, N.D. des Tables

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Valréas, N.D. de Nazareth

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Aix-en-Provence, St Esprit

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Toulouse,N.D. de la Dalbade

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Source

Orgues en Languedoc-Roussillon, tome 2, Gard – Lozère, ARAM-LR chez EDISUD, . L’article semble rédigé d’après la Biographie des principaux facteurs d’orguesde Joseph Guédon en 1902 (selon http://lapasserelle.com/bio_moitessier.htm [archive]), lui-même reprenant un passage du tome VI de la Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique de François-Joseph Fétis en 1878 chez Firmin Didot & cie à Paris.