AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), ANDRE BOISSON (1643-1733), ANNONCIATION, ANNONCIATION A MARIE, EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), EVANGILE SELON SAINT LUC, PEINTURE, SAINT JEAN DE MALTE (Eglise ; Aix-en-Provence), VIERGE MARIE

L’Annonciation : tableau dans l’Eglise Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)

L’Annonciation :

tableau d’André Boisson (Eglise Saint-Jean-de-Malte, Aix-en-Provence)

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EVANGILE

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc ‘(1, 26-38)

 En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

 

 

 Le tableau de l’Annonciation

L’Annonciation est une composition aux coloris agréables dans le style Contre-Réforme du XVIIè siècle qui a renouvelé le thème de la peinture religieuse après le Concile de Trente (1542-1563) dans toute l’Europe.

  A la fin du Moyen-Age l’Annonciation se passe dans une atmosphère intimiste loin de tout regard extérieur où l’ange et la Vierge sont seuls, face à face dans une pièce où l’on relève des livres de piété et des fleurs. Ici le quotidien s’efface pour signifier une annonce triomphante : l’ange Gabriel lève la main droite et tient dans sa main gauche un lys, symbole de pureté. Derrière la Vierge une foule d’anges dans un ciel rempli d’une lumière irréelle où l’on distingue la colombe du Saint-Esprit. C’est le ciel qui descend sur Marie agenouillée et les mains jointes dans une attitude de totale acceptation.

 

André Boisson

André Boisson (1643-1733) est né à Aix en 1643. Il entre en apprentissage chez Reynaud Levieux pour trois ans. Il continue à travailler avec lui quelque temps malgré l’expiration de son contrat.
En 1667, il fait son testament avant de partir pour Rome où il est rejoint par Reynaud Levieux.
En 1676, il est de retour à Aix. Il exécute simultanément en 1678, le cycle des six tableaux de la Vie de la Vierge pour la chapelle de la Cour des Comptes et les trois tableaux du cycle de sainte Madeleine pour le chœur de la basilique de Saint-Maximin. Il se marie l’année suivante à 36 ans, engage trois apprentis de 1679 à 1681. Devenu veuf, il se remarie en 1681 et aura dix enfants. Dès lors, il accepte les travaux les plus divers (plans de l’Etang de Berre) puis travaille à Avignon jusqu’en 1691 attiré par une clientèle appréciant sa peinture de petit format. Il est alors un artiste aisé.
En 1693, il obtient de réaliser la grande fresque de la Transfiguration du Christ au-dessus de la chapelle du Corpus Domini dans la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix. Il participe en 1701 aux décors des entrées des Princes de Bourgogne et de Berry. Il fait plusieurs voyages à Toulouse dans les années 1700 pour revenir à Aix en 1706.
En 1715, il exécute la gravure du frontispice de l’Histoire des plantes de Garidel puis en 1716-1717, une fresque derrière le maître-autel et un retable pour l’église du Saint-Esprit. On perd sa trace de 1719 à 1725. Il meurt à Aix en 1733 de contagion.

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AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), GILLES GARCIN (1647-1702), PAROISSE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Bouches-du-Rhône), PEINTRE FRANÇAIS, PEINTRES, PEINTURE

Gilles Garcin, peintre aixois

Gilles Garcin (1647-1702)

« La présence de Gilles Garcin (1647-1702) peintre aixois à l’Académie de Saint-Luc de Rome – Précisions », Bulletin de l’Association des historiens de l’art italien, n° 17, 2011

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Miracle de Saint Blaise. 1690.
Eglise Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)
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Notre-Dame du Bon Repos. 1690.
Eglise Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)
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Le Christ apparaissant à Marie Madeleine au jardin. 1690
Eglise Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)
BERNARDIN DE SIENNE (saint ; 1380-1444), CORONAVIRUS, EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), EPIDEMIES, MALADIE, MALADIES, PAROISSE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Bouches-du-Rhône), PEINTURE, PESTE, ROCH DE MONTPELLIER (saint ; 1295-1327)

Saint Roch, saint Bernardin de Sienne et saint Sébastien… et la peste : tableau en l’église Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)

Saint Roch, Saint Bernardin de Sienne et Saint Sébastien…. trois saints que la peste réunit.

 

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Saint Roch , Bernardin de Sienne et Saint Sébastien
Florence , XIV°

Si saint Roch et saint Sébastien sont invoqués lors des épidémies, il faut souligner que saint Bernardin de Sienne fut touché par la peste en 1411 ; malade de la peste à Sienne il affronta la maladie « avec une fermeté sereine et une conscience claire de la pureté de sa vie » et une fois guérit il reprit ses prédications à travers l’Italie.

C’est donc le thème de la peste qui réunit ces trois saints dans un même tableau pour évoquer une même épidémie : la peste qui à cette époque faisait d’immenses ravages dans la population. Quand la science est impuissante pour guérir les maladies du corps les hommes se tournent vers les saints pour y puiser la force de surmonter l’épreuve mais surtout pour espérer la guérison.

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Saint Roch de Montpellier

Saint Sébastien

Saint Bernardin de Sienne

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Prières d’intercession

 

Prière à saint Roch en cas d’épidémie

Roch, laïc pèlerin en Europe,

Pestiféré, emprisonné,

Toi qui guérissais les corps

Et amenais les hommes à Dieu,

Intercède pour nous

Et préserve-nous des misères

Du corps et de l’âme

 

 Prière à Saint Sébastien

Saint Sébastien écoute ma prière et présente là au Seigneur. Tu as été attaché et percé de flèches, mais ton corps inerte a été remis en vie.

Obtiens moi une nouvelle vigueur dans mes membres qui ne peuvent bouger, rends fermes mes pas sur les chemins que Dieu a tracé.

Saint Sébastien, mon âme est bouleversée et toute ma force m’a abandonné. Les flèches t’ont fait perdre du sang, mais pas la Foi.

Ne m’abandonne pas et aide-moi à garder l’espérance dans le Seigneur et la volonté de guérir.

Amen

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), EVANGILE SELON MATTHIEU, JESUS-CHRIST, LA TRANSFIGURATION DE JESUS, PAROISSE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Bouches-du-Rhône), PEINTURE

La Transfiguration, tableau en l’Eglise de Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)

La Transfiguration de Jésus 

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La Transfiguration. N. Pigand. 2006.

Dimanche 8 MARS 2020

2ème Semaine de Carême — Année A

 

« Son visage devint brillant comme le soleil »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (17, 1-9)

 

    En ce temps-là,
    Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère,
et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.
    Il fut transfiguré devant eux ;
son visage devint brillant comme le soleil,
et ses vêtements, blancs comme la lumière.
    Voici que leur apparurent Moïse et Élie,
qui s’entretenaient avec lui.
    Pierre alors prit la parole et dit à Jésus :
« Seigneur, il est bon que nous soyons ici !
Si tu le veux,
je vais dresser ici trois tentes,
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
    Il parlait encore,
lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre,
et voici que, de la nuée, une voix disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé,
en qui je trouve ma joie :
écoutez-le ! »
    Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre
et furent saisis d’une grande crainte.
    Jésus s’approcha, les toucha et leur dit :
« Relevez-vous et soyez sans crainte ! »
    Levant les yeux,
ils ne virent plus personne,
sinon lui, Jésus, seul.

    En descendant de la montagne,
Jésus leur donna cet ordre :
« Ne parlez de cette vision à personne,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts. »

 

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), EUGENE DELACROIX (1798-1863), LE CHRIST EN CROIX, MAURICE GENOYER (1933-2020), Non classé

Le Christ en croix de Delacroix (Eglise Saint-Jean de Malte, Aix-en-Provence)

Le Christ en croix d’Eugène Delacroix

 

Le tableau de jeunesse de Delacroix offert à l’église Saint-Jean-de-Malte

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« Le Christ en croix » de Delacroix a été offert à l’église aixoise par l’industriel marseillais Maurice Genoyer en 1998.PHOTO PHILIPPE LAURENSON

Première église gothique de Provence, l’édifice trône fièrement à l’angle de la rue d’Italie et de la rue Cardinale. Bichonnée depuis plus de trente ans par les Amis de Saint-Jean-de-Malte, on connaît d’elle son vitrail, « extrêmement grand pour une église provençale », au dire de Jean-Claude Reviron, président de l’association, son orgue contemporain réalisé par le facteur alsacien Daniel Kern ou encore ses cloches…

L’on connaît moins ce trésor, caché à l’abri d’une chapelle, au droit de la nef. Une œuvre  de jeunesse d’Eugène Delacroix, datée de 1820, lequel peindra, dix ans plus tard, le célébrissime tableau du Louvre, La Liberté guidant le peuple. Cette toile, Le Christ en croix, est en fait une « copie » d’un Van Dyck que l’on peut voir en l’église Notre-Dame de Bruges. Sans doute que le jeune Delacroix – il avait 22 ans lorsqu’il l’a peinte – l’avait réalisée à l’occasion d’un voyage dans la Venise du Nord.

L’œuvre , qui fit partie de collections privées, a été officiellement installée en l’église Saint-Jean- de-Malte le jour du bicentenaire de la naissance du peintre, le 26 avril 1998.

Ce don a été fait, « à condition qu’il reste accroché » aux murs de l’église aixoise, par l’industriel marseillais Maurice Genoyer qui y avait associé son épouse Ute, décédée en janvier 1997 des suites d’un accident de cheval après de longs mois de coma et dont les obsèques furent célébrées à Saint-Jean-de-Malte. Lors de l’accrochage, l’on évoqua « la douleur bien visible sur le visage de ce Christ, ses lèvres déjà bleues, les yeux presque révulsés et tout son corps à l’agonie ». Une « puissante description de la douleur humaine » exprimée par un artiste dont on disait qu’il était le peintre de « l’irrémédiable douleur ».

Ce don symbolique et affectif de Maurice Genoyer fait, depuis, l’objet d’une attention particulière de la part des Amis de Saint-Jean-de-Malte. Sous verre, dans un cadre renforcé, sécurisée par une serrure multipoints, la toile est également protégée par une alarme. Peu courant dans une église, mais la rareté et la valeur de l’œuvre , autant commerciale qu’émotionnelle, justifient ces multiples précautions.

Paroisse Saint-Jean de Malte

https://www.laprovence.com/article/edition-aix-pays-daix/4065198/le-tableau-de-jeunesse-de-delacroix-offert-a-leglise-saint-jean-de-malte.html

 

Le Christ en croix

1820

(d’après un tableau de A. van Dyck)

Ce tableau est une œuvre de jeunesse de Delacroix (1798 – 1863). On peut lire la signature et la date (1820) en bas, sur la gauche. Il s’agit d’une copie d’une toile de van Dyck qui se trouve aujourd’hui dans l’église Notre-Dame à Bruges. Elle fut sans doute réalisée au cours d’un voyage du jeune Delacroix dans cette ville. Ce tableau fit partie de collections privées et fut donnée récemment à l’église Saint-Jean-de-Malte, « à condition qu’il reste accroché à ses murs».

Il fut installé officiellement le jour du bicentenaire de la naissance de l’artiste (26 avril 1998).

 

http://bmasson-blogpolitique.over-blog.com/2016/08/peinture-eugene-delacroix.html

 

 

Maurice Genoyer, fondateur du groupe Genoyer, s’est éteint

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Maurice Genoyer (à droite sur la photo) approchait de ses 87 ans.PHOTO ARCHIVES FRÉDÉRIC SPEICH

 

Maurice Genoyer, natif de Marseille et fondateur en 1964 de la société Phocéenne de Métallurgie, s’est éteint jeudi après-midi en Suisse, à Crans Montana. Il approchait de ses 87 ans.

De l’entreprise des débuts, spécialisée dans le négoce et vannes et pipes destinés à l’industrie pétrolière et gazière, il a fait un groupe industriel doté de capacités de productions. Après avoir ouvert en 1998 le capital au fonds Carlyle, Maurice Genoyer a pris du recul, jusqu’à se retirer du groupe dont le siège est à Vitrolles et qui porte toujours son nom. Maurice Genoyer est aussi à l’origine de l’association Enfants du Monde et de la fondation Maurice et Ute Genoyer.

https://www.laprovence.com/actu/en-direct/5890723/maurice-genoyer-fondateur-du-groupe-genoyer-sest-eteint.html

 

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AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), ANDREA SACCHI (1599-1661), EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), PAROISSE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Bouches-du-Rhône), PEINTURE, SAINT ANDRE DEVANT LA CROIX

Saint André devant la croix (église Saint-Jean-de-Malte, Aix-en-Provence)

Saint André devant la Croix

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Peinture Saint André devant la Croix.

XVIIè siècle. Attribué à Carlo Magnone

« André est très tôt représenté dans l’art chrétien. Son image reflète la signification étymologique de son nom d’origine grecque qui veut dire « viril » ou « courageux ». C’est pourquoi il est représenté sous les traits d’un homme au corps musculeux. La forme en X, de la croix du martyre d’André apparaît vers le XIe siècle et plus certainement au XIIe avant de prendre sa forme définitive à la fin du XIVe siècle. Au sein du collège apostolique, André dont l’iconographie est proche de celle de son frère Simon-Pierre est, avec Paul, l’un des apôtres le plus représenté.

« L’artiste situe, conformément à la tradition, la Passion d’André à Patras, ville située au bord de la mer Méditerranée que l’on aperçoit au fond du tableau. L’œuvre est découpée par une diagonale qui sépare, à gauche la manifestation du Seigneur figurée par une masse lumineuse entourée de nuées, la Croix du martyre et André agenouillé ; à droite la force et la puissance séculière représentées par des hommes en armes, qui conduisent André vers son martyre. Le visage de saint André est situé exactement au centre du tableau.

« La position du saint est symbolique, il est à genoux, les yeux tournés vers la lumière divine et les bras tendus. Elle exprime son amour de Dieu et sa soumission. Tout le drame se joue entre l’apparente fragilité du vieil homme et la force des soldats. La lumière divine, en éclairant les personnages, met l’accent sur les personnages principaux. La composition qui respecte la règle des 3 tiers, crée un effet de tension entre saint André et Dieu.

« L’œuvre de l’église Saint-Jean-de-Malte est une copie du tableau exécuté par Andrea Sacchi (1599-1661) entre 1633 et 1650 pour l’une des chapelles de la basilique Saint-Pierre de Rome. Elle peut également, être rapprochée de deux autres œuvres, le « saint André » de Jacques Courtois (1621-1676) peintre français établi à Rome et le « saint André» de Carlo Cavaliere Maratta ou Maratti (1625-1713), élève d’Andréa Sacchi. Il s’agit d’une copie non servile de l’œuvre de Sacchi, le peintre s’est singularisé en introduisant la lumière divine derrière la croix. Saint André n’est plus seul face à la croix de son martyre, il est en communication avec Dieu.

« L’hypothèse d’une autre version du tableau de Sacchi à Saint-Pierre de Rome ayant été écartée, Madame Ann Harris Sutherland l’attribue à Carlo Magnone, élève de Sacchi Nous n’avons pas véritablement retrouvé de trace de ce tableau pour la période antérieure au XIXe siècle, seul, le « Rapport des tableaux et bustes ou statues qui sont dans les ci-devant églises de la Magdeleine, du St-Esprit, de St Jean et du Faubourg du 19 fructidor an II [5 septembre 1794] » mentionne au numéro 62 un « tableau de Saint André par un mauvais peintre ». C’est la seule mention dans les inventaires révolutionnaires qui pourrait désigner ce tableau. Malheureusement aucune dimension n’est indiquée qui pourrait préciser le rapprochement, pas plus que l’origine précise du tableau. La restitution en 1802, des œuvres saisies à la Révolution, n’ayant pas été faite au hasard, il est possible que cette œuvre provienne de l’église Saint-Jean-de-Malte mais nous n’en avons aucune certitude. En 1891, Honoré Gibert signale le tableau dans son ouvrage « Histoire et description des monuments religieux de la ville d’Aix ». En 1906, il est présent sur l’inventairre réalisé après la loi de séparation de 1905. »

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Saint André devant la croix

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Andrea Sacchi

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Andrea Sacchi né le 30 novembre 1599 à Nettuno, dans la province de Rome, dans le Latium et mort dans la même ville le 21 juin 1661) est un peintre italien du mouvement baroque, actif à Rome.

Son style a influencé une génération d’artistes dont les peintres Nicolas Poussin et Giovanni Battista Passeri, les sculpteurs Alessandro Algardi et François Duquesnoy et son biographe et contemporain Giovanni Bellori.

 

Biographie

Andrea Sacchi est le fils de Benedetto Sacchi, un peintre mineur. Il entre dans l’atelier de Francesco Albani, dont il fut le dernier élève.

Parti à Rome en 1621, il y passe la majeure partie de sa vie. Avec Pierre de Cortone (1596-1669), dont il fut le rival, il est actif dans le cercle de Cassiano Dal Pozzo et du cardinal Antonio Barberini (1569-1646) qui le commissionne pour l’église des Capucins et au palais Barberini. En 1628, sous la direction de Pierre de Cortone, il travaille avec Andrea Camassei (1602-1649) pour la décoration de la galerie de la propriété de Tumoleto de Fassano, que le cardinal Giulio Cesare Sacchetti (1586-1663) a achetée en 1620 au florentin Vincenzo Mazzingli à Castel Fusano.

Une controverse l’opposa avec Pierre de Cortone.

Il voyage à Venise et à Parme et étudie les travaux du Corrège.

Deux de ses travaux majeurs se trouvent au Vatican.

Son fils illégitime Giuseppe Sacchi , meurt jeune après avoir produit quelques œuvres remarquables.

 Œuvres

La Vision de saint Romuald (vers 1631), Rome, Pinacothèque vaticane.

La Mort de sainte Anne, Rome, église San Carlo ai Catinari.

Saint André, Rome, palais du Quirinal.

Saint Joseph, Caponile Case.

Retables à Pérouse, Foligno et Camerino.

Didon abandonnée, vers 1630-1635, musée des Beaux-Arts de Caen.

La Vision de saint Romuald, vers 1631, Rome, Pinacothèque vaticane.

Interieur de Santa Maria in Vallicella, 1622, huile sur toile, 98 × 74 cm, Rome, Pinacothèque vaticane.

Le cardinal Lelio Biscia, vers 1630, huile sur toile, 134,3 × 99,7 cm, Ottawa, musée des Beaux-Arts du Canada

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), HENRI GUERIN (1929-2009), PAROISSE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Bouches-du-Rhône), VITRAUX, VITRAUX DE L'EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence)

Vitraux : église Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)

Les vitraux de l’église Saint-Jean-de-Malte

 

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Vitrail du chœur

Le vitrail du chœur conçu par une pléiade d’érudits aixois fut réalisé par le maître-verrier lorrain Laurent-Charles Maréchal en 1859.  Ce vitrail a pour objet de raconter l’histoire du Salut et est centré sur la figure  de saint Jean Baptiste.

Au somment se trouve la figure de Dieu le Père. Au dessous le comte Raymond Béranger V qui porte par erreur le manteau bleu (le manteau bleu n’est pas celui d’un prince de la maison de Barcelone mais de la maison de France). A sa droite, sa fille, Béatrix de Provence, épouse de Charles d’Anjou.

Au milieu du vitrail se trouvent des scènes de la vie de Jean le Baptiste : la rencontre de la Vierge avec Elisabeth (Visitation) ; au centre : le baptême de Jésus par Jean au Jourdain ; enfin sur la droite Jean Baptiste affirme la divinité de Jésus en le désigant comme l’Agneau de Dieu.

Au niveau inférieur on reconnaît : le patriarche Abraham, Moïse portant les tables de la Loi, les prophètes Ezéchiel et Daniel.  A la base de ce vitrail se trouvent différents blasons (Provence, Malte, Aragon, Aix, ceux des maisons de Bérenger Monachi et Hélion de Villeneuve).

Charles Maréchal

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Laurent-Charles Maréchal (1801-1887) est un dessinateur, pastelliste et peintre verrier français du xixe siècle. Il est connu pour ses vitraux peints. Mais il est surtout considéré comme le chef de file du mouvement pictural que Baudelaire avait qualifié d’École de Metz, au Salon de 1845.

Biographie

Laurent-Charles Maréchal naît à Metz, en Moselle, le 27 janvier 1801. Intéressé par l’art, le jeune Laurent-Charles suit les cours de l’école municipale de dessin, de 1820 à 1825. Un autoportrait de cette époque, nous montre un jeune homme sûr de lui et déterminé. Fasciné par l’Italie, Laurent-Charles Maréchal vouera une admiration sans limite à la peinture italienne, et l’Italie, qu’il considère comme la patrie des artistes.

Laurent-Charles Maréchal s’intéresse à des genres variés, allant des paysages aux grands tableaux d’histoire. Mais la demande locale l’oriente bientôt vers la peinture sur vitrail, où il excelle dans le vitrail-tableau. En 1838, il ouvre à Metz un atelier de peinture sur verre avec son beau-frère Gugnon. De 1838 à 1853, Laurent-Charles Maréchal a ses ateliers dans l’hôtel de Malte, sur la colline Sainte-Croix. Travaillant les arts appliqués, au contact d’une industrie en plein essor, Maréchal se distingue particulièrement dans l’art du vitrail. Laurent-Charles Maréchal place bientôt son ancien élève Louis-Théodore Devilly à la tête de son atelier de vitraux peints. Travailleur infatigable, Maréchal ne donne son temps qu’à une poignée d’élèves véritablement doués et réellement volontaires.

En 1853, Laurent-Charles Maréchal installe au numéro 4 de la rue de Paris, dans le prolongement du pont des Morts, ses ateliers de maître verrier. Il perfectionne les techniques et la fabrication industrielle des vitraux, devenant l’un des peintres verriers les plus importants de France, dans la deuxième moitié du xixe siècle. Signe de sa réussite, Laurent-Charles Maréchal crée les vitraux de l’exposition universelle de 1855. Avec Gugnon, son beau-frère, il crée les vitraux néo-gothiques de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris. Parmi ses 12000 verrières, dont 4600 à figures, on lui doit la restauration des vitraux de la cathédrale Saint-Étienne de Metz, ou encore celle de la petite église Sainte-Brigide à Plappeville, qu’il connaissait pour s’être souvent promené du côté du Mont Saint-Quentin À côté des commandes publiques, il travaille aussi pour des particuliers, notamment le baron Haussmann ou Eugène Viollet-le-Duc.

Après la Guerre franco-allemande de 1870, Laurent-Charles Maréchal opte pour la France et quitte sa ville natale, rattachée à l’Empire allemand. Il s’installe alors à Bar-le-Duc, dans la Meuse, où il refonde son atelier sous la houlette de son cadet, le verrier Louis-Charles-Marie Champigneulle. Après une vie de labeur bien remplie, Laurent-Charles Maréchal décède le 17 janvier 1887, à Bar-le-Duc son dernier refuge.

  1. Mouilleron et F. Étienne ont été ses élèves à Bar-le-Duc. Ils ont fondé à Bar-le-Duc l’atelier de vitraux Étienne et Mouilleron dont l’activité est attestée, de 1884 à 1904, par plusieurs œuvres identifiées dans le Lot-et-Garonne, la Haute-Saône et la Somme.

Laurent-Charles Maréchal est le père du peintre Charles-Raphaël Maréchal (1818-1886).

Son œuvre

Son œuvre est multiple. On connait de lui des dessins, des pastels, des cartons, mais aussi et surtout des vitraux, facilement identifiables. Au cours de sa carrière, Laurent-Charles Maréchal a réalisé près de 57000 m2 de vitraux, pour plus de 1600 édifices

Arts graphiques

Les traces, (dessin), musée du Louvre, département des Arts graphiques, Paris.

Art du vitrail

Vitrail L’Artiste (1867), portrait. Antichambre de la Galerie des Fastes du château de Fontainebleau ;

Vitraux de l’église Saint-Martin de Hayange construite en 1884 sur le modèle de la Trinité de Paris ;

Trois verrières illustrant l’histoire de Metz, salon de Guise de l’hôtel de ville de Metz;

autoportrait de Maréchal, conservé aux Musées de la Cour d’Or ;

Vitraux de l’église Saint-Ambroise de Paris (11e ardt.) ;

Vitraux de la chapelle du collège Saint-Clément de Metz ;

Vitraux de l’église Notre-Dame de Metz ;

Vitraux du chœur de l’église Notre-Dame de Cholet ;

Vitraux de l’église Saint-Eucaire de Metz (1863) ;

Vitraux de l’église Saint-Martin de Metz ;

Vitraux de l’église Saint-Martin de Pange ;

Vitraux de la cathédrale Saint-Étienne de Metz ;

Vitraux de la sacristie du Chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Paris ;

Vitrail Le Pâtre.

Vitraux de l’église Saint-Georges de Lyon, réalisés entre 1844 et 1857, détruits en septembre 1944.

37 vitraux de l’église d’Ecully Rhône

10 vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg entre 1846 et 1860

 

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Vitrail du transept sud

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Le maître-verrier qui a réalisé le vitrail du transept sud de l’église Saint Jean de Malte à Aix-en-Provence médite sur son travail de création.

« Un voile de lumière dorée ». Voilà ce que je désirais secrètement réaliser pour la fenêtre du transept sud de Saint Jean de Malte. C’est, je crois, ce qui demeure maintenant lorsque le soleil luit, s’empare de ce vitrail et le fait disparaître, le consumer presque, dans la lumière du milieu du jour.

Tout le travail d’atelier de ces six mois d’hiver a été d’essayer de demeurer fidèle à cette intention tremblante, inscrite sur la maquette. Mais la maquette n’est justement qu’une intention, une partition qu’il faut faire vivre et que je dois incarner par le verre, dans le verre, matière à la fois rude et angulaire, autant que fragile et que j’assemblais semaine après semaine avec tous les soins de l’artisan.

Avec cette mémoire nécessaire pour qu’en chaque panneau, pourtant réalisé pour lui-même, une suite, un relais se fasse, passe de l’un à l’autre en mouvements continus, comme une respiration, aux rythmes complémentaires d’inspiration-expiration qui venaient se charpenter sur l’axe du meneau de la fenêtre.

Pour que cette colonne de pierre, d’ombre aussi, vienne en lente levée, comme une tige s’épanouir en fleur dans l’arcature, dans le remplage ouvragé de l’ogive gothique et qu’ainsi en son final, cette floraison lente s’achève en majeur, tons et rythmes accordés pour une gloire dont il n’est que le serviteur en ce lieu consacré.

L’inspiration que je n’ai cessé de demander et poursuivi, tout au long de ce travail (malgré le peu de lumière certains jours) était de suggérer avec mes moyens « la lumière au matin de Pâques ». Cette aube rosée de la chair du Christ transfigurée au retour de la mort, se levant avec lui, éclatante de lumière, lui le Soleil Levant, doré de gloire, qu’en son Père il offre avec toute l’humanité sauvée par sa Passion.

J’ai découvert assez tardivement au travail, à l’atelier, que les petits signes noirs qui ponctuaient ma maquette, étaient devenus dans les vitraux comme des étoiles à l’envers, les fragments dispersés de la mort, de la souffrance et du mal, volatilisés par la victoire du Christ, mais dont les traces subsistent et perdureront jusqu’à ce jour éternel où toute larme sera essuyée, où toute larme sera changée en rosée de Pâques.

Les mots pour un artiste sont en retrait sur ses actes. Je ne voudrais pas non plus vous livrer une clef pour déchiffrer ce vitrail, un mode d’emploi avec sous-titre de sa langue originale, le silence. L’art est comme la musique, son signe est dans son sens, enfoui dedans.

C’est avec les yeux du cœur  qu’il faut le lire, pas le cœur  affectif, mais le cœur  selon la Bible, qui est au centre de l’être. Ce regard vous dira mieux, vous fera sentir que ce vitrail n’est qu’un chemin, un serviteur, un écran voilé, le signe visible et maladroit dans cette église d’une lumière promise qui vient déjà nous visiter, par la Parole et la liturgie si attachantes, célébrées dans votre église.

Voilà mon intention et de plus en plus je veux me vouer à cela. Un ami me disait récemment : « Tu dois devenir le Diacre de la lumière ». Cette parole m’a peut-être désigné ma vocation profonde et je vais essayer d’y demeurer fidèle. Priez pour moi pauvre aveugle. Pour ce vitrail comme à chaque fois le meilleur m’a été donné, et si j’ai été inspiré dans ce travail si long, c’est que ma main a été guidée, j’en suis certain. »

Source : Site de la Paroisse Saint Jean de Malte

Confidence de Henri Guérin sur son travail

Lumière

« Depuis toujours la lumière est ce qui m’intéresse le plus, au calme ou en mouvement avec ses accents d’ombre qui donnent au vitrail sa gravité spécifique, joie mesurée, contenue. Le vitrail, c’est pour moi comme les mains sur le visage, la lumière filtre entre les doigts, espace à l’intérieur pour le silence.  »

Matière et couleur

« Le verre a ses limites, comme tout matériau. Il a des qualités spécifiques, angulaires, fragiles, instables dans la lumière, matière rude et somptueuse à la fois dont il faut se méfier pour les effets faciles. Je joue la coloration dans la masse, taillant dans son épaisseur pour dégrader vers la clarté, pour le passage d’un ton sur un autre, créant de grandes souplesses harmoniques. « 

« L’invention des coupes est essentielle; elles caractérisent chaque vitrail, chaque chantier dans leur nature et leur élan. J’aime les grands contrastes d’ombres sur des fonds limpides. Pour moi la couleur est au service des valeurs de tons, les module vers le chaud ou le froid, parti-pris fondamental pour le vitrail. »

 

 

Henri Guérin (peintre-verrier)

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Henri Guérin, né le 30 juillet 1929 à Bruges (Pyrénées-Atlantiques) et mort le 24 octobre 2009 à Toulouse (Haute-Garonne), est un peintre-verrier français.

Biographie

Né le 30 juillet 1929 à Bruges, village des Pyrénées-Atlantiques, Henri Guérin passe son enfance et sa jeunesse à Saint-Prix dans le Val-d’Oise, en lisière de la forêt de Montmorency, près de Paris. En 1954, il séjourne à l’abbaye bénédictine d’En Calcat dans le Tarn où il rencontre le père bénédictin Ephrem Socard qui l’initie à la technique du vitrail en dalle de verre. En 1961, il s’installe à Plaisance-du-Touch, près de Toulouse où il réalisera son œuvre, toujours en solitaire, à la fois concepteur et créateur de ses vitraux. En 2009, son dernier vitrail est la verrière Marie, Porte du ciel, pour la crypte Notre-Dame de Sous-Terre, de la cathédrale de Chartres. Sa pose posthume est effectuée en 2010 par son petit-fils Matthieu Gasc qui a pris la relève dans l’atelier depuis 2009.

  

L’œuvre

Vitraux

Son œuvre vitrail considérable comporte plus de six cents références, situées dans des édifices religieux, des bâtiments civils, des demeures privées et des lieux publics. Si on la trouve principalement en France elle est aussi très présente à l’étranger (Suisse, Canada, États-Unis, Japon, Cameroun, etc.).

Matériau de verre utilisé

Henri Guérin a opté dès sa jeunesse pour la technique de la dalle de verre jointe au ciment. Il a utilisé des dalles de verre de toutes nuances, issues pour la plupart des fourneaux de la fabrique Albertini, à Montigny-les-Cormeilles. Son originalité consiste en la taille dans l’épaisseur des dalles pour créer des passages subtils de tons et dans l’utilisation d’un joint de ciment très fin et coloré dans la masse.

Dessins et tapisseries

Son œuvre comprend aussi un ensemble important d’œuvres sur papier (gouaches et dessins à l’encre de Chine) et une cinquantaine de tapisseries d’Aubusson réalisées par les ateliers Pinton à Felletin.

Textes

Henri Guérin est l’auteur de textes publiés dans des revues, catalogues ou actes de colloques, qui livrent sa réflexion sur son activité créatrice. Deux albums de dessins et textes ont été édités par les Éditions de La Porte du Sud : Les Arbres (1984, coll. Le Goût du Dessin) et Pèlerin au Mont Saint-Michel (1992), et, en 1996, Patience de la main par les Éditions du Cerf (Paris), méditation sur sa pratique du dessin.

De lumière et d’ombre est son dernier ouvrage : anthologie de ses textes, paru en 2009, aux Éditions de la Revue de la Céramique et du verre1.

Il a également publié un recueil de poésie La Corbeille à papiers en 1955 chez Seghers.

 Catalogue des œuvres

Sophie Guérin Gasc, fille de l’artiste, architecte et docteur en histoire de l’art, a mis en ligne un catalogue des œuvres classées par pays et, en France, par département, avec les adresses des lieux où elles peuvent être vues, inventaire réalisé à partir d’une base de données numérique créée lors de sa thèse de doctorat (inédite) « Henri Guérin, peintre verrier, né en 1929 – Son œuvre au 20e siècle », soutenue en 2003, à l’université Jean-Jaurès (ex Toulouse 2 Le Mirail) sous la direction de Claude Bédat. Thèse encore inédite mais dont est issu l’ouvrage Henri Guérin – L’œuvre vitrail paru en 2015 aux Éditions Privat.

Plus de six cents lieux ont ainsi été référencés en France et à l’étranger. Édifices religieux (églises paroissiales, chapelles de communauté religieuses), édifices civils (établissement scolaires, sièges d’entreprises …) mais aussi un nombre important de créations pour des demeures privées (plus de 200). Un listing géographique peut être consulté sur le site henri-guerin.com.

Parallèlement, le fonds d’atelier est en cours d’inventaire et de conditionnement. Il comprend un important fonds de vitraux, les maquettes peintes, les œuvres graphiques et toutes les archives de l’atelier.

 Expositions

De nombreuses expositions collectives et personnelles ont révélé son œuvre à un large public. On retrouvera le détail chronologique de ces expositions d’une part sur le site de Narthex, art sacré, patrimoine, création et d’autre part sur le site Henri Guérin, peintre verrier  géré par une association loi de 1901 qui se consacre à la connaissance, la mise en valeur et la sauvegarde de l’œuvre de l’artiste. La dernière grande exposition de l’artiste, de son vivant, fut l’été 2009 Lumière d’été, à l’orangerie du Sénat, dans les Jardins du Luxembourg, à Paris. Son souvenir en est conservé dans le DVD « Confidences »; film d’Hervé Desvaux, édité et diffusé par l’association Henri Guérin. Entre 2005 et 2007, une grande rétrospective de l’œuvre vitrail Éclats de verre et de lumière au Centre International du vitrail de Chartres a marqué les 50 ans d’atelier de l’artiste. En 2010, le Musée du verre de Conches-en-Ouche consacra une exposition au fonds d’atelier Henri Guérin (catalogue). Puis en 2015, la Galerie nationale de la Tapisserie de Beauvais (devenu puis Le Quadrilatère) organisa la grande exposition « Henri Guérin – Matières/Lumières »

Bibliographie

Sophie Guérin Gasc : « Henri Guérin – L’œuvre vitrail », préface de Dominique Ponnau, éditions Privat/Centre international du Vitrail, 2005.

Actes du colloque Art et culture religieuse, « Henri Guérin, Écouter la lumière », p. 128-131. Le Monde la Bible, École du Louvre, La Croix, Bayard.

Henri Guérin, De lumière et d’ombre, éditions de la Revue de la Céramique et du Verre, 2009; réédition 2011. Anthologie de textes d’Henri Guérin.

Henri Guérin, Patience de la main, éditions du Cerf, Paris. 1996 ; réédition 2012.

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Rose de façade

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Rose de façade

En novembre 1896 fut inaugurée la nouvelle rose de façade (obstruée au XVIIIè siècle par Viany qui y plaça un orgue). Réalisée par le peintre verrier aixois, Louis André, elle a un diamètre de quatre mètres et est constituée de six trèfles alternés qui entourent un  médaillon hexagonal.

Le motif décoratif représente une Croix de Malte entourés de six blasons disposés en trois axes (un axe vertical pour l’Eglise et deux axes obliques pour l’Ordre de Malte et le prieuré de Saint Gilles).

Les couleurs qui passent du bleu au rouage selon la lumière ou l’endroit où l’on se trouve, les ornements stylisés jouant avec le soleil en font une œuvre d’art remarquable.

 

Louis André

Louis André était un peintre-verrier, né en 1852 et mort à Aix-en-Provence le 3 juillet 1938.

Biographie

Il est initié à l’art par l’abbé de Bonde. Pendant la guerre de 1870, il est combattant volontaire.

Il a créé ensuite un atelier de production de vitraux à Aix-en-Provence, rue Jacques de la Roque. Ses œuvres se retrouvent dans des églises d’Aix-en-Provence et autour:

église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence, rose au-dessus de l’orgue (1896),

église de la Madeleine d’Aix-en-Provence,

église du Saint-Esprit d’Aix-en-Provence,

église Notre-Dame de la Seds,

église d’Arles, Tarascon, Salon-de-Provence, Saint-Rémy-de-Provence, …

dans le Gard, à l’église Saint-Laurent de Lanuéjols, en 1892.

Après la promulgation de la loi de séparation des Églises et de l’État, en 1905, Louis André ne reçoit plus de commande et doit fermer son atelier. Il est alors devenu professeur de dessin au collège catholique et à l’école des beaux-arts d’Aix-en-Provence. Il a cessé de donner son enseignement à 82 ans.