EGLISE CATHOLIQUE, FETE DU SACRE-COEUR, FETE LITURGIQUE, JESUS-CHRIST, SACRE-COEUR DE JESUS

La fête du Sacré-Coeur

Le Sacré-Coeur

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La Fête du Sacré-Cœur est célébrée le 3e vendredi après la Pentecôte. Elle trouve son origine dans les apparitions du Christ à sainte Marguerite Marie Alacoque, religieuse à Paray-le- Monial. La dévotion au Sacré Cœur  invite à fixer l’attention sur le coeur aimant de Jésus, compatissant et miséricordieux

 

Le culte du Sacré-Cœur

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En 1673, à Paray-le-Monial, une religieuse de l’ordre de la Visitation, Marguerite-Marie Alacoque, voit Jésus et l’entend lui dire : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé. » Ce message sera reconnu par le pape Clément XIII en 1765. C’est le début du culte du Sacré-Cœur. En 1856, le pape Pie IX décide de lui consacrer une fête pour toute l’Église. Les représentations figurées du Sacré-Cœur font alors le tour du monde. En 1899, le pape Léon XIII lui consacre toute l’humanité. C’est le pape Pie XII qui explicitera pour le « monde d’aujourd’hui » la théologie du Sacré-Cœur dans son encyclique Haurietis aquas in gaudio (« Vous puiserez les eaux dans la joie aux sources du Sauveur »). En 1995, Jean-Paul II associe la fête du Sacré-Cœur à une journée de prière pour la sanctification des prêtres. En 2011, lors des Journées mondiales de la jeunesse à Madrid, Benoît XVI consacre la jeunesse du monde entier au Sacré-Cœur de Jésus. Au XVIIe siècle, au cœur des controverses protestantes ou jansénistes, l’Église développa le culte au Sacré-Cœur pour rappeler la primauté de l’amour de Dieu. Aujourd’hui, dans un monde hyper technicisé, la dévotion au Sacré-Cœur permet de reconsidérer les dons de la tendresse, de l’amour, des relations humaines qui donnent un surplus de sens à la vie.

 

Paray-le-Monial cité du sacré cœur

Paray Le Monial, France - September 13, 2016:  Shrine of St.. C

Le sanctuaire de Paray-le-Monial est mondialement connu. Cette petite ville de Bourgogne est devenu en près de 400 ans une grande destination de Pèlerinage au Sacré-Cœur  de Jésus.

Apparition du 27 décembre 1673

 » Mon divin cœur est si passionné d’amour pour les hommes et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre. « 

Grande apparition, de juin 1675

 » Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes « 

Dans une communication plus personnelle, Jésus demande à Marguerite-Marie de l’accompagner chaque jeudi soir, durant une heure, pour participer à son agonie à Gethsémani. Il lui dit : « C’est ici où j’ai le plus souffert qu’en tout le reste de ma Passion (…) ; il n’y a point de créature qui puisse comprendre la grandeur des tourments que je souffris alors ».

Marguerite-Marie n’a pas « inventé » la dévotion au Sacré Cœur. Celle-ci se déploie particulièrement au XVIIe siècle et prépare la mission que Jésus lui confiera.

St Jean Eudes (1601 -1680) missionnaire au cœur de feu, travaille ardemment à la réforme du clergé. Aux prêtres de la congrégation qu’il a fondée, il écrit : » Il nous faut apprendre de notre divin Docteur, qui est Jésus, à être humbles non seulement d’esprit mais de cœur. « Il composera la première messe en l’honneur des coeurs de Jésus et Marie.

 

Lettre de Marguerite-Marie au Père Croiset :

 » La première grâce particulière qu’il me semble avoir reçue pour cela, ce fut un jour de saint Jean l’Évangéliste qu’après m’avoir fait reposer plusieurs heures sur cette sacrée poitrine, je reçus de cet aimable Cœur  des grâces dont le souvenir me met hors de moi-même. Après cela, ce divin Cœur  me fut présenté comme dans un trône de flammes, plus rayonnant qu’un soleil et transparent comme un cristal, avec cette plaie adorable, et il était environné d’une couronne d’épines, qui signifiait les piqûres que nos péchés lui faisaient, et une croix au-dessus qui signifiait que dès les premiers instants de son Incarnation, c’est-à-dire que dès lors que ce sacré Cœur  fut formé, la Croix y fut plantée, et il fut rempli dès ces premiers instants, de toutes les amertumes que devaient lui causer les humiliations, pauvreté, douleurs et mépris que la sacrée humanité devait souffrir, pendant tout le cours de sa vie et en sa sainte Passion… ».

Un autre témoin du Cœur de Jésus a marqué de sa présence discrète et rayonnante Paray-le-Monial : Claude la Colombière, jésuite, qui fut le confesseur de Marguerite-Marie.

La chapelle de La Colombière se trouve sur la droite en sortant de la Visitation, à 100 m. Elle est confiée à la garde de la communauté des Pères de la Compagnie de Jésus résidant à Paray-le-Monial.

Bâtie en 1930, juste après la béatification de Claude La Colombière, le 16 juin 1929. Son style rappelle les Basiliques de Fourvières (Lyon) et de Montmartre (Paris) par les mosaïques nombreuses et les vitraux.

Au début du XVIIe siècle, Paray-le-Monial compte un nombre important de protestants. Des Pères jésuites résident alors de temps en temps dans la ville à partir de 1618 pour prêcher la foi catholique. Ils s’y établissent définitivement à partir de 1651. Le Père Claude La Colombière fut supérieur de la petite résidence pendant 18 mois, en 1675-1676, et revint à Paray pour y mourir en 1682, à l’âge de 44 ans. Il fut confesseur de Marguerite-Marie, envoyé par Dieu comme son » fidèle serviteur et parfait ami. « 

La grande fresque de l’abside relate la vision de Marguerite-Marie du 2 juillet 1688, deux ans avant sa mort Le Christ siège au sein de flammes qui représentent le feu brûlant de son amour. À droite, Marie a le visage tourné vers Marguerite-Marie. Elle lui confie ce message : les sœurs de la visitation doivent promouvoir la dévotion au Cour de Jésus, mais les jésuites sont chargés d’expliquer théologiquement le mystère du Cœur de Jésus. Cette phrase est transcrite au bas de la fresque. Les anges présentent tous des images du Sacré Cœur, que Jésus a demandé que l’on dessine pour les répandre dans les foyers chrétiens.

Châsse de Sainte Marguerite-Marie : ses ossements sont enveloppés dans une effigie de cire et de coton revêtue de l’habit de l’Ordre au XVIIe siècle. Cette chasse date de sa béatification en 1864. Décédée le 17 octobre 1690, Marguerite-Marie fut canonisée en 1920.

Au-dessus de la châsse, un tableau représente une autre vision de Marguerite-Marie : au moment de communier des mains du Père la Colombière, elle a la vision des trois cœurs : le plus grand est celui du Christ, uni désormais aux deux plus petits que sont ceux de Marguerite-Marie et de Claude.

 

Marguerite-Marie Alacoque

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Née le 22 juillet 1647, Marguerite-Marie Alacoque entre au monastère de la Visitation à Paray-le-Monial en 1671. Le 27 décembre 1673, le Christ lui apparaît. Elle reçoit un premier message : « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen. » Jésus demande à la voyante de « faire connaître aux hommes l’Amour débordant de Dieu… » Un an plus tard, elle voit de nouveau le cœur de Jésus « tout rayonnant de gloire avec ses cinq plaies brillantes comme cinq soleils ». En 1675, Jésus lui dit : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour ; et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris ». Jésus poursuit en demandant que soit rendu un culte public au Sacré-Cœur. Elle meurt à Paray-le-Monial le 17 octobre 1690. Elle est canonisée en 1920.

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