AFRIQUE, ANGOLA (Afrique), GUERRES D'INDEPANDANCE, HISTOIRE DE L'AFRIQUE, MOUVEMENTS ANTICOLONIAUX

La guerre pour l’indépendance de l’Angola

Guerre d’indépendance de l’Angola

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La guerre d’indépendance de l’Angola désigne les conflits qui ont opposé le Portugal à des rébellions indépendantistes de 1961 à 1975. Au terme de ces conflits, l’Angola où les portugais étaient présents dès le xve siècle, et qui était une possession portugaise depuis le xixe siècle, s’émancipe du colonialisme et acquiert son indépendance politique.

Pendant pratiquement 15 années le Portugal va tenter de regagner le contrôle perdu après les premières révoltes de 1960. Les efforts économiques et militaires que cela représente pour la métropole et la pression appliquée par les deux grandes puissances de la guerre froide dans un contexte de décolonisation, sont les facteurs qui poussent le Portugal à lâcher prise de sa colonie.

À partir des années 1950, dans un contexte de préparation à la décolonisation  de la majorité des pays d’Afrique, l’oppression du peuple angolais par le régime colonial portugais entraîne l’émergence de mouvements anticoloniaux.  es mouvements ont été les acteurs majeurs de l’opposition aux colonisateurs portugais, mais ils ne sont pas pour autant unis dans l’effort de décolonisation et s’affrontent durant la guerre d’indépendance. Le MPLA d’Agosto Neto se voit confronté au FNLA de Holden Roberto et à l’UNITA de Jonas Savimbi. Lorsque le peuple angolais mené par ces différents mouvements conquiert enfin son indépendance en 1975, les tensions entre le MPLA et L’UNITA, alimentées par le contexte international de la guerre froide, donnent lieu à la guerre civile angolaise.

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Le contexte de la colonisation portugaise lors du déclenchement des premières rébellions dans le Nord

 Les conditions imposées par le régime colonial portugais

La présence des Portugais en Angola remonte au xvie siècle, mais se limitait jusqu’au xixe siècle à Luanda, Benguela et quelques autres localités sur la côte. À partir d’alors les colons qui travaillaient la terre s’étaient principalement installés sur la région côtière, mais de plus en plus dans le nord-ouest de l’Angola pour le café. Comme dans la plupart des colonies de peuplement, la majorité de la population originaire de la métropole est concentrée dans les villes. À partir des années 1950 l’immigration portugaise s’intensifie, en partie à cause d’un taux élevé de chômage aux Portugal, l’Angola fait figure d’eldorado et attire des Portugais de classes sociales très variées. De 1950 à 1960 environ 100 000 Portugais arrivent en Angola, ce qui représente une augmentation de 118 % par rapport à la quantité de Blancs qui étaient déjà installés sur place. Pour autant les Blancs ne représentent pas une proportion importante de la population totale, mais en plus d’accaparer les terres ce sont ceux qui, parmi la population locale, dominent la vie économique, constituent l’essentiel de la couche qualifiée de main d’œuvre et occupent les postes d’encadrement.

Parmi les non-Blancs les Portugais ont mis en place un système de classification ségrégationniste des citoyens. Une citoyenneté portugaise réduite était donnée aux métis et assimilados, des Noirs qui selon les Portugais auraient atteint un niveau de « civilisation » suffisant pour profiter d’une première forme de citoyenneté. Les métis et assimilados en 1960 ne représentent que 2 % de la population noire angolaise. Cette citoyenneté les exempte du travail forcé qui était imposé au reste de la population africaine, qualifiée d’indigène.

Les membres de la population considérée comme « indigène » par les colons sont dans l’obligation de payer un impôt qui varie selon la productivité de la région où ils résident, une mesure qui oblige à accélérer la production agricole. L’imposition d’un type de culture par l’administration coloniale, en grande partie du coton, et les conditions de travail dans les fazendas, les fermes agricoles tenues par des colons portugais, provoquent régulièrement la révolte des paysans soumis au travail forcé. Ces premières révoltes vers la fin des années 1950 relèvent d’abord du sabotage, par exemple les semences imposées par les colonisateurs sont bouillies pour les rendre inutilisables. Rapidement les paysans révoltés forment de petits groupes armés qui entendent répondre par la violence à la violence du régime colonial portugais.

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Le soulèvement dans le nord

Le 4 février 1961, la population africaine qui vivait aux alentours de Luanda attaque la prison de Sao Paulo, la plus importante de la capitale. Une seconde attaque eu lieu, mais les deux se soldent par un échec. La population blanche de Luanda se venge tout en bénéficiant de la protection de la police, et des massacres sont perpétrés aux abords de la capitale. Le soulèvement de Luanda n’est pas le plus important parmi ceux qui se sont déroulés en 1961, mais par bien des côtés c’est celui qui a le plus influencé le développement d’un nationalisme révolutionnaire. Ses conséquences sanglantes marquèrent la pensée et l’action politiques angolaises, il n’y avait désormais plus d’autre choix que la résistance armée.

À partir du 15 mars 1961, le Nord de l’Angola connaît l’insurrection des travailleurs forcés des exploitations locales alliés à des agriculteurs Kongo, elle est influencée par le FNLA, alors appelé UPA. Bien que peu armés, les insurgés parviennent à prendre le contrôle de grandes régions autour d’Uige, le centre de la culture du café alors appelé Carmona, s’emparant des fermes européennes, des établissements de commerce et des postes de police. Les ponts sont détruits et les routes sont bloquées, les autorités portugaises perdent alors le contrôle de ces régions. Le nombre de personnes participant à l’insurrection dans le nord en 1961 se compte déjà par milliers. Pendant ce soulèvement dans le Nord, la population civile européenne, ainsi que les métis et assimilados, sont les cibles de la violence des rebelles. Le massacre de Blancs par des Africains choque profondément les Européens qui répondent sur place par des tueries qui se répètent. Face à cette violente répression, d’importantes migrations ont lieu en direction du Congo, mi-juin où plus de 80 000 paysans ont déjà quitté leur terre natale pour échapper aux massacres, ces migrations sont accompagnées de la fuite de nombreux militants du MPLA.

 

15 années de lutte pour l’indépendance, jusqu’à l’épuisement de la métropole et la révolution des œillets

 Résistances et répressions

Les opérations militaires systématiques menées par les colons portugais contre les rebelles dans le Nord de l’Angola ne débutèrent qu’en mai 1961. L’armée comportait environ 2 000 soldats métropolitains et un peu plus de colons mobilisés, mais la majorité des troupes étaient composées de soldats africains. L’été 1961 est marqué par le déclin de la rébellion qui se heurte aux forces armées des colonisateurs, les guérilleros sont trop peu nombreux et mal armés. Des petites poches de résistance de guérilla continuent néanmoins d’exister dans le Nord. Les hauts fonctionnaires d’État étaient parfaitement au courant des massacres d’Africains qui étaient perpétrés par les colons, aidés par l’armée, mais ils n’étaient pas prêts à protéger les Africains, même dans la capitale, de peur de provoquer l’antagonisme de la communauté blanche. Alors que le Sud n’avait connu aucun soulèvement, la violence se propage depuis le nord et la population africaine d’Angola méridional devient alors la proie de massacres par les Européens. Durant les années qui suivirent, les tensions entre les mouvements indépendantistes que sont le MPLA et le FNLA, endiguèrent le processus insurrectionnel entamé en 1961. Le MPLA communiste, dont la plupart des représentants s’étaient enfuis au Congo, s’est retrouvé confronté à un blocus organisé par le FNLA et Mobutu, qui s’était emparé du pouvoir au Congo grâce à un coup d’État en 1960. Le dirigeant du FNLA Roberto Holden et Mobutu, tous deux profondément anti-communistes, empêchèrent le MPLA d’envoyer des renforts à ses troupes dans le Nord de l’Angola jusqu’en juillet 1966 et février 1967.

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L’épuisement de la métropole

Pour regagner le contrôle de sa colonie, la métropole a engagé des effectifs militaires importants, avec près de 65 000 soldats portugais envoyés en réponse au soulèvement de 1961. L’armée portugaise est également mobilisée au Mozambique qui cherche à s’émanciper de la colonisation portugaise au même moment que l’Angola. À ces coûts militaires s’ajoutent ceux relatifs au contrôle policier sur place. Pendant les 15 années de lutte que représente la guerre d’indépendance d’Angola, les partisans des mouvements de libération sont traqués et emprisonnés. Certains se retrouvent enfermés pendant plusieurs années pour avoir distribué des tracts politiques qui incitaient à la rébellion contre les colonisateurs. L’Angola n’est plus une entreprise suffisamment profitable pour le Portugal. L’exploitation des terres, lorsqu’elles ne sont pas aux mains des rebelles, est rendue difficile dans le climat de tension qui existe entre colonisateurs et colonisés. Salazar, puis son successeur Caetano, s’étaient efforcés de faire passer l’Angola pour une colonie modèle, en dissimulant les révoltes le mieux qu’ils pouvaient grâce à de la propagande et au contrôle des frontières. Mais après 15 années de lutte, la pression appliquée par l’OTAN et par les deux grandes puissances emblématiques de la guerre froide, est trop importante pour que le Portugal puisse conserver sa colonie beaucoup plus longtemps.

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En 1974, la révolution des œillets qui renverse le régime dictatorial de Salazar au Portugal, marque le début de nouvelles relations entre la métropole et les mouvements de libération de l’Angola. L’indépendance angolaise est alors négociée et la date du 11 novembre 1975 est choisie.

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Une indépendance proclamée dans un climat politique tendu

Le climat de la prise d’indépendance est tendu entre les différents mouvements de libérations que sont le MPLA, le FNLA et l’UNITA. Ensemble ils concluent un cessez-le-feu en janvier 1975 et établissent une constitution provisoire. Le 11 novembre 1975, l’indépendance de l’Angola est proclamée à la fois par le MPLA et le FNLA. Bien qu’en 1976 la République Populaire d’Angola dirigée par le chef du MPLA Agostinho Neto, soit reconnue par la plupart des pays du monde et par l’ONU, la situation politique de l’Angola n’est pas stabilisée. Le MPLA soutenu par l’URSS et Cuba se retrouve confronté à ses opposants du FNLA et de l’UNITA soutenus par les États-Unis et les troupes sud-africaines pendant 27 ans lors de la guerre civile angolaise qui dure jusqu’en 2002.

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Bibliographie

Basil Davidson, L’Angola au cœur des tempêtes, cahiers libres, 1972

Christine Messiant, L’Angola colonial, histoire et société. Les prémisses du mouvement nationaliste, P.Schlettwein Publishing Switzerland, 2006

Dia Kassembe, Angola, 20 ans de guerre civile, Mémoires africaines, 1995

Elikia M’Bokolo, Afrique noire, Histoire et civilisations Tome 2, du XXe siècle à nos jours, Hautier, 2008.

 

 

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AFRIQUE, ANGOLA (Afrique), GUERRE CIVILE, HISTOIRE DE L'AFRIQUE

Angola : guerre cvile (1975-2002)

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Guerre civile angolaise

 

La guerre civile angolaise est un conflit important qui frappe l’Angola entre 1975, date de l’indépendance du pays, et 2002. La guerre débute immédiatement après l’indépendance obtenue du Portugal. Avant cette date, l’Angola a déjà connu une guerre de décolonisation   entre 1961 et 1974. La guerre civile qui s’ensuit est principalement une lutte entre les deux principaux mouvements de libération que sont le Mouvement populaire de libération (MPLA) et l’UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola). Dans le même temps, cette guerre devient un champ de bataille de substitution dans le cadre de la guerre froide, un conflit de plus grande envergure qui oppose un bloc dirigé par les Etats-Unis et le bloc communiste mené par l’URSS, eprésenté sur le terrain par Cuba.

Si le MPLA et l’UNITA partagent une volonté commune d’obtenir l’indépendance, ils n’ont pas les mêmes soutiens dans le tissu social angolais. Si les deux mouvements ont des orientations socialistes, le MPLA se définit comme marxiste-léniniste et l’UNITA comme anti-communiste, de manière à susciter l’attention internationale. Un troisième mouvement, le Front national de libération de l’Angola (FNLA), combat le MPLA aux côtés de l’UNITA durant la guerre de décolonisation mais il ne joue presque aucun rôle durant la guerre civile. En outre, le Front de libération de l’enclave de Cabinda, qui réunit des militants séparatistes, combattent pour l’indépendance de la province de Cabinda, au nord de l’Angola.

Cette guerre qui s’étale sur vingt-sept années peut être divisée en trois périodes principales (1975-1991, 1992-1994 et 1998-2002), séparées par de fragiles périodes de paix. Quand le MPLA finit par l’emporter en 2002, plus de 500 000 personnes ont été tuées et le nombre de déplacés au sein du pays s’élève à un million. Cette guerre dévaste les infrastructures de l’Angola et fragilise durement l’administration publique nationale, le tissu économique et les institutions religieuses.

La guerre civile angolaise a été marquante en raison de la combinaison entre les violentes dynamiques internes au conflit et l’importance des interventions étrangères. En cela, cette guerre s’intègre pleinement dans le contexte mondial de la guerre froide car autant les Américains que les Soviétiques, avec leurs alliés, fournissent une aide militaire significative aux parties en présence. En outre, le conflit angolais est aussi lié à la Deuxième Guerre du Congo au sein de la République démocratique du Congo et à la guerre d’indépendance namibienne.

Origines du conflit

Trois mouvements concurrents participent à la guerre d’indépendance de l’Angola :

le Front de libération de l’Angola (FNLA), fondé en 1962 et majoritairement bakongo ;

le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), fondé en 1958, dont la base sociale principale sont les Ambundu et les métis ;

l’Union Nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA), fondée en 1966 par une scission du FNLA, s’appuyant avant tout sur les Ovimbundu.

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Quand la révolution des Œillets met fin au régime salzariste au Portugal, en avril 1974, le nouveau pouvoir annonce son intention de se retirer des colonies portugaises en Afrique. En Angola, les trois mouvements commencent alors immédiatement entre eux une lutte pour le pouvoir. Le FNLA, entrant en Angola par le nord, reçoit le soutien de l’armée zaïroise et de mercenaires, l’UNITA celui de l’armée sud-africaine (encore sous le régime de l’apartheid) et de l’Armée rouge dont une dizaine  sont morts dans ce pays et plusieurs aéronefs soviétiques détruits Le service Action du SDECE français apporte une aide à l’UNITA. Un Mini-Mi 8 abattu en 1980 l’aurait été par le service Action.

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Les accords d’Alvor du 15 janvier 1975, obtenus par l’intermédiaire du Portugal, semblent permettre un rapprochement momentané des trois factions et l’établissant d’un gouvernement d’union. Cependant, les hostilités recommencent aussitôt après, et le 11 novembre 1975 le MPLA déclare l’indépendance du pays à partir de la capitale Luanda, et au même moment le FNLA et l’UNITA font, ensemble, la même déclaration à partir de la ville d’Huambo. Les combats entre les deux camps continuent et ont dorénavant le caractère d’une guerre civile.

Déroulement de la guerre civile

27 ans de conflit

Le MPLA s’attaque tout d’abord au FNLA, soutenant ainsi des mouvements rebelles katangais contre le Zaïre. À la suite de l’intervention de la France, l’Angola et le Zaïre, et donc le MPLA et le FNLA, se rapprochent en 1978. Le MPLA utilise la même tactique contre l’Unita, en soutenant l’Organisation du peuple du Sud-Ouest africain. À plusieurs reprises, l’Afrique du Sud pénètre sur le territoire angolais et affronte les armées angolaise et cubaine, combats qui participent à la guerre de la frontière, tandis que l’Unita progresse, gagnant un certain soutien de la population. Le conflit prend une forme de guerre classique en 1987-1988, le gouvernement angolais perdant peu à peu ses soutiens internationaux et tentant donc de mettre fin rapidement à l’Unita.

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Participation étrangère au conflit

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1 200 soldats de l’armée soviétique furent déployés en Angola en 1985, ainsi qu’entre 20 000 et 40 000 soldats des forces armées cubaines dont 10 000 trouvèrent la mort, et 3 000 soldats de l’Armée populaire de Corée afin d’apporter un soutien au MPLA. L’Allemagne de l’Est, la Tchécoslovaquie, le Mozambique, la Jamahiriya arabe lybienne, la République populaire de Bulgarie, l »Algérie, la Tanzanie, la Guinée-Bissau, la République socialiste de Roumanie et le Zimbabwe fournirent par ailleurs un soutien logistique au MPLA.

De son côté, l’UNITA était soutenu par la Chine, les Etats-Unis, Israël, le Zaïre, le Gabon, le Maroc et par la Côte-d’Ivoire. L’Afrique du Sud a envoyé 20 000 soldats en Angola en 1976 afin de soutenir militairement l’UNITA pour les retirer en 1989.

L’extraction du pétrole était l’activité économique permettant au MPLA de maintenir son effort de guerre contre l’UNITA. Malgré son positionnement marxiste, le mouvement a maintenu tout au long du conflit de bonnes relations avec les compagnies pétrolières assurant l’extraction, en particulier avec la multinationale américaine Chevron. Cette situation a conduit le corps expéditionnaire cubain, dans un contexte de guerre froide, à défendre activement les installations de cette multinationale américaine contre la menace représentée par l’UNITA, un mouvement lui-même soutenu par la CIA.

 Processus de paix

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Le 22 décembre 1988 sont signés les accords de New-York,, organisant l’indépendance de la Namibie et le désengagement progressif de l’Afrique du Sud, de Cuba et de l’Union soviétique. Malgré ces accords, l’Afrique du Sud, les États-Unis et le Zaïre continuent d’intervenir dans le conflit. Le 1er mai 1991 sont signés les accords de Bicesse, mettant en place un cessez-le-feu, la démobilisation des groupes armés (et leur intégration dans les Forces armées congolaises) et l’organisation d’élections. Celles-ci se tiennent le 29 et 30 septembre 1992 et donnent la victoire du MPLA aux élections législatives et une majorité relative à José Eduardo dos Santos aux élections présidentielles. Selon la constitution, un deuxième tour aurait été nécessaire pour qu’il soit légalement élu. Cependant, l’UNITA considère les élections comme truquées, ne les reconnaît pas et recommence aussitôt la guerre civile.

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 Reprise et fin des hostilités

Les hostilités reprennent immédiatement après les élections de 1992 et prennent fin avec la mort du dirigeant de l’UNITA, Jonas Savimbi, le 22 février 2002. Après de rapides négociations encouragées par l’ONU, la Russie, les États-Unis et le Portugal, le 4 avril de la même année, José Eduardo dos Santos et Paulo Lukamba « Gato », secrétaire général de l’UNITA, signent un accord de paix. L’UNITA, qui s’était déjà constitué en parti politique en 1991, démobilise ses forces armées qui sont en partie intégrées dans les Forces armées angolaises (dont un général de l’UNITA devient le chef d’état-major). Le MPLA ne tient cependant pas sa promesse d’organiser rapidement les élections qui sont reportées jusqu’en 2008.

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Le bilan humain global est estimé à 500 000 morts.

 

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