FRANCE, HISTOIRE DE FRANCE, HOMME POLITIQUE, HOMME POLITIQUE FRANÇAIS, JACQUES CHIRAC (1932-2019)

Jacques Chirac (1932-2019)

JACQUES CHRIRAC (1932-2019)

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En dates

 1932 : naissance à Paris.

1956 : mariage avec Bernadette Chodron de Courcel. Le couple aura deux enfants, Laurence et Claude.

1957 : élève de l’ENA, puis chargé de mission au cabinet de Georges Pompidou.

1965 : élu conseiller municipal de Sainte-Féréole (Corrèze).

1967 : élu député, puis nommé au gouvernement.

1974 : nommé à Matignon après avoir soutenu Valéry Giscard d’Estaing contre Jacques Chaban-Delmas.

1975 : s’empare du parti gaulliste. 1976 : démissionne de Matignon et fonde le RPR.

1977 : élu maire de Paris. 1978 : lance l’appel de Cochin.

1981 : première candidature présidentielle (18 %, derrière Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand).

1986 : nommé premier ministre de cohabitation par François Mitterrand.

1988 : battu par François Mitterrand au second tour de l’élection présidentielle (45,98 %).

1992 : appelle à voter « oui » au traité européen de Maastricht.

1995 : élection à la présidence de la République (52,64 % face à Lionel Jospin).

1997 : dissolution de l’Assemblée nationale ; cohabitation avec le premier ministre PS Lionel Jospin. 2002 : réélu président de la République (82,21 % face à Jean-Marie Le Pen). Discours du Vél’ d’Hiv sur la responsabilité de la France dans la déportation des juifs. Discours au Sommet de la terre à Johannesburg : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. »

2003 : s’oppose à la guerre américaine en Irak.

2007 : quitte l’Élysée après l’investiture de Nicolas Sarkozy. 2008 : crée la Fondation Chirac.

2011 : ne siège plus au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit en tant qu’ancien président de la République.

 

 Mémoires

Tome I, Chaque pas doit être un but, NiL Éditions, 2009.

Tome II, Le Temps présidentiel, NiL Éditions, 2011.

 Bibliographie

Henri Amouroux, Trois fins de règne [De Gaulle, Mitterrand, Chirac], JC Lattès, 2007.

Bruno Dive, Le Dernier Chirac, Duvernet, 2011.

Jean-Louis Debré, Le Monde selon Chirac, Tallandier, 2015.

FRANCE, HISTOIRE DE FRANCE, HOMME POLITIQUE FRANÇAIS, JACQUES CHIRAC (1932-2019)

Jacques Chirac (1932-2019)

Mort de Jacques Chirac, les dates marquantes

CHRONOLOGIE L’ancien président de la République est décédé le 26 septembre à l’âge de 86 ans. De la Corrèze à l’Élysée, retour sur les instants marquants de sa vie.

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https://www.la-croix.com/France/Politique/Jacques-Chirac-dates-marquantes-2019-09-26-1201050136?htm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_content=20190926&utm_campaign=newsletter__crx_alert&utm_term=1795717&PMID=c36a145ebdfca921639f05a

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), HOMME POLITIQUE FRANÇAIS, HONORE-GABRIEL RIQUETI DE MIRABEAU (1749-1791), MARIE-MAGUERITE-EMILIE DE COVET DE MARIGNANE(1752-1800), MIRABEAU (comte de ; 1749-1791), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), SAINT-ESPRIT (paroisse ; Aix-en-Provence), SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence), UN PAROISSIEN INATENDU AU SAINT-ESPRIT

Un paroissien inatendu au Saint-Esprit

 

Mirabeau-la Bourrasque se marie à Saint-Esprit…

ça promet !

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Le mariage de la Bourrasque

Mais l’église voit surtout se dérouler un grand moment, en ce jour de 23 juin 1772 : le mariage de Mirabeau ! Le comte de Mirabeau Gabriel-Honoré de Riquetti, 23 ans, se marie avec la demoiselle Marie-Marguerite-Emilie de Covet de Marignane, 19 ans !

La jeune fille est une riche héritière, courtisée par tout ce qui se fait de plus noble dans le pays. Mais elle a dit oui à celui qu’on surnomme monsieur de la Bourrasque, Mirabeau ! Incompréhensible… Emilie, si jolie, lui si moche ! Un visage à faire peur, ravagé par la petite vérole, une gueule effrayante qu’il décrit lui-même comme une « hure »… En plus, le monsieur a des mauvaises manières et il n’a pas un sou en poche.

Mais qu’est-ce qui a traversé la tête de leur fille pour aller s’amouracher d’un homme pareil, ont dû penser, effrayés, les parents d’Emilie en découvrant le carrosse de Mirabeau arrêté devant chez eux toute une nuit ? Là, ça suffit : on crie au scandale, il faut marier les deux jeunes gens. Chose faite en 1772 ! Mais les parents d’Emilie coupent les ponts et ne leur versent plus un kopeck.

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Tant pis ! Notre Bourrasque multiplie les dettes chez tous les commerçants d’Aix… Ce qui lui vaudra un emprisonnement au château d’If plus un divorce, en 1783. 6 ans plus tard, Mirabeau se fait élire aux Etats-Généraux…

 

https://fr.anecdotrip.com/anecdote/mirabeau-la-bourrasque-se-marie-a-saint-esprit-ca-promet-par-vinaigrette

 

 

Biographie de Mirabeau

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Ecrivain, journaliste et homme politiquerévolutionnaire
1749-1791    

Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, plus connu sous de nom de Mirabeau, est né dans le château de Bignon-Mirabeau dans le Loiret. Souffrant de malformations physiques (un pied tordu, deux grandes dents et une énorme tête) et défiguré à l’âge de trois ans par la petite vérole, il compense sa laideur impressionnante par une remarquable intelligence et vivacité d’esprit.
Mirabeau étudie le droit à l’université d’Aix-en-Provence. Il mène une vie de débauche et a des relations très difficiles avec son père. Pour le soustraire à ses dettes ce dernier le fait enfermer plusieurs fois au fort de Vincennes. Après un exil au château de Joux (Jura), il s’enfuit en Hollande avec Sophie de Ruffey, épouse du marquis de Monnier. Condamné à mort par contumace, il est extradé en France et emprisonné pendant trois ans dans le fort de Vincennes où il écrit « Lettres à Sophie » et rencontre le marquis de Sade qui y est enfermé à cette époque.

Libéré en 1780, Mirabeau essaie de vivre en écrivant et publiant des textes politiques et notamment un Essai sur les lettres de cachet et les prisons d’État (1782). En 1786, Talleyrand lui obtient une mission secrète à Berlin, où il reste pendant six mois pour le compte du Contrôleur général des finances, Charles Alexandre de Calonne.

A la veille de la Révolution, rejeté par la noblesse, Mirabeau est nommé au Tiers-état d’Aix-en-Provence en 1789 puis à l’Assemblée nationale dont il devient l’un des plus illustres orateurs grâce à son éloquence hors du commun.

Il est l’auteur de la célèbre phrase prononcée pendant les États généraux, lors de la séance royale du 23 juin 1789 :
« Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple, et qu’on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes. »

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Mirabeau participe à la rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Avec Condorcet, La Fayette et l’Abbé Sieyès, il fait partie de la Société des amis des Noirs qui défend l’abolition de la traite des Noirs et la fin progressive de l’esclavage. Voulant réconcilier le roi et l’Assemblée nationale, il se montre favorable à une monarchie constitutionnelle forte pour laquelle il défend sans succès le véto absolu, tout en continuant à défendre le peuple. Il contribue à la nationalisation des biens du clergé.

Mirabeau meurt brusquement, usé par le travail et les excès, le 2 avril 1791 à l’âge de 42 ans. Sa mort est perçue comme un deuil national et son corps est amené en grande pompe au Panthéon. En 1792, on découvre par sa correspondance qu’il s’était rallié secrètement au roi Louis XVI qu’il informait et conseillait en échange d’argent pour payer ses dettes. Il est accusé de trahison et sorti du Panthéon en 1794.

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AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), HOMME POLITIQUE FRANÇAIS, JEAN ESPARIAT (1747-1827), PAROISSE DU SAINT-ESPRIT (Aix-en-Provence : Bouches-du-Rhône), SAINT-ESPRIT (paroisse ; Aix-en-Provence), SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence)

Jean Espariat (1747-1827)

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Jean Espariat (1747-1827)

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Espariat calmant les oppositions entre soldats de Royal-Vexin et Royal-Marine.

Jean Espariat (Aix-en-Provence, 17 septembe 1747 – 14 janvier 1827)) est un avocat français qui fut le premier maire de la ville d’Aix-en-Provence, commissaire du Roi pour la création du département des Bouches-du-Rhône, président du Tribunal civil du district d’Aix, député à l’Assemblée Législative, procureur général sous l’Empire et chevalier de la Légion d’honneur. Il reste célèbre pour son intervention courageuse ayant évité un massacre entre le régiment de Royal-Vexin et celui de Royal-Marine le 26 mai 1790.

 

Biographie

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Avocat au parlement d’Aix

Issu d’une ancienne famille provençale enrichie dans le commerce (soie, orfèvrerie, …) Jean Espariat est avocat au Parlement jusqu’aux  débuts de la Révolution française.

 Administrateur d’Aix lors de la Révolution

Jean Espariat est proclamé premier maire d’Aix le 10 février 1790 au soir avec 663 voix sur 858 votants, contre le président de la chambre des Comptes, Aides et Finances de Provence, M. d’Albert de Bornes, installé à sa charge le 21 février. En revanche, l’élection des onze officiers municipaux est plus laborieuse et nécessite quatre jours. Jean Espariat est rapidement confronté aux débordements révolutionnaires.

Le 26 mai 1790, le maire Espariat, considéré comme un homme d’ordre modéré, se rend célèbre en s’interposant courageusement, décoré de son écharpe, entre un régiment patriote, le Royal-Vexin et un régiment royaliste, le Royal-Marine, alors que ceux-ci allaient s’entre-massacrer sur le cours Saint-Louis à Aix. Se jetant entre les deux régiments, il s’écrie : « Non, citoyens, je ne serai point témoin d’un aussi horrible spectacle, non, je n’aurai pas la douleur de voir mes frères s’exterminer entre eux. Faites feu, et la première victime sera celui qui voulait rétablir la concorde ». Des gravures restituent cet acte héroïque. De cette manière, Espariat prouve à ses administrés qu’il ne laisse pas l’anarchie s’installer et sauvegarde la paix civile à Aix durant quelques mois encore.

Espariat administre Aix dans un contexte agité et doit endurer les attaques répétées des Antipolitiques (menés par l’abbé Rive, révolutionnaire forcené) qui forment la faction la plus avancée de la Gauche. Il est élu juge du Tribunal civil d’Aix à l’automne 1790 et se démet de ses fonctions de maire alors que des massacres se préparent à Aix. À l’époque de ces massacres qui emportèrent notamment son collègue l’avocat Pascalis, Espariat avait, depuis le 11 novembre 1790, remis ses pouvoirs au vice-maire Toussaint-Bernard Émeric-Davidqui eut certaines difficultés à justifier ces débordements tant le corps municipal d’Aix sembla passif en cette occasion.

Jean Espariat fut également, au printemps 1790, l’un des trois commissaires du Roi délégués à la formation du département des Bouches-du-Rhône avec l’abbé de Quinson, prévôt de l’église d’Arles, et d’Antoine Balthazar Joachim d’André, député à la Constituante.

 Député à la Législative

Les électeurs envoient Jean Espariat, alors président du Tribunal civil du district d’Aix, à l’Assemblée législative pour le département des Bouches-du-Rhône en septembre 1791. Député de la Plaine, Espariat prend notamment la parole pour condamner les crimes d’Avignon et demander le renvoi des responsables devant la Haute Cour de justice. Mais c’est à la commission des finances qu’il se rend le plus utile.

 Procureur général sous l’Empire

À l’expiration de son mandat législatif, le 20 septembre 1792, Jean Espariat revient à Aix et reprend ses anciennes fonctions judiciaires. Il est emprisonné sous la Terreur Sous le Directoire, Espariat est administrateur du département des Bouches-du-Rhône. Sous le Consulat, Bonaparte nomme Jean Espariat procureur général près la Cour de justice criminelle des Bouches-du-Rhône et l’Empire en fera l’un des premiers chevaliers de l’Ordre de la Légion d’honneur. Il est également membre de la société académique d’Aix. Il décède le 14 janvier 1827 dans sa ville natale.

Rue Espariat à Aix-en-Provence

Une rue historique de sa ville natale porte le nom d’Espariat en son souvenir. Cette rue est la réunion de deux rues qui, avant 1811, se nommaient « rue des Salins » pour la partie haute et « rue du Saint-Esprit » pour la partie basse. C’était à cette époque une des portes d’entrée dans la ville d’Aix-en-Provence. Au bas de la rue, en effet, se dressait la porte des Augustins qui permettait de pénétrer dans l’ancienne ville comtale d’Aix.

En séance du 24 juillet 1879, parmi d’autres « dénominations nouvelles de quelques rues ….
… Le Conseil (municipal) émet le vœu suivant :…
5°)  que la rue Grande Saint Esprit s’appelle rue Espariat ».
(Archives Communales, registre D1 26, page 163 verso).

De plus, il avait habité non loin de là au n° 4 de la rue du Trésor (actuelle rue Paul-Doumer)

Sa vie

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Né à Aix (paroisse St-Sauveur) le 17 septembre 1747, dans une ancienne famille provençale enrichie dans le commerce. (les ESPARIAT avaient des racines à Roumoules dans les Alpes de Hte Provence), il devint avocat.

En 1790, il se présenta aux élections municipales : Il devint alors le premier maire élu de la ville

Si l’élection de leur maire n’avait pas passionné les aixois, l’accueil qu’ils lui réservèrent fut enthousiaste : 

Relation de la fête du 21 février 1790, en l’honneur du maire et du corps municipal au complet : 
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… »on alla chercher le maire chez lui pour l’amener en cérémonie…. annoncé par les tambours de deux compagnies de la milice citoyenne devant la porte principale de l’hôtel de ville que le patriotisme des citoyens avait décoré de guirlandes….présentation des armes par la troupe, haie d’honneur de la milice citoyenne, applaudissements, cris de joie, sonneries de trompettes…. 
Le maire remercia, fit un discours promettant de se dévouer à sa tâche et prononça le « serment de maintenir de tout son pouvoir la Constitution, d’être fidèle à la Nation, à la Loy et au Roy et de bien remplir ses fonctions »…. puis tout le corps municipal se rendit en cortège à la messe, et  retour en cortège dans les rues de la ville avec apparition au balcon de l’hôtel de ville aux cris de  ‘Vive la Nation’,  etc….(AC Cérémonial d’Aix, registre AA55, pages 322 à 328).

Un mandat bref (de février à novembre 1790) mais fertile en péripéties

Voici ce que durent affronter en quelques mois le maire et ses conseillers :

– la gestion quotidienne des affaires de la ville avec des difficultés d’approvisionnement en blé, et le maintien de l’ordre public car cette pénurie était cause d’émeutes,
– des tracasseries administratives dues au démantèlement de tout l’ancien système et son remplacement par de nouvelles structures, de nouvelles lois à appliquer et des rapports à transmettre à l’Assemblée à Paris,
– des tensions politiques entre les Royalistes encore présents, le Club des Amis de la Constitution (en faveur d’une révolution raisonnée, dans la légalité) et celui des Antipolitiques (réclamant une révolution violente) fondé par l’Abbé Rive, qui échauffait les esprits.
– des événements qui reflétaient le trouble de l’époque : quelques émeutes dans Aix dues au prix élevé du blé, des émeutes aux Milles ou les femmes s’étaient révoltées contre le « piquet » (péage du grain), troubles occasionnés par les régiments en garnison à Aix et leurs démêlés avec les « Marseillais », assassinat de Monsieur d’Albertas et  
   exécution à Aix de son meurtrier Anicet Martel., etc…
– sans oublier la création du Département des Bouches-du-Rhône, et la dissolution du Parlement de Provence.

Outre sa compétence au quotidien, son courage dans des circonstances exceptionnelles est resté dans les mémoires :

Un acte héroïque : les événements des 25 et 26 mai 1790

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La ville était en effervescence depuis le 23 mai : des insultes avaient été échangées entre le régiment de Royal-Vexin en garnison à Marseille et celui de Royal-la-Marine, stationné à Aix. 
Ce dernier était accusé de « faits de barbarie » sur certains de ses soldats (l’un était à l’infirmerie avec une oreille coupée et trois autres étaient emprisonnés en attendant leur jugement). 
Espariat avait d’ailleurs décidé de faire partir ce régiment qui menaçait l’ordre public.

Mais le 25 mai, il fut informé de l’approche d’une troupe de soldats armés venant de Marseille, composée de grenadiers du Régiment Royal Vexin et de soldats de la Garde Nationale de Marseille, venant demander réparation de l’affront subi. Il fit en sorte de les empêcher d’entrer en ville et les fit loger dans une auberge pour la nuit. Les troupes de Royal-la-Marine, et celles du Lyonnais aussi présent à Aix, furent consignées. 

Dès l’aube du lendemain 26 mai, Jean Espariat et tout le conseil municipal, aidés par les soldats du Rgt Lyonnais et de la Garde Nationale, s’employèrent à apaiser les arrivants, dont le nombre avait décuplé pendant la nuit, et à satisfaire au mieux à toutes leurs exigences, notamment obtenir « la rétractation des Injures, et une déclaration d’attachement à la Constitution et aux principes de l’Assemblée Nationale », puis une entrevue solennelle à la maison commune, etc…Après un défilé en cortège dans les rues de la ville, les « marseillais » avaient enfin pris le chemin du retour lorsqu’ils décidèrent de vouloir récupérer les soldats emprisonnés.

A partir de ce moment la situation semblait échapper à tout contrôle. Divisés en petits groupes fortement armés, les marseillais convergeaient vers la caserne de la Charité, suivis par la population, dont de nombreuses femmes. Ils furent heureusement devancés par Jean Espariat qui les persuada de le laisser agir en intermédiaire pour présenter leur requête. Le Régiment de Royal-la-Marine au grand complet était massé en ordre de bataille, attendant l’affrontement. Jean Espariat obtint de pouvoir s’avancer avec trois officiers municipaux et réclamer les soldats emprisonnés, au nom de la municipalité. Les soldats lui furent enfin remis par le Major, contre une décharge, et chacun rentra chez soi. Il est certain que par son courage, Monsieur Espariat avait évité un bain de sang.

Au soir du 26 mai, les membres du conseil municipal assemblés après cette journée mouvementée décidèrent de « relater les événements graves qu’ils avaient vécus, ainsi que la conduite héroïque de leur maire, Monsieur Espariat, afin d’en informer l’Assemblée Nationale ». Ils en dressèrent donc un « verbal » de six feuillets (Archives Communales, LL 73, fin du registre).

L’imagerie populaire illustra aussitôt l’événement. Même si on veut y voir « le thème amplement  exploité : les cadres modérés se flattent de contrôler les « fureurs » et de tenir la balance égale entre les deux parties », (HISTOIRE D’AIX-EN-PROVENCE, planche 53), symbolisé de façon simpliste, les faits sont indiscutables : le courage et le sens du devoir de M. ESPARIAT furent exemplaires.

La règle de non-cumul des mandats le contraignit à démissionner

Le 13 novembre 1790  Jean ESPARIAT, venant d’être nommé juge au Tribunal du district d’Aix, il signa sa lettre de démission du poste de maire. BOUCHE fut élu le 15, « maire en remplacement », mais aussitôt remplacé par EMERIC-DAVID, « président en absence de Monsieur le Maire », et le 16 novembre EMERIC-DAVID devint « président par démission de Monsieur le Maire » (BOUCHE)
 (Archives Communales – LL 74, Délibérations du Conseil Municipal,  pages 40, 44 et 45).

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En 1791, il fut élu Président du tribunal civil du district d’Aix, puis député des Bouches-du-Rhône pour représenter notre département à l’Assemblée Législative à Paris en 1791 et 1792. Ensuite il revint à Aix où il reprit ses fonctions de magistrat. 
Le 25 prairial an XII (1804), Napoléon 1er le nomma Chevalier de la Légion d’Honneur.

En 1811, il devint Procureur général de la justice criminelle du département, et membre du Conseil de discipline et d’enseignement de l’école de Droit.

 Il décéda à Aix le 14 janvier 1827, en son domicile, 4 rue du Trésor (actuelle rue Paul-Doumer).

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<Sources : AD dépôt d’Aix (usuels) , AC Registres AA55, BB114, LL73, LL74
Bibliothèque Méjanes (usuels), Bibliothèque du Musée Arbaud 
    Internet : Wikipédia, Bibliothèque Nationale (site Gallica)
Ouvrages : Encyclopédie des Bouches-du-Rhône, Histoire d’Aix (Edisud)
Réalisation : Michèle Renoux AG13  2008

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Une biographie de Pierre Laval

Pierre Laval, un mystère français,

Renaud Metz

Paris, Perrin, 2018.

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Après le Pétain[1] de Bénédicte Vergez-Chaignon, le monumental Pierre Laval de Renaud Meltz fera date. Pour retracer le destin du numéro 2 du régime de Vichy, l’auteur synthétise une masse peu commune de témoignages et d’archives. Il a écumé les papiers déposés par le clan Laval à la Fondation Josée et René de Chambrun, mais aussi des fonds diplomatiques, ministériels, judiciaires et policiers. Sont aussi épluchés la presse du temps, les biographies apologétiques ou à charge publiées du vivant de Laval, les journaux intimes des contemporains. Les documents vont des bulletins scolaires du jeune Pierre aux précieux souvenirs de Charlotte Charpentier, sa discrète maîtresse, fortuitement redécouverts. En passant par les innombrables lettres de sollicitation, soutien ou blâme, reçues par l’Auvergnat au cours de sa longue carrière. Des notes saisissantes de début juillet 1940 montrent comment Laval liste, cerne et entreprend chaque parlementaire à qui il veut faire voter le suicide de la République.

Le lecteur fera ses délices de ce travail riche et complet, aux analyses fines, à l’écriture fluide et agréable, à l’architecture habile. Chercheur ou amateur passionné, il suivra Laval pas à pas, parfois heure par heure (vote du 10 juillet 1940, Montoire, attentat du 27 août 1941, intrigue ultime en se servant d’Herriot à la veille de la libération de Paris, procès et exécution). Loin du biographisme pur, le livre reconstitue les forces qui appuient ou contestent Laval à chaque étape. L’ouvrage reconstitue ses réseaux de fidèles et d’agents (il n’a pas d’amis), ses clientèles (l’élu du Puy-de-Dôme et d’Aubervilliers rend constamment service, jusque sous l’Occupation), ses soutiens et adversaires dans la classe politique et dans l’opinion, sa perception par la presse nationale et étrangère. À travers le livre défile ainsi toute une galerie de journalistes, diplomates, hauts fonctionnaires ou hommes d’État. Tantôt le lecteur comprend que bien des erreurs de Laval se révèlent assez partagées du temps, tantôt il saisit que son aveuglement et son isolement sortent de l’ordinaire. 

On redécouvre l’enfance du fils d’un aubergiste de Châteldon (Puy-de-Dôme), qui n’est pas si désargenté qu’il voudra bien le dire. Disgracié par ses origines modestes, sa laideur physique et ses manières mal dégrossies, l’ambitieux précoce prend sa revanche en jouant de ses capacités de charme. Dès avant 1914, il est l’un des plus jeunes avocats de France, l’un des plus jeunes députés socialistes, et un pacifiste inscrit au carnet B des personnes à arrêter en cas de conflit. Dès ses jeunes années de pion en collège puis d’avocat, il est habitué à négocier et à ne raisonner qu’en terme d’intérêts, d’échanges de biens ou de services rendus : les idées abstraites lui sont étrangères, tout comme les valeurs morales ou religieuses (superstition et astrologie exceptées). Le « maquignon » ne peut dès lors aimer le conflit ni a fortiori la guerre, ce gâchis où nul n’a rien à gagner : sa répulsion pour la guerre et pour l’armée est l’un des rares invariants de sa vie entière.

Ne sacrifiant pas à la logorrhée patriotique en 1914-1918, Pierre Laval n’en est pas moins un assoiffé de pouvoir qui mange à tous les râteliers : le pacifiste quasi défaitiste épargne et renseigne en sous-main le gouvernement jusqu’au-boutiste de Clemenceau, dans l’espoir de l’intégrer. Au début des années 1920, quittant la SFIO en silence, il n’évolue que progressivement et imperceptiblement vers la droite : le ministre de la deuxième moitié de la décennie est encore perçu comme un socialiste indépendant, le président du Conseil de 1931 comme un rassembleur à la charnière des droites et des gauches, et ce n’est qu’au terme de son dernier gouvernement d’avant-guerre qu’il se retrouve définitivement classé à droite, à la suite de la déflation de 1935-1936.

Manœuvrier habile, le disciple autoproclamé d’Aristide Briand sait aussi précipiter la retraite de ce dernier en torpillant en coulisses son élection à la présidence de la République (1932). Il se fait tour à tour ennemi ou allié de circonstance de Caillaux, Herriot, Flandin ou Daladier, et c’est dès le milieu des années 1930 qu’il songe au maréchal Pétain pour couvrir de son prestige un gouvernement aux pouvoirs renforcés, dont lui-même serait le chef réel. Indéniable charmeur, Laval sait retourner par sa gouaille et ses boniments aussi bien des parlementaires méfiants que des syndicalistes hostiles ; en avril 1945, en pleine débâcle du Reich, il persuade encore des requis du Service du travail obligatoire (STO) qu’il a évité le pire.

Dans l’entre-deux-guerres, Laval ménage assez les notables et les électorats de tous bords pour être constamment réélu dans la banlieue populaire d’Aubervilliers ; il se l’attache par une vaste œuvre sociale et de travaux publics. Ministre du Travail en 1930, il est l’un fondateur de l’État-Providence par ses lois sur les assurances sociales, malgré la violente opposition conjointe de la bourgeoisie et… du mouvement ouvrier, inquiet du caractère obligatoire des cotisations. Au pays natal, le clientéliste devient un puissant patron de presse et un riche homme d’affaires. Il est des rares politiques du temps à accumuler une fortune aussi colossale en partant de si peu. Après enquêtes minutieuses, l’historien ne peut conclure avec certitude à une malhonnêteté pénalement répréhensible, mais « défenseur des profiteurs de guerre, spéculateur favorisé par des prêts complaisants et probablement jamais remboursés, ministre corruptible, trafiquant d’influence, il a fait feu de tout bois, tôt affranchi de la morale et de la loi » (p. 268).

Cette fortune lui permet d’accéder à un mode de vie petit-bourgeois assumé, mais aussi d’assouvir sa passion sincère pour la terre et l’agriculture. Le notable qui a pu racheter le château de sa commune natale peut aussi faire faire en 1935 un beau mariage à Josée, sa fille unique. René de Chambrun joue par la suite un grand rôle dans les intrigues politiques et financières de son beau-père ; il est l’intermédiaire-clé entre lui et Pétain, puis gère à Vichy sa propagande personnelle.

Brouillon et superficiel, Laval marche à l’intuition, sans connaissance approfondie des dossiers, et sans écouter de conseil. Il ignore l’histoire, la géographie ou la stratégie, et sa vision est étroitement hexagonale (l’Empire n’est qu’une monnaie d’échange). Incapable de penser la nouveauté (il n’est pas le seul), il ne perçoit jamais que la déflation est une politique économique anachronique, que l’Italie du Duce a rejoint l’Axe sans retour, que l’Allemagne d’Hitler n’est pas celle de Weimar, que l’épuration en 1945 n’est pas le procès de Caillaux ou Malvy en Haute Cour après 1918.

Pragmatique pur, cet amoral n’a aucune doctrine. Tout n’est pour lui que négociations matérielles et question d’intérêts. Il ne veut préserver de la France que son patrimoine matériel et humain, pas son honneur ou ses valeurs humanistes. Il ne croit pas à la Société des Nations (SDN), a cessé tôt d’être internationaliste et la guerre ne le dérange pas si c’est la lointaine Éthiopie qui est agressée par son ami Mussolini (1935). Il ne voit pas la démocratie comme un universel, et s’en détache peu à peu dans les années 1930. L’antifascisme se réduit pour lui à un risque de compromettre cette alliance italienne qui est son obsession de 1935 à 1940. Le communisme répugne à son individualisme de parvenu, mais il ne devient pas plus fasciste, nazi ou pétainiste : à Vichy, il méprise la Révolution nationale et maintient des références à la République et au socialisme.

Dès avant-guerre, Laval tend à tout céder sans contrepartie, en espérant que sa démonstration de bonne volonté lui vaudra des renvois d’ascenseur jamais survenus. Jamais il ne se laisse décourager par les démentis du réel. Confiant jusqu’à la présomption en son pouvoir de séduction, il croit que tout s’arrangera toujours en s’expliquant avec l’interlocuteur, en jouant des relations personnelles et des négociations bilatérales. En 1935, le premier dirigeant français reçu en URSS ne fait rien pour établir une vraie alliance franco-soviétique, au demeurant refusée aussi par une large part de l’opinion, par le Quai d’Orsay et par l’armée : tous jugent le pays des Soviets peu fiable et craignent qu’il n’entraîne la France dans un conflit anti-allemand. En revanche, Laval tient des propos pro-allemands au Haut Comité militaire, devant un général Gamelin bouleversé. Une simple discussion avec Göring, aux obsèques de Pilsudski à Cracovie, suffit à lui faire croire durablement qu’une entente est possible avec ce Reich dont il prend les protestations pacifistes pour argent comptant. Par ses ambiguïtés délibérées, il laisse croire à Mussolini qu’il a les « mains libres » pour envahir l’Éthiopie – Laval espérait qu’il se cantonne à une mise sous influence. Il n’y gagne que de se démonétiser sans retour aux yeux du Duce lorsque son gouvernement est bien obligé de voter les (médiocres) sanctions contre l’Italie, par fidélité à l’alliance britannique. Ultérieurement, son soutien obstiné à l’Italie ne lui vaut même pas la gratitude de Rome, qui le récuse comme ambassadeur ou intermédiaire potentiel. Antimunichois inattendu en 1938, mais défaitiste en 1939-1940, Laval se croit l’homme clairvoyant et indispensable : sa mission serait de réparer une situation que ses ennemis auraient gravement compromise en l’évinçant. Il n’admet jamais n’avoir en fait rien obtenu avant janvier 1936 – ou avant le renvoi humiliant du 13 décembre 1940 –, ni que son maintien au pouvoir n’aurait pas rapporté davantage à la France.

Empli de rancœur, revanchard, Laval est en juin-juillet 1940 à la pointe du défaitisme et de l’anglophobie, il est le liquidateur empressé de la République – alors que Pétain et maints ministres ne croyaient pas que le Parlement accepterait de se suicider et se seraient accommodés de sa simple mise en sommeil. Il est le premier à réclamer le procès des « responsables de la défaite » et il est prêt à une législation autoritaire, antisémite et antimaçonnique pour rapprocher la France du modèle des vainqueurs. Avec plus de zèle qu’aucun ministre, il est « l’inventeur de la collaboration », jamais définie précisément. Aucun fiasco ne lui fait jamais saisir que le Reich n’y voit qu’un encouragement à toujours exiger plus. Étant le plus expérimenté au sein de l’État français et s’étant arrogé le monopole des relations avec l’Allemagne, il se croit incontournable et ne voit pas venir la disgrâce du 13 décembre 1940. Il revient au pouvoir après l’échec de Darlan, faute d’alternative, et en faisant croire qu’il a le soutien de l’Allemagne, ce qui est initialement faux (avril 1942).

Avec le STO et la fondation de la Milice, la livraison des juifs de France accable le plus sa mémoire. L’auteur démontre un Laval dissimulateur et indifférent au sort de ceux qu’il livre, inhabituellement hostile aux « déchets » étrangers. Tout à son approche « nationalitaire », Laval sacrifie les juifs étrangers non couverts par d’autres pays, dans le vain espoir de préserver les juifs français. Il ne songe pas à se retrancher derrière le droit d’asile qui lui fait obligation de protéger aussi quiconque a placé sa confiance en la France. Il ne veut pas considérer que la fermeté aussi peut payer : ce qui se vérifie pourtant fin 1942, lorsque sans grande réaction ni représailles des Allemands, il ralentit la coopération aux déportations, par peur des réactions de l’opinion, ou lorsqu’il louvoie avec succès, en 1943, pour ne pas dénaturaliser les juifs français. Si à l’été 1942, Laval livre aussi les enfants, initialement non demandés par les nazis, ce n’est pas par souci de ne pas séparer les familles, mais par peur que l’atteinte à leur unité choque la population, et faute de savoir que faire d’eux. S’il n’a pas connaissance des modalités exactes de la Solution finale, il soupçonne bel et bien un sort plus tragique que la simple transplantation qu’il dépeint à ses interlocuteurs : tandis que son féal chef de la police René Bousquet affirme froidement à l’archevêque de Paris que les Juifs sont « destinés à disparaître du continent », Laval convient avec la Gestapo des éléments de langage qui permettront de cacher la vérité à la population.

Fin août 1944, seul l’exil forcé en Allemagne le convainc de faire enfin la grève de l’action politique. Bouté hors de l’ingrate Espagne franquiste, il préfère se livrer à la France que finir sa vie en fuite, en Irlande ou ailleurs. Le naufrage de son procès inspire une prompte réforme de la Haute Cour, mais nul ne conteste le verdict de mort en soi, tant l’homme est de longue date le plus haï de France. Son rival Monzie l’avait cruellement comparé à un mulet : têtu et stérile. De fait sa descendance physique s’arrête avec sa fille, et politiquement, nul ne se revendiquera jamais de sa figure ni de son héritage. Laval espérait qu’au moins, la postérité le réhabiliterait et lui donnerait tardivement raison. Une fois de plus, il se berçait d’illusions.

 

Notes :

[1] Bénédicte Vergez-Chaignon, Pétain, Paris, Perrin, 2014.

 

http://histoire-politique.fr/index.php?numero=37&rub=comptes-rendus&item=697&fbclid=IwAR3R2dPyiunzUBnLZVdUo7GsBoLKl6U1xwk0hJ_D23it8awTPjw8PVeLOqA

HOMME POLITIQUE FRANÇAIS, MICHEL ROCARD (1930-2016)

MICHEL ROCARD (1930-2016)

michel rocard

 

Michel Rocard (1930-2016)

Michel Rocard fait ses premiers pas en politique en s’engageant contre la guerre d’Algérie. En 1958, il rejoint les bancs du Parti Socialiste Autonome (PSA) dont il sera secrétaire général en 1967. Après la défaite du Général de Gaulle lors du référendum de 1969 il se présente à l’élection présidentielle où il recueille 3,61% des suffrages. Cette même année il devient député dans les Yvelines  (un poste qu’il gardera jusqu’en 1973). Après avoir fondé le PSU il finit par rejoindre le Parti Socialiste. Avant d’entamer une carrière ministérielle il briguera avec succès des mandats locaux : ainsi il sera successivement élu maire de Conflans-Sainte-Honorine , député de cette même circonscription dans les années 1970.

Quand la gauche arrive au pouvoir en 1981 avec l’élection de François Mitterrand comme Président de la République il devient dans le gouvernement de Pierre Maurois ministre d’État, ministre du Plan et de l’aménagement du territoire jusqu’en 1983. Il est ensuite nommé ministre de l’Agriculture, poste duquel il démissionnera en 1985. En 1988 il devient Premier ministre et son action est marquée par l’instauration du RMI (Revenu du Minimum d’Insertion en lieu et place du SMIC), de la CSG, et surtout il sera l’homme de la situation pour la signature des Accords de Matignon qui mettent fin à la crise de la Nouvelle-Calédonie.  En profond désaccord avec François Mitterand il doit démissionner de son poste de Premier ministre en 1991.

Il redevient premier secrétaire du PS en 1993 mais démissionne l’année suivante. En 2009, il démissionne du Parlement européen sous les applaudissements de ses confrères et créé en 2012 le « Collectif Roosevelt 2012 » avec Stéphane Hessel. En 2013 il prédit la fin de la croissance dans un essai intitulé « La gauche n’a plus droit à l’erreur »  (co-écrit avec l’économiste Pierre Larrouturou). En 2013, Michel Rocard se positionne contre le projet de loi sur le mariage homosexuel. 

 Fonctions antérieures :

inspecteur des finances, secrétaire général des comptes et des budgets économiques de la nation, secrétaire général du Parti socialiste unifié, député de la 4e circonscription des Yvelines, secrétaire national du PS, membre du bureau exécutif du PS, maire de Conflans-Sainte-Honorine, député de Conflans, ministre d’Etat, ministre du Plan et de l’Aménagement du territoire, ministre de l’Agriculture, premier ministre, député européen, sénateur SOC des Yvelines, conseiller municipal de Conflans, conseiller régional d’Ile-de-France, premier secrétaire du PS

 Quelques dates

 1930 (23 août) : Naissance à Courbevoie.

Le 30 novembre 1988 : 1988 : Vote sur le RMI (Revenu Minimum d’Insertion)

Le 15 mai 1991 : Il donne sa démission de Premier ministre. Après trois ans passés à la tête du gouvernement, Michel Rocard est contraint à la démission par Mitterrand à cause de nombreuses divergences avec le Président. Cependant il restera comme celui qui a instauré le RMI et la CSG et surtout comme l’instigateur des Accords de Matignon qui règlent rapidement la crise de la Nouvelle-Calédonie

De part ses prises de positions il sera appelé « l’homme de la deuxième gauche »