ABBAYE DU MONT-SAINT-MICHEL, MICHEL (archange ; saint), MONT-SAINT-MICHEL (Normandie, France), NORMANDIE (France), STATUES

La statue de Saint Michel : Abbaye du Mont-Saint-Michel (Normandie)

Statue de l’archange Saint-Michel :

au dessus de l’Abbaye du Mont-Saint-Michel

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Le Mont Saint-Michel : la statue de l’archange Saint-Michel terrassant le dragon de l’Apocalypse ; créée en 1877, elle est entièrement lamée d’argent. Cette statue demeure dans la petite église paroissiale dédiée à Saint-Pierre.

Saint-Michel : Michel (ou Michael).

Michel est un archange, un saint céleste et un saint militaire, chef de la milice céleste et défenseur de l’Eglise. Il combat contre les anges rebelles et contre le dragon de l’Apocalypse. Il est représenté ailé et le plus souvent en tenue de soldat ou de chevalier tenant une lance ou un épée et un bouclier orné d’une croix ; quand il combat le dragon il est à pied ou dans les airs, ses caractéristiques permettent de le différencier de Saint-Georges qui combat le dragon en étant sur un cheval, et il n’est pas ailé.

Saint-Michel est aussi un psychopompe, il conduit les morts et pèse les âmes le jour du jugement dernier ; il est souvent présenté portant la balance dans les scènes du jugement dernier.
Parmi ses attributs on cite la balance, le dragon et les ailes puis les coquilles, en lien aux pèlerinages à son sanctuaire au Mont St-Michel en France.

En Europe, le culte de Saint-Michel se développe à partir du Ve et VIe siècles, d’abord en Italie, puis en France, ensuite en Allemagne et sur tout le continent. Ses lieux de culte sont souvent localisés sur les hauteurs comme c’est le cas au Mont Saint-Michel, car il s’agit d’un saint céleste.

Selon la légende de la fondation des édifices du Mont St-Michel les historiens font référence à ce texte :
 » En 708, Aubert évêque d’Avranches, suite à une apparition de l’archange saint Michel, reçoit l’ordre de celui ci de construire un édifice dans lequel seraient loués les mérites du dit archange. L’évêque n’osant croire à pareille chose, ne fit rien et décida d’attendre. L’archange lui apparut une seconde fois mais, ne croyant toujours pas en une apparition angélique, Aubert remit à plus tard cet ambitieux projet. Pourtant, à la troisième apparition, l’évêque ne peut plus avoir de doutes. Saint Michel, dans son courroux de ne point avoir été obéi, et pour preuve de son immense pouvoir lui laissa un trou dans la tête comme témoignage. »

Donc selon la tradition locale, Saint-Michel perfore le crâne de l’évêque Aubert par son l’index angélique afin qui soit sûr de la réalité de son apparition et pour qui se mette à l’ouvrage en construisant un édifice dédié à son culte. Dans des représentations plus récentes datant du fin de XIX siècle (vitrail du transept de Saint-Broladre ; 1885) et du XXe siècle (Ardevon ; 1929) c’est uniquement avec son pouce que Saint-Michel effleure doucement le front de l’évêque, dans un geste d’onction sacramentelle : il s’agit d’une réinterprétation plus adaptée aux sensibilités du XIXe et XXe siècles.

L’évêque Aubert consacra une première église dédiée au culte de Saint-Michel le 16 octobre 709.

http://www.aly-abbara.com/voyages_personnels/france/Mont_St_Michel/St_Michel_Archange_03.php

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La statue de l’archange saint Michel 

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Statue de saint Michel terrassant le dragon

La statue de l’archange Saint-Michel est une sculpture de la Manche placée à la pointe de la flèche de l’église abbatiale du Mont-Saint-Michel.

Elle représente saint Michel menaçant de son épée un dragon incarnant le mal.

Caractéristiques

Dimensions : 617 x 260 x 120 cm (socle compris).

Avec les ailes, l’archange mesure 4,5 mètres de haut.

Poids : 520 kg

L’archange est perché à 156 mètres de haut et sert de paratonnerre .

 

Histoire

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Statue de saint Michel par Fremiet

Au Salon de 1879, Emmanuel Fremiet (1824-1910) expose un « Saint Michel » en bronze qui n’est qu’un petit exemplaire d’édition exécuté par l’éditeur More, l’archange terrasse un serpent à tête d’homme. En 1896, l’architecte Petitgrand, qui dirige le chantier de restauration du Mont-Saint-Michel demande à Fremiet de réaliser un agrandissement de son œuvre, sans doute selon ses directives, le sculpteur modifie le socle pour l’adapter à l’architecture et transforme le démon

L’œuvre monumentale n’est exécutée qu’en 1897 par l’entreprise Monduit ; pour faciliter son installation, elle est en cuivre martelé et doré beaucoup plus léger que le bronze. Le 6 août 1897, les pièces constituant la statue de l’archange sont montées et assemblées par les ouvriers de Philippe Monduit au sommet de la flèche de l’abbaye construite par le charpentier Crepaux  À la même époque, l’entreprise Monduit réalise la statue de la Liberté de Bartoldi à New-York.

Elle est réparée en 1935 sans décrochage ; seuls quelques éléments sont démontés pour être réparés.

Du 15 janvier au 25 mars 1987, à 157 m entre ciel et mer, André Aubert, de Coutances, et ses charpentiers réalisent un échafaudage autour de la flèche du Mont-Saint-Michel pour restaurer la charpente, établir une plate-forme et préparer l’archange à sa restauration L’échafaudage a résisté dans la tempête dans la nuit du 15 octobre 1987.

Le 5 mai 1987, Jean Debroize, commandant de la base Héliservices à l’aéroport de Cherbourg-Maupertus procède au premier hélitreuillage de l’archange Saint-Michel pour sa restauration. À l’époque, c’est un exploit qui se déroule en présence de François Léotard, ministre de la Culture, et sous les yeux de très nombreux spectateurs pour qui le pilote va effectuer deux fois le tour du Mont .

En 2016, pour la mise en conformité du dispositif paratonnerre de l’abbaye et par la même occasion, la restauration de la statue, elle est décrochée et hélitreuillée le mardi 15 mars 2016. Chargée sur un camion, elle rejoint l’atelier Socra de Marsac-sur-l’Isle (Dordogne) pour être réparée et redorée. Une restauration estimée à 450 000 euros. Avec deux fois plus d’or, elle est repositionnée le 26 mai 2016 .

Des répliques

Il en existe deux répliques, toutes deux également réalisées par Monduit : l’une à l’Église Saint-Michel-des-Batignolles, à Paris 17e, l’autre au Musée d’Orsay.

Un grand modèle plâtre (H 220 cm), commande de l’État en 1895, a figuré au Salon de 1896, puis au Musée des beaux-arts de Dijon, don de la veuve de Fremiet en 1910, il est déposé au Musée de l’abbaye du Mont-Saint-Michel depuis 1986.

Le culte de saint Michel

Pour l’homme médiéval qui vit dans l’attente et la crainte de l’au-delà, saint Michel est celui qui conduit les morts et pèse les âmes au jour du jugement dernier.

Au 15e siècle, après la guerre de Cent Ans, la dévotion à saint Michel prend une dimension particulière du fait de la résistance du Mont aux Anglais.

Au 16e siècle, ce culte connaît un nouvel essor avec la Contre-Réforme : seul l’ange militaire peut, aux yeux de l’Église, assurer la lutte contre l’hérésie protestante.

Dans l’iconographie chrétienne, saint Michel est souvent représenté avec une épée et une balance. Les traditions et cultes populaires ont fait de saint Michel le patron des chevaliers et de tous les corps de métiers liés aux armes et aux balances.

Saint Michel est notamment patron des parachutistes qui l’honorent par un largage sur la grève du Mont-Saint-Michel chaque année le 29 septembre

.https://www.wikimanche.fr/Statue_de_saint_Michel_terrassant_le_dragon

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