GEORGES DE LA TOUR (1593-1652), LE VIELLEUR A LA MOUCHE, PEINTRE FRANÇAIS, PEINTURE

Le vielleur à la mouche de Georges de La Tour

Le vielleur dit aussi le vielleur à la mouche
Georges de La Tour, vers 1630

Huile sur toile, 162 x 105 cm (Nantes, Musée des Beaux-arts)

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 Ce tableau n’est pas signé. Il a été acquis en 1810 par la ville de Nantes comme une des pièces les plus estimées de la collection Cacault et placé dans le cabinet du maire, à l’hôtel de ville. En 1830, il a été transféré au Musée des Beaux-arts, au moment de sa création. Vers 1860, un nettoyage aurait fait disparaître du fond « une porte ajoutée par un peintre maladroit et sans talent ».

En 1810, il était attribué à Murillo, ce qui fut mis en doute par Mérimée en 1835. En visitant le Musée en 1837, Stendhal le décrit dans un passage célèbre des Mémoires d’un touriste: « Ignoble et effroyable de vérité, tableau espagnol attribué á Murillo. Il n’est pas sans mérite, coloris sage, expression vraie… Peut-être est-il de Vélasquez, qui, à son début, s’essaya dans les sujets vulgaires ». Le nom de Murillo est maintenu dans les catalogues, jusqu’en 1903. Ensuite, c’est la confusion et après des débats l’attribuant successivement à Vélasquez, Zurbaran… c’est le nom de Georges de La Tour qui est proposé en 1923. Les spécialistes se mettent d’accord pour l’exposition Les peintres de la réalité, en 1934 à Paris où le tableau est admis comme un Georges de La Tour. Il s’agirait d’une œuvre  des débuts de La Tour, vers les années 1630. On peut la rapprocher de la Rixe des mendiants du Musée de Chambéry dans lequel on voit aussi un aveugle joueur de vielle.

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Se détachant sur un fond sombre, un pauvre vieillard aveugle chante, en s’accompagnant d’une vielle. L’instrument est élégamment décoré et rendu avec une grande précision. Le musicien tourne la manivelle de sa main droite, ce qui actionne une roue sur laquelle passent les cordes ; il appuie sur les touches de sa main gauche. La vielle est, à l’époque, un instrument très populaire dans toutes les campagnes d’Europe. Le vielleur fait danser aux bals de noce. Mais c’est aussi un instrument de luxe que l’on peut trouver dans de riches familles. Le musicien est assis de biais, les jambes croisées, sur un gros bloc de pierre. D’autres pierres, plus petites, délimitent l’espace, derrière lui, sur sa droite, et devant au premier plan. Il a posé sur l’une d’elles son chapeau rouge garni de plumes. Une mouche peinte en trompe-l’oeil au-dessous du ruban rose explique le titre longtemps donné á ce tableau : le vielleur à la mouche

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L’équilibre du tableau repose sur le jeu des obliques et des courbes : grande oblique de la jambe gauche qui forme un angle avec celle de la manivelle. Un grand arc de cercle allant de la tête au genou gauche, arrondit la composition et enveloppe l’ensemble de la scène dans les courbes amples et douces du manteau. Ces lignes de composition créent une impression d’élégance et donnent au personnage une certaine noblesse.

Le réalisme de ce tableau se situe dans la tradition du Caravage et des peintres espagnols qui ont traité des sujets populaires, des mendiants en guenilles et à qui l’on a justement pensé attribuer un tel thème : Murillo, Vélasquez, Zurbaran… Les yeux clos, la bouche ouverte et édentée, la barbe grise, des cheveux rares et hirsutes sur le côté du crâne chauve, donnent à ce visage une expression de souffrance infinie, comme s’il criait toute la misère humaine. Mais, dit P. Quignard, c’est un cri silencieux : « Vous qui voyez la toile qui est sous vos yeux, n’avez de témoin de votre vue qu’un aveugle. Cet homme qui ne vous voit pas, hurle de douleur: vous ne l’entendez pas ? ».

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Le souci de vérité se lit aussi dans les vêtements : le manteau élimé, la collerette défraîchie, la culotte déchirée aux genoux, tellement usée que l’on voit la trame du tissu dans les plis de la cuisse droite et sur trois lignes parallèles de la cuisse gauche, les bas blancs sont tendus tant bien que mal et resserrés sous le genou par un ruban. Le lacet rouge dénoué des chaussures parle comme un signe de détresse. Enfin, le soin avec lequel est peint dans les moindres détails l’instrument de musique, révèle la volonté de réalisme de l’artiste. Comme dans les tableaux de natures mortes et de vanités, l’artiste mobilise la vue mais aussi l’ouïe. La mouche que l’on a envie de chasser de la main nous invite à une réflexion sur la fragilité, la décrépitude, mais aussi sur le réel et l’illusion.

Ce tableau est classé parmi les « diurnes » de Georges de La Tour, mais il y a un travail de la lumière tellement subtil qu’on ne sait trop s’il fait jour ou s’il fait nuit. La lumière vient de la gauche et les ombres sont portées vers la droite, mais certaines parties sont beaucoup mieux éclairées que d’autres. Le fond sombre est séparé en deux zones d’éclairage différentes. La richesse et l’harmonie des couleurs ont été maintes fois admirées. C’est A. Chastel qui parle « d’une coulée de miel et de vieux rose » (Le Monde, 1972) pour évoquer l’extraordinaire camaïeu de beiges, d’orangés, d’ocres, de blancs rosés, de blancs jaunes, de gris, de roses, soulignés par la tâche rouge du chapeau et le fil rouge des lacets. Misère et grandeur de l’homme, selon Pascal. Georges de La Tour traduit ici magnifiquement les tensions de ce XVIIe siècle, entre la souffrance, la fragilité, la douleur sans nom de son musicien des rues et sa grandeur, sa dignité, sa profonde humanité. Mystère et réflexion sur le travail du peintre, du musicien, de l’artiste créateur relié.

Source : Musée des Beaux-arts de Nantes

 

GEORGES DE LA TOUR (1593-1652)

Georges de La Tour

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), GILLES GARCIN (1647-1702), PAROISSE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Bouches-du-Rhône), PEINTRE FRANÇAIS, PEINTRES, PEINTURE

Gilles Garcin, peintre aixois

Gilles Garcin (1647-1702)

« La présence de Gilles Garcin (1647-1702) peintre aixois à l’Académie de Saint-Luc de Rome – Précisions », Bulletin de l’Association des historiens de l’art italien, n° 17, 2011

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Miracle de Saint Blaise. 1690.
Eglise Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)
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Notre-Dame du Bon Repos. 1690.
Eglise Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)
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Le Christ apparaissant à Marie Madeleine au jardin. 1690
Eglise Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)
AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), GILLES GARCIN (1647-1702), NOTRE-DAME-DU-BON-REPOS, PAROISSE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Bouches-du-Rhône), PEINTRE FRANÇAIS, PEINTURE

Notre-Dame-du-Bon-Repos : tableau de Gilles Garcin en l’église Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)

Notre-Dame du Bon Repos

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Notre-Dame du Bon Repos. 169. Gilles Garcin (1647-1702).

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Cette toile du peintre aixois faisait partie d’une commande pour la chapelle des Viany (avec un tableau représentant Le miracle de Saint Blaise). Cette oeuvre fut placée sur l’autel de la chapelle des porteurs de livrée (domestiques) évidemment nombreux dans ce quartier (chapelle Saint-Louis-Evêque).

Ce tableau porte bien son titre : en effet, au sommet l’on voit la Viere assise sur un nuage tenant l’Enfant-Jésus su ses genoux. Il faut remarquer aussi des mères groupées dans une attitude de spupplication pour mettre leurs enfants sous la protection de la Mère de Dieu.

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GILLES GARCIN

 Gilles Garcin (Aix-en-Provence, 1647–1702) est un peintre français. Il a essentiellement travaillé pour le prieur Viany de l’église Saint-Jean-de-Malte dont il a réalisé plusieurs toiles destinées à des retables. On trouve toujours dans cette église trois de ses œuvres, toutes commandées en 1690 :

Le Christ apparaissant à sainte Madeleine au jardin,

Le Miracle de saint Blaise,

Notre-Dame de Bon-Repos.

Si la première de ces œuvres était destiné au retable du bras sud du transept de l’église, les deux suivantes furent placées sur un autel, celui de la chapelle des Viany et celui de la chapelle des porteurs de livrée.

Il réalise aussi d’autres œuvres pour d’autres édifices religieux d’Aix, comme La Vierge et saint Jean, pour la cathédrale Saint-Sauveur.

À l’instar de plusieurs peintres provençaux et notamment d’Aix, Gilles Garcin visite Rome (Italie) avec l’aide d’un mécène. Sa présence y est attestée en 1664, tout comme celle de Nicolas Pinson la même année, ou de Reynaud Levieux deux ans plus tôt. Outre Aix et Rome, il travaille également à Apt, Rians et Toulon.

Œuvres dans les musées

L’Annonciation, hôtel d’Agar (Cavaillon).

Pomone, Musée des Beaux-Arts, Marseille.

Une étude sur son oeuvre dans la revue Provence historique

Gilles Garcin

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), ANDRE BOISSON (1643-1733), ANNONCIATION, ANNONCIATION A MARIE, MORT DE LA VIERGE, PEINTRE FRANÇAIS, PEINTRES, PEINTURE, SAINT JEAN DE MALTE

L’Annonciation et La mort de la Vierge : tableaux en l’Eglise Saint Jean de Malte

L’Annonciation et La Mort de la Vierge.

André Boisson (Aix, 1643-1733).

 Ces deux tableaux avaient été commandés pour la chapelle de la Cour des Comptes de l’ancien de l’ancien Palais Comtal.

 

L’Annonciation

L’Annonciation est une composition aux coloris agréables dans le style Contre-Réforme du XVIIè siècle qui a renouvelé le thème de la peinture religieuse après le Concile de Trente (1542-1563) dans toute l’Europe.

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A la fin du Moyen-Age l’Annonciation se passe dans une atmosphère intimiste loin de tout regard extérieur où l’ange et la Vierge sont seuls, face à face dans une pièce où l’on relève des livres de piété et des fleurs. Ici le quotidien s’efface pour signifier une annonce triomphante : l’ange Gabriel lève la main droite et tient dans sa main gauche un lys, symbole de pureté. Derrière la Vierge une foule d’anges dans un ciel rempli d’une lumière irréelle où l’on distingue la colombe du Saint-Esprit. C’est le ciel qui descend sur Marie agenouillée et les mains jointes dans une attitude de totale acceptation.

 

 La Mort de la Vierge

La Mort de la Vierge reste un sujet délicat à traiter du point de vue théologique dans le contexte religieux de la Réforme. A. Boisson traite son sujet d’une manière toute traditionnelle. La Mère de Dieu est étendue sur son lit, les mains jointes et « meurt doucement au milieu des Apôtres » dont saint Pierre et saint Jean. Au premier plan on remarque deux femmes en pleurs auxquelles selon une légende elle aurait laissé ses deux tuniques.

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 André Boisson

André Boisson (1643-1733) est né à Aix en 1643. Il entre en apprentissage chez Reynaud Levieux pour trois ans. Il continue à travailler avec lui quelque temps malgré l’expiration de son contrat.
En 1667, il fait son testament avant de partir pour Rome où il est rejoint par Reynaud Levieux.
En 1676, il est de retour à Aix. Il exécute simultanément en 1678, le cycle des six tableaux de la Vie de la Vierge pour la chapelle de la Cour des Comptes et les trois tableaux du cycle de sainte Madeleine pour le chœur de la basilique de Saint-Maximin. Il se marie l’année suivante à 36 ans, engage trois apprentis de 1679 à 1681. Devenu veuf, il se remarie en 1681 et aura dix enfants. Dès lors, il accepte les travaux les plus divers (plans de l’Etang de Berre) puis travaille à Avignon jusqu’en 1691 attiré par une clientèle appréciant sa peinture de petit format. Il est alors un artiste aisé.
En 1693, il obtient de réaliser la grande fresque de la Transfiguration du Christ au-dessus de la chapelle du Corpus Domini dans la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix. Il participe en 1701 aux décors des entrées des Princes de Bourgogne et de Berry. Il fait plusieurs voyages à Toulouse dans les années 1700 pour revenir à Aix en 1706.
En 1715, il exécute la gravure du frontispice de l’Histoire des plantes de Garidel puis en 1716-1717, une fresque derrière le maître-autel et un retable pour l’église du Saint-Esprit. On perd sa trace de 1719 à 1725. Il meurt à Aix en 1733 de contagion.

ANDRE BOISSON (1643-1733), ANNONCIATION, ANNONCIATION A MARIE, EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), EVANGILE SELON SAINT LUC, NOUVEAU TESTAMENT, PEINTRE FRANÇAIS, PEINTRES, PEINTURE, VIERGE MARIE

L’Annonciation : tableau d’André Boisson (Eglise Saint-Jean-de-Malte, Aix-en-Provence)

 

L’Annonciation 

André Boisson (Aix, 1643-1733).

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L’Annonciation

 

L’Annonciation est une composition aux coloris agréables dans le style Contre-Réforme du XVIIè siècle qui a renouvelé le thème de la peinture religieuse après le Concile de Trente (1542-1563) dans toute l’Europe.

  A la fin du Moyen-Age l’Annonciation se passe dans une atmosphère intimiste loin de tout regard extérieur où l’ange et la Vierge sont seuls, face à face dans une pièce où l’on relève des livres de piété et des fleurs. Ici le quotidien s’efface pour signifier une annonce triomphante : l’ange Gabriel lève la main droite et tient dans sa main gauche un lys, symbole de pureté. Derrière la Vierge une foule d’anges dans un ciel rempli d’une lumière irréelle où l’on distingue la colombe du Saint-Esprit. C’est le ciel qui descend sur Marie agenouillée et les mains jointes dans une attitude de totale acceptation.

 

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 André Boisson

André Boisson (1643-1733) est né à Aix en 1643. Il entre en apprentissage chez Reynaud Levieux pour trois ans. Il continue à travailler avec lui quelque temps malgré l’expiration de son contrat.
En 1667, il fait son testament avant de partir pour Rome où il est rejoint par Reynaud Levieux.
En 1676, il est de retour à Aix. Il exécute simultanément en 1678, le cycle des six tableaux de la Vie de la Vierge pour la chapelle de la Cour des Comptes et les trois tableaux du cycle de sainte Madeleine pour le chœur de la basilique de Saint-Maximin. Il se marie l’année suivante à 36 ans, engage trois apprentis de 1679 à 1681. Devenu veuf, il se remarie en 1681 et aura dix enfants. Dès lors, il accepte les travaux les plus divers (plans de l’Etang de Berre) puis travaille à Avignon jusqu’en 1691 attiré par une clientèle appréciant sa peinture de petit format. Il est alors un artiste aisé.
En 1693, il obtient de réaliser la grande fresque de la Transfiguration du Christ au-dessus de la chapelle du Corpus Domini dans la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix. Il participe en 1701 aux décors des entrées des Princes de Bourgogne et de Berry. Il fait plusieurs voyages à Toulouse dans les années 1700 pour revenir à Aix en 1706.
En 1715, il exécute la gravure du frontispice de l’Histoire des plantes de Garidel puis en 1716-1717, une fresque derrière le maître-autel et un retable pour l’église du Saint-Esprit. On perd sa trace de 1719 à 1725. Il meurt à Aix en 1733 de contagion.

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AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), NICOLAS MIGNARD (1606-1668), PEINTRE FRANÇAIS, PEINTURE, SAINT JEAN DE MALTE, SAINT JEAN DE MALTE (Eglise ; Aix-en-Provence), VIERGE DU CARMEL

Vierge du Carmel de Nicolas Mignard (église Saint-Jean-de-Malte à Aix-en-Provence)

Vierge du Carmel de Nicolas Mignard

Eglise Saint-Jean de Malte (Aix-en-Provence)

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La Vierge du Carmel de l’Eglise Saint-Jean-de-Malte provient de l’église des Grands Carmes où elle décorait la chapelle de la Confrérie du Carmel. Transportée à la Révolution dans l’église du Saint-Esprit, elle fut finalement attribuée à cette église.

Cette une oeuvre complexe avec des coloris agréables et d’une composotion assez ingénieuses puisqu’elle associe deux éoisodes de l’histoire du Carmel. En haut, la Vierge Marie, patronne de l’Ordre qui a adopté le vêtement blanc en son honneur, est assise sur une montagne (le Mont Carmel) : elle remet à saint Simon Stock le scapulaire (un vêtrment qui auriat été donné au XIIIè siècle pour éviter les peines de l’Enfer à ceux qui le porteraient). Ce scapulaire est d’une grande dévotion dans l’Ordre du Carmel et il est remis sous le regard du prophète Elie (à droite) considéré comme leur fondateur. En bas à droite on peut voir un autre religieux de cet Ordre en train de regarder le Démon terrassé, un démon aux traits humains mais sous les traits d’un bagnard avec de petites cornes.

 

Nicolas Mignard

Peintre français (Troyes 1606  – Paris  1668).

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Il fut formé à Troyes, à Fontainebleau et à Paris, comme son frère Pierre. À part un séjour à Rome (1635-36) au cours duquel il étudia attentivement A. Carracci, Nicolas Mignard fit la plus grande partie de sa carrière en Avignon. Ce n’est qu’en 1660 qu’il gagne Paris ; il est reçu à l’Académie en 1663 et consacre ses dernières années à la décoration du palais des Tuileries ; sa réputation est alors l’égale de celle de son frère. Si ses portraits ne sont plus connus que par la gravure (citons pourtant son Molière, Paris, Comédie-Française) si ses œuvres mythologiques sont devenues rares (Mars et Vénus, 1658, musée d’Aix-en-Provence ; cycle décoratif, en partie d’atelier, au musée d’Avignon), ses compositions religieuses — conservées en grand nombre à Avignon (église Saint-Pierre, chapelle des Pénitents gris et des Pénitents noirs, 6 tableaux à Notre-Dame-des-Doms ; Saint Bruno, 1638, Saint Simon Stock, 1644, Déploration du Christ, 1655, au musée) ou dans la région (bel ensemble au musée, notamment le Christ et les Docteurs, 1649, et à l’église de Villeneuve-lès-Avignon, églises de Tarascon, Apt, Cavaillon notamment) — font de lui l’un des peintres français les plus importants de sa génération. D’abord proche de Vouet, son art évolue autour de 1650 vers un style plus dépouillé et plus lourd, parfois assez proche de celui de son frère. La quasi-totalité des dessins de l’artiste est entrée au Louvre en 1978. Une exposition a été consacrée à Nicolas Mignard à Avignon (palais des Papes) en 1979.

 

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Notes complémentaires

Ordre du Carmel

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L’ordre du Carmel est un ordre religieux catholique contemplatif. Ses membres sont appelés carmes (pour les hommes) et carmélites (pour les femmes). Leur père spirituel est le prophète Élie. Fondé par des ermites sur le mont Carmel en Palestine à la fin du XIIè siècle, les premiers Carmes quittent leurs ermitages au début du XIIIè siècle pour  se réfugier en Europe. Après bien des tribulations, l’ordre érémitique se transforme en ordre monastique.Il connaît de nombreuses réformes dont la plus marquante est la réforme instituée par Thérèse d’Avila au XVIè siècle.  

Il existe aujourd’hui deux branches principales : les Grands Carmes (n’ayant pas suivi la réforme de sainte Thérèse d’Avila) et la branche issue de la réforme thérésienne, les Carmes déchaux. Ces deux branches sont découpées en trois ordres :

les Carmes (pour les hommes) ;

les Carmélites (pour les femmes), appelées le second ordre (du Carmel) car leur ordre a été créé après l’ordre des Carmes ;

le Tiers-Ordre carmélite (pour les laïcs), appelé le troisième ordre car créé dans un troisième temps.

L’ordre du Carmel est porteur d’une tradition spirituelle riche, qui a une grande importance pour l’Église catholique tout entière, notamment grâce à plusieurs docteurs de l’Église issus de l’ordre : Thérèse d’Avila, Jean de la Croix, Thérèse de Lisieux. Ils sont spécialement connus pour leur enseignement sur l’oraison, centre de la vie spirituelle du Carmel. De nombreux mystiques ont également laissé des écrits ayant éclairé leur époque et même faisant parfois référence jusqu’à nos jours (Jean de Saint-Samson, Laurent de la Résurrection, Marie-Madeleine de Pazzi, Élisabeth de la Trinité, Marie Candide de l’Eucharistie, Maria Petyt).

 

Saint Simon Stock

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La Vierge remettant le scapulaire à saint Simon Stock. 1644 Avignon, Église St Symphorien.

Simon Stock est un carme Anglais du XIIIè siècle. Il a été un des premiers Généraux de l’ordre, et il est resté l’un des plus célèbres. Sa grande notoriété vient d’une vision qu’il aurait eue de la Vierge Marie lui remettant le Scapulaire. Il est vénéré comme bienheureux  dans l’Église catholique romaine, et considéré comme saint dans l’ordre du Carmel. Il est fêté le 16 mai ou localement le 17 juillet.

La vision du Scapulaire

La grande renommée de Simon Stock est liée à l’apparition qu’il a eu à Cambridge (Angleterre), le 16 juillet 1251, à une époque où l’Ordre du Carmel traverse une période difficile (perte de membres, questions sur la nouvelle forme et/ou mission à donner à l’ordre qui ne peut plus être un ordre érémitique). Dans sa vision, la Vierge Marie lui remet un scapulaire pour tous les membres de son ordre. Elle lui dit « Recevez, mon fils bien-aimé, ce scapulaire pour mon Ordre, c’est le signe particulier de ma faveur, que j’ai obtenu pour toi et pour mes fils du Mont-Carmel. Celui qui meurt revêtu de cet habit sera préservé du feu éternel » Cette promesse raffermit les membres de l’Ordre et entraîne de nombreuses arrivées.

À noter que toutes les sources relatant cette vision sont largement postérieures à la mort de Simon Stock. Les plus anciens écrits remontent au xve siècle (soit plus d’un siècle après les faits). Ce qui est probablement la cause des différentes versions des récits de cette vision qui tournent toutes autour du don par Marie du scapulaire à Simon Stock avec la promesse de protection et du salut de l’âme pour ceux qui le porteraient (avec dévotion).

 

AIX-EN-PROVENCE (BOUCHES-DU-RHÔNE), DIOCESE D'AIX ET ARLES (France ; Bouches-du-Rhône), JEAN DARET (1614-1668), PEINTRE FRANÇAIS, PEINTURE, SAINT-ESPRIT (paroisse du ; Aix-en-Provence)

Jean Daret, (1614-1668), peintre français

 

Jean Daret

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Jean Daret (Bruxelles1614 – Aix-en-Provence1668) est un artiste français, originaire des Pays-Bas méridionaux. Il a peint des tableaux à sujets religieux ou mythologiques et gravé des eaux-fortes.

 

Biographie

Jean Daret, fils de Charles Daret et d’Anne Junon, est né à Bruxelles en 16141,2 où il commence son apprentissage chez le peintre Antoine van Opstal dont le fils Gérard van Opstal sera un sculpteur baroque. Dès 1633 Jean Daret se rend à Paris où son séjour dans cette capitale est confirmé par sa présence au mariage de son cousin Pierre Daret, peintre et graveur.

Vers 1634 il quitte Paris pour se rendre en Italie d’où il rapportera le goût de la Quadratura,  Il revient en France vers 1636 et s’installa à Aix en Provence. Il s’intègre très vite dans la société de sa ville d’adoption : en effet, seulement trois ans après son arrivée, il se marie le 3 décembre 1639 à la paroisse Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence avec Magdelaine Cabassol, issue d’une ancienne famille consulaire de la ville. Ils auront six enfants dont deux fils, Michel né en 1640 et Jean-Baptiste né en 1649, qui seront élèves de leur père et deviendront des peintres comme lui.

En 1648 il devient membre de l’Association de la Sainte Famille de l’Oratoire, ce qui lui permet de fréquenter certains membres influents de sa ville. Il travaille pour le clergé en réalisant les décorations de plusieurs couvents et églises à Aix-en-Provence et aux alentours. Il travaille également pour des particuliers, membres de la noblesse provençale, qui lui commandent des tableaux pour orner leurs chapelles privées ou leurs demeures particulières. Il réalise ainsi non seulement des scènes religieuses mais également des portraits, des scènes mythologiques ou de genre. Comme ses contemporains provençaux Nicolas Mignard et Reynaud Levieux, il ne se spécialise pas dans un seul genre. Jean Daret est alors un peintre de grand renom, surchargé de commandes de tableaux et de décors de plafonds.

Jean Daret est également un graveur qui a été souvent confondu avec son cousin Pierre Daret. Comme beaucoup d’artistes de son époque, il joint à ses talents de peintre et de graveur, une bonne formation d’architecte. Il est ainsi l’architecte de l’hôtel des Covet à Marignane, actuel hôtel de ville. C’est également lui qui réalisa les peintures marouflées commandées par le seigneur de Covet pour cet hôtel. Ces peintures ornent la salle d’apparat et dans la chambre seigneuriale un temps dite « de Mirabeau » à cause des liens de mariage entre le tribun et Émilie de Marignane. Mais son rôle d’architecte se limite à la fourniture des dessins qui sont ensuite confiés à un maître maçon ou à un architeste professionnel : ainsi pout la fontaine de la porte Saint-Louis à Aix-en-Provence, Jean Daret la dessine, Pierre Pavillon la construit et jacques Fossé la sculpte.

En 1659, Jean Daret ayant des difficultés financières, décide de retourner à Paris où il aurait participé à la décoration du château de Vincennes, travaux aujourd’hui disparus. Le 15 septembre 1663 il est reçu à l’Académie royale de peinture et rentre l’année suivante à Aix-en-Provence. Il reprend des travaux pour les amateurs locaux en particulier pour Pierre Maurel de Pontevès qui lui commande de nombreuses décorations pour son château à Pontevès, toutes actuellement détruites. Enfin son dernier travail sera la décoration du plafond de la chapelle des pénitents blancs de l’Observance que lui confiera Henri de Forbin-Maynier, premier président du Parlement de Provence. Ce plafond de forme ovale représentait la Résurrection du Christ ; cette œuvre est également détruite.

Jean Daret meurt subitement à Aix-en-Provence le 2 octobre 1668. Il est enseveli le lendemain dans l’église Saint-Sauveur d’Aix à l’entrée de la nef du corpus domini et son cœur est placé dans l’église des augustins réformés de Saint-Pierre.

 

Œuvres de Jean Daret

 

Décoration de bâtiments

Jean Daret travaille à la décoration de plusieurs hôtels particuliers ou de château d’Aix-en-Provence et de la région provençale. Il travaille souvent en collaboration avec Pierre Pavillon qui se consacre à l’architecture et lui à la peinture.

 

Hôtel Maurel de Pontevès

Cet hôtel particulier, également appelé hôtel d’Espagnet, est situé au no 38 du cours Mirabeau où se trouve actuellement le siège du Tribunal de commerce. Il a été édifié à partir de 1648 par Pierre Maurel de Pontevès, surnommé le « Crésus provençal » qui avait acheté un terrain situé dans les anciens prés de l’archevêché en bordure desquels devait être tracé le Cours6. La façade de ce bâtiment dont l’architecte est Pierre Pavillon, se caractérise par la présence de deux colosses de pierre encadrant la porte d’entrée et soutenant un balcon. Cette disposition est inspirée des leçons émiliennes du palais Davia Bargellini de Bologne. Il se pourrait que Daret qui était retourné dans cette dernière ville vers 1660 et avait donc connu ce tout récent palais, ait suggéré à Pavillon de reprendre pour l’hôtel du cours le parti du portail à atlantes qui était si brillamment traité en Émilie. Pour la décoration des plafonds et des murs, Pierre Maurel fait appel à Jean Daret qui est à cette époque le peintre aixois le plus renommé. Par suite de remaniements ultérieurs, ces décorations ont disparu.

 

Château de Pontevès

Pierre Maurel qui avait épousé en troisièmes noces Diane de Pontevès achète à son neveu par alliance François de Pontevès la terre et la viguerie de Barjols ( Var). Les décors de la galerie et ceux de la chapelle avec un concert d’anges ont été commencés par Jean Daret et terminés par ses deux fils. Ils ont totalement disparu, le château n’étant plus qu’une ruine.

 

Hôtel de Châteaurenard

Hôtel de Châteaurenard, escalier et trompe-l’œil

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L’hôtel de Châteaurenard est situé à Aix-en-Provence au no 19 de la rue Gaston-de-Saporta, ancienne rue de La Grande-Horloge. Cet hôtel est entièrement reconstruit en 1651 par Jean-François d’Aimar-d’Albi, baron de Châteaurenard, conseiller au parlement. C’est de la collaboration entre Pierre Pavillon et Jean Daret que se réalise ici le plus pur chef d’œuvre de peinture décorative du premier baroque aixois. Cet hôtel est sans doute le premier construit par Pavillon sur ses propres plans. Le décor en trompe l’œil de l’escalier qui fait la célébrité de l’ouvrage est typiquement italien et Daret y montre explicitement sa formation bolonaise. Le peintre dilate l’espace créé par l’architecte.

L’escalier est éclairé au sud par deux fenêtres donnant sur la cour intérieure. Les trois côtés de la pièce et le plafond sont entièrement recouverts par le trompe l’œil. Au départ de l’escalier le peintre a représenté dans une niche une statue en marbre blanc d’empereur romain. Un peu plus haut est représenté un laquais écartant une tenture rouge. Les contemporains virent dans ce portrait celui d’un des serviteurs du propriétaire.

Sur le deuxième mur est représentée une colonnade dorique ouvrant sur un jardin. La peinture du troisième mur présente une fenêtre à rideau rouge avec une statue du roi Salomon. Dans la voussure des grisailles représentent différents bustes et des figures allégoriques.

Louis XIV fut logé dans cet hôtel lorsqu’il vint en Provence pour réprimer les incidents qui se multipliaient à Marseille à l’instigation de Gaspard de Glandevès de Niozelles. La tradition veut que le roi ait été particulièrement frappé de la beauté et de la nouveauté de ce décor ; il aurait posté des gardes pour empêché les courtisans d’en abîmer la peinture à leur passage

 

Œuvres dans les églises

Aix-en-Provence

Cathédrale Saint-Sauveur : dans la chapelle du Sacré-Cœur se trouve le Christ en croix avec la Vierge, saint Pierre et saint Antoine, 305 × 240 cm, austère méditation peinte par Jean Daret en 1640 pour les Augustins Déchaussés. Dans la chapelle du Corpus Domini est accrochée une autre toile du même artiste représentant La Cène, 415 × 300 cm : cette œuvre est une des rares toiles exécutées pour la cathédrale encore présentes ; déposée en 1700 pour laisser place à un trompe-l’œil sur le même thème, elle a retrouvé sa place initiale au xixe siècle

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Église de la Madeleine : Le bienheureux Salvador de Horta guérissant des malades, 240 × 190 cm, L’Institution do Rosaire, 340 × 220 cm, Sainte Thérèse recevant les insignes de son ordre, 380 × 220 cm

Église du Saint-Esprit : La Pentecôte, 270 × 220 cm La Vierge intercédant pour les trépassés, 225 × 160 cm

Aptcathédrale Sainte-Anne :

Besse-sur-Issole, église : L’Assomption, 360 × 266 cm.

Cavailloncathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran, chapelle Notre-Dame de pitié : Pieta (1658), toile ovale.

Lambescéglise Notre-Dame-de-l’Assomption : La Mort de saint Joseph, 300 × 250 cm. Ce tableau a été commandé en 1648 à l’artiste par la confrérie de saint Joseph de l’église de Lambesc. Daret s’est probablement inspiré d’une eau forte de Jean-Pierre Crozier pour la réalisation de son tableau dont certains éléments ont été par la suite repris par différents autres artistes de Provence : lit de saint Joseph représenté de biais au premier plan, bras écartés du saint, Christ désignant au ciel Dieu le père s’apprêtant à accueillir l’âme du défunt

Pertuiséglise Saint-Nicolas : Présentation de la Vierge au temple, 370 × 224 cm. Cette toile provient du couvent des Ursulines de Pertuis et représente la jeune Marie en train de s’agenouiller devant un religieux, entourée de ses parents sainte Anne et saint Joachim. En haut et à droite deux putti observent la scène. Le manteau de Marie est de couleur bleue, pigment qui coûtait cher à l’époque et était utilisé seulement pour les personnages importants

Pignans Collégiale Notre-Dame-de-la-Nativité : L’Assomption, 300 × 259 cm

Pontevès, église : Retable du maître-autel, 450 × 340 cm

Saint-Paul-de-VenceCollégiale de la Conversion-de-Saint-Paul, chapelle Saint-Mathieu : Saint Mathieu écrivant son Évangile sous la dictée d’un ange, 290 × 165 cm.

Salon-de-Provenceéglise Saint-Michel :

Simiane-Collo,gue, église paroissiale : L’Ange gardien, 240 × 148 cm

 

Œuvres de Jean Daret dans les églises

le Christ en croix avec la Vierge, saint Pierre et saint Antoine, Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence

Pieta, Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran de Cavaillon

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La Vierge intercédant pour les trépassés, Église du Saint-Esprit d’Aix-en-Provence

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L’Ange gardien, église de Simiane-Collongue

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Œuvres dans les musées

En France

Aix-en-Provencemusée Granet : Joueur de guitare, huile sur toile

Clermont-Ferrandmusée d’art Roger-Quilliot : Conversion de saint Paul, huile sur toile, 110,5 × 145,6 cm

Grassemusée d’art et d’histoire de Provence : Le Miracle de Soriano. huile sur toile. Le tableau représente une Vierge vêtue de rouge et de bleu présentant un linge sur lequel est peint l’image du dominicain de Soriano tenant dans sa main gauche une fleur de lys et dans la droite un livre à reliure rouge. À la droite de la Vierge se tient sainte Marie-Madeleine portant le traditionnel vase à parfum. Le voile est présenté à deux dominicains agenouillés. Ce tableau a été commandé à Jean Daret en 1668 par la veuve de Louis Vento dont les armoiries figurent en bas à gauche de la composition. Il était destiné à l’église des dominicains de Gap d’où il a été transféré à celle de Grasse aujourd’hui détruite.

Marseillemusée des beaux-arts :

Déploration sur le corps du Christ, huile sur toile, 140 × 155 cm : cette toile d’inscrit dans la tradition des scènes à la chandelle qui connaissent un succès certain dans les années 1630. Daret pourrait avoir été séduit par cette manière héritée du Caravage alors qu’il était en Italie.

Esculape ressuscitant Hippolyte, huile sur toile.

Portrait de magistrat, huile sur toile

Nîmesmusée des beaux-arts :

La Vierge, huile sur cuivre ;

Le Christ, huile sur cuivre.

Parismusée du Louvre, département des arts graphiques :

Étude d’un homme agenouillé soulevant un objet, sanguine, 42 × 25 cm;

Projet décoratif de cheminée surmontée d’un médaillon tenu par Adam et Eve, plume et mine de plomb, 34,5 × 22,4 cm

Rennesmusée des beaux-arts : Étude de moine bénédictin, pierre noire sur papier blanc, 23,8 × 19,8 cm

Aux USA

New HavenYale University Art Gallery : Femme jouant du luth, huile sur toile, 125,6 × 95,9 cm.

En Russie

Saint-Pétersbourgmusée de l’Ermitage, : Autoportrait, le jeune Daret jette au spectateur un regard plein de défi, la main négligemment posée sur un buste romain représentant peut-être Vitellius

Œuvres de Jean Daret dans les musées

Portrait de magistratmusée des beaux-arts de Marseille.

Esculape ressuscitant Hippolytemusée des beaux-arts de Marseille.

La Viergemusée des beaux-arts de Nîmes.

Déploration sur le corps du Christmusée des beaux-arts de Marseille.

Conversion de saint Paulmusée d’art Roger-QuilliotClermont-Ferrand.

Hommage

Une rue d’Aix-en-Provence porte son nom.

Bibliographie

André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, 2006 (1re éd. 1986), 473 p., p. 148.

Jean Boyer, Hommage au peintre Jean Daret, Aix-en-Provence, Provence Historique, 1968 p. 425-449

Daniel Jean Édouard Chol, Secrets des hôtels particuliers d’Aix et Décors, Gardanne, Esmenjaud imprimeur, 2002, 254 p. , 

Jean-Jacques Gloton, Renaissance et Baroque à Aix-en-Provence : Recherches sur la culture architecturale dans le midi de la France de la fin du XV° au début du XVIII° siècle, t. 1 (Thèse pour le Doctorat d’État), Rome, École française, coll. « Bibliothèque des écoles françaises d’Athènes et de Rome – Fascicule 237 », 1979, XXIX-222 p., 29 × 24 cm

Jean-Jacques Gloton, Renaissance et Baroque à Aix-en-Provence : Recherches sur la culture architecturale dans le midi de la France de la fin du XV° au début du XVIII° siècle, t. 2 (Thèse pour le Doctorat d’État), Rome, École française, coll. « Bibliothèque des écoles françaises d’Athènes et de Rome – Fascicule 237 », 1979, 223 à 473 p., 29 × 24 cm

Jane MacAvock (dir. Alain Mérot), Jean Daret (1614-1668) (Thèse de Doctorat pour l’obtention du grade de Docteur d’État), Université Paris IV-La Sorbonne École doctorale VI : Histoire de l’art et archéologie, 2008, 243-369-83 p.