ANSELME DE CANTERBERY (saint ; 1033-1109), CAREME, PRIERE, PRIERE POUR LE CARÊME DE SAINT ANSELME DE CANTERBERY, PRIERES

Prière pour le Carême de saint Anselme

Prière pour le Carême de Saint Anselme

bible Croix du Christ

Seigneur, mon Dieu,
donne à mon cœur  de Te désirer,
en Te désirant, de Te chercher,
en Te cherchant, de Te trouver,
en Te trouvant, de T’aimer,
et en T’aimant, de racheter mes fautes,
et une fois rachetées, de ne plus les commettre.

Seigneur, mon Dieu,
donne à mon cœur  la pénitence,
à mon esprit le repentir,
à mes yeux la source des larmes,
et à mes mains la largesse de l’aumône.

Toi qui es mon Roi,
éteins en moi les désirs de la chair,
et allume le feu de ton Amour.
Toi qui es mon Rédempteur,
chasse de moi l’esprit d’orgueil,
et que ta bienveillance
m’accorde l’esprit de ton humilité.
Toi qui es mon Sauveur,
écarte de moi la fureur de la colère,
et que ta bonté me concède le bouclier de la patience.

Toi qui es mon Créateur,
déracine de mon âme la rancœur ,
pour y répandre la douceur d’esprit.
Donne-moi, Père très bon,
une foi solide, une espérance assurée
et une charité sans faille.

Toi qui me conduis,
écarte de moi la vanité de l’âme,
l’inconstance de l’esprit,
l’égarement du cœur ,
les flatteries de la bouche,
la fierté du regard.

O Dieu de miséricorde,
je Te le demande par Ton Fils bien-aimé,
donne-moi de vivre la miséricorde,
l’application à la piété,
la compassion avec les affligés
et le partage avec les pauvres.

Anselme de Canterbury (1033-1109)

Crucifiement-J-C

 

 

JEAN-JACQUES LEFRANC DE POMPIGNAN (1709-1784), POEME, POEMES, PRIERE, PRIERES, TA BONTE SEULE M'EST VISIBLE

Ta bonté seule m’est visible

 » Ta bonté seule m’est visible « –

J-J Lefranc de Pompignan.

quand-les-poetes-nous-parlent-de-dieu

Voici des extraits de la Prière universelle du poète lyrique Jean-Jacques Lefranc de Pompignan. 

 

 » Ô Toi, que la raison, que l’instinct même adore,
Souverain maître et créateur
De tout l’univers qui t’implore ;
Jéhova, Jupiter, Seigneur.

Source, cause première, être incompréhensible,
               Que je suis borné devant toi !
               Ta bonté seule m’est visible ;
               Le reste est un chaos pour moi.

Mais le bien et le mal dans cette nuit obscure,
Dépendent de ma volonté ;
Et tu gouvernes la nature
Sans enchaîner ma liberté.

(…)
Si je marche avec toi, fais-moi la grâce entière
De te suivre jusqu’à la fin,
Si je m’égare, ta lumière
Doit me remettre au bon chemin.

(…)
Fais que de mon prochain je plaigne les souffrances
             Toujours lent à condamner ;
             Et pardonne-moi mes offenses,
               Pour mieux m’apprendre à pardonner.

Tout retrace aux mortels le néant de leur être ;
Mais ils sont l’œuvre de tes mains ;
Sois leur guide autant que leur maître,
Jusqu’au terme de leurs destins.

Que le pain, la paix, soient ici mon partage,
J’attends que ton auguste choix
Des autres biens fixe l’usage ;
Tes volontés seront mes lois.

Ton temple est en tous lieux, tu remplis la nature ;
Tout l’univers est ton autel ;
Rien ne vit, n’existe, ne dure,
Qui ne t’offre un culte éternel. »

 

Jean-Jacques Lefranc de Pompignan

LeFranc_de_Pompignan

Jean-Jacques Lefranc (ou Le Franc), marquis de Pompignan, dit Lefranc de Pompignan, né à Montauban le 10 août 1709 et mort à Pompignan le 1er novembre 1784, est un poète français.

 Biographie

Jean-Jacques Lefranc naquit dans une famille de noblesse de robe qui détenait de père en fils depuis le xviie siècle la charge de président de la Cour des aides de Montauban. Après des études à Paris au collège Louis-le-Grand, il fut avocat général près cette cour avant de succéder à son père dans les fonctions de président. Il mena la campagne de diffamation contre l’intendant de Montauban, Lescalopier, accusé d’irrégularités budgétaires et dont il finit par obtenir le déplacement. En 1745, il fut nommé conseiller d’honneur au parlement de Toulouse. Défenseur des privilèges fiscaux de la noblesse, mais ému en même temps par le poids des impôts que devait payer le peuple, il s’opposa avec véhémence aux réformes de Machault.

Sa première tragédie, Didon (1734) — qu’on dit inspirée de la Didon abandonnée (1724) de Métastase — fut jouée à la Comédie-Française et connut un succès que ne confirmèrent pas les Adieux de Mars (1735) et quelques livrets d’opéra qui suivirent.

Lefranc de Pompignan se fit avant tout connaître comme poète lyrique. Son Ode sur la mort de Jean-Baptiste Rousseau est une œuvre d’une grande noblesse d’inspiration. Très dévôt, il chercha l’inspiration dans les textes sacrés, comme son ami Louis Racine, publiant en 1751 et 1755 les deux volumes de ses Poésies sacrées, inspirées des Psaumes et des Prophètes.

Il composa également des pièces plus légères comme son Voyage en Languedoc et en Provence, mêlé de prose et de vers à la manière de celui de Chapelle et Bachaumont.

Le 6 septembre 1759, il fut élu à l’Académie française. Dans son discours de réception, prononcé le 10 mars 1760, il eut le tort de faire étalage d’une extrême vanité et d’attaquer vivement le parti philosophique — attaque d’autant plus inconsidérée que, dans l’assistance, plusieurs de ses membres avaient voté pour lui. Les Philosophes lui firent subir de violentes représailles, notamment Voltaire, qui en fit sa tête de Turc dans une longue bataille de libelles et de pamphlets. Lefranc de Pompignan, couvert de ridicule, n’osa plus reparaître à l’Académie et se retira en 1763 dans ses terres, partageant son temps entre ses châteaux de Pompignan, près de Montauban et de Caïx, qu’il fit reconstruire et où il s’occupa notamment à traduire des classiques grecs comme Eschyle.

Il pourrait être l’auteur d’un traité historique et politique publié anonymement en 1780 : Essai sur la dernière révolution de l’ordre civil en France, qui porte sur la réforme judiciaire réalisée en janvier 1771 sous l’impulsion du chancelier Maupeou.

Élu membre de l’Académie de Cortone , en Italie, il lui adressa une dissertation en latin sur Les Antiquités de la ville de Cahors, où il rend compte de ses recherches archéologiques. Il avait également été élu membre de l’Académie des Jeux floraux de Toulouse en 1740.

Grand bibliophile, il fit acquérir pour sa collection quelque 26 000 volumes dont 1 500 partitions musicales. Vendu par ses héritiers à la bibliothèque du clergé de Toulouse, ce fonds est aujourd’hui conservé à la bibliothèque de Toulouse.

 

ET, TRANQUIILE IL PASSAIT COMME UN PARDON VIVANT, POEME, POEMES, POETE FRANÇAIS, PRIERES

Et, tranquille, il passait comme un pardon vivant (Victor Hugo)

« Et, tranquille, il passait comme un pardon vivant » – Victor Hugo

miseri10

« Cependant il était question dans les villes

De quelqu’un d’étonnant, d’un homme radieux

Que les anges suivaient de leurs millions d’yeux ;

Cet homme, qu’entourait la rumeur grossissante,

Semblait un dieu faisant sur terre une descente ;

On eût dit un pasteur rassemblant ses troupeaux ;

Les publicains, assis au bureau des impôts,

Se levaient s’il passait, quittant tout pour le suivre ;

Cet homme, paraissant hors de ce monde vivre,

Tandis qu’autour de lui la foule remuait,

Avait des visions dont il restait muet ;

Il parlait aux cités, fuyait les solitudes,

Et laissait sa clarté dans l’œil des multitudes ;

Les paysans le soir, de sa lueur troublés,

Le regardaient de loin marcher le long des blés,

Et sa main qui s’ouvrait et devenait immense,

Semblait jeter aux vents de l’ombre une semence.

On racontait sa vie, et qu’il avait été

Par une vierge au fond d’une étable enfanté

Sous une claire étoile et dans la nuit sereine ;

L’âne et le bœuf, pensifs, l’ignorance et la peine,

Etaient à sa naissance, et sous le firmament

Se penchaient, ayant l’air d’espérer vaguement ;

On contait qu’il avait une raison profonde,

Qu’il était sérieux comme celui qui fonde,

Qu’il montrait l’âme aux sens, le but aux paresseux,

Et qu’il blâmait les grands, les prêtres, et tous ceux

Qui marchent entourés d’hommes armés de piques.

Il avait, disait-on, guéri des hydropiques ;

Des impotents, cloués vingt ans sous leurs rideaux,

En le quittant, portaient leur grabat sur leur dos ;

Son œil fixe appelait hors du tombeau les vierges ;

Les aveugles, les sourds, — ô destin, tu submerges

Ceux-ci dans le silence et ceux-là dans la nuit ! —

Le voyaient, l’entendaient ; et dans son vil réduit

Il touchait le lépreux, isolé sous des claies ;

Ses doigts tenaient les clefs invisibles des plaies,

Et les fermaient ; les cœurs vivaient en le suivant ;

Il marchait sur l’eau sombre et menaçait le vent ;

Il avait arraché sept monstres d’une femme ;

Le malade incurable et le pêcheur infâme

L’imploraient, et leurs mains tremblantes s’élevaient ;

Il sortait des vertus de lui qui les sauvaient ;

Un homme demeurait dans les sépulcres ; fauve,

Il mordait, comme un loup qui dans les bois se sauve ;

Parfois on l’attachait, mais il brisait ses fers

Et fuyait, le démon le poussant aux déserts ;

Ce maître, le baisant, lui dit : Paix à toi, frère !

L’homme, en qui cent damnés semblaient rugir et braire,

Cria : Gloire ! et, soudain, parlant avec bon sens,

Sourit, ce qui remplit de crainte les passants.

Ce prophète honorait les femmes économes ;

Il avait à Gessé ressuscité deux hommes

Tués par un bandit appelé Barabbas ;

Il osait, pour guérir, violer les sabbats,

Rendait la vie aux nerfs d’une main desséchée ;

Et cet homme égalait David et Mardochée.

Un jour ce redresseur, que le peuple louait,

Vit des vendeurs au seuil du temple, et prit un fouet ;

Pareils aux rats hideux que les aigles déterrent,

Tous ces marchands, essaims immondes, redoutèrent

Son visage empourpré des célestes rougeurs ;

Sévère, il renversa les tables des changeurs

Et l’escabeau de ceux qui vendaient des colombes.

Son geste surhumain ouvrait les catacombes.

L’arbre qu’il regardait changeait ses fleurs en fruits.

Un jour que quelques juifs profonds et très instruits

Lui disaient : « – Dans le ciel que le pied divin foule,

Quel sera le plus grand ? » cet homme dans la foule

Prit un petit enfant qu’il mit au milieu d’eux.

Calme, il forçait l’essaim invisible et hideux

Des noirs esprits du mal, rois des ténébreux mondes,

A se précipiter dans les bêtes immondes.

Et ce mage était grand plus qu’Isaïe, et plus

Que tous ces noirs vieillards épars dans les reflux

De la vertigineuse et sombre prophétie ;

Et l’homme du désert, Jean, près de ce Messie,

N’était rien qu’un roseau secoué par le vent.

Il n’était pas docteur, mais il était savant ;

Il conversait avec les faces inconnues

Qu’un homme endormi voit en rêve dans les nues ;

Des lumières venaient lui parler sur les monts ;

Il lavait les péchés ainsi que des limons,

Et délivrait l’esprit de la fange charnelle ;

Satan fuyait devant l’éclair de sa prunelle ;

Ses miracles étaient l’expulsion du mal ;

Il calmait l’ouragan, haranguait l’animal,

Et parfois on voyait naître à ses pieds des roses ;

Et sa mère en son cœur gardait toutes ces choses.

Des morts blêmes, depuis quatre jours inhumés,

Se dressaient à sa voix ; et pour les affamés,

Les pains multipliés sortaient de ses mains pures.

Voilà ce que contait la foule ; et les murmures,

Les cris du peuple enfant qui réclame un appui,

Environnaient cet homme ; on l’adorait ; et lui

Etait doux.

Tous les mots qui tombaient de sa bouche

Etaient comme une main céleste qui vous touche.

Il disait : — « Les derniers sont les premiers. — La fin,

« C’est le commencement. — Ne fais pas au prochain

« Ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi-même.

« — On récolte le deuil quand c’est la mort qu’on sème.

« — Celui qui se repent est grand deux fois. — L’enfant

« Touche à Dieu. — Par le bien du mal on se défend.

« — Que le puits soit profond, mais que l’eau reste claire. »

Il disait : « – Regardez les choses sans colère ;

« Car, si l’œil est mauvais, le corps est ténébreux.

« — L’aube est pour les Gentils comme pour les Hébreux.

« — Mangez le fruit des bois, buvez l’eau de la source ;

« — N’ayez pas de souliers, pas de sac, pas de bourse,

« Entrez dans les maisons et dites : Paix à tous !

« — Nul n’est exempt du pli sublime des genoux ;

« Donc, qui que vous soyez, priez. Courbez vos têtes.

« — Dieu, présent à la nuit, n’est pas absent des bêtes.

« Dieu vit dans les lions comme dans Daniel.

« — Errer étant humain, faillir est véniel.

« Absolvez le pécheur en condamnant la faute.

« — On ajoute à l’esprit ce qu’à la chair on ôte. »

Il tenait compte en tout des faits accidentels.

Dans le champ du supplice il disait des mots tels

Que nul n’osait toucher à la première pierre ;

Il haïssait la haine, il combattait la guerre ;

Il disait : sois mon frère ! à l’esclave qu’on vend ;

Et, tranquille, il passait comme un pardon vivant ;

Il blanchissait le siècle autour de lui, de sorte

Que les justes, dont l’âme encor n’était pas morte,

Dans ces temps sans pitié, sans pudeur, sans amour,

Voyaient en s’éveillant luire deux points du jour,

L’aurore dans le ciel et sur terre cet homme.

Cet être était trop pur pour être vu par Rome.

Pourtant parmi les juifs, dans leur temple obscurci,

Chez leur roi lâche et triste, on en prenait souci ;

Et Caïphe y songeait dans sa chaire d’ivoire ;

Et, sans savoir encor ce qu’il en devait croire,

Hérode était allé jusqu’à dire : — Il paraît

Qu’il existe un certain Jésus de Nazareth. »

56198a25_JzzIWPX.2e16d0ba.fill-690x450

 

Extrait du long poème La fin de Satan de Victor Hugo. Il n’a pas pu achever ce long poème religieux d’environ 5700v ers  qui fût publié après sa mort.

MEDITATIONS, NOUVEL AN, POUR L'ANNEE QUI S'ACHEVE, POUR L'ANNEE QUI VA COMMENCER, PRIERES

Pour l’année qui se termine, pour celle qui va commencer

Prières

pour l’année qui se termine et celle qui va commencer

prière

 

Seigneur Jésus,

Merci pour cette année qui finit

Et merci pour la nouvelle année qui vient.

Qu’elle apporte aux hommes de ce monde la paix

Qu’elle comble de grâces ceux que j’aime,

et qu’elle m’apporte la Force et l’Amour dont j’ai besoin.

 

Dans cette année qui finit,

Des hommes ont souffert;

Guérissez, si c’est possible,

Diminuez le mal ou le chagrin.

Faîtes que quelque chose

vienne apaiser leur peine,

Faites que quelqu’un s’en aille les aider,

et que cette nouvelle année leur fasse du bien.

 

Dans cette année qui finit,

Je n’ai pas été ce que j’aurais dû être.

Faites-moi meilleur, mon Dieu :

Moins dur avec les autres,

Plus patient, plus fort,

Plus exigeant avec moi-même,

Plus vrai dans mes paroles,

Plus actif dans mes travaux,

Plus obéissant, plus rieur aussi;

et que demain soit plus beau qu’aujourd’hui,

Plus grand.

 

Merci de cette année qui finit,

Merci pour cette nouvelle année qui vient.

 

^^^^^^^^

 

TERMINER L’ANNÉE AVEC JÉSUS     

« L’amour du Seigneur n’est pas épuisé,

sa compassion chaque matin se renouvelle. »

(antienne Office)   

Businessman jump between 2019 and 2020 years.

Me voici, Seigneur, une année s’achève,
Et en ce dernier jour, je veux passer un peu de temps avec toi.

Seigneur Jésus, je te contemple au dernier jour de ta vie ici-bas,
je t’adore et je t’aime !
Je te contemple en tes dernières pensées, paroles, actions,
En tes souffrances.
En ce dernier jour, je vois que tu aimes ton Père jusqu’au bout,
Tu le remercies des grâces qu’Il t’a faites, et par toi au monde entier !
Tu demandes pardon pour nous.

Béni sois tu !
Seigneur, je te remercie
pour tout ce que tu as fait pour moi et pour toute l’humanité,
au long de cette année.

Pardon de t’avoir si souvent déçu,
pardon pour toutes les fois où j’ai refusé
le « jusqu’au bout » de ton amour.
Pardon de l’indifférence des hommes.

Que le désir de t’appartenir désormais, à tout moment,
soit le plus fort, et que jamais je ne fasse obstacle à ton amour.
Que tout mon être, toute ma vie, soient une louange à ta gloire !

Ô Mère de Jésus, toi qui as tant aimé ton Fils,
Unis-moi aux dispositions de ton cœur au dernier jour de ta vie.
Prie pour moi, que le dernier soir de cette année,
et le dernier moment de ma vie
soient un acte d’amour envers Jésus.                 

À partir d’un texte de St Jean Eudes OCI, 366-369  

2020 

NOËL, NOEL, PRIERE AFRICAINE POUR LA NATIVITE DE JESUS, PRIERES

Prière africaine pour la nativité de Jésus

Noël tant attendu s’approche et cette année, je vous propose d’assister à la célébration de la Nativité au Congo invité par le poète-prêtre Aloys Shanyungu Mupenda –Watu. Nous pensons tout particulièrement aux priants du Congo de cette communauté !

Congo Nativity set with the Holy Family carved on wooden black

Abusirwe’ene*, Alléluia !

 

Conscients de l’événement splendide,
Ils étaient venus nombreux …
Les uns accroupis, assis à même le sol,
Debout ou adossés aux colonnes ;
Les autres obstinés à mettre à l’écart
Un certain rhumatisme naissant ;
Ils étaient là, en attente.

C’était alors le moment opportun
De profonde exhibition,
Lorsque le mudahwa** fit son entrée ;
Dans une ambiance très cadencée,
Tous étaient embarqués !

A voir l’atmosphère régnante,
Qui ne se réjouirait en se trémoussant,
à la vue de la multitude,
à la figure miroitante, rayonnante,

Et à la joie surabondante ?

Coup de sonnette donnée,
L’assistance n’avait qu’une seule pensée :
Glorifier l’Eternel,
Louer le « Grand-Attendu »,
L’Hôte de marque annoncé ;
Et elle s’y mit sans baragouiner.

A brûle-pourpoint,
Des cris jaillirent çà et là,
Accompagnant des mélodies quasi-angéliques,
Au rythme vif et enthousiaste ;
Le coup de pédale était donné !

Là quelqu’un marmonne,
Ici un autre toussote,
Là encore, un enfant regarde,
Ebahi et un peu souriant,
Stupéfait de tout ce qui se passait,
Ne comprenant rien à ce grand « carnaval » !

Un rire sur les lèvres,
Les chrétiens se dandinent, se trémoussent,
Y compris les enfants de chœur et les servants,
Enfants, jeunes et vieux pratiquants…
Oh oui ! Il fallait magnifier
Nyamuzinda-Nnamahanga*** !

Il y avait de quoi bondir d’allégresse…

Privé de la vue,
Comme l’aveugle de Jéricho,
Le maître des chants écoutait ;
Tout en battant la mesure adéquate…
Il dansait de son mieux !

Chacun pour sa part
Savourait l’atmosphère joyeuse,
Engagé ou non à faire bouger
Ventre, hanches, bras et épaules

C’était merveilleux à voir !

Loué soit le « Grand Visiteur » qui vient !
Glorifié soit le Rédempteur et l’homme !
Dans les cieux et sur la terre,
à Murhesa, Cibanda-Mpungwe,
Buhimba, Vulindi, Vuhira, Mufala,
Comme partout ailleurs…

Que cette allégresse se déverse,
En abondance, à fortes doses,
Jusqu’aux confins de la terre.
Gloria in excelsis Deo !
Et paix sur notre terre !

 

*Il est né aujourd’hui

**prêtre

***Deux noms différents de Dieu

 

MARIE-NOËL (1883-1967), MARIE-NOËL ROUGET (1883-1967), MON DIEU, VOUS QUI DORMEZ FAIBLE ENTRE MES BRAS, NATIVITE DE JESUS, NOËL, NOEL, PRIERE DE MARIE NOËL ROUGET POUR NOËL, PRIERES

Prière de Marie Noël pour Noël

Prière de Marie Noël Rouget pour Noël

ob_5c1f53_tel-que-tu-es.jpg

La Prière de Marie Noël 

« Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras » :

« Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras,
Mon enfant tout chaud sur mon cœur qui bat,
J’adore en mes mains et berce étonnée,
La merveille, ô Dieu, que m’avez donnée.

De fils, ô mon Dieu, je n’en avais pas.
Vierge que je suis, en cet humble état,
Quelle joie en fleur de moi serait née ?
Mais Vous, Tout-Puissant, me l’avez donnée.

Que rendrais-je à Vous, moi sur qui tomba
Votre Grâce ? Ô Dieu, je souris tout bas
Car j’avais aussi, petite et bornée,
J’avais une grâce et Vous l’ai donnée.

De bouche, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour parler aux gens perdus d’ici-bas…
Ta bouche de lait vers mon sein tournée,
Ô mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De main, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las…
Ta main, bouton clos, rose encore gênée,
Ô mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De chair, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour rompre avec eux le pain du repas…
Ta chair au printemps de moi façonnée,
Ô mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

De mort, ô mon Dieu, Vous n’en aviez pas
Pour sauver le monde… Ô douleur ! Là-bas,
Ta mort d’homme, un soir, noir, abandonnée,
Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée. »

Ainsi soit-il.

Marie Noël Rouget (1883-1967)

 Prière de Berceuse de la Mère-Dieu à son Fils bien-aimé « Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras » de Marie Rouget (1883-1967), Poète et écrivain française profondément Catholique au pseudonyme de « Marie Noël » suite à la mort de son jeune frère un lendemain de Noël qui resta célibataire toute sa vie après un amour de jeunesse déçu et l’attente d’un grand amour qui ne viendra jamais

POEME, POEMES, PRIERE D'UN MECREANT, PRIERES

Prière d’un mécréant

PRIERE D’UN MECREANT 

 

B9710583750Z.1_20161223142555_000+GTK86QAUU.1-0.jpg

 

Si c’était vrai

Ce que racontent les vieux les soirs de décembre

Ce que disent les enfants les soirs de Noëls

Qu’il est né à Béthléem en Judée

Avec Marie et Joseph entre le bœuf et l’âne

Si c’était vrai

Pour un instant pour un instant seulement

Pour un instant seulement

 

Si c’était vrai

Que les bergers l’ont vu dans l’étable

Que les Rois mages sont venus de fort loin

Qu’il fut un émigré là-bas en Egypte

Et puis qu’il a fugué comme le font tous les enfants

Si c’était vrai

Pour un instant pour un instant seulement

Pour un instant seulement

 

Si c’était vrai

Le coup des  noces de Cana et de Lazare

Le coup de tous ces estropiés soudain guéris

Le coup des  démons qui sautent dans la mer

Et Marie de Magdala et la Résurrection

Si c’était vrai

Pour un instant pour un instant seulement

Pour un instant seulement

 

Si c’était vrai

Ce que disent Luc Matthieu et les deux autres

Ce que disent les chrétiens

Que l’on peut dire « Notre Père ! »

Que l’on peut dire « Notre Mère ! »

Si c’était vrai

Pour un instant pour un instant seulement

Pour un instant seulement

 

Si c’était vrai

Alors peut-être que je pourrais

Alors je pourrais dire « Oui ! »

Pour un instant seulement

Pour un instant seulement

Pour un instant d’éternité

Je dirais « Oui ! »

 

 

©Claude-Marie T.

18 février 2018