ANCIEN TESTAMENT, EVANGILE SELON MATTHIEU, LIVRE DE BEN SIRA LE SAGE, NOUVEAU TESTAMENT, PREMIERE LETTRE AUX CORINTHIENS, PSAUME 118

Dimanche 16 février 2020 : 6ème dimanche du Temps Ordinaire : lectures et commentaires

Dimanche 16 février 2020 :

6ème dimanche du Temps Ordinaire 

Jésus+est+venu+pour+ACCOMPLIR+la+Loi

Commentaires de Marie-Noëlle Thabut,

1ère lecture

Psaume

2ème lecture

Evangile

 

PREMIERE LECTURE – Ben Sira le Sage 15, 15-20

15 Si tu le veux, tu peux observer les commandements,
il dépend de ton choix de rester fidèle.
16 Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu :
étends la main vers ce que tu préfères.
17 La vie et la mort sont proposées aux hommes,
l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix.
18 Car la sagesse du Seigneur est grande,
fort est son pouvoir, et il voit tout.
19 Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent,
il connaît toutes les actions des hommes.
20 Il n’a commandé à personne d’être impie,
il n’a donné à personne la permission de pécher.

Ben Sira le Sage nous propose ici une réflexion sur la liberté de l’homme ; elle tient en trois points : premièrement, le mal est extérieur à l’homme ; deuxièmement l’homme est libre, libre de choisir de faire le mal ou le bien ; troisièmement, choisir le bien, c’est aussi choisir le bonheur.
Premièrement, le mal est extérieur à l’homme ; cela revient à dire que le mal ne fait pas partie de notre nature, ce qui est déjà une grande nouvelle ; car si le mal faisait partie de notre nature, il n’y aurait aucun espoir de salut, nous ne pourrions jamais nous en débarrasser. C’était la conception des Babyloniens par exemple ; au contraire la Bible est beaucoup plus optimiste, elle affirme que le mal est extérieur à l’homme ; Dieu n’a pas fait le mal et ce n’est pas lui qui nous y pousse. Il n’est donc pas responsable du mal que nous commettons ; c’est le sens du dernier verset que nous venons d’entendre : « Dieu n’a commandé à personne d’être impie, il n’a permis à personne de pécher ». Et quelques versets avant ceux d’aujourd’hui, Ben Sira écrit : « Ne dis pas, c’est à cause du Seigneur que je me suis écarté… Ne dis pas le Seigneur m’a égaré ».
Si Dieu avait fait d’Adam un être mélangé, en partie bon en partie mauvais, comme l’imaginaient les Babyloniens, le mal ferait partie de notre nature. Mais Dieu n’est qu’amour, et le mal lui est totalement étranger. Et le récit de la chute d’Adam et Eve, au livre de la Genèse, a été écrit justement pour faire comprendre que le mal est extérieur à l’homme puisqu’il est introduit par le serpent ; et il se répand dans le monde à partir du moment où l’homme a commencé à se méfier de Dieu.
On retrouve la même affirmation dans la lettre de Saint Jacques : « Que nul, quand il est tenté, ne dise ‘Ma tentation vient de Dieu’. Car Dieu ne peut être tenté de faire le mal et il ne tente personne. » Autrement dit, le mal est totalement étranger à Dieu, il ne peut pousser à le commettre. Et Saint Jacques continue : « Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l’entraîne et le séduit. » (Jc 1,13-17).
Deuxième affirmation de ce texte : l’homme est libre, libre de choisir le mal ou le bien : cette certitude n’a été acquise que lentement par le peuple d’Israël, et pourtant, là encore, la Bible est formelle. Dieu a fait l’homme libre. Pour que cette certitude se développe en Israël, il a fallu que le peuple expérimente l’action libératrice de Dieu à chaque étape de son histoire, à commencer par l’expérience de la libération d’Egypte. Toute la foi d’Israël est née de son expérience historique : Dieu est son libérateur ; et petit à petit on a compris que ce qui est vrai aujourd’hui l’était déjà lors de la création, donc on en a déduit que Dieu a créé l’homme libre.
Et il faudra bien que nous apprenions à concilier ces deux certitudes bibliques : à savoir que Dieu est tout-puissant et que, pourtant, face à lui l’homme est libre. Et c’est parce que l’homme est libre de choisir, qu’on peut parler de péché : la notion même de péché  suppose la liberté ; si nous n’étions pas libres, nos erreurs ne pourraient pas s’appeler des péchés.
Peut-être, pour pénétrer un peu dans ce mystère, faut-il nous rappeler que la toute-puissance de Dieu est celle de l’amour : nous le savons bien, seul l’amour vrai veut l’autre libre.
Pour guider l’homme dans ses choix, Dieu lui a donné sa Loi ; cela devrait donc être simple. Et le livre du Deutéronome y insiste : « Oui, ce commandement que je te donne aujourd’hui n’est pas trop difficile pour toi, il n’est pas hors d’atteinte. Il n’est pas au ciel : on dirait alors ‘Qui va, pour nous, monter au ciel nous le chercher, et nous le faire entendre pour que nous le mettions en pratique ?’ Il n’est pas non plus au-delà des mers ; on dirait alors : ‘Qui va, pour nous, passer outre-mer nous le chercher, et nous le faire entendre pour que nous le mettions en pratique ?’ Oui, la parole est toute proche de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur , pour que tu la mettes en pratique. » (Dt 30,11-14).
Troisième affirmation de Ben Sira aujourd’hui : choisir le bien, c’est choisir le bonheur. Je reprends le texte : « La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix… Le Seigneur a mis devant toi l’eau et le feu, étends la main vers ce que tu préfères ». Pour le dire autrement, c’est dans la fidélité à Dieu que l’homme trouve le vrai bonheur. S’éloigner de lui, c’est, tôt ou tard, faire notre propre malheur. On dit de manière imagée que l’homme se trouve en permanence à un carrefour : deux chemins s’ouvrent devant lui (dans la Bible, on dit deux « voies »). Une voie mène à la lumière, à la joie, à la vie ; bienheureux ceux qui l’empruntent. L’autre est une voie de nuit, de ténèbres et, en définitive n’apporte que tristesse et mort. Bien malheureux sont ceux qui s’y fourvoient. Là encore on ne peut pas s’empêcher de penser au récit de la chute d’Adam et Eve. Leur mauvais choix les a entraînés sur la mauvaise voie.
Ce thème des deux voies est très souvent développé dans la Bible : dans le livre du Deutéronome, particulièrement ; « Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur, moi qui te commande aujourd’hui d’aimer le SEIGNEUR ton Dieu, de suivre ses chemins, de garder ses commandements, ses Lois et ses coutumes… Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et ta descendance, en aimant le SEIGNEUR ton Dieu, en écoutant sa voix et en t’attachant à lui. » (Dt 30, 15…20).
D’après le thème des deux voies, nous ne sommes jamais définitivement prisonniers, même après des mauvais choix, puisqu’il est toujours possible de rebrousser chemin. Par le Baptême, nous avons été greffés sur Jésus-Christ, qui, à chaque instant, nous donne la force de choisir à nouveau la bonne voie : c’est bien pour cela qu’on l’appelle le Rédempteur, ce qui veut dire le « Libérateur ». Ben Sira disait « Il dépend de ton choix de rester fidèle ». Baptisés, nous pouvons ajouter « avec la force de Jésus-Christ ».

 

PSAUME – 118 (119)

1 Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la Loi du SEIGNEUR !
2 Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout cœur  !

4 Toi, tu promulgues des préceptes
à observer entièrement.
5 Puissent mes voies s’affermir
à observer tes commandements !

17 Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai,
j’observerai ta parole.
18 Ouvre mes yeux
que je contemple les merveilles de ta Loi.

33 Enseigne-moi, SEIGNEUR, le chemin de tes ordres :
à les garder, j’aurai ma récompense.
34 Montre-moi comment garder ta Loi,
que je l’observe de tout cœur .

Ce psaume fait parfaitement écho à la première lecture tirée de Ben Sira : c’est la même méditation qui continue ; l’idée qui est développée (de façon différente, bien sûr, mais très cohérente), dans ces deux textes, c’est que l’humanité ne trouve son bonheur que dans la confiance en Dieu et l’obéissance à ses commandements. Le malheur et la mort commencent pour l’homme dès qu’il s’écarte de la voie de la confiance tranquille. Laisser entrer en nous le soupçon sur Dieu et sur ses commandements et du coup n’en faire qu’à sa tête, si j’ose dire, c’est s’engager sur un mauvais chemin, une voie sans issue. C’est tout le problème d’Adam et Eve dans le récit de la chute au Paradis terrestre.
Et nous retrouvons bien ici en filigrane le thème des deux voies dont nous avions parlé au sujet de la première lecture : si on en croit Ben Sira, nous sommes de perpétuels voyageurs obligés de vérifier notre chemin… Bienheureux parmi nous ceux qui ont trouvé la bonne route ! Car des deux voies, des deux routes qui s’ouvrent en permanence devant nous, l’une mène au bonheur, l’autre mène au malheur.
Et le bonheur, d’après ce psaume, c’est tout simple ; la bonne route, pour un croyant, c’est tout simplement de suivre la Loi de Dieu : « Heureux les hommes intègres en leurs voies qui marchent suivant la Loi du SEIGNEUR ! » Le croyant connaît la douceur de vivre dans la fidélité aux commandements de Dieu, voilà ce que veut nous dire ce psaume.
Il est le plus long du psautier et les quelques versets retenus aujourd’hui, n’en sont qu’une toute petite partie, l’équivalent d’une seule strophe. En réalité, il comporte cent soixante-seize versets, c’est-à-dire vingt-deux strophes de huit versets. Vingt-deuxhuit… ces chiffres ne sont pas dûs au hasard.
Pourquoi vingt-deux strophes ? Parce qu’il y a vingt-deux lettres dans l’alphabet hébreu : chaque verset de chaque strophe commence par une même lettre et les strophes se suivent dans l’ordre de l’alphabet : en littérature, on parle « d’acrostiche », mais ici, il ne s’agit pas d’une prouesse littéraire, d’une performance ! Il s’agit d’une véritable profession de foi : ce psaume est un poème en l’honneur de la Loi, une méditation sur ce don de Dieu qu’est la Loi, les commandements, si vous préférez. D’ailleurs, plus que de psaume, on ferait mieux de parler de litanie ! Une litanie en l’honneur de la Loi ! Voilà qui nous est passablement étranger.
Car une des caractéristiques de la Bible, un peu étonnante pour nous, c’est le réel amour de la Loi qui habite le croyant biblique. Les commandements ne sont pas subis comme une domination que Dieu exercerait sur nous, mais comme des conseils, les seuls conseils valables pour mener une vie heureuse.1 « Heureux les hommes intègres en leurs voies qui marchent suivant la Loi du SEIGNEUR ! » Quand l’homme biblique dit cette phrase, il la pense de tout son cœur .
Ce n’est pas magique, évidemment : des hommes fidèles à la Loi peuvent rencontrer toute sorte de malheurs au cours de leur vie, mais, dans ces cas tragiques, le croyant sait que, seul le chemin de la confiance en Dieu peut lui donner la paix de l’âme.
Et, non seulement la Loi n’est pas subie comme une domination, mais elle est reçue comme un cadeau que Dieu fait à son peuple, le mettant en garde contre toutes les fausses routes ; elle est l’expression de la sollicitude du Père pour ses enfants ; tout comme nous, parfois, nous mettons en garde un enfant, un ami contre ce qui nous paraît être dangereux pour lui. On dit que Dieu « donne » sa Loi et elle est bien considérée comme un « cadeau ». Car Dieu ne s’est pas contenté de libérer son peuple de la servitude en Egypte ; laissé à lui-même, Israël risquait de retomber dans d’autres esclavages pires encore, peut-être. En donnant sa Loi, Dieu donnait en quelque sorte le mode d’emploi de la liberté. La Loi est donc l’expression de l’amour de Dieu pour son peuple.
Il faut dire qu’on n’a pas attendu le Nouveau Testament pour découvrir que Dieu est Amour et que finalement la Loi n’a pas d’autre but que de nous mener sur le chemin de l’amour. Toute la Bible est l’histoire de l’apprentissage du peuple élu à l’école de l’amour et de la vie fraternelle. Le livre du Deutéronome disait : « Ecoute Israël, le SEIGNEUR ton Dieu est le SEIGNEUR UN ; tu aimeras le SEIGNEUR ton Dieu de tout ton cœur , de tout ton être, de toute ta force ». (Dt 6,4). Et le livre du Lévitique enchaînait : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19,18). Et, un peu plus tard, Jésus rapprochant ces deux commandements, a pu dire qu’ils étaient le résumé de la Loi juive.
Je reviens à cette curieuse « Béatitude » du premier verset de ce psaume : « Heureux l’homme qui suit la Loi du SEIGNEUR » : le mot « heureux », nous avons déjà appris à le traduire par l’expression « En marche » ; on pourrait par exemple traduire ce premier verset : « Marche avec confiance, toi, l’homme qui observes la Loi du SEIGNEUR ». Et l’homme biblique est tellement persuadé qu’il y va de sa vie et de son bonheur que cette litanie dont je parlais tout à l’heure est en fait une prière. Après les trois premiers versets qui sont des affirmations sur le bonheur des hommes fidèles à la Loi, les cent soixante-treize autres versets s’adressent directement à Dieu dans un style tantôt contemplatif, tantôt suppliant du genre : « Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta Loi. » Et la litanie continue, répétant sans arrêt les mêmes formules ou presque : par exemple, en hébreu, dans chaque strophe, reviennent huit mots toujours les mêmes pour décrire la Loi. Seuls les amoureux osent ainsi se répéter sans risquer de se lasser.
Huit mots toujours les mêmes et aussi huit versets dans chacune des vingt-deux strophes : le chiffre huit, dans la Bible, est le chiffre de la nouvelle Création 2 : la première Création a été faite par Dieu en sept jours, donc le huitième jour sera celui de la Création renouvelée, des « cieux nouveaux et de la terre nouvelle », selon une autre expression biblique. Celle-ci pourra surgir enfin quand toute l’humanité vivra selon la Loi de Dieu, c’est-à-dire dans l’amour puisque c’est la même chose !
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Note
1 – En hébreu, le mot traduit ici par « enseigner » est de la même racine que le mot « Loi »
2 – Voici d’autres éléments de la symbolique du chiffre huit :
– il y avait quatre couples humains (8 personnes) dans l’Arche de Noé
– la Résurrection du Christ s’est produite le dimanche qui était à la fois le premier et le huitième jour de la semaine
C’est pour cette raison que les baptistères des premiers siècles étaient souvent octogonaux ; encore aujourd’hui nous rencontrons de nombreux clochers octogonaux.
Complément
– Voici les huit mots du vocabulaire de la Loi ; ils sont considérés comme synonymes : commandements, Loi, Promesse, Parole, Jugements, Décrets, Préceptes, Témoignages. Ils disent les facettes de l’amour de Dieu qui se donne dans sa Loi
« commandements » : ordonner, commander
« Loi » : vient d’une racine qui ne veut pas dire « prescrire », mais « enseigner » : elle enseigne la voie pour aller à Dieu. C’est une pédagogie, un accompagnement que Dieu nous propose, c’est un cadeau.
« Parole » : la Parole de Dieu est toujours créatrice, parole d’amour : « Il dit et cela fut » (Genèse 1). Nous savons bien que « je t’aime » est une parole créatrice !
« Promesse » : La Parole de Dieu est toujours promesse, fidélité
« Juger » : traiter avec justice
« Décrets » : du verbe « graver » : les paroles gravées dans la pierre (Tables de la Loi)
« Préceptes » : ce que tu nous as confié
« Témoignages » : de la fidélité de Dieu.

 

DEUXIEME LECTURE –

première lettre de Saint Paul aux Corinthiens 2,6-10

Frères,
6 c’est bien de sagesse que nous parlons
devant ceux qui sont adultes dans la foi,
mais ce n’est pas la sagesse de ce monde,
la sagesse de ceux qui dirigent ce monde
et qui vont à leur destruction.
7 Au contraire, ce dont nous parlons,
c’est de la sagesse du mystère de Dieu,
sagesse tenue cachée,
établie par lui dès avant les siècles,
pour nous donner la gloire.
8 Aucun de ceux qui dirigent ce monde ne l’a connue,
car, s’ils l’avaient connue,
ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire.
9 Mais ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Écriture :
« ce que l’œil n’a pas vu,
 ce que l’oreille n’a pas entendu,
ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme,
ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. »
10 Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation.
Car l’Esprit scrute le fond de toutes choses,
même les profondeurs de Dieu.

Dimanche dernier, la lettre de Paul opposait déjà sagesse humaine et sagesse de Dieu : « Votre foi, disait-il, ne repose pas sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu. » Et il insistait pour dire que le mystère du Christ n’a rien à voir avec nos raisonnements humains : aux yeux des hommes, l’évangile ne peut que passer pour une folie : et sont considérés comme insensés ceux qui misent leur vie dessus. Soit dit en passant, cette insistance sur le mot « sagesse » nous surprend peut-être, mais Paul s’adresse aux Corinthiens, c’est-à-dire à des Grecs pour qui la sagesse est la vertu la plus précieuse.
Aujourd’hui, Paul poursuit dans la même ligne : oui, la proclamation du mystère de Dieu est peut-être une folie aux yeux du monde, mais il s’agit d’une sagesse combien plus haute, la sagesse de Dieu. « C’est bien une sagesse que nous proclamons devant ceux qui sont adultes dans la foi mais ce n’est pas la sagesse de ce monde… Au contraire, nous proclamons la sagesse du mystère de Dieu… »
A nous de choisir, donc : vivre notre vie selon la sagesse du monde, l’esprit du monde, ou selon la sagesse de Dieu. Les deux ont bien l’air totalement contradictoires ! Nous retrouvons là le thème des autres lectures de ce dimanche : la première lecture tirée du livre de Ben Sira et le psaume 118/119 développaient tous les deux, chacun à sa manière, ce qu’on appelle le thème des deux voies : l’homme est placé au carrefour de deux routes et il est libre de choisir son chemin ; une voie mène à la vie, à la lumière, au bonheur ; l’autre s’enfonce dans la nuit, la mort, et n’offre en définitive que de fausses joies.

« Sagesse tenue cachée » : une des grandes affirmations de la Bible est que l’homme ne peut pas tout comprendre du mystère de la vie et de la Création, et encore moins du mystère de Dieu lui-même. Cette limite fait partie de notre être même.
Voici ce que dit le livre du Deutéronome : « Au SEIGNEUR notre Dieu sont les choses cachées, et les choses révélées sont pour nous et nos fils à jamais, pour que soient mises en pratique toutes les paroles de cette Loi. » (Dt 29,28). Ce qui veut dire : Dieu connaît toutes choses, mais nous, nous ne connaissons que ce qu’il a bien voulu nous révéler, à commencer par la Loi qui est la clé de tout le reste.
Cela nous renvoie encore une fois au récit du paradis terrestre : le livre de la Genèse raconte que dans le jardin d’Eden, il y avait toute sorte d’arbres « d’aspect attrayant et bon à manger ; et il y avait aussi deux arbres particuliers : l’un, situé au milieu du jardin était l’arbre de vie ; et l’autre à un endroit non précisé s’appelait l’arbre de la connaissance de ce qui rend heureux ou malheureux. Adam avait le droit de prendre du fruit de l’arbre de vie, c’était même recommandé puisque Dieu avait dit « Tu pourras manger de tout arbre du jardin… sauf un ». Seul le fruit de l’arbre de la connaissance était interdit. Manière imagée de dire que l’homme ne peut pas tout connaître et qu’il doit accepter cette limite : « Au SEIGNEUR notre Dieu (sous-entendu et à lui seul) sont les choses cachées » dit le Deutéronome. En revanche, la Torah, la Loi, qui est l’arbre de vie, est confiée à l’homme : pratiquer la Loi, c’est se nourrir jour après jour de ce qui nous fera vivre.
Je reviens sur cette formule : « Sagesse tenue cachée, prévue par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire ». Paul insiste plusieurs fois dans ses lettres sur le fait que le projet de Dieu est prévu de toute éternité : il n’y a pas eu de changement de programme, si j’ose dire. Parfois nous nous représentons le déroulement du projet de Dieu comme s’il avait dû changer d’avis en fonction de la conduite de l’humanité. Par exemple, nous imaginons que, dans un premier temps, acte 1 si vous voulez, Dieu a créé le monde et que tout était parfait jusqu’au jour où, acte 2, Adam a commis la faute : et alors pour réparer, acte 3, Dieu aurait imaginé d’envoyer son Fils. Contre cette conception, Paul développe dans plusieurs de ses lettres cette idée que le rôle de Jésus-Christ est prévu de toute éternité et que le dessein de Dieu précède toute l’histoire humaine.
Par exemple, je vous rappelle la très belle phrase de la lettre aux Ephésiens : « Dieu nous a fait connaître le mystère de sa volonté, le dessein bienveillant qu’il a d’avance arrêté en lui-même pour mener les temps à leur accomplissement, réunir l’univers entier sous un seul chef (une seule tête), le Christ. » (Ep 1,9-10). Ou bien, dans la lettre aux Romains, Paul dit « J’annonce l’évangile en prêchant Jésus-Christ, selon la Révélation d’un mystère gardé dans le silence durant des temps éternels, mais maintenant manifesté et porté à la connaissance de tous les peuples païens… » (Rm 16,25-26).
Et l’aboutissement de ce projet, si je reprends la phrase de Paul, c’est de « nous donner la gloire » : la gloire, normalement, c’est un attribut de Dieu et de lui seul. Notre vocation ultime, c’est donc de participer à la gloire de Dieu. Cette expression est, pour Paul, une autre manière de nous dire le dessein bienveillant : le projet de Dieu, c’est de nous réunir tous ensemble en Jésus-Christ et de nous faire participer à la gloire de la Trinité.
Je continue le texte : « Ce que nous proclamons, c’est, comme dit l’Ecriture, ce que personne n’avait vu de ses yeux, ni entendu de ses oreilles, ce que le coeur de l’homme n’avait pas imaginé, ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu ». L’expression « comme dit l’Ecriture » renvoie à une phrase du prophète Isaïe : « Jamais on n’a entendu, jamais on n’a ouï-dire, jamais l’œil  n’a vu qu’un dieu, toi excepté, ait agi pour qui comptait sur lui. » (Is 64, 3). Elle dit l’émerveillement du croyant biblique gratifié de la Révélation des mystères de Dieu.
Reste la fin de la phrase « Ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu » : y aurait-il des gens pour qui cela n’était pas préparé ? Y aurait-il donc des privilégiés et des exclus ? Bien sûr que non : le projet de Dieu, son dessein bienveillant est évidemment pour tous ; mais ne peuvent y participer que ceux qui ont le cœur  ouvert. Et de notre cœur , nous sommes seuls maîtres. D’une certaine manière, c’est le saut dans la foi qui est dit là. Le mystère du dessein de Dieu ne s’ouvre que pour les petits. Comme le disait Jésus, « Dieu l’a caché aux sages et aux savants, et il l’a révélé aux tout-petits ». Nous voilà tout-à-fait rassurés : tout-petits, nous le sommes, il suffit de le reconnaître.

 

EVANGILE – selon Saint Matthieu 5, 17-37

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples
17 « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
18 Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
19 Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.
20 Je vous le dis en effet :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
21 Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
22 Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
23 Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
24 laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
25 Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
26 Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
27 Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu ne commettras pas d’adultère.
28 Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
29 Si ton œil droit entraîne ta chute,
arrache-le et jette-le loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
30 Et si ta main droite entraîne ta chute,
coupe-la et jette-la loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
31 Il a été dit également :
Si quelqu’un renvoie sa femme,
qu’il lui donne un acte de répudiation.
32 Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui renvoie sa femme,
sauf en cas d’union illégitime,
la pousse à l’adultère ;
et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,
il est adultère.
33 Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne manqueras pas à tes serments,
mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.
34 Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout,
ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,
35 ni par la terre, car elle est son marchepied,
ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
36 Et ne jure pas non plus sur ta tête,
parce que tu ne peux pas
rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
37 Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,
‘non’, si c’est ‘non’.
Ce qui est en plus
vient du Mauvais. »

Nous avons entendu là un des maîtres mots de Saint Matthieu : le mot « accomplir ». Il vise ce grand projet que Paul appelle « le dessein bienveillant de Dieu » ; et si le mot est de Saint Paul, l’idée remonte beaucoup plus Loin que lui ; depuis Abraham, toute la Bible est tendue vers cet accomplissement. Le Chrétien, normalement, n’est pas tourné vers le passé, c’est quelqu’un qui est tendu vers l’avenir. Et il juge toutes les choses de ce monde en fonction de l’avancement des travaux, entendez l’avancement du Royaume ». Quelqu’un disait : « La Messe du dimanche, c’est la réunion du chantier du Royaume » : le lieu où on fait le point sur l’avancement de la construction.
Et réellement, le Royaume avance, lentement mais sûrement : c’est le coeur de notre foi. Bien sûr, cela ne se juge pas sur quelques dizaines d’années : il faut regarder sur la longue durée ; Dieu a choisi un peuple comme tous les autres : il s’est peu à peu révélé à lui et après coup, on est bien obligé de reconnaître qu’un énorme chemin a été parcouru. Dans la découverte de Dieu, d’abord, mais aussi dans la relation aux autres hommes ; les idéaux de justice, de liberté, de fraternité remplacent peu à peu la loi du plus fort et l’instinct de vengeance.
Ce lent travail de conversion du cœur  de l’homme a été l’œuvre  de la Loi donnée par Dieu à Moïse : les premiers commandements étaient de simples balises qui disaient le minimum vital en quelque sorte, pour que la vie en société soit simplement possible : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas tromper… Et puis, au long des siècles on avait affiné la Loi, on l’avait précisée, au fur et à mesure que les exigences morales progressaient.
Jésus s’inscrit dans cette progression : il ne supprime pas les acquis précédents, il les affine encore : « On vous a dit… moi je vous dis… » Pas question de gommer les étapes précédentes, il s’agit d’en franchir une autre : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir ». Première étape, tu ne tueras pas, deuxième étape, tu t’interdiras même la colère et tu iras jusqu’au pardon. Dans un autre domaine, première étape, tu ne commettras pas l’adultère en acte, deuxième étape, tu t’interdiras même d’y penser, et tu éduqueras ton regard à la pureté. Enfin, en matière de promesses, première étape, pas de faux serments, deuxième étape, pas de serments du tout, que toute parole de ta bouche soit vraie.
Aller plus loin, toujours plus loin dans l’amour, voilà la vraie sagesse ! Mais l’humanité a bien du mal à prendre ce chemin-là ! Pire encore, elle refuse bien souvent les valeurs de l’évangile et se croit sage en bâtissant sa vie sur de tout autres valeurs. Paul fustige souvent cette prétendue sagesse qui fait le malheur des hommes : « La sagesse de ceux qui dominent le monde et qui déjà se détruisent », lisions-nous dans la deuxième lecture.
Dans chacun de ces domaines, Jésus nous invite à franchir une étape pour que le Royaume vienne. Curieusement, mais c’est bien conforme à toute la tradition biblique, ces commandements renouvelés de Jésus visent tous les relations avec les autres. Si on y réfléchit, ce n’est pas étonnant : si le dessein bienveillant de Dieu, comme dit saint Paul, c’est de nous réunir tous en Jésus-Christ, tout effort que nous tentons vers l’unité fraternelle contribue à l’accomplissement du projet de Dieu, c’est-à-dire à la venue de son Règne. Il ne suffit pas de dire « Que ton Règne vienne », Jésus vient de nous dire comment, petitement, mais sûrement, on peut y contribuer.

ANCIEN TESTAMENT, BIBLE, PSAUME 118, PSAUMES

Le Psaume 118

PSAUME 118

7203bc04

 

 Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur !

Heureux ceux qui gardent ses exigences, ils le cherchent de tout cœur !

Jamais ils ne commettent d’injustice, ils marchent dans ses voies.

Toi, tu promulgues des préceptes à observer entièrement.

Puissent mes voies s’affermir à observer tes commandements !

Ainsi je ne serai pas humilié quand je contemple tes volontés.

D’un cœur droit, je pourrai te rendre grâce, instruit de tes justes décisions.

Tes commandements, je les observe : ne m’abandonne pas entièrement.

Comment, jeune, garder pur son chemin ? En observant ta parole.

De tout mon cœur, je te cherche ; garde-moi de fuir tes volontés.

Dans mon cœur, je conserve tes promesses pour ne pas faillir envers toi.

Toi, Seigneur, tu es béni : apprends-moi tes commandements.

Je fais repasser sur mes lèvres chaque décision de ta bouche.

Je trouve dans la voie de tes exigences plus de joie que dans toutes les richesses.

Je veux méditer sur tes préceptes et contempler tes voies.

Je trouve en tes commandements mon plaisir, je n’oublie pas ta parole.

Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j’observerai ta parole.

Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi.

Je suis un étranger sur la terre ; ne me cache pas tes volontés.

Mon âme a brûlé de désir en tout temps pour tes décisions.

Tu menaces les orgueilleux, les maudits, ceux qui fuient tes volontés.

Épargne-moi l’insulte et le mépris : je garde tes exigences.

Lorsque des grands accusent ton serviteur, je médite sur tes ordres.

Je trouve mon plaisir en tes exigences : ce sont elles qui me conseillent.

Mon âme est collée à la poussière ; fais-moi vivre selon ta parole.

J’énumère mes voies : tu me réponds ; apprends-moi tes commandements.

Montre-moi la voie de tes préceptes, que je médite sur tes merveilles.

La tristesse m’arrache des larmes : relève-moi selon ta parole.

 Détourne-moi de la voie du mensonge, fais-moi la grâce de ta loi.

J’ai choisi la voie de la fidélité, je m’ajuste à tes décisions.

Je me tiens collé à tes exigences ; Seigneur, garde-moi d’être humilié.

Je cours dans la voie de tes volontés, car tu mets au large mon cœur !

Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ; à les garder, j’aurai ma récompense.

Montre-moi comment garder ta loi, que je l’observe de tout cœur

Guide-moi sur la voie de tes volontés, là, je me plais.

Incline mon cœur vers tes exigences, non pas vers le profit.

Détourne mes yeux des idoles : que tes chemins me fassent vivre.

Pour ton serviteur accomplis ta promesse qui nous fera t’adorer.

Détourne l’insulte qui m’effraie ; tes décisions sont bienfaisantes.

Vois, j’ai désiré tes préceptes : par ta justice fais-moi vivre.

Que vienne à moi, Seigneur, ton amour, et ton salut, selon ta promesse.

J’aurai pour qui m’insulte une réponse, car je m’appuie sur ta parole.

N’ôte pas de ma bouche la parole de vérité, car j’espère tes décisions.

J’observerai sans relâche ta loi, toujours et à jamais.

Je marcherai librement, car je cherche tes préceptes.

Devant les rois je parlerai de tes exigences et ne serai pas humilié.

Je trouve mon plaisir en tes volontés, oui, vraiment, je les aime.

Je tends les mains vers tes volontés, je les aime, je médite sur tes ordres.

Rappelle-toi ta parole à ton serviteur, celle dont tu fis mon espoir.

Elle est ma consolation dans mon épreuve : ta promesse me fait vivre.

Des orgueilleux m’ont accablé de railleries, je n’ai pas dévié de ta loi.

Je me rappelle tes décisions d’autrefois : voilà ma consolation, Seigneur.

Face aux impies, la fureur me prend, car ils abandonnent ta loi.

J’ai fait de tes commandements mon cantique dans ma demeure d’étranger.

La nuit, je me rappelle ton nom pour observer ta loi.

Ce qui me revient, Seigneur, c’est de garder tes préceptes.VIII – Je n’oublie pas ta loi

Mon partage, Seigneur, je l’ai dit, c’est d’observer tes paroles.

De tout mon cœur,  je quête ton regard : pitié pour moi selon tes promesses.

J’examine la voie que j’ai prise : mes pas me ramènent à tes exigences.

Je me hâte, et ne tarde pas, d’observer tes volontés.

Les pièges de l’impie m’environnent, je n’oublie pas ta loi.

Au milieu de la nuit, je me lève et te rends grâce pour tes justes décisions.

Je suis lié à tous ceux qui te craignent et qui observent tes préceptes.

Ton amour, Seigneur, emplit la terre ; apprends-moi tes commandements.

IX – J’ai souffert pour mon bien

Tu fais le bonheur de ton serviteur, Seigneur, selon ta parole.

Apprends-moi à bien saisir, à bien juger : je me fie à tes volontés.

Avant d’avoir souffert, je m’égarais ; maintenant, j’observe tes ordres.

Toi, tu es bon, tu fais du bien : apprends-moi tes commandements.

Des orgueilleux m’ont couvert de calomnies : de tout coeur, je garde tes préceptes.

Leur cœur , alourdi, s’est fermé ; moi, je prends plaisir à ta loi.

C’est pour mon bien que j’ai souffert, ainsi, ai-je appris tes commandements.

Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche, plus qu’un monceau d’or ou d’argent.

Tes mains m’ont façonné, affermi ; éclaire-moi, que j’apprenne tes volontés.

A me voir, ceux qui te craignent se réjouissent, car j’espère en ta parole.

Seigneur, je le sais, tes décisions sont justes ; tu es fidèle quand tu m‘éprouves.

Que j’aie pour consolation ton amour selon tes promesses à ton serviteur !

Que vienne à moi ta tendresse, et je vivrai : ta loi fait mon plaisir.

Honte aux orgueilleux qui m’accablent de mensonges ; moi, je médite sur tes préceptes.

Qu’ils se tournent vers moi, ceux qui te craignent, ceux qui connaissent tes exigences.

Que j’aie par tes commandements le cœur intègre : alors je ne serai pas humilié.

Usé par l’attente du salut, j’espère encore ta parole.

L’oeil usé d’attendre tes promesses, j’ai dit : « Quand vas-tu me consoler ? »

Devenu comme une outre durcie par la fumée, je n’oublie pas tes commandements.

Combien de jours ton serviteur vivra-t-il ? quand jugeras-tu mes persécuteurs ?

Des orgueilleux ont creusé pour moi une fosse au mépris de ta loi.

Tous tes ordres ne sont que fidélité ; mensonge, mes poursuivants : aide-moi !

 Ils ont failli m’user, me mettre à terre : je n’ai pas abandonné tes préceptes.

Fais-moi vivre selon ton amour : j’observerai les décrets de ta bouche.

Pour toujours, ta parole, Seigneur, se dresse dans les cieux.

Ta fidélité demeure d’âge en âge, la terre que tu fixas tient bon.

Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions : toute chose est ta servante.

Si je n’avais mon plaisir dans ta loi, je périrais de misère.

Jamais je n’oublierai tes préceptes : par eux tu me fais vivre.

Je suis à toi : sauve-moi, car je cherche tes préceptes.

Des impies escomptent ma perte : moi, je réfléchis à tes exigences.

De toute perfection, j’ai vu la limite ; tes volontés sont d’une ampleur infinie.

De quel amour j’aime ta loi : tout le jour je la médite !

Je surpasse en habileté mes ennemis, car je fais miennes pour toujours tes volontés.

Je surpasse en sagesse tous mes maîtres, car je médite tes exigences.

Je surpasse en intelligence les anciens, car je garde tes préceptes.

Des chemins du mal, je détourne mes pas, afin d’observer ta parole.

De tes décisions, je ne veux pas m’écarter, car c’est toi qui m’enseignes.

Qu’elle est douce à mon palais ta promesse : le miel a moins de saveur dans ma bouche !

Tes préceptes m’ont donné l’intelligence : je hais tout chemin de mensonge.

Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route.

Je l’ai juré, je tiendrai mon serment, j’observerai tes justes décisions.

J’ai vraiment trop souffert, Seigneur ; fais-moi vivre selon ta parole.

Accepte en offrande ma prière, Seigneur : apprends-moi tes décisions.

A tout instant j’expose ma vie : je n’oublie rien de ta loi.

Des impies me tendent un piège : je ne dévie pas de tes préceptes.

Tes exigences resteront mon héritage, la joie de mon cœur .

Mon cœur incline à pratiquer tes commandements : c’est à jamais ma récompense.

Je hais les cœurs  partagés ; j’aime ta loi.

Toi, mon abri, mon bouclier ! j’espère en ta parole.

Écartez-vous de moi, méchants : je garderai les volontés de mon Dieu.

Que ta promesse me soutienne, et je vivrai : ne déçois pas mon attente.

Sois mon appui : je serai sauvé ; j’ai toujours tes commandements devant les yeux.

Tu rejettes ceux qui fuient tes commandements : leur ruse les égare.

Tu mets au rebut tous les impies de la terre ; c’est pourquoi j’aime tes exigences.

Ma chair tremble de peur devant toi : tes décisions m’inspirent la crainte.

J’ai agi selon le droit et la justice : ne me livre pas à mes bourreaux.

Assure le bonheur de ton serviteur : que les orgueilleux ne me tourmentent plus !

Mes yeux se sont usés à guetter le salut et les promesses de ta justice.

Agis pour ton serviteur selon ton amour, apprends-moi tes commandements.

Je suis ton serviteur, éclaire-moi : je connaîtrai tes exigences.

Seigneur, il est temps que tu agisses : on a violé ta loi.

Aussi j’aime tes volontés, plus que l’or le plus précieux.

Je me règle sur chacun de tes préceptes, je hais tout chemin de mensonge.

Quelle merveille, tes exigences, aussi mon âme les garde !

Déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent.

La bouche grande ouverte, j’aspire, assoiffé de tes volontés.

Aie pitié de moi, regarde-moi : tu le fais pour qui aime ton nom.

Que ta promesse assure mes pas : qu’aucun mal ne triomphe de moi !

Rachète-moi de l’oppression des hommes, que j’observe tes préceptes.

Pour ton serviteur que ton visage s’illumine : apprends-moi tes commandements.

Mes yeux ruissellent de larmes car on n’observe pas ta loi.

Toi, tu es juste, Seigneur, tu es droit dans tes décisions.

Tu promulgues tes exigences avec justice, avec entière fidélité.

Quand mes oppresseurs oublient ta parole, une ardeur me consume.

Ta promesse tout entière est pure, elle est aimée de ton serviteur.

Moi, le chétif, le méprisé, je n’oublie pas tes préceptes.

Justice éternelle est ta justice, et vérité, ta loi.

La détresse et l’angoisse m’ont saisi ; je trouve en tes volontés mon plaisir.

Justice éternelle, tes exigences ; éclaire-moi, et je vivrai.

J’appelle de tout mon cœur : réponds-moi ; je garderai tes commandements.

Je t’appelle, Seigneur, sauve-moi ; j’observerai tes exigences.

Je devance l’aurore et j’implore : j’espère en ta parole.

Mes yeux devancent la fin de la nuit pour méditer sur ta promesse.

Dans ton amour, Seigneur, écoute ma voix : selon tes décisions fais-moi vivre !

Ceux qui poursuivent le mal s’approchent, ils s’éloignent de ta loi.

Toi, Seigneur, tu es proche, tout dans tes ordres est vérité.

Depuis longtemps je le sais : tu as fondé pour toujours tes exigences.

Vois ma misère : délivre-moi ; je n’oublie pas ta loi.

Soutiens ma cause : défends-moi, en ta promesse fais-moi vivre !

Le salut s’éloigne des impies qui ne cherchent pas tes commandements.

Seigneur, ta tendresse est sans mesure : selon ta décision fais-moi vivre !

Ils sont nombreux mes persécuteurs, mes oppresseurs ; je ne dévie pas de tes exigences.

J’ai vu les renégats : ils me répugnent, car ils ignorent ta promesse.

Vois combien j’aime tes préceptes, Seigneur, fais-moi vivre selon ton amour !

Le fondement de ta parole est vérité ; éternelles sont tes justes décisions.

Des grands me persécutent sans raison ; mon cœur ne craint que ta parole.

Tel celui qui trouve un grand butin, je me réjouis de tes promesses.

Je hais, je déteste le mensonge ; ta loi, je l’aime.

Sept fois chaque jour, je te loue pour tes justes décisions.

Grande est la paix de qui aime ta loi ; jamais il ne trébuche.

Seigneur, j’attends de toi le salut : j’accomplis tes volontés.

Tes exigences, mon âme les observe : oui, vraiment, je les aime.

J’observe tes exigences et tes préceptes : toutes mes voies sont devant toi.

Que mon cri parvienne devant toi, éclaire-moi selon ta parole, Seigneur.

Que ma prière arrive jusqu’à toi ; délivre-moi selon ta promesse.

Que chante sur mes lèvres ta louange, car tu m’apprends tes commandements.

Que ma langue redise tes promesses, car tout est justice en tes volontés.

Que ta main vienne à mon aide, car j’ai choisi tes préceptes.

J’ai le désir de ton salut, Seigneur : ta loi fait mon plaisir.

Que je vive et que mon âme te loue ! Tes décisions me soient en aide !

Je m’égare, brebis perdue : * viens chercher ton serviteur. Je n’oublie pas tes volontés.

 

ANCIEN TESTAMENT, BIBLE, PSAUME 118, PSAUMES

Le Psaume 118

PSAUME 118

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Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur !

Heureux ceux qui gardent ses exigences, ils le cherchent de tout cœur !

Jamais ils ne commettent d’injustice, ils marchent dans ses voies.

Toi, tu promulgues des préceptes à observer entièrement.

Puissent mes voies s’affermir à observer tes commandements !

 Ainsi je ne serai pas humilié quand je contemple tes volontés.

D’un cœur droit, je pourrai te rendre grâce, instruit de tes justes décisions.

Tes commandements, je les observe : ne m’abandonne pas entièrement.

 Comment, jeune, garder pur son chemin ? En observant ta parole.

De tout mon cœur, je te cherche ; garde-moi de fuir tes volontés.

Dans mon cœur, je conserve tes promesses pour ne pas faillir envers toi.

Toi, Seigneur, tu es béni : apprends-moi tes commandements.

Je fais repasser sur mes lèvres chaque décision de ta bouche.

Je trouve dans la voie de tes exigences plus de joie que dans toutes les richesses.

Je veux méditer sur tes préceptes et contempler tes voies.

Je trouve en tes commandements mon plaisir, je n’oublie pas ta parole.

Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, j’observerai ta parole.

Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta loi.

Je suis un étranger sur la terre ; ne me cache pas tes volontés.

Mon âme a brûlé de désir en tout temps pour tes décisions.

Tu menaces les orgueilleux, les maudits, ceux qui fuient tes volontés.

Épargne-moi l’insulte et le mépris : je garde tes exigences.

Lorsque des grands accusent ton serviteur, je médite sur tes ordres.

Je trouve mon plaisir en tes exigences : ce sont elles qui me conseillent.

Mon âme est collée à la poussière ; fais-moi vivre selon ta parole.

J’énumère mes voies : tu me réponds ; apprends-moi tes commandements.

Montre-moi la voie de tes préceptes, que je médite sur tes merveilles.

La tristesse m’arrache des larmes : relève-moi selon ta parole.

Détourne-moi de la voie du mensonge, fais-moi la grâce de ta loi.

J’ai choisi la voie de la fidélité, je m’ajuste à tes décisions.

Je me tiens collé à tes exigences ; Seigneur, garde-moi d’être humilié.

Je cours dans la voie de tes volontés, car tu mets au large mon cœur.

Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ; à les garder, j’aurai ma récompense.

Montre-moi comment garder ta loi, que je l’observe de tout cœur .

Guide-moi sur la voie de tes volontés, là, je me plais.

Incline mon cœur vers tes exigences, non pas vers le profit.

Détourne mes yeux des idoles : que tes chemins me fassent vivre.

Pour ton serviteur accomplis ta promesse qui nous fera t’adorer.

Détourne l’insulte qui m’effraie ; tes décisions sont bienfaisantes.

Vois, j’ai désiré tes préceptes : par ta justice fais-moi vivre.

Que vienne à moi, Seigneur, ton amour, et ton salut, selon ta promesse.

J’aurai pour qui m’insulte une réponse, car je m’appuie sur ta parole.

N’ôte pas de ma bouche la parole de vérité, car j’espère tes décisions.

J’observerai sans relâche ta loi, toujours et à jamais.

Je marcherai librement, car je cherche tes préceptes.

Devant les rois je parlerai de tes exigences et ne serai pas humilié.

Je trouve mon plaisir en tes volontés, oui, vraiment, je les aime.

Je tends les mains vers tes volontés, je les aime, je médite sur tes ordres.

Rappelle-toi ta parole à ton serviteur, celle dont tu fis mon espoir.

Elle est ma consolation dans mon épreuve : ta promesse me fait vivre.

Des orgueilleux m’ont accablé de railleries, je n’ai pas dévié de ta loi.

Je me rappelle tes décisions d’autrefois : voilà ma consolation, Seigneur.

Face aux impies, la fureur me prend, car ils abandonnent ta loi.

J’ai fait de tes commandements mon cantique dans ma demeure d’étranger.

La nuit, je me rappelle ton nom pour observer ta loi.

Ce qui me revient, Seigneur, c’est de garder tes préceptes. VIII – Je n’oublie pas ta loi

Mon partage, Seigneur, je l’ai dit, c’est d’observer tes paroles.

De tout mon cœur , je quête ton regard : pitié pour moi selon tes promesses.

J’examine la voie que j’ai prise : mes pas me ramènent à tes exigences.

Je me hâte, et ne tarde pas, d’observer tes volontés.

Les pièges de l’impie m’environnent, je n’oublie pas ta loi.

Au milieu de la nuit, je me lève et te rends grâce pour tes justes décisions.

Je suis lié à tous ceux qui te craignent et qui observent tes préceptes.

Ton amour, Seigneur, emplit la terre ; apprends-moi tes commandements. IX – J’ai souffert pour mon bien

Tu fais le bonheur de ton serviteur, Seigneur, selon ta parole.

Apprends-moi à bien saisir, à bien juger : je me fie à tes volontés.

Avant d’avoir souffert, je m’égarais ; maintenant, j’observe tes ordres.

Toi, tu es bon, tu fais du bien : apprends-moi tes commandements.

Des orgueilleux m’ont couvert de calomnies : de tout coeur, je garde tes préceptes.

Leur cœur, alourdi, s’est fermé ; moi, je prends plaisir à ta loi.

C’est pour mon bien que j’ai souffert, ainsi, ai-je appris tes commandements.

Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche, plus qu’un monceau d’or ou d’argent.

Tes mains m’ont façonné, affermi ; éclaire-moi, que j’apprenne tes volontés.

A me voir, ceux qui te craignent se réjouissent, car j’espère en ta parole.

Seigneur, je le sais, tes décisions sont justes ; tu es fidèle quand tu m’éprouves.

Que j’aie pour consolation ton amour selon tes promesses à ton serviteur !

Que vienne à moi ta tendresse, et je vivrai : ta loi fait mon plaisir.

Honte aux orgueilleux qui m’accablent de mensonges ; moi, je médite sur tes préceptes.

Qu’ils se tournent vers moi, ceux qui te craignent, ceux qui connaissent tes exigences.

Que j’aie par tes commandements le cœur  intègre : alors je ne serai pas humilié.

Usé par l’attente du salut, j’espère encore ta parole.

L’œil usé d’attendre tes promesses, j’ai dit : « Quand vas-tu me consoler ? »

Devenu comme une outre durcie par la fumée, je n’oublie pas tes commandements.

Combien de jours ton serviteur vivra-t-il ? quand jugeras-tu mes persécuteurs ?

Des orgueilleux ont creusé pour moi une fosse au mépris de ta loi.

Tous tes ordres ne sont que fidélité ; mensonge, mes poursuivants : aide-moi !

lls ont failli m’user, me mettre à terre : je n’ai pas abandonné tes préceptes.

Fais-moi vivre selon ton amour : j’observerai les décrets de ta bouche.

Pour toujours, ta parole, Seigneur, se dresse dans les cieux.

Ta fidélité demeure d’âge en âge, la terre que tu fixas tient bon.

Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions : toute chose est ta servante.

Si je n’avais mon plaisir dans ta loi, je périrais de misère.

Jamais je n’oublierai tes préceptes : par eux tu me fais vivre.

Je suis à toi : sauve-moi, car je cherche tes préceptes.

Des impies escomptent ma perte : moi, je réfléchis à tes exigences.

De toute perfection, j’ai vu la limite ; tes volontés sont d’une ampleur infinie.

 De quel amour j’aime ta loi : tout le jour je la médite !

Je surpasse en habileté mes ennemis, car je fais miennes pour toujours tes volontés.

Je surpasse en sagesse tous mes maîtres, car je médite tes exigences.

Je surpasse en intelligence les anciens, car je garde tes préceptes.

Des chemins du mal, je détourne mes pas, afin d’observer ta parole.

De tes décisions, je ne veux pas m’écarter, car c’est toi qui m’enseignes.

Qu’elle est douce à mon palais ta promesse : le miel a moins de saveur dans ma bouche !

Tes préceptes m’ont donné l’intelligence : je hais tout chemin de mensonge.

Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route.

Je l’ai juré, je tiendrai mon serment, j’observerai tes justes décisions.

J’ai vraiment trop souffert, Seigneur ; fais-moi vivre selon ta parole.

Accepte en offrande ma prière, Seigneur : apprends-moi tes décisions.

A tout instant j’expose ma vie : je n’oublie rien de ta loi.

Des impies me tendent un piège : je ne dévie pas de tes préceptes.

Tes exigences resteront mon héritage, la joie de mon coeur.

Mon cœur incline à pratiquer tes commandements : c’est à jamais ma récompense.

Je hais les cœurs partagés ; j’aime ta loi.

Toi, mon abri, mon bouclier ! j’espère en ta parole.

Écartez-vous de moi, méchants : je garderai les volontés de mon Dieu.

Que ta promesse me soutienne, et je vivrai : ne déçois pas mon attente.

Sois mon appui : je serai sauvé ; j’ai toujours tes commandements devant les yeux.

Tu rejettes ceux qui fuient tes commandements : leur ruse les égare.

Tu mets au rebut tous les impies de la terre ; c’est pourquoi j’aime tes exigences.

Ma chair tremble de peur devant toi : tes décisions m’inspirent la crainte.

J’ai agi selon le droit et la justice : ne me livre pas à mes bourreaux.

Assure le bonheur de ton serviteur : que les orgueilleux ne me tourmentent plus !

Mes yeux se sont usés à guetter le salut et les promesses de ta justice.

Agis pour ton serviteur selon ton amour, apprends-moi tes commandements.

Je suis ton serviteur, éclaire-moi : je connaîtrai tes exigences.

Seigneur, il est temps que tu agisses : on a violé ta loi.

Aussi j’aime tes volontés, plus que l’or le plus précieux.

Je me règle sur chacun de tes préceptes, je hais tout chemin de mensonge.

Quelle merveille, tes exigences, aussi mon âme les garde !

Déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent.

La bouche grande ouverte, j’aspire, assoiffé de tes volontés.

Aie pitié de moi, regarde-moi : tu le fais pour qui aime ton nom.

Que ta promesse assure mes pas : qu’aucun mal ne triomphe de moi !

Rachète-moi de l’oppression des hommes, que j’observe tes préceptes.

Pour ton serviteur que ton visage s’illumine : apprends-moi tes commandements.

Mes yeux ruissellent de larmes car on n’observe pas ta loi.

Toi, tu es juste, Seigneur, tu es droit dans tes décisions.

Tu promulgues tes exigences avec justice, avec entière fidélité.

Quand mes oppresseurs oublient ta parole, une ardeur me consume.

Ta promesse tout entière est pure, elle est aimée de ton serviteur.

Moi, le chétif, le méprisé, je n’oublie pas tes préceptes.

Justice éternelle est ta justice, et vérité, ta loi.

La détresse et l’angoisse m’ont saisi ; je trouve en tes volontés mon plaisir.

Justice éternelle, tes exigences ; éclaire-moi, et je vivrai.

J’appelle de tout mon cœur : réponds-moi ; je garderai tes commandements.

Je t’appelle, Seigneur, sauve-moi ; j’observerai tes exigences.

Je devance l’aurore et j’implore : j’espère en ta parole.

Mes yeux devancent la fin de la nuit pour méditer sur ta promesse.

Dans ton amour, Seigneur, écoute ma voix : selon tes décisions fais-moi vivre !

Ceux qui poursuivent le mal s’approchent, ils s’éloignent de ta loi.

Toi, Seigneur, tu es proche, tout dans tes ordres est vérité.

Depuis longtemps je le sais : tu as fondé pour toujours tes exigences.

Vois ma misère : délivre-moi ; je n’oublie pas ta loi.

Soutiens ma cause : défends-moi, en ta promesse fais-moi vivre !

Le salut s’éloigne des impies qui ne cherchent pas tes commandements.

Seigneur, ta tendresse est sans mesure : selon ta décision fais-moi vivre !

Ils sont nombreux mes persécuteurs, mes oppresseurs ; je ne dévie pas de tes exigences.

J’ai vu les renégats : ils me répugnent, car ils ignorent ta promesse.

Vois combien j’aime tes préceptes, Seigneur, fais-moi vivre selon ton amour !

Le fondement de ta parole est vérité ; éternelles sont tes justes décisions.

Des grands me persécutent sans raison ; mon coeur ne craint que ta parole.

Tel celui qui trouve un grand butin, je me réjouis de tes promesses.

Je hais, je déteste le mensonge ; ta loi, je l’aime.

Sept fois chaque jour, je te loue pour tes justes décisions.

Grande est la paix de qui aime ta loi ; jamais il ne trébuche.

Seigneur, j’attends de toi le salut : j’accomplis tes volontés.

Tes exigences, mon âme les observe : oui, vraiment, je les aime.

J’observe tes exigences et tes préceptes : toutes mes voies sont devant toi.

Que mon cri parvienne devant toi, éclaire-moi selon ta parole, Seigneur.

Que ma prière arrive jusqu’à toi ; délivre-moi selon ta promesse.

Que chante sur mes lèvres ta louange, car tu m’apprends tes commandements.

Que ma langue redise tes promesses, car tout est justice en tes volontés.

Que ta main vienne à mon aide, car j’ai choisi tes préceptes.

J’ai le désir de ton salut, Seigneur : ta loi fait mon plaisir.

Que je vive et que mon âme te loue ! Tes décisions me soient en aide !

Je m’égare, brebis perdue : * viens chercher ton serviteur. Je n’oublie pas tes volontés.

 

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