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Jeudi Saint : Messe chrismale, lavement des pieds et institution de la Cène

18 AVRIL 2019

Jeudi Saint — 

 

MESSE CHRISMALE

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PREMIÈRE LECTURE

Le Seigneur m’a consacré par l’onction, il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, et leur donner l’huile de joie

Lecture du livre du prophète Isaïe (61, 1-3a.8b-9)

L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi
parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.
Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles,
guérir ceux qui ont le cœur brisé,
proclamer aux captifs leur délivrance,
aux prisonniers leur libération,
proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur,
et un jour de vengeance pour notre Dieu,
consoler tous ceux qui sont en deuil,
ceux qui sont en deuil dans Sion,
mettre le diadème sur leur tête au lieu de la cendre,
l’huile de joie au lieu du deuil,
un habit de fête au lieu d’un esprit abattu.
Vous serez appelés « Prêtres du Seigneur » ;
on vous dira « Servants de notre Dieu ».
Loyalement, je vous donnerai la récompense,
je conclurai avec vous une alliance éternelle.
Vos descendants seront connus parmi les nations,
et votre postérité, au milieu des peuples.
Qui les verra pourra reconnaître
la descendance bénie du Seigneur.

  

PSAUME

(88 (89), 20ab.21, 22.25, 27.29)

Autrefois, tu as parlé à tes amis,
dans une vision tu leur as dit :
« J’ai trouvé David, mon serviteur,
je l’ai sacré avec mon huile sainte.

« Ma main sera pour toujours avec lui,
mon bras fortifiera son courage.
Mon amour et ma fidélité sont avec lui,
mon nom accroît sa vigueur.

« Il me dira : “Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !”
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

  

DEUXIÈME LECTURE

« Il a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père »

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean (1, 5-8)

Que la grâce et la paix vous soient données
de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle,
le premier-né des morts,
le prince des rois de la terre.

À lui qui nous aime,
qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,
qui a fait de nous un royaume
et des prêtres pour son Dieu et Père,
à lui, la gloire et la souveraineté
pour les siècles des siècles. Amen.
Voici qu’il vient avec les nuées,
tout œil le verra,
ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ;
et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre.
Oui ! Amen !

Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga,
dit le Seigneur Dieu,
Celui qui est, qui était et qui vient,
le Souverain de l’univers.

  

ÉVANGILE

« L’Esprit du Seigneur est sur moi ; il m’a consacré par l’onction »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (4, 16-21)

En ce temps-là,
Jésus vint à Nazareth, où il avait été élevé.
Selon son habitude,
il entra dans la synagogue le jour du sabbat,
et il se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophète Isaïe.
Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
L’Esprit du Seigneur est sur moi
parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.
Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,
annoncer aux captifs leur libération,
et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue,
remettre en liberté les opprimés,
annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit.
Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire :
« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture
que vous venez d’entendre. »

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MESSE DU SOIR

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PREMIÈRE LECTURE

Prescriptions concernant le repas pascal (Ex 12, 1-8.11-14)

Lecture du livre de l’Exode (12, 1-8.11-14)

En ces jours-là, dans le pays d’Égypte,
le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
« Ce mois-ci
sera pour vous le premier des mois,
il marquera pour vous le commencement de l’année.
Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël :
le dix de ce mois,
que l’on prenne un agneau par famille,
un agneau par maison.
Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau,
elle le prendra avec son voisin le plus proche,
selon le nombre des personnes.
Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année.
Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois.
Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël,
on l’immolera au coucher du soleil.
On prendra du sang,
que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau
des maisons où on le mangera.
On mangera sa chair cette nuit-là,
on la mangera rôtie au feu,
avec des pains sans levain et des herbes amères.
Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins,
les sandales aux pieds,
le bâton à la main.
Vous mangerez en toute hâte :
c’est la Pâque du Seigneur.
Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ;
je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte,
depuis les hommes jusqu’au bétail.
Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements :
Je suis le Seigneur.
Le sang sera pour vous un signe,
sur les maisons où vous serez.
Je verrai le sang, et je passerai :
vous ne serez pas atteints par le fléau
dont je frapperai le pays d’Égypte.

Ce jour-là
sera pour vous un mémorial.
Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage.
C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »

  

PSAUME

(115 (116b), 12-13, 15-16ac, 17-18)

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

  

DEUXIÈME LECTURE

« Chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur »

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (11, 23-26)

Frères,
moi, Paul, j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur,
et je vous l’ai transmis :
la nuit où il était livré,
le Seigneur Jésus prit du pain,
puis, ayant rendu grâce,
il le rompit, et dit :
« Ceci est mon corps, qui est pour vous.
Faites cela en mémoire de moi. »
Après le repas, il fit de même avec la coupe,
en disant :
« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.
Chaque fois que vous en boirez,
faites cela en mémoire de moi. »

Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain
et que vous buvez cette coupe,
vous proclamez la mort du Seigneur,
jusqu’à ce qu’il vienne.

  

ÉVANGILE

« Il les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1-15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (13, 1-15)

Avant la fête de la Pâque,
sachant que l’heure était venue pour lui
de passer de ce monde à son Père,
Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde,
les aima jusqu’au bout.

Au cours du repas,
alors que le diable
a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote,
l’intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains,
qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu,
se lève de table, dépose son vêtement,
et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l’eau dans un bassin.
Alors il se mit à laver les pieds des disciples
et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive donc à Simon-Pierre,
qui lui dit :
« C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
Jésus lui répondit :
« Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ;
plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit :
« Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »
Jésus lui répondit :
« Si je ne te lave pas,
tu n’auras pas de part avec moi. »
Simon-Pierre
lui dit :
« Alors, Seigneur, pas seulement les pieds,
mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit :
« Quand on vient de prendre un bain,
on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds :
on est pur tout entier.
Vous-mêmes,
vous êtes purs,
mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ;
et c’est pourquoi il disait :
« Vous n’êtes pas tous purs. »

Quand il leur eut lavé les pieds,
il reprit son vêtement, se remit à table
et leur dit :
« Comprenez-vous
ce que je viens de faire pour vous ?
Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”,
et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
je vous ai lavé les pieds,
vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C’est un exemple que je vous ai donné
afin que vous fassiez, vous aussi,
comme j’ai fait pour vous. »

ANCIEN TESTAMENT, BIBLE, PSAUME 88, PSAUMES

Le Psaume 88

PSAUME 88

Mother playing guitar in nature

 L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.

Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux.

 « Avec mon élu, j’ai fait une alliance, j’ai juré à David, mon serviteur :

J’établirai ta dynastie pour toujours, je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

Que les cieux rendent grâce pour ta merveille, Seigneur, et l’assemblée des saints, pour ta fidélité.

Qui donc, là-haut, est comparable au Seigneur ? Qui d’entre les

Parmi tous les saints, Dieu est redoutable, plus terrible que tous ceux qui l’environnent.

Seigneur, Dieu de l’univers, qui est comme toi, Seigneur puissant que ta fidélité environne ?

C’est toi qui maîtrises l’orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, c’est toi qui les apaises.

C’est toi qui piétinas la dépouille de Rahab ; par la force de ton bras, tu dispersas tes ennemis.

A toi, le ciel ! A toi aussi, la terre ! C’est toi qui fondas le monde et sa richesse !

C’est toi qui créas le nord et le midi : le Tabor et l’Hermon, à ton nom, crient de joie.

A toi, ce bras, et toute sa vaillance ! Puissante est ta main, sublime est ta droite !

Justice et droit sont l’appui de ton trône. Amour et Vérité précèdent ta face.

Heureux le peuple qui connaît l’ovation ! Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;

tout le jour, à ton nom il danse de joie, fier de ton juste pouvoir.

Tu es sa force éclatante ; ta grâce accroît notre vigueur.

Oui, notre roi est au Seigneur ; notre bouclier, au Dieu saint d’Israël.

Autrefois, tu as parlé à tes amis, dans une vision tu leur as dit : « J’ai donné mon appui à un homme d’élite, j’ai choisi dans ce peuple un jeune homme.

 « J’ai trouvé David, mon serviteur, je l’ai sacré avec mon huile sainte ;

et ma main sera pour toujours avec lui, mon bras fortifiera son courage.

 « L’ennemi ne pourra le surprendre, le traître ne pourra le renverser ;

j’écraserai devant lui ses adversaires et je frapperai ses agresseurs.

 « Mon amour et ma fidélité sont avec lui, mon nom accroît sa vigueur ;

j’étendrai son pouvoir sur la mer et sa domination jusqu’aux fleuves.

 « Il me dira : Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut !

 Et moi, j’en ferai mon fils aîné, le plus grand des rois de la terre !

 « Sans fin je lui garderai mon amour, mon alliance avec lui sera fidèle ;

 je fonderai sa dynastie pour toujours, son trône aussi durable que les cieux.

 « Si ses fils abandonnent ma loi et ne suivent pas mes volontés,

s’ils osent violer mes préceptes et ne gardent pas mes commandements,

 « je punirai leur faute en les frappant, et je châtierai leur révolte,

mais sans lui retirer mon amour, ni démentir ma fidélité.

 « Jamais je ne violerai mon alliance, ne changerai un mot de mes paroles.

je l’ai juré une fois sur ma sainteté ; non, je ne mentirai pas à David !

 « Sa dynastie sans fin subsistera et son trône, comme le soleil en ma présence,

comme la lune établie pour toujours, fidèle témoin là-haut ! »

Pourtant tu l’as méprisé, rejeté ; tu t’es emporté contre ton messie.

Tu as brisé l’alliance avec ton serviteur, jeté à terre et profané sa couronne.

Tu as percé toutes ses murailles, tu as démantelé ses forteresses ;

tous les passants du chemin l’ont pillé : le voilà outragé par ses voisins.

Tu as accru le pouvoir de l’adversaire, tu as mis en joie tous ses ennemis ;

tu as émoussé le tranchant de son épée, tu ne l’as pas épaulé dans le combat.

Tu as mis fin à sa splendeur, jeté à terre son trône ;

 tu as écourté le temps de sa jeunesse et déversé sur lui la honte.

Combien de temps, Seigneur, resteras-tu caché, laisseras-tu flamber le feu de ta colère ?

 Rappelle-toi le peu que dure ma vie, pour quel néant tu as créé chacun des hommes !

Qui donc peut vivre et ne pas voir la mort ? Qui s’arracherait à l’emprise des enfers ?

Où donc, Seigneur, est ton premier amour, celui que tu jurais à David sur ta foi ?

Rappelle-toi, Seigneur, tes serviteurs outragés, tous ces peuples dont j’ai reçu la charge.

 Oui, tes ennemis ont outragé, Seigneur, poursuivi de leurs outrages ton messie.

Béni soit le Seigneur pour toujours ! Amen ! Amen !

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