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Vendredi Saint : Descente de croix : tableaux en l’Eglise Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)

Descente de croix, André Gaudion , 1612

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Tableau provenant sans doute d’un couvent franciscain comme le laisse penser la présence de saint François d’Assise (à gauche) reconnaissable à ses stigmates.  Au pied de la Croix se trouvent Marie-Madeleine et saint Jean. Derrière le Christ se trouve sa mère que l’on peut voir presque évanouie, une représentation peu habituelle surout à cette époque.

 

Descente de croix de Guillaume Martin , 1611

 

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Ce tableau est l’oeuvre de Martin Guillaume dit « Adam », artiste originaire de Lyon, qui a séjourné Aix de 1602 à 1634 et il étaitt destiné à la chapelle des Pénitents Noirs. Acheté en 1771 par Joseph-Félix Alphéran – futur prieur et avan dernier avant la disparition des prieurs de saint Jean – ce tableau est une ccopie d’une composition de Baroche (1528-1612), célèbre peintre italien, dont les descentes de croix ont sevi de modèles à de nombreux artistes.

On remarque des hommes robustes, montés sur des échèlles, qui descendent le corps du Christ. C’est l’apôtre Jean qui reçoit le corps de Jésus dans ses bras tandis que la Vierge évanouie est soutenue par Marie Madeleine tandis que deux femmes tendent les bras vers elle.

 

ÉVANGILE DE LA PASSION DE NOTRE SEIGNEUR

Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Jn 18, 1 – 19, 42)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean (v. 31-42)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

Après cela, Joseph d’Arimathie,
qui était disciple de Jésus,
mais en secret par crainte des Juifs,
demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.
Et Pilate le permit.
Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant
la nuit – vint lui aussi ;
il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès
pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus,
qu’ils lièrent de linges,
en employant les aromates
selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin
et, dans ce jardin, un tombeau neuf
dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive,
et comme ce tombeau était proche,
c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

 

 

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Saint Roch : statues ou tableaux : Aix-en-Provence

Saint Roch :

en tableaux ou en statues à Aix-en-Provence

Il est fort probable que les représentations en Provence de saint Roch ont été installées dans les églises ou au coin des rues lors des grandes épidémies ; du moins elles témoignent de la dévotion populaire de ce saint prié pour la protection contre les épidémies de peste en particulier.

 

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Saint Roch en la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence

 

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Saint Roch implorant le ciel pour les pestiférés. P. Roland. 1721. Cathédrale Saint-Sauveur (Aix-en-Provence)

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Détail du tableau

 

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Saint Roch – Rue Espariat

 

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Saint Roch -Angle rues d’Ialie et Cardinale

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Quand sévissaient les épidémies autrefois

 

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Face à l’épidémie du coronavirus qui frappe le monde entier depuis quelques mois déjà il est judicieux de se rappeler que par le passé le monde a traversé ce genre d’épreuve. Les mesures de quarantaine prises par les gouvernements ou les responsables religieux sont semblables à celles d’aujourd’hui ; et malgré les progrès de la médecine on remarque le même sentiment d’impuissance et aussi les mêmes comportements des populations : accusations contre les autorités qui ne font rien pour protéger les populations, volonté de certains d’amasser de la nourriture par crainte de manquer ou d’user de passe-droits pour obtenir des privilèges pour soi et les siens.

 

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 Si l’on s’en réfère aux siècles passés on constate que la maladie est synonyme d’épidémie et l’on pense aussitôt aux deux fléaux que sont la peste et le choléra. Pourtant, une vulgaire grippe ou tout autre indisposition, une carence en nourriture, des accidents corporels, des mauvais traitements, entraînent également la maladie, parfois la mort, par manque de connaissance médicale, de moyens et de soins. Les femmes meurent très souvent en couches, les enfants qui meurent en bas-âge sont fréquents. Les maladies infantiles sévissent avec force et la sélection naturelle s’opère ; les couples ont une famille très nombreuse, 10 à 12 enfants, afin d’assurer leur succession, car combien arriveront à l’âge adulte ?

Cependant, ce qui effraie le plus la population, ce sont ces cycles épidémiques qui font disparaître, en quelques jours, plusieurs membres d’une même famille ; ce mal se répand très vite dans tous les villages devant le désespoir général. La lèpre, épidémie redoutable, est apparue avec les légions romaines au début de l’ère chrétienne. On la retrouve à nouveau au moment des Croisades aux XIIe et XIIIe siècles. Les lépreux sont isolés dans des maladreries : on retrouve tout au long des siècles l’éloignement systématique des lépreux de toute population de ces malades. De 1346 à 1720, la Provence subit la pandémie de peste noire. Pendant cette période, la peste se manifeste une année sur six en moyenne. Venu le l’Inde, le choléra apparaît en Europe vers 1830. La variole, aussi appelée petite vérole, est présente jusqu’à la fin du XIXe siècle. Elle sévit en permanence touchant un village puis un autre.

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Parmi les grandes épidémies, la grippe saisonnière qui prend une forme meurtrière pendant l’automne et l’hiver 1918-1919 que l’on appelée « grippe espagnole » du fait que la presse espagnole fut la première à en révéler l’importance quand les pays ayant subi les ravages de la Grande Guerre ont fait silence autour de cette épidémie. La diphtérie, atteint, elle, les nourrissons en particulier. Le typhus épidémique, transmis par le pou, appelé populairement fièvre des camps, est responsable de nombreuses pertes humaines.

Le manque d’hygiène, l’accumulation d’immondices, favorisent la prolifération des rats. Ces rongeurs sont atteints de la peste, mais il faut un intermédiaire pour qu’elle se transmette : la puce en est l’unique vecteur. L’épidémie se propage par les piqûres de puces, mais également par l’homme dans le cas de peste pulmonaire qui contamine les personnes en contact avec lui. La peste s’annonce par une légère douleur à l’aîne et débute par des frissons, des maux de tête, un enrouement. Puis surviennent, les vertiges, la prostration, le délire, la soif ardente. Le souffle devient court, lent, irrégulier. Au bout de deux jours apparaissent, là où la puce a piqué, les bubons ou ganglions lymphatiques qui se gangrènent. Le corps refroidit, hoquets, vomissements, marbrures de la peau… annoncent l’issue fatale. La propagation de la peste est lié à la prolifération des puces, le fléau se ralentit pendant l’hiver et atteint son maximum en été. Les grandes invasions et les fréquents passages de troupes sont des causes de propagation de la maladie. Mais le plus souvent, les habitants, dans l’ignorance de l’origine du mal, vont attaquer toute personne suspecte.

Ainsi les pauvres deviennent responsables de la peste, on les regroupe, on fait des listes, on cherche des parents à ces malheureux, afin de les prendre en charge pour les enfermer à l’extérieur des villes dans des sortes de camps où les germes de la peste vont proliférer. Les vagabonds doivent passer leur chemin sous peine de mort.. La surveillance s’exerce surtout dans certains lieux, comme les tavernes et les cabarets qui peuvent devenir des foyers d’infection. Les personnes inconnues et sans bulletin de santé ne peuvent être hébergées. Les foires et réunions publiques sont purement et simplement supprimées au vu de l’impossibilité de contrôler toutes les personnes venant de différents endroits.

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Comment soigne-t-on ces maladies, quand on sait que le bacille de la peste ne sera découvert qu’en 1894 par Alexandre Yersin à Hong-Kong et le mode de transmission par la puce, en 1898. Le bacille du choléra sera découvert en 1854 par Filippo Pacini et redécouvert par Robert Koch en 1882.

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Jusque là, on emploie des remèdes de bonne femme, c’est-à-dire ceux qui se transmettent depuis des générations. Contre la peste, un remède : l’orviètan, à base de vipères séchées est sensé soigner la gale, la teigne, la peste, la goutte, la vérole. De nombreuses plantes sont utilisées : les raves de Paris, les giroflées ou œillets  de jardins, la verveine femelle, les soucis, les lentilles d’eau et l’oranger. Pour lutter contre le choléra, au XIXe siècle, on retrouve des remèdes similaires, pourtant à cette époque, on voit apparaître les premiers médicaments encore fabriqués aujourd’hui : l’élixir Bonjean en 1854 pour faciliter la digestion et surtout combattre le choléra.

Que devient le corps médical lors de ces épidémies ? Du XVIe au XIXe siècle, il est peu efficace, car le nombre de médecins est très faible et la pratique presque nulle. Cependant, la population ne s’en plaint pas. On n’appelle pas le médecin dès le moindre mal. Il existe dans les villages importants des chirurgiens qui contrairement à notre époque sont également barbiers, aux ordres souvent du médecin. Ils sont chargés d’ouvrir les abcès superficiels, de panser les plaies et surtout de faire les saignées. Il existe également le Magistrat de Santé : diverses personnalités politiques et médicales se réunissent afin de recenser les besoins. Des Capitaines de Santé coordonnent la liaison entre cet organisme et les villages ou hameaux touchés par une épidémie. Il s’agit de mettre en place un cordon sanitaire, surtout efficace au XVIIIe siècle, lors de la grande peste de Marseille. Toute personne voulant entrer en Provence doit présenter un billet de santé mais également être mise « au parfum » dans un lazaret. C’est un établissement spécial où l’on enferme les personnes en quarantaine dans un local clos et où l’on jette sur des braises un mélange de genièvre, encens, myrrhe, soufre, poix, résine et salpêtre : un quart d’heure par séance. Tout est parfumé pour entrer en Provence, même le courrier ! Toute personne ne satisfaisant pas à ces deux règles est passée par les armes ! Le contrôle de la nourriture est nécessaire, quand on sait que les bouchers n’hésitent pas à vendre de la viande avariée pour augmenter leur profit ! . L’hygiène est inexistante, et lors des épidémies, on doit interdire les sépultures dans les églises qui deviennent de véritables nids à microbes. Les morts sont ensevelis à 60 cm à peine dans le sol de l’église constamment ouvert pour une nouvelle sépulture ; ces lieux sont dans un état de puanteur extrême. En période d’épidémies les morts sont ensevelis en dehors des habitations et les cadavres que l’on amènent par charretés sont dissous dans la chaux vive pour éviter toute propagation de la maladie. On a chassé les vivants, on éloigne également les tombes. Mais est-ce suffisant comme prévention ? Seule solution connue : éloigner les malades et les loger à l’extérieur des villages et hameaux, d’où l’expression « mettre en cabane »… qui est en fait un terme médical. Tout ce qui appartient au malade est brûlé avec de nombreux parfums. Après la mort, les corps sont enterrés dans de grandes fosses ou tout simplement jetés à la rivière.

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Quand il faut absolument se rendre auprès du malade, alors le médecin n’a pas d’autre solution que de revêtir l’habit de contagion, sorte de grande robe de cuir avec chapeau et gants, masque à bec pour respirer l’air sain filtré à travers des plantes aromatiques. A la main une baguette qui sert à l’estimation du pouls du malade… ! Dernière ressource fasse à la maladie : la religion. Selon la croyance, les épidémies sont le reflet de la colère de Dieu. On va donc prier les saints protecteurs : Sébastien et Roch ainsi que Fabien. Au XVIe siècle, de nombreuses processions ont lieu : les boutiques doivent être fermées, les rues nettoyées sur le passage du cortège. Tous les habitants doivent y participer sous peine d’amende. Il faut attendre le XXe siècle (dernière alerte de la peste à Marseille et Paris en 1920) pour qu’une importante dératisation permette d’enrayer rapidement cette terrible maladie. Le développement de l’hygiène en dehors des périodes à risque et la découverte des vaccins vont arrêter l’évolution de ces maladies épidémiques. 

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Tableaux : église Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)

Les tableaux exposés à l’église Saint-Jean-de-Malte.

 

Parmi les tableaux exposées dans l’église, la Crucifixion de Delacroix est celui qui attire le plus de visiteurs. Plusieurs vitraux se trouvent à l’intérieur. Le vitrail du chevet datant de 1854 a pour thème principal le Baptême du Christ.

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L’Annonciation et La Mort de la Vierge, André Boisson (1678). Ces tableaux avaient été commandés pour la chapelle de la Cour des comptes de l’ancien palais. Dans la même série de Boisson, deux œuvres sont aujourd’hui à la Madeleine, tandis que deux autres sont perdues.toiles_018 (2).jpgL’Annonciation

 

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La Mort de la Vierge

 

La Théologie, Michel-François Dandré-Bardon (entre 1744 et 1749). Il s’agit de l’œuvre la plus récente de Saint-Jean-de-Malte. On a longtemps cru devoir l’attribuer à Carle van Loo.

 

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La Résurrection du Christ, Louis Finson (1610). Ce tableau est la plus ancienne œuvre de Finson répertoriée en Provence. Il se trouve dans l’église Saint-Jean-de-Malte depuis le Consulat.

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Le Christ apparaissant à sainte Madeleine au jardinLe Miracle de saint Blaise et Notre-Dame de Bon-Repos, Gilles Garcin (1690). Tous trois commandés par le prieur Viany.

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Le Christ apparaissant à Marie-Madeleine

 

 

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Le Miracle de Saint Blaise

 

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Notre-Dame de Bon Repos

 

Descente de croix, André Gaudion (1612). Ce tableau proviendrait d’un couvent franciscain d’Aix.

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Saint Bruno au pied de la Vierge, Reynaud Levieux (1663), peint à l’origine pour le maître-autel de la chartreuse d’Aix.

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Descente de croix, Guillaume Martin dit Adam (1611). Cette œuvre a été acquise par Joseph-Félix Alphéran, futur prieur de Saint-Jean, qui en a fait don à l’église.

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Vierge du Carmel, Nicolas Mignard, dit Mignard d’Avignon (s. d.). Tableau venant de l’église des Grands-Carmes ; il est transféré à l’église du Saint-Esprit à la Révolution, puis à Saint-Jean.

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Le Christ en croix entre la Vierge et saint JeanLe Jugement de Salomon et La Femme adultère, Nicolas Pinson (1673). Ces tableaux étaient initialement installés dans la grande chambre du Parlement de l’ancien palais des comtes de Provence.

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Le Christ en Croix entre la Vierge et Saint Jean

 

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Le Jugement de Salomon

 

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La Femme adultère

 

L’Apothéose de saint Augustin, Michel Serre (s. d.). Ancien tableau de l’église des Augustins.

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Baptême du Christ

 

 

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Saint Roch, Bernardin de Sienne, saint Sébastien. Florence. XIVè siècle

 

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Transfiguration. N. Pegand. 2006.

 

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Notre-Dame des Calissons. XVIè siècle

 

  • Notre-Dame de Lorette (anonyme). Tableau offert par Mme Bourguignon de Fabregoules.
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Tableau « La Pentecôte » de Jean Daret dans l’église du Saint-Esprit (Aix-en-Provence)

La Pentecôte

 

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Ce tableau de Jean Daret date de 1653

Aujourd’hui on ne peut admirer que la partie centrale : l’Annonciation et le Baptême du Christ ont disparu ainsi  que deux autres manifestations du Saint-Esprit qui l’encadraient. Seule subsiste la partie centrale. L’ensemble avait été commandé à Jean Daret par la confrérie du Saint-Esprit dont les noms sont inscrits sur le parapet au premier plan à gauche ainsi que la date d’achèvement du tableau : 1653.

Composition recueillie qui s’ouvre sur la figure lumineuse de Marie entourée des Apôtres ordonnés comme en une frise dont les horizontales équilibrent le jeu des verticales ascendantes qui accompagnent les regards levés vers l’apparition.

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Hommage à Jean Daret

 

 

 

 

 

 

EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE), EGLISE DU SAINT-ESPRIT (AIX-EN-PROVENCE°, TABLEAUX

Tableaux de J.-B. Daniel au Saint-Esprit

TABLEAUX AU SAINT- ESPRIT

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Il existe parfois des tableaux qui excitent la curiosité justement parce qu’il est difficile d’en percer le mystère. C’est le cas dans l’église du Saint-Esprit où vu leur mauvais état de conservation il est quasi impossible d’en deviner le sujet. Il s’agit de deux fresques qui représentent l’une le repas de Jésus chez Simon le pharisien et l’autre Jésus au milieu des docteurs de la Loi.

 

Jésus et les Docteurs de la Loi (1712)

Le repas chez Simon le pharisien (début XVIIIè par J.-B. Daniel)

Ce sont de grandes toiles brossées en manière de fresque fresque (d’où leur mauvais état de conservation) par le peintre décorateur Jean-Baptiste Daniel au début du XVIIIè siècle. Elles faisaient parties à l’origine de deux ensembles de peintures narratives encadrées de stucs ou de boiseries sur les murs de deux chapelles aixoises. L’une, Le Repas chez Simon (ou la Madeleine au pied du Christ) s’insérait dans un cycle sur le thème de la Pénitence réalisé pour la Chapelle des Pénitents des Cames (rue Maréchal Joffre). L’autre Jésus et les Docteurs, dans une série de scènes de la vie de la Vierge Marie commandée par la Congrégation des Dames (dépendant des Jésuites), non loin de Pénitents des Carmes (rue du Petit-Saint-Esprit). Mais après la Révolution elles se sont retrouvées dans cette église où l’on peut les voir (faute de pouvoir les admirer !).

« La mise en scène tumultueuse, un brin désordonnée de ce deux épisodes du Nouveau Testament est typique de leur auteur. Jean-Baptiste se souvient ici des grandes compositions vénitiennes de la fin duXVIè siècle, de Tintoret et de Véronèse surtout. Il joue avec un dynamisme qui le caractérise de fonds d’architecture comme d’un décor de théâtre où se déploie le geste des personnages, expressif jusqu’à la violence, selon un mode propre au tempérament profondément baroque, sans préjugé aucun, de ce Marseillais, comme Pierre Puget ».

http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/Pdf/PH-1976-26-104_05.pdf

 

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Source : L’Eglise du Saint-Esprit à Aix-en-Provence par Jacques Balesta. Editions Edisud, 1989.

Les tableaux de Véronèse pour illustrer cet article sont là pour donner une idée de ce l’on aurait peut-être pu voir si ces deux fresques étaient en meilleur état de conservation.