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Vendredi Saint : Descente de croix : tableaux en l’Eglise Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)

Descente de croix, André Gaudion , 1612

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Tableau provenant sans doute d’un couvent franciscain comme le laisse penser la présence de saint François d’Assise (à gauche) reconnaissable à ses stigmates.  Au pied de la Croix se trouvent Marie-Madeleine et saint Jean. Derrière le Christ se trouve sa mère que l’on peut voir presque évanouie, une représentation peu habituelle surout à cette époque.

 

Descente de croix de Guillaume Martin , 1611

 

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Ce tableau est l’oeuvre de Martin Guillaume dit « Adam », artiste originaire de Lyon, qui a séjourné Aix de 1602 à 1634 et il étaitt destiné à la chapelle des Pénitents Noirs. Acheté en 1771 par Joseph-Félix Alphéran – futur prieur et avan dernier avant la disparition des prieurs de saint Jean – ce tableau est une ccopie d’une composition de Baroche (1528-1612), célèbre peintre italien, dont les descentes de croix ont sevi de modèles à de nombreux artistes.

On remarque des hommes robustes, montés sur des échèlles, qui descendent le corps du Christ. C’est l’apôtre Jean qui reçoit le corps de Jésus dans ses bras tandis que la Vierge évanouie est soutenue par Marie Madeleine tandis que deux femmes tendent les bras vers elle.

 

ÉVANGILE DE LA PASSION DE NOTRE SEIGNEUR

Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Jn 18, 1 – 19, 42)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean (v. 31-42)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

Après cela, Joseph d’Arimathie,
qui était disciple de Jésus,
mais en secret par crainte des Juifs,
demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.
Et Pilate le permit.
Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant
la nuit – vint lui aussi ;
il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès
pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus,
qu’ils lièrent de linges,
en employant les aromates
selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin
et, dans ce jardin, un tombeau neuf
dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive,
et comme ce tombeau était proche,
c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

 

 

EGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Aix-en-Provence), EVANGILE SELON SAINT JEAN, JESUS CHRIST, LE CHRIST EN CROIX ENTRE LA VIERGE ET SAINT JEAN, NICOLAS PINSON (1365-1681), PAROISSE SAINT-JEAN-DE-MALTE (Bouches-du-Rhône), PASSION DE JESUS, PEINTRES, PEINTURE, VENDREDI SAINT

Vendredi Saint : Crucifixion de Jésus : tableaux en l’Eglise Saint-Jean-de-Malte (Aix-en-Provence)

Vendredi Saint : Le Christ en Croix

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Le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean , Nicolas Pinson , 1673

 

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Au pied de la croix sainte Marie Madeleine

ÉVANGILE

Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Jn 18, 1 – 19, 42)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean (v. 23-30)

Quand les soldats eurent crucifié Jésus,
ils prirent ses habits ;
ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat.
Ils prirent aussi la tunique ;
c’était une tunique sans couture,
tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux :
A. « Ne la déchirons pas,
désignons par le sort celui qui l’aura. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture :
Ils se sont partagé mes habits ;
ils ont tiré au sort mon vêtement.

C’est bien ce que firent les soldats.

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
X « Femme, voici ton fils. »
L. Puis il dit au disciple :
X « Voici ta mère. »
L. Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
X « J’ai soif. »
L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
X « Tout est accompli. »
L. Puis, inclinant la tête,
il remit l’esprit.

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

 

 

Nicolas Pinson (1635-1681)

Nicolas Pinson, né à Valence (France) en 1635 et mort à Rome le 12 mars 1681, est un peintre, dessinateur et graveur français.

Biographie

Nicolas Pinson né à Valence en 1635 est le fils de Jean Pinson maître sculpteur, sans doute sculpteur sur bois. Sa vocation de peintre naît dans son milieu familial où il acquiert de son père les premiers rudiments. il quitte très jeune le foyer familial car il arrive en 1653 à Rome où il fera l’essentiel de sa carrière. Ses maîtres romains sont les académiciens de Saint Luc. Il a pour condisciples de nombreux français dont le provençal Gilles Garcin et des italiens dont Pietro Lucatelli et Ludovico Gimignani. Il se lie avec des marchands de tableaux dont Paolo Plincene et l’arlésien Jean-louis Pilleporte ce qui lui procure une certaine réussite financière.

Le 17 février 1658 il se marie avec une italienne, Laura Saludina (5-04-1622/17-11-1704) fille d’un fabricant de chapelet ; le couple n’aura pas d’enfant. Alors qu’il est au sommet de sa carrière, Nicolas Pinson se rend en 1668 à Aix-en-Provence. Son intention de revenir à Rome est certaine car il y laisse sa femme et son frère René-Charles auquel il signe une procuration pour régler ses affaires financières Le peintre d’Aix-en-Provence Jean Daret est mort le 2 octobre de cette même année 1668 sans avoir pu honorer l’engagement pris en 1666 de décorer la Grande Chambre du Parlement au palais comtal. Nicolas Pinson réalisera une partie de cette commande dont trois tableaux se trouvent dans l’Église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence

En 1675 Nicolas Pinson retourne à Rome où il peint un tableau pour une chapelle de l’église saint-Louis-des-Français. Il meurt peu après le 12 mars 1681.

EVANGILE SELON SAINT LUC, JESUS CHRIST, LETTRE AUX HEBREUX, LIVRE D'ISAÏE, LIVRE D'SAÏE, PASSION DE JESUS, PSAUME 30, VENDREDI SAINT

Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ


19 AVRIL 2019

 Vendredi Saint — 

1 (1)

LECTURES DE LA MESSE

 

 

PREMIÈRE LECTURE

« C’est à cause de nos fautes qu’il a été broyé »

Lecture du livre du prophète Isaïe (52, 13.-53,12)

 

Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ;
il montera, il s’élèvera, il sera exalté !
La multitude avait été consternée en le voyant,
car il était si défiguré
qu’il ne ressemblait plus à un homme ;
il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme.
Il étonnera de même une multitude de nations ;
devant lui les rois resteront bouche bée,
car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit,
ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ?
Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?
Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive,
une racine dans une terre aride ;
il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards,
son aspect n’avait rien pour nous plaire.
Méprisé, abandonné des hommes,
homme de douleurs, familier de la souffrance,
il était pareil à celui devant qui on se voile la face ;
et nous l’avons méprisé, compté pour rien.
En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait,
nos douleurs dont il était chargé.
Et nous, nous pensions qu’il était frappé,
meurtri par Dieu, humilié.
Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé,
à cause de nos fautes qu’il a été broyé.
Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui :
par ses blessures, nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis,
chacun suivait son propre chemin.
Mais le Seigneur a fait retomber sur lui
nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s’humilie,
il n’ouvre pas la bouche :
comme un agneau conduit à l’abattoir,
comme une brebis muette devant les tondeurs,
il n’ouvre pas la bouche.
Arrêté, puis jugé, il a été supprimé.
Qui donc s’est inquiété de son sort ?
Il a été retranché de la terre des vivants,
frappé à mort pour les révoltes de son peuple.
On a placé sa tombe avec les méchants,
son tombeau avec les riches ;
et pourtant il n’avait pas commis de violence,
on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur.
S’il remet sa vie en sacrifice de réparation,
il verra une descendance, il prolongera ses jours :
par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

Par suite de ses tourments, il verra la lumière,
la connaissance le comblera.
Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes,
il se chargera de leurs fautes.
C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part,
avec les puissants il partagera le butin,
car il s’est dépouillé lui-même
jusqu’à la mort,
et il a été compté avec les pécheurs,
alors qu’il portait le péché des multitudes
et qu’il intercédait pour les pécheurs.

PSAUME

(30 (31), 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25)

 

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ;
garde-moi d’être humilié pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires
et même de mes voisins ;
je fais peur à mes amis,
s’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m’ignore comme un mort oublié,
comme une chose qu’on jette.
J’entends les calomnies de la foule :
ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur !

 

 

DEUXIÈME LECTURE

Il apprit l’obéissance et il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel

Lecture de la lettre aux Hébreux (4, 14-16 ; 5,7-9)

 

Frères,
en Jésus, le Fils de Dieu,
nous avons le grand prêtre par excellence,
celui qui a traversé les cieux ;
tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
En effet, nous n’avons pas un grand prêtre
incapable de compatir à nos faiblesses,
mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses,
à notre ressemblance, excepté le péché.
Avançons-nous donc avec assurance
vers le Trône de la grâce,
pour obtenir miséricorde
et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

Le Christ,
pendant les jours de sa vie dans la chair,
offrit, avec un grand cri et dans les larmes,
des prières et des supplications
à Dieu qui pouvait le sauver de la mort,
et il fut exaucé
en raison de son grand respect.
Bien qu’il soit le Fils,
il apprit par ses souffrances l’obéissance
et, conduit à sa perfection,
il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent
la cause du salut éternel.

 

ÉVANGILE

Passion de notre Seigneur Jésus Christ

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean (18, 1.-19,42)

 

Indications pour la lecture dialoguée : les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
X = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

 

  1. En ce temps-là,
    après le repas,
    Jésus sortit avec ses disciples
    et traversa le torrent du Cédron ;
    il y avait là un jardin,
    dans lequel il entra avec ses disciples.
    Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi,
    car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
    Judas, avec un détachement de soldats
    ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens,
    arrive à cet endroit.
    Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
    Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver,
    s’avança et leur dit :
    X « Qui cherchez-vous? »
    L. Ils lui répondirent :
    F. « Jésus le Nazaréen. »
    L. Il leur dit :
    X « C’est moi, je le suis. »
    L. Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
    Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis »,
    ils reculèrent, et ils tombèrent à terre.
    Il leur demanda de nouveau :
    X « Qui cherchez-vous? »
    L. Ils dirent :
    F. « Jésus le Nazaréen. »
    L. Jésus répondit :
    X « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis.
    Si c’est bien moi que vous cherchez,
    ceux-là, laissez-les partir. »
    L. Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite :
    « Je n’ai perdu aucun
    de ceux que tu m’as donnés. »
    Or Simon-Pierre
    avait une épée ; il la tira,
    frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite.
    Le nom de ce serviteur était Malcus.
    Jésus dit à Pierre :
    X « Remets ton épée au fourreau.
    La coupe que m’a donnée le Père,
    vais-je refuser de la boire ? »
    L. Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs
    se saisirent de Jésus et le ligotèrent.
    Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père
    de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là.
    Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil :
    « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »

Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus.
Comme ce disciple était connu du grand prêtre,
il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
Pierre se tenait près de la porte, dehors.
Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre –
sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte,
et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? »
L. Il répondit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Les serviteurs et les gardes se tenaient là ;
comme il faisait froid,
ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer.
Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prêtre interrogea Jésus
sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit :
X « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement.
J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple,
là où tous les Juifs se réunissent,
et je n’ai jamais parlé en cachette.
Pourquoi m’interroges-tu ?
Ce que je leur ai dit, demande-le
à ceux qui m’ont entendu.
Eux savent ce que j’ai dit. »
L. À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus,
lui donna une gifle en disant :
A. « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
L. Jésus lui répliqua :
X « Si j’ai mal parlé,
montre ce que j’ai dit de mal.
Mais si j’ai bien parlé,
pourquoi me frappes-tu ? »
L. Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.

Simon-Pierre était donc en train de se chauffer.
On lui dit :
A. « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? »
L. Pierre le nia et dit :
D. « Non, je ne le suis pas ! »
L. Un des serviteurs du grand prêtre,
parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille,
insista :
A. « Est-ce
que moi, je ne t’ai pas vu
dans le jardin avec lui ? »
L. Encore une fois, Pierre le nia.
Et aussitôt un coq chanta.

Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire.
C’était le matin.
Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire,
pour éviter une souillure
et pouvoir manger l’agneau pascal.
Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda :
A. « Quelle accusation portez-vous
contre cet homme ? »
L. Ils lui répondirent :
F. « S’il n’était pas un malfaiteur,
nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le
suivant votre loi. »
L. Les Juifs lui dirent :
F. « Nous n’avons pas le droit
de mettre quelqu’un à mort. »
L. Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite
pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ;
il appela Jésus et lui dit :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus lui demanda :
X « Dis-tu cela de toi-même,
Ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
L. Pilate répondit :
A. « Est-ce que je suis juif, moi ?
Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :
qu’as-tu donc fait ? »
L. Jésus déclara :
X « Ma royauté n’est pas de ce monde ;
si ma royauté était de ce monde,
j’aurais des gardes qui se seraient battus
pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
L. Pilate lui dit :
A. « Alors, tu es roi ? »
L. Jésus répondit :
X « C’est toi-même
qui dis que je suis roi.
Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité.
Quiconque appartient à la vérité
écoute ma voix. »
L. Pilate lui dit :
A. « Qu’est-ce que la vérité ? »
L. Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs,
et il leur déclara :
A. « Moi, je ne trouve en lui
aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume
que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque :
voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Alors ils répliquèrent en criant :
F. « Pas lui !
Mais Barabbas ! »
L. Or ce Barabbas était un bandit.

Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent avec des épines une couronne
qu’ils lui posèrent sur la tête ;
puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Ils s’avançaient vers lui
et ils disaient :
F. « Salut à toi, roi des Juifs ! »
L. Et ils le giflaient.

Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit :
A. « Voyez, je vous l’amène dehors
pour que vous sachiez
que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Jésus donc sortit dehors,
portant la couronne d’épines et le manteau pourpre.
Et Pilate leur déclara :
A. « Voici l’homme. »
L. Quand ils le virent,
les grands prêtres et les gardes se mirent à crier :
F. « Crucifie-le! Crucifie-le! »
L. Pilate leur dit :
A. « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ;
moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
L. Ils lui répondirent :
F. « Nous avons une Loi,
et suivant la Loi il doit mourir,
parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
L. Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus :
A. « D’où es-tu? »
L. Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors :
A. « Tu refuses de me parler, à moi ?
Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher,
et pouvoir de te crucifier ? »
L. Jésus répondit :
X « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi
si tu ne l’avais reçu d’en haut ;
c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi
porte un péché plus grand. »
L. Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ;
mais des Juifs se mirent à crier :
F. « Si tu le relâches,
tu n’es pas un ami de l’empereur.
Quiconque se fait roi
s’oppose à l’empereur. »
L. En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors;
il le fit asseoir sur une estrade
au lieu dit le Dallage
– en hébreu : Gabbatha.
C’était le jour de la Préparation de la Pâque,
vers la sixième heure, environ midi.
Pilate dit aux Juifs :
A. « Voici votre roi. »
L. Alors ils crièrent :
F. « À mort ! À mort !
Crucifie-le ! »
L. Pilate leur dit :
A. « Vais-je crucifier votre roi ? »
L. Les grands prêtres répondirent :
F. « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
L. Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.

Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-même, portant sa croix,
sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire),
qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui,
un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ;
il était écrit :
« Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau,
parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville,
et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate :
F. « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais :
“Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs.” »
L. Pilate répondit :
A. « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »

  1. Quand les soldats eurent crucifié Jésus,
    ils prirent ses habits ;
    ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat.
    Ils prirent aussi la tunique ;
    c’était une tunique sans couture,
    tissée tout d’une pièce de haut en bas.
    Alors ils se dirent entre eux :
    A. « Ne la déchirons pas,
    désignons par le sort celui qui l’aura. »
    L. Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture :
    Ils se sont partagé mes habits ;
    ils ont tiré au sort mon vêtement.

    C’est bien ce que firent les soldats.

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
X « Femme, voici ton fils. »
L. Puis il dit au disciple :
X « Voici ta mère. »
L. Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé
pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout,
Jésus dit :
X « J’ai soif. »
L. Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée.
On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre
à une branche d’hysope,
et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit :
X « Tout est accompli. »
L. Puis, inclinant la tête,
il remit l’esprit.

(Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant.)

Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi),
il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat,
d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque.
Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps
après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier,
puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus,
voyant qu’il était déjà mort,
ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ;
et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage,
et son témoignage est véridique ;
et celui-là sait qu’il dit vrai
afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva
pour que s’accomplisse l’Écriture :
Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore :
Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

Après cela, Joseph d’Arimathie,
qui était disciple de Jésus,
mais en secret par crainte des Juifs,
demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.
Et Pilate le permit.
Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant
la nuit – vint lui aussi ;
il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès
pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus,
qu’ils lièrent de linges,
en employant les aromates
selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin
et, dans ce jardin, un tombeau neuf
dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive,
et comme ce tombeau était proche,
c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

CHARLES CHETELANAT (1833-1907), ET VOUS, CIEUX, RECEVEZ UN SAUVEUR BIEN-AIME, JESUS-CHRIST, PASSION DE JESUS, PRIERES, VENDREDI SAINT

Les sept paroles du Christ en croix

 « Et vous, cieux, recevez un Sauveur bien-aimé »

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Les Sept Paroles de la Croix 

Pour renaître, la fleur dont la tige est brisée
Recueille avidement la céleste rosée ;
Ainsi la voix de Dieu vient ranimer ma foi.
Comme au bord du Cédron la brise est embaumée !
Elle apporte à mon cœur cette voix tant aimée,
Les adieux de mon Frère et les pleurs de mon Roi.

 

Mère, voilà ton fils ! mon fils, voilà ta mère !
Ainsi Jésus encore à son heure dernière,
Pour le disciple aimé garde un penser d’amour.
Aux jours de la détresse, il nous reste fidèle,
Il est le bon Berger ; ceux que sa voix appelle,
C’est pour les introduire au céleste séjour.

Voyez, voyez plutôt ! la foule qui l’outrage
Des brigands, sur la croix, semble doubler la rage ;
Mais la grâce soudain vient de toucher un cœur !
Aujourd’hui… dit Jésus, tu seras dans ma gloire.
De ce mot, ô pécheurs ! retenons la mémoire :
Pour tous les repentirs c’est le mot du Sauveur !

Père pardonne-leur ! leur crime est l’ignorance ;
Et des cruels bourreaux oubliant la vengeance,
Pour eux, l’humble prière est montée au saint lieu.
A tes pieds, ô Jésus ! nous déposons nos haines,
Et de nos ennemis les colères sont vaines :
Notre amour leur a dit l’amour de notre Dieu.

J’ai soif ! Et des soldats la cruelle ironie
De vinaigre tendait une éponge remplie,
Mais où la haine encore avait mêlé son fiel…
De l’épreuve en buvant la coupe salutaire,
J’aime à penser toujours, ô Jésus, ô mon frère :
L’absinthe fut pour toi, tu m’as laissé le miel.

Puis ce cri, de terreur soudain glace la terre,
Et mon âme n’en peut sonder tout le mystère :
O mon Père, ô mon Dieu ! tu m’as abandonné.
Quand le Seigneur aussi m’éprouve et me délaisse,
J’aime à me répéter, à l’heure de détresse,
O Jésus ! qu’avant moi ton cœur l’avait poussé.

Mais l’œuvre du Rocher devait être parfaite ;
L’Amour crucifié vient de baisser la tête :
O Père ! je remets mon âme dans ta main.
De son front enlevez la sanglante couronne,
Anges ! car désormais la croix se change en trône,
Mais en restant pour nous du ciel le seul chemin.

Oui, tout est accompli ! l’innocente victime
Avait fondé l’Eglise, à cette heure sublime…
Au monde repentant le salut est donné,
Eden vient de s’ouvrir à la race déchue,
Satan perd son pouvoir et la mort est vaincue,
Et vous, cieux, recevez un Sauveur bien-aimé !

Charles Chatelanat (1833-1907)

 

JESUS CHRIST, JUDAÏSME, RITES FUNERAIRES, VENDREDI SAINT

Rites funéraires a l’époque de Jésus

Les rites funéraires à l’époque de Jésus

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Jésus sera enseveli selon les rites funéraires pratiqués à l’époque à Jérusalem…

 

Jésus a été juif de sa naissance à sa mort. C’est selon les rites en vigueur à Jérusalem au 1er siècle de notre ère qu’il sera enseveli : aromates, bandelettes, suaire, tombeau.

Les quatre évangiles, dans leurs derniers chapitres, nous renseignent assez bien sur la manière dont on s’est occupé de corps du Seigneur de la descente de croix à sa mise au tombeau.

Une sépulture en hâte

Après son ensevelissement, le corps d’un défunt était préparé. Un traité de la Mishnah (Sabbat 23,5) postérieur au 1er siècle, précise les conditions de cette préparation. Le corps était lavé et oint d’aromates divers, allongé et entouré d’un drap lié par des bandelettes jusqu’au menton.

Reprenons les indications des évangiles. Tous les gestes habituels d’une sépulture juive ne sont pas accomplis en ce qui concerne Jésus. Pour une raison majeure : c’est la veille de la Pâque, et la mise au tombeau doit s’effectuer avant la nuit (le Deutéronome est clair : le cadavre doit être enseveli avant le coucher du soleil, (cf. Dt 21, 22-23). Les évangiles passent sous silence plusieurs étapes comme le lavage du corps (la toilette du mort était une coutume imprescriptible). Le corps de Jésus est enveloppé dans un drap, le linceul, ce qui est le minimum requis étant donné la répulsion juive devant un corps nu. Généralement, les seins et les reins étaient enveloppés d’une étoffe pour masquer cette nudité.

Avant d’être serré dans le linceul, le corps était oint d’aromates divers. L’usage immédiat était de prévenir la mauvaise odeur du cadavre. Dans le Quatrième évangile, Nicodème apporte « un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres » que lui et Joseph d’Arimathie mettent sur le corps avec les bandelettes (Jn 19,39-40). Dans les trois autres évangiles, ce sont les femmes qui apportent ces aromates, mais au lendemain du chabbat seulement. Une fois ce rite de la toilette accompli, le cadavre est donc roulé dans un linceul, lié par des bandelettes, jusqu’au menton. Selon Jean, ce sont ces bandelettes que l’on retrouvera posées à côté du suaire, après la résurrection. Ensuite, le corps est mis soit en terre, soit dans une tombe qui est souvent une cavité naturelle, close par une pierre.

Le tombeau d’un autre

La Mishnah signale des conditions particulières d’ensevelissement pour les condamnés à mort, notamment une interdiction de les ensevelir dans le tombeau de leurs ancêtres. Tous les évangélistes notent que Jésus est déposé dans un tombeau neuf qui n’est pas le sien (Matthieu seul affirme qu’il s’agit de celui de Joseph d’Arimathie ; Jean précise qu’un jardin l’entoure).

Y a-t-il eu des manifestations de deuil ? Nul ne le signale. À propos d’autres personnes, les textes bibliques évoquent vêtements déchirés ou funèbres (le « sac » d’étoffe grossière passé autour des reins), jeûne et lamentations : voir par exemple David pleurant Saül et Jonathan (2 Samuel 1,11) ou le général Abner (2 Samuel 3,31). Concernant Lazare, des Juifs de Jérusalem viennent consoler Marthe et Marie et lorsque celle-ci sort à la rencontre de Jésus, ils pensent d’abord que c’est pour une lamentation près du tombeau. David composa une complainte sur Saül et Jonathan, mais Jésus pleure Lazare et Marie-Madeleine pleure Jésus, de manière non préparée, sous le coup de l’émotion.

https://www.bible-service.net/extranet/current/pages/1481.html